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Aperçus économiques

L'activité des jeunes sur le marché du travail : 2008 à 2014

 

L'activité des jeunes sur le marché du travail : 2008 à 2014

par André Bernard
Direction des études analytiques

Début de l'encadré

Dans cet article de la série Aperçus économiques, la baisse du taux d'activité des jeunes de 2008 à 2014 est décomposée, dans un cadre comptable, en composantes attribuables aux variations de la fréquentation scolaire et aux variations de l'activité sur le marché du travail des étudiants et des non-étudiants. Les données sont analysées selon le sexe, la province et le statut d'immigrant. Les changements dans la composition des jeunes inactifs selon le statut d'étudiant et le type de parcours scolaire sont également examinés, de même que les changements dans la proportion de jeunes qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein. L'analyse est fondée sur l'Enquête sur la population active de Statistique Canada pour la période de 1976 à 2014.

Fin de l'encadré

Le taux d'activité des jeunes de 15 à 24 ans, c'est-à-dire la proportion de jeunes qui occupent un emploi ou qui en cherchent un, est passé de 67,3 % à 64,2 % de 2008 à 2014, reflétant un déclin de 3,8 points de pourcentage de 2008 à 2012 et une légère remontée par la suite (graphique 1). La baisse a été particulièrement marquée chez les jeunes de 15 à 19 ans, le taux d'activité pour ce groupe ayant baissé de 6,2 points de pourcentage de 2008 à 2014 pour s'établir à 49,8 %.

Il s'agissait de la première baisse significative et prolongée de l'activité des jeunes sur le marché du travail depuis le début des années 1990. De 1989 à 1997, le taux d'activité des jeunes était en effet passé de 71,2 % à 61,5 %, dans la foulée de la récession de 1990-1992 et de la lente reprise du marché du travail qui a suivi.

L'activité des jeunes sur le marché du travail est habituellement en corrélation négative avec le chômage (graphique 1). Lorsque les conditions du marché du travail sont moins favorables, certains jeunes peuvent décider de retarder leur entrée sur le marché du travail ou de poursuivre des études à temps plein sans occuper un emploi ou en chercher un (Archambault et Grignon, 1999; Beaudry, Lemieux et Parent, 2000)Note 1.

Le taux d'activité des 25 à 54 ans a tendance à demeurer plus stable, même pendant les récessions (graphique 2). Par exemple, il a peu varié pendant la récession de 2008-2009, baissant de 0,3 point de pourcentage de 2008 à 2011Note 2. Les travailleurs de ce groupe d'âge ont ainsi davantage tendance à transiter entre l'emploi et le chômage sans quitter la population active.

Graphique 1 Taux d'activité et taux de chômage, personnes de 15 à 24 ans, 1976 à 2014

Description du graphique 1

Graphique 2 Taux d'activité et taux de chômage, personnes de 25 à 54 ans, 1976 à 2014

Description du graphique 2

L'analyse des tendances du taux d'activité permet de mettre en contexte les variations d'autres indicateurs du marché du travail, comme celles du taux de chômageNote 3. Par exemple, une baisse du taux de chômage provenant de passages du chômage à l'emploi ne conduirait pas à la même interprétation qu'une baisse attribuable à des départs de la population active.

Différents facteurs peuvent entraîner des variations du taux d’activité des jeunes et conduire à des interprétations différentes de ces variations (Cheung, Granovsky et Velasco, 2015). Comme les étudiants sont généralement moins actifs sur le marché du travail que les non-étudiants, une augmentation de la fréquentation scolaire peut à elle seule faire baisser le taux d'activité.

Une baisse du taux d'activité des jeunes peut également être le résultat d'une baisse de l'activité sur le marché du travail des étudiants, si ceux-ci deviennent moins enclins à combiner études et travail.

Finalement, une baisse du taux d'activité chez les jeunes peut refléter une baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants. Une telle baisse pourrait être préoccupante, dans la mesure où elle serait attribuable à des jeunes n'acquérant pas de capital humain à l'école pendant leur période d'inactivité et contribuerait à faire augmenter la proportion de jeunes qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein.

L'objectif de cette analyse est de décomposer, dans un cadre comptable, la baisse du taux d'activité des jeunes de 2008 à 2014 en composantes attribuables aux variations du taux d'inscription et aux variations des taux d'activité des étudiants et des non-étudiantsNote 4. Parallèlement, on examine les variations du pourcentage de jeunes qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein. Enfin, on considère les changements dans la composition des jeunes inactifs en fonction de leur statut d'étudiant et du type de parcours scolaire.

Étant donné les différences considérables entre les taux de fréquentation scolaire des 15 à 19 ans et ceux des 20 à 24 ans, ces deux groupes d'âge sont analysés séparément. Des résultats selon le statut d'immigrant, le sexe et la province sont aussi présentés. Les résultats sont comparés à ceux se rapportant à la précédente baisse prolongée du taux d'activité des jeunes, de 1989 à 1997.

Les données proviennent de l'Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada pour la période de 1976 à 2014. L'analyse se concentre sur les années 2008 à 2014 et 1989 à 1997.

À l'instar de Beaudry, Lemieux et Parent (2000) et de Jennings (1998), les données annuelles présentées dans le reste de cette étude sont des moyennes des mois de janvier à avril et de septembre à décembre. Les mois d'été ont été exclus en raison de la difficulté à identifier les étudiants occupant des emplois d'été temporaires et les non-étudiants participant de façon permanente au marché du travailNote 5.

