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Le présent document porte sur un aspect de l’état global de la préparation financière à la retraite au Canada en visant à évaluer le caractère adéquat de l’épargne privée des ménages. La définition de caractère adéquat de l’épargne utilisée dans la présente étude est fondée sur le caractère optimal de l’épargne sous-entendu par un modèle de cycle de vie stochastique. Un ménage est considéré comme épargnant de façon adéquate s’il accumule davantage de richesse que l’épargne optimale sous-entendue par le modèle. Les prédictions du modèle sont par la suite comparées aux comportements d’épargne observés dans le cadre de l’Enquête sur la sécurité financière de 2005. Dans l’ensemble, les conclusions révèlent que la médiane de la richesse observée des ménages de l’échantillon, qui étaient âgés de 60 à 64 ans, est plus élevée que celle de la richesse simulée à partir du modèle utilisé dans l’étude, c’est-à-dire que la richesse accumulée par 62 % des ménages de l’échantillon dépasse la richesse médiane simulée sous-entendue par le modèle de cycle de vie utilisé dans la présente étude. Le risque global d’insuffisance de l’épargne est faible : on estime que seuls les ménages se situant en dessous du 23e centile au bas de la répartition de la richesse épargnent moins que les objectifs simulés sous-entendus par le modèle. Le caractère adéquat de l’épargne et le risque d’insuffisance de l’épargne varient aussi selon les caractéristiques du ménage. Les ménages qui sont couverts par un régime de retraite privé toute la vie durant et les couples obtiennent les meilleurs résultats : 70 % des premiers et 72 % des derniers accumulent davantage de richesse que les médianes simulées. Le risque d’insuffisance de l’épargne est aussi faible pour ces groupes. Les ménages qui n’ont pas de régime de retraite privé ou les ménages de personnes seules se situent près des objectifs simulés au niveau médian : environ 54 % des premiers et 45 % des derniers accumulent davantage de richesse que les médianes simulées. Toutefois, le risque d’insuffisance de l’épargne pour ces groupes est plus élevé : les ménages non couverts par un régime de retraite privé qui se situent en dessous du 40e centile au bas de la répartition de la richesse et les ménages de personnes seules qui se situent en dessous du 60e centile sont susceptibles d’épargner moins que les objectifs simulés sous-entendus par le modèle.

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