Aperçus économiques
Dispersion de la productivité à long terme dans le secteur canadien de la fabrication

par Wulong Gu et Beiling Yan, Division de l’analyse économique, Statistique Canada,
et Sylvie Ratté, Banque de développement du Canada

Date de diffusion : le 6 novembre 2018

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Début du texte

Début de l'encadré

Dans le présent article de la série Aperçus économiques, nous examinons les variations dans la dispersion de la productivité dans le secteur canadien de la fabrication, c’est-à-dire la différence entre la productivité des établissements les plus productifs (au seuil de la productivité) et la productivité de tous les autres établissements (sous ce seuil). Cet article nous permet d’examiner la relation entre les variations de la dispersion de la productivité, la croissance agrégée de la productivité du secteur de la fabrication et les mouvements du taux de change. Nous constatons que l’écart entre les niveaux de productivité du travail entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil dans le secteur canadien de la fabrication s’est accru au cours de la période allant de 1973 à 2015. La croissance de la productivité des établissements moyens au seuil de la productivité est semblable à celle de l’ensemble du secteur de la fabrication, sauf pour les dernières années (de 2009 à 2015). Pour la période de 2009 à 2015, la productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité est demeurée robuste, tandis que la croissance agrégée de la productivité du secteur de la fabrication a été faible. Enfin, cet article révèle que les variations de la dispersion de la productivité sont fortement corrélées aux mouvements du taux de change.

fin de l'encadré

Introduction

Depuis 2000, la croissance de la productivité a ralenti dans de nombreux pays développés. L’une des caractéristiques particulièrement frappantes de ce ralentissement est la croissance robuste de la productivité du travail parmi les entreprises les plus productives au monde et l’écart de productivité croissant entre ces entreprises et toutes les autres (OCDE, 2015). Les nouvelles données issues des microdonnées officielles, actuellement disponibles pour seize pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) y compris le Canada, indiquent également une divergence dans la croissance de la productivité entre les entreprises les plus productives et les moins productives de ces pays (OCDE, 2016; Berlingieri, Blanchenay et Criscuolo, 2017).

Cet article présente les estimations de la dispersion de la productivité des établissements dans le secteur canadien de la fabrication pour la période allant de 1973 à 2015. Cette période, plus longue que celle des études de l’OCDE, permet d’examiner la façon dont la dispersion de la productivité a évolué au cours des périodes de forte et de faible croissance agrégée de la productivité du secteur de la fabrication.

Divergence de productivité du travail entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil depuis 1973

Les estimations de la productivité du travail présentées dans le présent article sont fondées sur l’Enquête annuelle des manufactures (EAM) de Statistique Canada pour la période de 1973 à 2012 et sur le Fichier de microdonnées longitudinales des comptes nationaux (FMLCN) pour la période de 2010 à 2015Note 1. La productivité du travail dans une unité de production est mesurée en valeur ajoutée réelle par travailleur, où la valeur ajoutée réelle correspond à la valeur ajoutée nominale déflatée par un déflateur de la valeur ajoutée de l’industrie au niveau du code à trois chiffres du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN)Note 2. Bien que l’unité de production réfère à un établissement dans l’EAM et à une entreprise dans le FMLCN, elle sera appelée « établissement » dans le présent article. Les établissements au seuil de la productivité pour une année donnée sont définis comme étant ceux qui se situent dans le décile supérieur sur le plan des niveaux de productivité cette année-làNote 3. Les autres établissements sont classés comme des établissements sous ce seuil. Les estimations de la productivité tirées des bases de données de l’EAM et du FMLCN montrent une tendance similaire de 2000 à 2012, période pour laquelle les deux bases de données sont accessibles. Elles sont couplées pour déterminer indirectement la tendance de la productivité à long terme pour la période allant de 1973 à 2015.

Le graphique 1 présente l’écart de productivité entre la productivité moyenne du travail des établissements au seuil et la productivité moyenne du travail des établissements sous ce seuilNote 4. Cette différence, la dispersion de la productivité, a augmenté au cours de la période allant de 1973 à 2015. En 1973, la productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité avait une valeur ajoutée par travailleur 3,2 fois plus élevée que celle des établissements sous ce seuil. Cet avantage est passé à 3,6 fois en 1990 et à 5,0 fois en 2015. Au Canada, cette divergence croissante de productivité entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil ne se limite pas à la période postérieure à 2000. Elle reflète plutôt une tendance à long terme qui a commencé dès 1973Note 5.