Les inscrits sont les étudiants à temps plein. Ainsi, suivant Jennings (1998), les étudiants à temps partiel sont considérés comme des non-inscrits. Pour être considéré comme actif sur le marché du travail, un jeune doit occuper un emploi (à temps plein ou à temps partielNote 6) ou être à la recherche d'un emploiNote 7.

La diminution de l'activité sur le marché du travail des étudiants a expliqué la majeure partie de la baisse du taux d'activité des 15 à 19 ans

De 2008 à 2014, le taux d'activité des jeunes de 15 à 19 ans a baissé de 6,1 points de pourcentage pour s'établir à 46,4 %. La plus grande partie de cette baisse (70 %) était attribuable à la baisse de l'activité sur le marché du travail des étudiants (graphique 3 et tableau 1). Le taux d'activité des étudiants a ainsi baissé, passant de 44,8 % en 2008 à 39,4 % en 2014Note 8.

L'augmentation du taux d'inscription a expliqué 16 % de la baisse du taux d'activité des 15 à 19 ans tandis que la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants en a expliqué 14 %.

Le pourcentage de jeunes de 15 à 19 ans qui n'étaient ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a peu varié au cours de cette période et s'établissait à 4,2 % en 2014.

De 1989 à 1997, le taux d'activité des jeunes de 15 à 19 ans avait diminué de 11,7 points de pourcentage pour s'établir à 43,3 %, une diminution de près de deux fois plus prononcée que celle de 2008 à 2014. Les raisons de la baisse d'alors étaient semblables à celles de la baisse plus récente. Ainsi, la diminution de l'activité sur le marché du travail des étudiants expliquait 69 % de la baisse, le reste étant attribuable à la hausse du taux d'inscription (19 %) et la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants (10 %).

La hausse des taux d'inscription et la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants a expliqué la baisse du taux d’activité des 20 à 24 ans

Le taux d'activité des jeunes de 20 à 24 ans a baissé de 2,2 points de pourcentage de 2008 à 2014 pour s'établir à 73,7 %Note 9.

La plus grande part (57 %) de cette baisse était attribuable à la hausse des inscriptionsNote 10. Le reste de la baisse s'expliquait par la diminution du taux d'activité des non-inscrits. L'activité sur le marché du travail des étudiants a peu varié, et n'a pas significativement contribué à la baisse du taux d'activité de ce groupe d'âge.

En raison de ces tendances, le pourcentage de jeunes de 20 à 24 ans qui n'étaient ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a augmenté, pour passer de 7,5 % en 2008 à 8,0 % en 2014.

De 1989 à 1997, la presque totalité (90 %) de la baisse de 6,4 points de pourcentage du taux d'activité des 20 à 24 ans, qui était alors passé de 79,1 % à 72,7 %, s'expliquait par la hausse du taux d'inscription. Ce taux avait connu une forte hausse au cours de cette période, passant de 21,6 % à 33,9 %, en raison de facteurs de nature à la fois structurelle (Beaudry, Lemieux et Parent, 2000) et cyclique (Archambault et Grignon, 1999).

Graphique 3 Variations du taux d'activité, selon la cause, personnes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, 1989 à 1997 et 2008 à 2014

Description du graphique 3

Tableau 1
Taux d'activité et taux d'inscription, personnes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, 1989 à 1997 et 2008 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux d'activité et taux d'inscription 1989, 1997, Variation, 2008 et 2014, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  1989 1997 Variation 2008 2014 Variation
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
15 à 19 ans  
Taux d'activité 55,0 43,3 -11,7 52,5 46,4 -6,1
Taux d'inscription 76,2 82,1 5,9 78,9 81,5 2,6
Taux d'activité (étudiants) 46,3 35,8 -10,5 44,8 39,4 -5,4
Taux d'activité (non-étudiants) 82,9 78,1 -4,9 81,3 77,3 -4,0
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 4,1 3,9 -0,1 4,0 4,2 0,2
20 à 24 ans  
Taux d'activité 79,1 72,7 -6,4 75,8 73,7 -2,2
Taux d'inscription 21,6 33,9 12,4 34,2 37,6 3,3
Taux d'activité (étudiants) 42,7 44,2 1,5 51,2 51,2 -0,1
Taux d'activité (non-étudiants) 89,1 87,3 -1,8 88,6 87,2 -1,4
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 8,6 8,4 -0,2 7,5 8,0 0,5

Tout comme leurs homologues nés au Canada, les jeunes immigrants de 15 à 19 ans ont été proportionnellement moins nombreux à combiner études et activité sur le marché du travail

Les taux d'activité des jeunes immigrants sont généralement inférieurs à ceux des jeunes nés au Canada. L'essentiel de cette différence peut s’expliquer par le fait que les jeunes immigrants, surtout ceux de 15 à 19 ans, sont proportionnellement plus nombreux à fréquenter l'école et qu'ils sont moins susceptibles de combiner études et activité sur le marché du travail.

De 2008 à 2014, l'activité des jeunes immigrants sur le marché du travail a diminué comme chez les jeunes nés au Canada (graphique 4 et tableau 2)Note 11.

