>

2. Tendances générales par région

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le Canada est une fédération unique dans laquelle les provinces disposent de capacités financières inégales. Les transferts fédéraux affectés aux provinces et à divers programmes encouragent une certaine « égalisation » des capacités quoiqu'il appartienne à chaque ordre le pouvoir de décider du domaine dans lequel il attribue ces fonds. La répartition du capital d'infrastructure selon le type d'actif par région nous donne une mesure des priorités de chaque région.

Les provinces du Canada diffèrentl'une de l'autre parleur économie, les communautés qui y habitent, les cultures qui y foisonnent et leur géographie. Ces distinctions se manifestent dans la croissance, au fil du temps, des différentes composantes de leur capital d'infrastructure. Ces différences sont devenues plus prononcées à l'arrivée des années 1980, alors que les pressions financières croissantes ont forcé les gouvernements à établir plus clairementleurs priorités.

De 1961 à 2005, la croissance annuelle moyenne du volume des infrastructures (en dollars de 1997) était assez similaire dans la plupart des régions, soit de plus ou moins 2 % (tableau 1). La Colombie- Britannique et l'Ontario dépassaientlégèrement ce taux (figure 1a). Les taux de croissance étaient plus élevés avant 1981 qu'après. En effet, le capital d'infrastructure a nettement baissé dans les provinces de l'Atlantique, au Québec et dans les Prairies au cours des années 1990. C'est seulement en Ontario et en Colombie-Britannique qu'il n'y a eu aucune baisse des infrastructures durant les années 1990, alors que ces provinces dominent la reprise durant les années 2000 (lorsque le capital d'infrastructure s'est accru en moyenne de 2,8 % par année en Ontario et de 1,1 % en Colombie-Britannique). Le Québec et les Prairies ne sont pas loin derrière. Les provinces de l'Atlantique sont les seules où le capital a continué de baisser dans les années 2000, soit de 0,5 % par année.

Pour toutes les régions, cependant, le capital d'infrastructure par habitant est inférieur en 2005 à son sommet précédent. Par habitant, les régions moins urbanisées, en particulier les provinces de l'Atlantique et des Prairies, sont mieux pourvues en stock de capital d'infrastructures que le Québec et l'Ontario (figure 1b). Ceci s'explique en partie par le fait que, dans l'ensemble, le centre de gravité du capital d'infrastructure, tout comme la population, se sont déplacés graduellement de l'est à l'ouest de la rivière des Outaouais de 1961 à 2005. Donc, si l'Atlantique atteint la première place par habitant, c'est que sa population baisse de façon marquée. En terme absolu, son capital d'infrastructure croît le moins.

Figure 1a
Stock de capital d'infrastructures, par région

Figure 1b
Stock de capital d'infrastructures par habitant, par région

Tableau 1
Croissance annuelle moyenne du capital d'infrastructures gouvernementales par région et période