Graphique 1 Dispersion de la productivité du travail dans le secteur de la fabrication, Canada, 1973 à 2015

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Dispersion de la productivité du travail, calculées selon ratio unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Dispersion de la productivité du travail
ratio
1973 3,2
1974 3,1
1975 3,2
1976 3,2
1977 3,2
1978 3,4
1979 3,5
1980 3,5
1981 3,4
1982 3,4
1983 3,4
1984 3,6
1985 3,7
1986 4,2
1987 4,3
1988 4,1
1989 4,4
1990 3,6
1991 3,7
1992 3,8
1993 3,9
1994 4,2
1995 4,5
1996 4,6
1997 4,5
1998 4,6
1999 5,1
2000 4,2
2001 4,5
2002 4,2
2003 3,8
2004 4,0
2005 3,8
2006 3,9
2007 3,9
2008 3,9
2009 4,1
2010 4,4
2011 4,3
2012 4,7
2013 4,6
2014 4,9
2015 5,0

Cette divergence de productivité observée est liée à la différence dans les caractéristiques des établissements au seuil de la productivité et celles des établissements sous ce seuil (voir le tableau 1). Comparativement à ces derniers, les établissements au seuil de la productivité présentent plus souvent les caractéristiques associées à une croissance plus rapide de la productivité. Plus précisément, les établissements au seuil de la productivité sont plus enclins à mener de la recherche et du développement (R-D) intra-muros ou de se procurer de tels services. Ils sont également plus susceptibles d’exporter leurs produits ou services et de faire partie d’une multinationale étrangère.

Tableau 1
Caractéristiques des établissements au seuil de la productivité et des établissements sous ce seuil dans le secteur de la fabrication, Canada, moyenne calculée sur la période de 2002 à 2009
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Caractéristiques des établissements au seuil de la productivité et des établissements sous ce seuil dans le secteur de la fabrication Établissements sous le seuil de productivité, Établissements au seuil de la productivité et Ratio des établissements au seuil de productivité par rapport aux établissements sous ce seuil, calculées selon en milliers de dollars constants par travailleur, ratio et pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Établissements sous le seuil de productivité Établissements au seuil de la productivité Ratio des établissements au seuil de productivité par rapport aux établissements sous ce seuil
en milliers de dollars constants par travailleur ratio
Productivité du travail 77 291 3,79
pourcentage ratio
Exportateur 0,52 0,62 1,19
Multinationale étrangère 0,07 0,24 3,27
État de la recherche et du développement scientifique
Se procure des services de recherche-développement 0,13 0,23 1,72
Recherche-développement intra-muros 0,25 0,35 1,38

Toutefois, la divergence de productivité à long terme a été entrecoupée de périodes (de 1986 à 1990 et de 1999 à 2006) où l’écart de productivité entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil s’est rétréci. Les sections suivantes examinent si la tendance de convergence et de divergence est liée à la croissance agrégée de la productivité du travail dans le secteur de la fabrication et si la productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité est demeurée robuste pendant les périodes de faible croissance agrégée de la productivité du secteur de la fabrication.

Dispersion de la productivité et croissance agrégée de la productivité du secteur de la fabrication

Le graphique 2 présente la productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité et des établissements sous ce seuil, ainsi que la productivité du travail du secteur de la fabrication pour la période de 1973 à 2015. Le rendement de la productivité des établissements moyens au seuil de la productivité est semblable à celui de l’ensemble du secteur de la fabrication, sauf au début des années 2000 et au cours de la période de 2009 à 2015.

Au début des années 2000 et au cours des dernières années (de 2009 à 2015), la productivité des établissements moyens au seuil de la productivité s’est éloignée de celle de l’ensemble du secteur de la fabrication. Pour la période de 2000 à 2003, la croissance de la productivité des établissements au seuil de la productivité a été beaucoup plus faible que celle des établissements sous ce seuil et de celle de l’ensemble du secteur de la fabrication. Cela s’explique par la détérioration de la productivité des établissements sous contrôle étranger et des établissements exportateurs par rapport à celui des autres établissements au cours de cette période (Baldwin, Gu et Yan, 2011).

Pour la période de 2009 à 2015, la croissance moyenne de la productivité du travail des établissements au seuil de la productivité était robuste (5,4 % par année), tandis que celle des établissements sous ce seuil et de l’ensemble du secteur de la fabrication était faible. La productivité du travail a augmenté de 1,3 % par année dans les établissements sous le seuil de la productivité et a augmenté de 1,5 % par année dans l’ensemble du secteur de la fabrication.