Chez les immigrants de 15 à 19 ans, le taux d'activité a diminué de 7,3 points de pourcentage pour s'établir à 32,2 % en 2014. La diminution de l'activité sur le marché du travail des étudiants expliquait 81 % de cette baisse. Ce facteur a aussi été le plus important pour les jeunes du même groupe d’âge nés au Canada.

Chez les jeunes nés au Canada de 15 à 19 ans, l'activité sur le marché du travail des non-étudiants a baissé, ce qui a contribué à la baisse du taux d'activité. En revanche, elle a augmenté chez les immigrants, ce qui a contribué à amenuiser la baisse du taux d'activité pour ce groupe.

La hausse du taux d'inscription a expliqué la baisse de l'activité sur le marché du travail des immigrants de 20 à 24 ans

Le taux d'activité des immigrants de 20 à 24 ans a baissé légèrement de 2008 à 2014, passant de 66,9 % à 65,3 %. La baisse s'expliquait entièrement par la hausse de la fréquentation scolaire, qui est passée de 42,6 % à 46,9 %. Chez les jeunes nés au Canada, ce facteur a expliqué un peu plus de la moitié de la baisse du taux d'activité.

Tant chez les 15 à 19 ans que chez les 20 à 24 ans, le pourcentage d'immigrants qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a diminué tandis que celui des jeunes nés au Canada augmentait. Les augmentations observées pour l'ensemble des jeunes Canadiens auraient donc été plus prononcées si les immigrants n’avaient pas été pris en compte.

Graphique 4 Variations du taux d'activité, selon la cause, immigrants et personnes nées au Canada de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, 2008 à 2014

Description du graphique 4

Tableau 2
Taux d'activité et taux d'inscription, personnes nées au Canada et immigrants de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, 2008 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux d'activité et taux d'inscription Personnes nées au Canada, Immigrants, 2008, 2014 et Variation, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Personnes nées au Canada Immigrants
2008 2014 Variation 2008 2014 Variation
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
15 à 19 ans  
Taux d'activité 54,0 48,4 -5,6 39,5 32,2 -7,3
Taux d'inscription 78,2 80,5 2,3 84,5 88,6 4,1
Taux d'activité (étudiants) 46,2 41,4 -4,8 33,4 26,4 -7,0
Taux d'activité (non-étudiants) 81,9 77,3 -4,7 73,0 77,8 4,7
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 3,9 4,4 0,5 4,2 2,5 -1,6
20 à 24 ans  
Taux d'activité 77,3 75,0 -2,3 66,9 65,3 -1,6
Taux d'inscription 32,9 36,1 3,2 42,6 46,9 4,3
Taux d'activité (étudiants) 52,7 52,5 -0,2 44,1 44,7 0,5
Taux d'activité (non-étudiants) 89,3 87,7 -1,6 83,9 83,6 -0,3
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 7,2 7,9 0,7 9,3 8,7 -0,5

Les baisses les plus prononcées du taux d'activité des jeunes de 15 à 19 ans ont été observées dans l'Ouest du Canada

De 2008 à 2014, des baisses analogues des taux d'activité des jeunes hommes et femmes de 15 à 19 ans ont été observées. Dans les deux cas, les baisses ont été alimentées par la diminution de l'activité sur le marché du travail des étudiants.

On a observé cependant des différences notables selon la province. Le taux d'activité des jeunes de 15 à 19 ans a baissé de façon plus prononcée dans les provinces des Prairies et en Colombie-Britannique, et de façon moins prononcée au Québec. En Ontario et dans les provinces de l'Atlantique, les baisses ont été plus près de la moyenne nationale (graphique 5 et tableau A.1, en annexe).

Dans les provinces des Prairies, le taux d'activité des jeunes de 15 à 19 ans a diminué de 9,4 points de pourcentage de 2008 à 2014, pour s'établir à 50,0 %. La baisse de l'activité sur le marché du travail des étudiants expliquait les trois quarts de la baisse. En Colombie-Britannique, le taux d'activité des jeunes du même âge a baissé de 8,1 points pour s'établir à 45,2 %. Ce recul était attribuable dans une proportion de 80 % à la baisse de l'activité sur le marché du travail des étudiants.

Il n'y a qu'en Colombie-Britannique où l’on a observé une baisse du taux d'inscription des jeunes de 15 à 19 ans. Le taux est d'abord passé de 76,0 % en 2008 à 77,8 % en 2013, avant de diminuer pour s'établir à 73,9 % en 2014. Cette baisse nette du taux d'inscription a exercé une pression à la hausse sur le taux d'activité. Parallèlement, le taux d'activité des non-étudiants en Colombie-Britannique a baissé de façon considérable, passant de 83,5 % à 73,5 %.

En raison de ces tendances, le pourcentage de jeunes de 15 à 19 ans en Colombie-Britannique qui n'étaient ni actifs ni inscrits aux études à temps plein est passé de 4,0 % à 6,9 %. À titre de comparaison, ce pourcentage a peu varié dans l'ensemble du Canada.

Le taux d'activité des jeunes Québécois de 15 à 19 ans est passé de 53,4 % à 50,8 % de 2008 à 2014, une baisse de 2,6 points de pourcentage. Il s'agit d'une baisse plus de deux fois plus petite que celle de l'ensemble du Canada.

Les raisons de la baisse au Québec sont d'ailleurs différentes de celles de l'ensemble du Canada. Au Québec, la montée des taux d'inscription a expliqué 76 % de la baisse de l'activité sur le marché du travail, tandis que dans l'ensemble du Canada, ce facteur n’en a expliqué que 16 %.

Les jeunes étudiants du Québec de 15 à 19 ans ont été tout aussi susceptibles d'être actifs sur le marché du travail en 2014 qu'en 2008. Ceci contraste avec la situation dans l'ensemble du Canada, où la baisse de l'activité sur le marché du travail des étudiants a été le facteur principal de la baisse du taux d'activité.

Graphique 5 Variations du taux d'activité, selon la cause, personnes de 15 à 19 ans, 2008 à 2014

Description du graphique 5

Les tendances des taux d'activité des 20 à 24 ans ont différé de façon significative selon le sexe et la province

De 2008 à 2014, le taux d'activité des jeunes hommes de 20 à 24 ans est passé de 78,2 % à 74,9 %, une baisse de 3,3 points de pourcentage alimentée à parts presque égales par la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants et par l’augmentation des inscriptions (graphique 6 et tableau A.2, en annexe).

Le taux d'activité des femmes a moins baissé : il est passé de 73,4 % à 72,4 % au cours de la même période. Le taux d'inscription des femmes a augmenté et l'activité sur le marché du travail des jeunes non-étudiantes a baissé, exerçant ainsi une pression à la baisse sur le taux d'activité. En revanche, l’augmentation de l'activité sur le marché du travail des étudiantes a contribué à amenuiser la baisse du taux d'activité.

De 2008 à 2014, c'est en Colombie-Britannique et dans les provinces des Prairies que les plus fortes baisses du taux d'activité des 20 à 24 ans ont été observées. Ce taux a plutôt augmenté dans les provinces de l'Atlantique, tandis qu'il baissait de façon moins prononcée au Québec que dans le reste du pays. En Ontario, la baisse du taux d'activité a été semblable à celle de la moyenne nationale.

En Colombie-Britannique, le taux d'activité des 20 à 24 ans a baissé de 4,2 points de pourcentage pour s'établir à 72,0 % : il s'agit de la baisse régionale la plus forte au pays. Contrairement à l'ensemble du Canada, où la hausse des taux d'inscription avait été à l'origine de la plus grande part de la baisse du taux d'activité, le principal facteur à l’origine de la baisse en Colombie-Britannique a été la diminution de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants.

En conséquence, le pourcentage de jeunes de 20 à 24 ans ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a augmenté plus fortement en Colombie-Britannique qu'ailleurs au pays, passant de 6,4 % en 2008 à 8,6 % en 2014.

Dans les provinces des Prairies, le taux d'activité des 20 à 24 ans a subi une baisse supérieure à la moyenne nationale : il a baissé de 3,5 points de pourcentage pour s'établir à 77,4 %. Environ la moitié de cette baisse était attribuable à la diminution de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants. Le reste de la baisse était surtout attribuable à la hausse des inscriptions.

Au Québec, le taux d'activité des 20 à 24 ans a enregistré une baisse plus modérée. Il est passé de 76,5 % en 2008 à 75,7 % en 2014. La hausse des inscriptions et, dans une moindre mesure, la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants ont contribué à cette baisse. En même temps, l'activité sur le marché du travail des étudiants a augmenté, exerçant une pression à la hausse sur le taux d'activité.

Les provinces de l'Atlantique étaient la seule région du pays où le taux d'activité des 20 à 24 ans a augmenté. De 2008 à 2014, il a connu une hausse d'un point de pourcentage pour s'établir à 73,6 %. L'augmentation était presque entièrement attribuable à l'augmentation de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants.

Ainsi, alors que ce facteur a contribué à la baisse du taux d'activité ailleurs au pays, et particulièrement en Colombie-Britannique, il a plutôt contribué à la hausse de ce taux dans les provinces de l'Atlantique.

Graphique 6 Variations du taux d'activité, selon la cause, personnes de 20 à 24 ans, 2008 à 2014

Description du graphique 6

Il y avait davantage de diplômés du secondaire poursuivant des études universitaires parmi les inactifs

La baisse du taux d'activité des jeunes de 15 à 24 ansNote 12 observée de 2008 à 2014 implique que la proportion des jeunes inactifs a augmenté. Dans cette section, on examine les changements dans la composition des jeunes inactifs selon le statut d'étudiant, le plus haut niveau de scolarité atteint et le type d'institution fréquentée.

De 2008 à 2014, il y a eu peu de changement dans le pourcentage des jeunes inactifs de 15 à 24 ans qui étaient étudiants. En 2014, ce pourcentage était de 84,0 %. De 1990 à 1997, ce pourcentage avait augmentéNote 13, passant de 79,7 % à 85,4 % (tableau 3).

Il y a cependant eu des changements de 2008 à 2014 dans la composition des inactifs inscrits aux études. Comparativement à 2008, ces inactifs étaient plus susceptibles d'être des diplômés du secondaire poursuivant des études universitaires, et moins susceptibles d'être des étudiants au secondaire n'ayant pas encore obtenu leur diplôme. Il s'agit de tendances contraires à celles observées de 1990 à 1997Note 14.

Le pourcentage d'étudiants inactifs qui étaient des diplômés universitaires demeurant à l'université pour obtenir un nouveau diplôme n'a pas augmenté. En 2014, cette proportion s'établissait à 3,1 %, essentiellement la même qu'en 2008. Le prolongement d'études universitaires chez certains diplômés universitaires n'a donc pas contribué de façon significative à la baisse du taux d'activité des jeunes.