Graphique 2 Productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité et des établissements sous ce seuil et productivité du travail du secteur de la fabrication, Canada, 1973 à 2015

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Secteur de la fabrication, Moyenne, établissement au seuil de la productivité et Moyenne, établissement sous ce seuil, calculées selon indice (1973=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Secteur de la fabrication Moyenne, établissement au seuil de la productivité Moyenne, établissement sous ce seuil
indice (1973=100)
1973 100 100 100
1974 106 100 104
1975 98 97 97
1976 105 99 98
1977 111 103 102
1978 117 112 104
1979 118 114 105
1980 118 118 107
1981 128 118 110
1982 123 116 109
1983 125 116 109
1984 132 130 117
1985 132 136 118
1986 128 147 112
1987 131 150 111
1988 131 137 107
1989 135 148 108
1990 136 127 113
1991 130 125 109
1992 142 135 113
1993 152 140 114
1994 162 156 120
1995 164 159 114
1996 156 154 108
1997 164 162 116
1998 166 170 119
1999 173 189 119
2000 203 197 144
2001 192 186 137
2002 191 182 133
2003 185 162 134
2004 204 178 139
2005 210 183 145
2006 213 187 147
2007 210 173 141
2008 214 180 146
2009 203 170 138
2010 209 186 138
2011 212 173 135
2012 200 193 135
2013 214 198 139
2014 225 220 145
2015 222 233 148

L’OCDE (2015, 2016) et Andrews, Criscuolo et Gal (2016) expliquent que les années 2000 ont été une période unique marquée par la numérisation, la complexité accrue des technologies et l’importance croissante des connaissances tacites. Andrews, Criscuolo et Gal (2016) soutiennent que la numérisation a permis à une dynamique « d’un seul gagnant » de se mettre en place (voir Brynjolfsson et McAfee, 2011), dans laquelle les chefs de file en matière de technologie peuvent s’emparer de la plus grande part du marché parce qu’ils peuvent reproduire à faible coût leurs processus de fourniture de biens d’information et leurs processus opérationnels dans le monde entier.

Également pertinentes pour les entreprises du secteur de la fabrication sont les technologies de plus en plus complexes qui doivent être tacitement combinées avec des investissements complémentaires dans les biens incorporels, tels que la propriété innovatrice et les compétences économiques  (Baldwin, Gu et Macdonald, 2012), afin que les technologies soient intégrées avec succès dans le processus de production. L’importance croissante des connaissances tacites peut entraver la diffusion de la technologie des chefs de file en matière de technologie à l’intention d’autres entreprises de l’économie et peut également constituer un obstacle à leur entrée sur le marché. Ce faisant, on observe un ralentissement de l’introduction d’idées novatrices dans l’économie par de nouvelles entreprises qui, si elles survivaient, connaîtraient en moyenne une croissance de la productivité plus rapide que celle des entreprises existantes (Liu et Tang, 2017). Cela renforce la plus faible croissance de la productivité observée parmi les établissements sous le seuil de la productivité.

Dispersion de la productivité et mouvements des taux de change

Les facteurs à l’origine de la relation entre les variations de la dispersion de la productivité et la croissance de la productivité du travail dans le secteur de la fabrication restent à déterminer. Le graphique 2 indique que les variations à court terme de la dispersion de la productivité sont principalement attribuables aux variations de la productivité du travail des établissements au seuil de la productivité. Ces établissements sont davantage exposés à l’échelle internationale, soit parce qu’ils sont plus enclins à exporter des biens ou des services, soit parce qu’ils sont plus susceptibles de faire partie d’une multinationale étrangère.

Graphique 3 Dispersion de la productivité du travail et taux de change nominal Canada–États-Unis, 1973 à 2015

Tableau de données du graphique 3
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Année (titres de rangée) et Dispersion de la productivité et Taux de change nominal Canada–États-Unis , calculées selon indice (1973=100) unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Année Dispersion de la productivité Taux de change nominal Canada–États-Unis
indice (1973=100)
1973 100 100
1974 96 98
1975 100 102
1976 101 99
1977 101 106
1978 108 114
1979 108 117
1980 110 117
1981 107 120
1982 106 123
1983 107 123
1984 111 129
1985 115 137
1986 131 139
1987 135 133
1988 128 123
1989 137 118
1990 113 117
1991 115 115
1992 120 121
1993 122 129
1994 131 137
1995 139 137
1996 143 136
1997 140 138
1998 142 148
1999 160 149
2000 132 149
2001 141 155
2002 133 157
2003 120 140
2004 124 130
2005 118 121
2006 122 113
2007 121 107
2008 122 107
2009 127 114
2010 138 103
2011 134 99
2012 147 100
2013 143 103
2014 152 110
2015 155 128