Tableau 3
Composition de la population des inactifs de 15 à 24 ans, 1990 à 1997 et 2008 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Composition de la population des inactifs de 15 à 24 ans. Les données sont présentées selon   (titres de rangée) et 1990, 1997, 2008 et 2014, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  1990 1997 2008 2014
pourcentage
Jeunes inactifs de 15 à 24 ans qui sont  
Non-inscrits 20,3 14,6 16,0 16,0
Inscrits 79,7 85,4 84,0 84,0
Total 100,0 100,0 100,0 100,0
Composition des inscrits inactifs  
Non-diplômés du secondaire, inscrits au secondaire 55,4 57,1 51,0 47,1
Diplômés du secondaire, inscrits au collège ou au CÉGEP 4,1 3,4 3,8 5,3
Diplômés du secondaire, inscrits à l'université 3,6 2,8 6,1 9,9
Diplômés d'un collège ou d'un CÉGEP, inscrits au collège ou au CÉGEP 10,6 10,6 8,6 7,6
Diplômés d'un collège ou d'un CÉGEP, inscrits à l'université 17,8 15,5 17,6 17,0
Diplômés universitaires, inscrits à l'université 1,9 2,0 3,2 3,1
Autre 6,6 8,5 9,7 10,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0

Sommaire

L'objectif principal de cette analyse était de décomposer la baisse du taux d'activité des jeunes de 15 à 24 ans de 2008 à 2014 en trois composantes visant à expliquer son origine : les variations de la fréquentation scolaire, de l'activité sur le marché du travail des étudiants et de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants.

La baisse du taux d’activité des 15 à 19 ans s'expliquait surtout par la baisse de l'activité des étudiants sur le marché du travail. Celle du taux d’activité des 20 à 24 ans s'expliquait par la hausse des taux d'inscription et par la baisse de l'activité sur le marché du travail des non-étudiants. Conséquemment, le pourcentage de jeunes qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a augmenté davantage chez les 20 à 24 ans que chez les 15 à 19 ans.

Le taux d'activité global des jeunes immigrants a baissé, comme celui des jeunes nés au Canada. Les baisses ne s'expliquaient cependant pas de la même manière et le pourcentage de jeunes immigrants qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a diminué, tandis que celui de leurs homologues nés au Canada a augmenté.

Tant pour les 15 à 19 ans que pour les 20 à 24 ans, les baisses les plus prononcées du taux d'activité des jeunes ont été observées dans les provinces des Prairies et en Colombie-Britannique. Le pourcentage de jeunes qui ne sont ni actifs ni inscrits aux études à temps plein a davantage augmenté en Colombie-Britannique qu'ailleurs au pays.

Les baisses les moins prononcées du taux d'activité des jeunes ont été observées au Québec. Les provinces de l'Atlantique ont par ailleurs été la seule région du pays où on a enregistré une hausse de l'activité des jeunes de 20 à 24 ans.

De 2008 à 2014, il y a eu peu de différence entre les tendances du taux d'activité des jeunes hommes et jeunes femmes de 15 à 19 ans. Par contre, le taux d'activité des femmes de 20 à 24 ans a moins diminué que celui des hommes du même groupe d’âge.

Les jeunes inactifs étaient aussi susceptibles, en 2014 qu'en 2008, d'être des étudiants à temps plein.

Annexe

Méthodologie

On utilise un cadre comptable standard, semblable à celui utilisé dans Cheung, Granovsky et Velasco. (2015)Note 15 et Jennings (1998)Note 16, pour décomposer les variations du taux d'activité chez les jeunes en quatre parties distinctes: une partie attribuable aux changements dans les taux d'inscription aux études à temps plein; une partie attribuable aux changements dans le taux d'activité des inscrits; une partie attribuable aux changements dans le taux d'activité des non-inscrits; et une partie attribuable aux interactions entre les effets de taux d'inscription et de taux d'activité des inscrits et des non-inscrits.

On note d'abord que le taux d'activité peut s'exprimer de la façon suivante :

P t =  E t * ( P e,t ) + ( 1 E t ) * ( P ne,t ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWdaeqaaOWdbiabg2da9iaa bccacaWGfbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWdaeqaaOWdbiaacQcaca qGGaWdamaabmaabaWdbiaadcfapaWaaSbaaSqaa8qacaWGLbGaaiil aiaadshaa8aabeaaaOGaayjkaiaawMcaa8qacaqGGaGaey4kaSIaae iia8aadaqadaqaa8qacaaIXaGaeyOeI0Iaamyra8aadaWgaaWcbaWd biaadshaa8aabeaaaOGaayjkaiaawMcaa8qacaqGGaGaaiOkaiaabc capaWaaeWaaeaapeGaamiua8aadaWgaaWcbaWdbiaad6gacaWGLbGa aiilaiaadshaa8aabeaaaOGaayjkaiaawMcaaaaa@5318@

où:

P t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWdaeqaaaaa@383F@  = taux global d'activité à l'année t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0baaaa@3710@  ;

E t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGfbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWdaeqaaaaa@3834@  = taux d'inscription à l'année t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0baaaa@3710@  ;

P e,t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamyzaiaacYcacaWG0baapaqabaaa aa@39D9@  = taux d'activité des inscrits à l'année t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0baaaa@3710@  ;

P ne,t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamOBaiaadwgacaGGSaGaamiDaaWd aeqaaaaa@3ACC@  = taux d'activité des non-inscrits à l'année t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0baaaa@3710@  ;


La variation entre les années ti MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0bGaeyOeI0IaamyAaaaa@38EB@  et t MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaaaaaaaaa8 qacaWG0baaaa@3710@  peut donc s'exprimer de la façon suivante :

Δ P t,ti =Δ[ E t * ( P e,t ) ] +Δ[ ( 1 E t ) * ( P ne,t ) ] Δ P t,ti = [Δ E t * ( P e,ti ) +Δ( 1 E t ) * ( P ne,ti )] + [Δ P e,t * ( E ti )] + [Δ P ne,t * ( 1 E ti )] + [ ( Δ E t *Δ P e,t ) * ( Δ( 1 E t )* Δ P ne,t ) ] MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9 vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=x fr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaqbaeaabuGaaa aabaaeaaaaaaaaa8qacqqHuoarcaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamiD aiaacYcacaWG0bGaeyOeI0IaamyAaaWdaeqaaaGcbaWdbiabg2da9i abfs5ae9aadaWadaqaa8qacaWGfbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWd aeqaaOWdbiaacQcacaqGGaWdamaabmaabaWdbiaadcfapaWaaSbaaS qaa8qacaWGLbGaaiilaiaadshaa8aabeaaaOGaayjkaiaawMcaaaGa ay5waiaaw2faa8qacaqGGaGaey4kaSIaeuiLdq0damaadmaabaWaae WaaeaapeGaaGymaiabgkHiTiaadweapaWaaSbaaSqaa8qacaWG0baa paqabaaakiaawIcacaGLPaaapeGaaeiiaiaacQcacaqGGaWdamaabm aabaWdbiaadcfapaWaaSbaaSqaa8qacaWGUbGaamyzaiaacYcacaWG 0baapaqabaaakiaawIcacaGLPaaaaiaawUfacaGLDbaaaeaapeGaeu iLdqKaamiua8aadaWgaaWcbaWdbiaadshacaGGSaGaamiDaiabgkHi TiaadMgaa8aabeaaaOqaa8qacqGH9aqpcaqGGaWdaiaacUfapeGaeu iLdqKaamyra8aadaWgaaWcbaWdbiaadshaa8aabeaak8qacaGGQaGa aeiia8aadaqadaqaa8qacaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamyzaiaacY cacaWG0bGaeyOeI0IaamyAaaWdaeqaaaGccaGLOaGaayzkaaWdbiaa bccacqGHRaWkcqqHuoarpaWaaeWaaeaapeGaaGymaiabgkHiTiaadw eapaWaaSbaaSqaa8qacaWG0baapaqabaaakiaawIcacaGLPaaapeGa aeiiaiaacQcacaqGGaWdamaabmaabaWdbiaadcfapaWaaSbaaSqaa8 qacaWGUbGaamyzaiaacYcacaWG0bGaeyOeI0IaamyAaaWdaeqaaaGc caGLOaGaayzkaaGaaiyxaaqaaaqaa8qacqGHRaWkcaqGGaWdaiaacU fapeGaeuiLdqKaamiua8aadaWgaaWcbaWdbiaadwgacaGGSaGaamiD aaWdaeqaaOWdbiaacQcacaqGGaWdamaabmaabaWdbiaadweapaWaaS baaSqaa8qacaWG0bGaeyOeI0IaamyAaaWdaeqaaaGccaGLOaGaayzk aaGaaiyxaaqaaaqaa8qacqGHRaWkcaqGGaWdaiaacUfapeGaeuiLdq Kaamiua8aadaWgaaWcbaWdbiaad6gacaWGLbGaaiilaiaadshaa8aa beaak8qacaGGQaGaaeiia8aadaqadaqaa8qacaaIXaGaeyOeI0Iaam yra8aadaWgaaWcbaWdbiaadshacqGHsislcaWGPbaapaqabaaakiaa wIcacaGLPaaacaGGDbaabaaabaWdbiabgUcaRiaabccapaWaamWaae aadaqadaqaa8qacqqHuoarcaWGfbWdamaaBaaaleaapeGaamiDaaWd aeqaaOWdbiaacQcacqqHuoarcaWGqbWdamaaBaaaleaapeGaamyzai aacYcacaWG0baapaqabaaakiaawIcacaGLPaaapeGaaeiiaiaacQca caqGGaWdamaabmaabaWdbiabfs5ae9aadaqadaqaa8qacaaIXaGaey OeI0Iaamyra8aadaWgaaWcbaWdbiaadshaa8aabeaaaOGaayjkaiaa wMcaa8qacaGGQaGaaeiiaiabfs5aejaadcfapaWaaSbaaSqaa8qaca WGUbGaamyzaiaacYcacaWG0baapaqabaaakiaawIcacaGLPaaaaiaa wUfacaGLDbaaaaaaaa@CA13@

Le premier terme correspond à la partie de la variation du taux d'activité attribuable aux changements dans les taux d'inscription, le deuxième terme correspond à la partie de la variation attribuable aux changements dans l'activité sur le marché du travail des inscrits et le troisième terme correspond à la partie de la variation attribuable aux changements dans l'activité sur le marché du travail des non-inscrits. Quant au quatrième terme, il correspond à la partie attribuable à l'interaction des effets des changements dans les taux d'inscription et dans l'activité sur le marché du travail des inscrits et des non-inscrits. La contribution du terme d'interaction à la variation globale du taux d'activité est généralement très petite. Bien qu'elle soit représentée dans les graphiques de cet article, elle n'est pas prise en compte dans l'analyse.