Le graphique 3 montre qu’avant 2009, l’écart de productivité entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil était corrélé aux mouvements du taux de change nominal. Les périodes au cours desquelles la productivité moyenne du travail des établissements au seuil de la productivité a fortement augmenté et la dispersion de la productivité s’est accrue (de 1973 à 1986 et de 1990 à 1999) ont également été marquées par une dépréciation du taux de change. Les périodes au cours desquelles la dispersion de la productivité s’est atténuée (de 1986 à 1990 et de 1999 à 2006) ont, quant à elles, été marquées par une appréciation du taux de change et une faible productivité moyenne du travail pour les établissements au seuil de la productivité.

Après 2009, l’écart de productivité entre les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil n’était pas corrélé avec les mouvements du taux de change Canada–États-Unis. L’écart s’est creusé malgré d’importantes fluctuations du taux de change au cours de cette période.

La corrélation entre les variations à court terme de la dispersion de la productivité et le taux de change peut s’expliquer par le comportement en matière de fixation des prix en fonction du marché adopté par les établissements au seuil de la productivité (voir Krugman, 1987), qui sont plus susceptibles d’être des exportateurs. Dans le cadre de l’établissement des prix en fonction du marché, les exportateurs facturent des prix différents pour un même produit vendu sur le marché intérieur et sur le marché d’exportation. En examinant le comportement des exportateurs canadiens en matière d’établissement des prix, Schembri (1989) a constaté que lorsque le dollar canadien s’est déprécié, les exportateurs canadiens ont en grande partie maintenu leurs prix en dollars américains, ce qui a fait augmenter le prix canadien qu’ils ont perçu. Baldwin et Yan (2007) ont également constaté que les prix de production en dollars canadiens des industries de la fabrication à forte intensité d’exportation étaient davantage touchés par les fluctuations du taux de change. Ces observations cadrent avec le fait que les prix des exportations canadiennes se rapprochent de ceux du marché américain et que les exportateurs s’adaptent aux pressions concurrentielles changeantes découlant des fluctuations des taux de change en comprimant ou en gonflant leurs marges bénéficiaires et en modifiant leurs marges sur les prix et les coûts. Une dépréciation du taux de change entraîne une augmentation du prix perçu par les établissements au seuil de la productivité (plus susceptibles d’être des exportateurs) par rapport aux établissements sous ce seuil (moins susceptibles d’être des exportateurs). Étant donné qu’un déflateur de prix commun est utilisé pour calculer la productivité du travail pour les établissements au seuil de la productivité et les établissements sous ce seuil dans une même industrie, il en résulte une augmentation de la dispersion de la productivité du travail entre ces deux types d’établissements.

Conclusion

Dans le présent article, nous constatons que l’écart entre les niveaux de productivité du travail des établissements au seuil de la productivité et des établissements sous ce seuil dans le secteur canadien de la fabrication s’est accru au cours de la période allant de 1973 à 2015. Cette augmentation de la dispersion de la productivité au cours des dernières années est conforme à ce qui a été observé dans d’autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Dans ces pays, la lenteur de la croissance agrégée de la productivité du travail s’accompagne d’une croissance robuste de la productivité du travail dans les entreprises au seuil de la productivité et d’un écart de productivité croissant entre les entreprises au seuil de la productivité et les entreprises sous ce seuil. Les facteurs précis à l’origine de ces développements au Canada restent à déterminer et feront l’objet de recherches futures. Toutefois, d’autres études internationales suggèrent que la numérisation, les technologies complexes et l’importance croissante des biens incorporels ont pu entraîner une diffusion plus lente de la technologie des entreprises au seuil de la productivité aux entreprises sous ce seuil, en plus d’avoir dressé des obstacles à l’entrée plus élevés qui empêchent les entreprises sous le seuil de la productivité d’introduire des innovations.

Les variations dans la dispersion de la productivité sont fortement corrélées aux mouvements des taux de change et reflètent probablement le comportement adopté par les établissements au seuil de la productivité en matière de fixation des prix en fonction du marché, puisqu’ils sont plus enclins à exporter que les établissements sous ce seuil.

Bibliographie

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