Graphique A.1 Taux d'activité, moyennes des années complètes et des années scolaires, personnes de 15 à 19 ans et de 20 à 24 ans, 1976 à 2014

Description du graphique A.1

Graphique A.2 Taux d'activité et taux d'inscription, personnes de 15 à 19 ans, 1976 à 2014

Description du graphique A.2

Graphique A.3 Taux d'activité et taux d'inscription, personnes de 20 à 24 ans, 1976 à 2014

Description du graphique A.3

Tableau A.1
Taux d'activité et taux d'inscription, personnes de 15 à 19 ans, 1989 à 1997 et 2008 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux d'activité et taux d'inscription 1989, 1997, Variation, 2008 et 2014, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  1989 1997 Variation 2008 2014 Variation
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
Canada  
Taux d'activité 55,0 43,3 -11,7 52,5 46,4 -6,1
Taux d'inscription 76,2 82,1 5,9 78,9 81,5 2,6
Taux d'activité (étudiants) 46,3 35,8 -10,5 44,8 39,4 -5,4
Taux d'activité (non-étudiants) 82,9 78,1 -4,9 81,3 77,3 -4,0
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 4,1 3,9 -0,1 4,0 4,2 0,2
Hommes  
Taux d'activité 56,5 44,0 -12,5 50,7 44,5 -6,1
Taux d'inscription 75,0 80,5 5,6 76,6 79,0 2,3
Taux d'activité (étudiants) 46,2 34,6 -11,6 40,7 35,3 -5,4
Taux d'activité (non-étudiants) 87,2 82,8 -4,5 83,3 79,1 -4,2
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 3,2 3,4 0,2 3,9 4,4 0,5
Femmes  
Taux d'activité 53,5 42,7 -10,8 54,5 48,4 -6,0
Taux d'inscription 77,5 83,7 6,2 81,2 84,1 3,0
Taux d'activité (étudiantes) 46,3 36,9 -9,4 48,9 43,5 -5,4
Taux d'activité (non-étudiantes) 78,0 72,2 -5,8 78,6 74,7 -3,9
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 5,0 4,5 -0,4 4,0 4,0 0,0
Atlantique  
Taux d'activité 39,7 32,6 -7,1 49,5 44,4 -5,1
Taux d'inscription 77,3 84,7 7,5 81,0 82,7 1,7
Taux d'activité (étudiants) 29,7 26,5 -3,3 42,4 37,9 -4,5
Taux d'activité (non-étudiants) 73,4 66,4 -7,0 79,8 75,6 -4,2
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 6,1 5,1 -0,9 3,8 4,2 0,4
Québec  
Taux d'activité 47,9 35,4 -12,5 53,4 50,8 -2,6
Taux d'inscription 74,0 82,7 8,7 78,4 83,4 5,1
Taux d'activité (étudiants) 37,1 27,4 -9,7 45,1 45,2 0,1
Taux d'activité (non-étudiants) 78,7 74,0 -4,7 83,2 78,9 -4,3
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 5,6 4,5 -1,1 3,6 3,5 -0,1
Ontario  
Taux d'activité 60,5 45,8 -14,7 49,2 43,2 -6,0
Taux d'inscription 81,1 85,3 4,2 82,8 85,5 2,7
Taux d'activité (étudiants) 54,5 40,5 -14,0 43,6 37,7 -5,8
Taux d'activité (non-étudiants) 86,2 76,3 -9,9 76,6 75,7 -0,9
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 2,6 3,5 0,9 4,0 3,5 -0,5
Prairies  
Taux d'activité 57,9 53,1 -4,9 59,4 50,0 -9,4
Taux d'inscription 71,2 75,3 4,1 71,9 75,2 3,4
Taux d'activité (étudiants) 47,5 42,3 -5,2 49,4 39,7 -9,7
Taux d'activité (non-étudiants) 83,7 85,9 2,2 84,8 81,3 -3,5
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 4,7 3,5 -1,2 4,3 4,6 0,4
Colombie-Britannique  
Taux d'activité 61,4 45,6 -15,8 53,4 45,2 -8,1
Taux d'inscription 71,2 79,2 8,1 76,0 73,9 -2,1
Taux d'activité (étudiants) 49,9 36,3 -13,6 43,8 35,2 -8,6
Taux d'activité (non-étudiants) 89,9 81,3 -8,7 83,5 73,5 -10,0
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 2,9 3,9 1,0 4,0 6,9 3,0
Tableau A.2
Taux d'activité et taux d'inscription, personnes de 20 à 24 ans, 1989 à 1997 et 2008 à 2014
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Taux d'activité et taux d'inscription 1989, 1997, Variation, 2008 et 2014, calculées selon pourcentage et points de pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  1989 1997 Variation 2008 2014 Variation
pourcentage points de pourcentage pourcentage points de pourcentage
Canada  
Taux d'activité 79,1 72,7 -6,4 75,8 73,7 -2,2
Taux d'inscription 21,6 33,9 12,4 34,2 37,6 3,3
Taux d'activité (étudiants) 42,7 44,2 1,5 51,2 51,2 -0,1
Taux d'activité (non-étudiants) 89,1 87,3 -1,8 88,6 87,2 -1,4
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 8,6 8,4 -0,2 7,5 8,0 0,5
Hommes  
Taux d'activité 81,9 76,2 -5,7 78,2 74,9 -3,3
Taux d'inscription 22,5 32,6 10,1 30,4 33,4 3,0
Taux d'activité (étudiants) 41,0 42,2 1,2 47,0 45,4 -1,6
Taux d'activité (non-étudiants) 93,8 92,7 -1,1 91,8 89,7 -2,2
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 4,8 4,9 0,1 5,7 6,9 1,2
Femmes  
Taux d'activité 76,2 69,0 -7,2 73,4 72,4 -1,0
Taux d'inscription 20,6 35,3 14,7 38,2 41,9 3,7
Taux d'activité (étudiantes) 44,6 46,1 1,5 54,7 56,0 1,3
Taux d'activité (non-étudiantes) 84,4 81,5 -2,8 84,9 84,3 -0,7
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 12,4 12,0 -0,5 9,3 9,2 -0,2
Atlantique  
Taux d'activité 72,6 66,3 -6,3 72,6 73,6 1,0
Taux d'inscription 18,8 30,1 11,3 32,7 31,7 -1,0
Taux d'activité (étudiants) 31,9 30,6 -1,2 43,3 42,0 -1,4
Taux d'activité (non-étudiants) 82,1 81,7 -0,4 86,7 88,2 1,5
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 14,6 12,8 -1,7 8,9 8,0 -0,9
Québec  
Taux d'activité 77,4 70,6 -6,8 76,5 75,7 -0,8
Taux d'inscription 22,0 36,8 14,8 38,4 43,4 5,0
Taux d'activité (étudiants) 41,5 44,1 2,6 58,2 60,8 2,6
Taux d'activité (non-étudiants) 87,6 86,1 -1,5 88,0 87,2 -0,8
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 9,7 8,8 -0,9 7,4 7,2 -0,2
Ontario  
Taux d'activité 80,5 72,8 -7,7 73,4 71,3 -2,0
Taux d'inscription 23,9 38,1 14,2 37,0 40,3 3,3
Taux d'activité (étudiants) 46,6 47,4 0,8 49,0 48,6 -0,4
Taux d'activité (non-étudiants) 91,1 88,4 -2,7 87,7 86,7 -1,0
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 6,8 7,2 0,4 7,8 8,0 0,2
Prairies  
Taux d'activité 79,8 77,7 -2,1 80,9 77,4 -3,5
Taux d'inscription 19,8 27,4 7,6 24,9 28,3 3,4
Taux d'activité (étudiants) 39,5 45,7 6,1 52,2 50,5 -1,7
Taux d'activité (non-étudiants) 89,7 89,8 0,1 90,4 88,0 -2,3
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 8,3 7,4 -0,9 7,2 8,6 1,4
Colombie-Britannique  
Taux d'activité 82,4 73,8 -8,6 76,2 72,0 -4,2
Taux d'inscription 17,1 27,7 10,6 33,6 35,0 1,4
Taux d'activité (étudiants) 42,9 39,5 -3,4 48,3 44,6 -3,7
Taux d'activité (non-étudiants) 90,5 86,9 -3,6 90,4 86,8 -3,6
Pourcentage de ni actifs ni inscrits 7,9 9,5 1,6 6,4 8,6 2,2

Références

Archambault, R. et L. Grignon. 1999. « Decline in Youth Participation in Canada in the 1990s: Structural or Cyclical? ». Canadian Business Economics Summer 1999 : 71 à 87.

Beaudry, P., T. Lemieux et D. Parent. 2000. « What is Happening in the Youth Labour Market in Canada? ». Canadian Public Policy - Analyse de Politiques XXVI (numéro spécial 1): S59 à S83.

Bernard, A. 2013. La dynamique du chômage chez les jeunes Canadiens. Aperçus économiques, no 24. Produit no 11-626-X au catalogue de Statistique Canada. Ottawa : Statistique Canada.

Cheung, C., D. Granovsky et G. Velasco. 2015. Changing Labour Market Participation Since the Great Recession: A Regional Perspective. Document d'analyse 2015-2, Ottawa : Banque du Canada.

Dennet, J., et A.S. Modestino. 2013. Uncertain Futures? Youth Attachment to the Labor Market in the United States and New England. Research Report 13-3, New England Public Policy Center.

Erceg, C.J., et A.T. Levin. 2013. Labour Force Participation and Monetary Policy in the Wake of the Great Recession. Working Paper 13/245. International Monetary Fund.

Fortin, M., et P. Fortin. 1999. « The Changing Labour Force Participation of Canadians, 1969-96: Evidence from a Panel of Six Demographic Groups ». Canadian Business Economics May 1999 : 12 à 24.

Jennings, P. 1998. School Enrolment and the Declining Youth Participation Rate. Documents de recherche no R-98-4E, Direction générale de la recherche appliquée. Hull : Développement des ressources humaines Canada.

Morissette, R., F. Hou et G. Schellenberg. 2015. Emploi à temps plein, 1976 à 2014. Aperçus économiques, no 49. Produit no 11-626-X au catalogue de Statistique Canada. Ottawa : Statistique Canada.

Notes

Date de modification :