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Conservation de l’eau

En 2009, les ménages canadiens ont utilisé 3 689 millions de mètres cubes d’eau 1 , soit 29,6 % de toute l’eau consommée au Canada 2 . Cela correspond à 298 litres par personne et par jour, tous les jours de l’année. On peut conserver l’eau en employant divers moyens, par exemple en remplaçant de vieux robinets par des appareils à plus faible débit. L’utilisation de citernes pour recueillir l’eau de pluie constitue une autre façon, pour les ménages, de réduire la quantité d’eau qu’ils tirent de leur source principale d’alimentation en eau.

Conservation de l’eau à l’intérieur

Pomme de douche à faible débit

Les pommes de douche à faible débit sont un moyen relativement peu coûteux pour un ménage de réduire la quantité d’eau utilisée lorsque quelqu’un prend une douche. La proportion de ménages canadiens utilisant des pommes de douche à faible débit a augmenté au cours des 20 dernières années, passant de 28 % en 1991 à 63 % en 2011 (Tableau 1), quoique ce taux de croissance ait commencé à stagner ces dernières années. Les ménages de l’Ontario étaient les plus susceptibles (68 %), et ceux de la Saskatchewan les moins susceptibles (42 %) d’avoir des pommes de douche à faible débit.

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province où l’on a relevé une différence statistiquement significative entre les ménages approvisionnés en eau par la municipalité et ceux qui s’alimentent en eau à une source non municipale (47 % et 70 % respectivement) quant à la présence de pommes de douche à faible débit.

Toilettes à faible volume d’eau

Une toilette peut être conçue de manière à utiliser moins d’eau ou peut être modifiée pour réduire le volume d’eau utilisé par chasse en plaçant une bouteille dans le réservoir ou en installant un barrage, deux moyens efficaces de réduire la quantité d’eau dans le réservoir. L’adoption de toilettes à faible volume d’eau par les ménages canadiens a augmenté au cours des deux dernières décennies; en 2011, 47 % des ménages au Canada déclaraient posséder une toilette à faible volume d’eau (Tableau 1), comparativement à 9 % des ménages en 1991. Les ménages de l’Ontario (53 %) et de l’Alberta (52 %) étaient les plus susceptibles d’avoir une toilette à faible volume d’eau, tandis que ceux de l’Île-du-Prince-Édouard (environ 30 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (33 %) étaient les moins susceptibles d’en déclarer une.

L’écart quant à la possession de toilettes à faible volume d’eau entre les ménages qui tirent leur eau d’une source non municipale et ceux approvisionnés en eau par la municipalité s’est réduit à 2 % en 2011 (49 % et 47% des ménages respectivement), comparativement à 6 % en 2009 (48 % et 42 % des ménages respectivement).

Conservation de l’eau à l’extérieur

Minuteries d’arrosage

Les ménages peuvent réduire leur consommation d’eau en contrôlant la quantité d’eau utilisée pour arroser pelouses et jardins. Utilisées adéquatement, les minuteries d’arrosage sont un moyen d’atteindre cet objectif pour les ménages.

En 2011, 70 % des ménages canadiens 3  avaient une pelouse (Tableau 2). Quarante-quatre pour cent d’entre eux ont déclaré avoir arrosé leur pelouse en 2011. Soixante-quatre pour cent – une proportion en baisse par rapport à 72 % en 2009 – ont indiqué qu’ils avaient utilisé un arroseur ou un système de gicleurs. Parmi les ménages qui utilisaient un arroseur ou un système de gicleurs, 31 % utilisaient une minuterie, ce qui représente une légère augmentation par rapport à 2009 (27 %). L’usage de minuteries d’arrosage était le plus répandu en Colombie-Britannique et au Québec (49 % et 47 %, respectivement).

En 2011, 61 % des ménages ont déclaré avoir un jardin et des espaces plantés d’arbres, d’arbustes, de fleurs ou de végétaux à l’extérieur de leur maison 4 . Les trois quarts de ces ménages ont déclaré les avoir arrosés en 2011. Vingt-trois pour cent de ces ménages utilisaient des arroseurs et des systèmes de gicleurs, dont 41 % étaient reliés à une minuterie, ce qui représente une légère hausse par rapport à 36 % en 2009. Comme dans le cas des minuteries d’arrosage de pelouse, les ménages au Québec (56 % des ménages utilisant un arroseur de jardin) et en Colombie-Britannique (54 %) ont été les plus nombreux à déclarer utiliser des minuteries d’arrosage de jardin.

Citernes et barils pluviaux

Les citernes et barils pluviaux permettent de recueillir les eaux de ruissellement provenant des précipitations et de la fonte de neige sur les toits. L’eau recueillie peut alors être utilisée pour arroser pelouses et jardins ainsi qu’à d’autres fins n’exigeant pas de l’eau potable. En 2011, 18 % des ménages ne vivant pas en appartement 5  ont déclaré qu’ils avaient un baril pluvial ou une citerne (Tableau 2). Leur usage était le plus répandu en Alberta (29 %), en Saskatchewan (26 %) et au Manitoba (26 %). Ce sont les ménages ne vivant pas en appartement de Terre-Neuve-et-Labrador qui étaient les moins susceptibles d’avoir une citerne ou un baril pluvial, environ 7 % de ces ménages ayant déclaré utiliser un tel dispositif.

Approvisionnement en eau

Source d’eau des ménages

En 2011, la majorité des ménages canadiens (86 %) étaient raccordés à une source municipale d’approvisionnement en eau (Tableau 3). Les ménages en Saskatchewan, en Colombie-Britannique et en Alberta étaient les plus susceptibles d’être alimentés en eau par la municipalité (93 %, 92 % et 91 % respectivement). Le Nouveau-Brunswick a enregistré la plus forte hausse du nombre de ménages alimentés en eau par la municipalité, cette proportion étant passée de 48 % en 2009 à 56 % en 2011.

Décisions en matière d’eau potable

Que leur eau provienne d’une source municipale ou non, 68 % des ménages canadiens buvaient surtout de l’eau du robinet en 2011 (Tableau 4). Au cours de la même période, la proportion des ménages buvant principalement de l’eau embouteillée a continué de décroître, s’établissant à 22 % en 2011, comparativement à 24 % en 2009 et à 30 % en 2007. À 9 %, la proportion de ménages ayant déclaré boire aussi bien de l’eau du robinet que de l’eau embouteillée est restée inchangée par rapport à 2009.

Les ménages de l’Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles (81 %), et ceux du Québec les moins susceptibles (63 %) de boire principalement de l’eau du robinet.

Les ménages approvisionnés en eau à une source non municipale étaient plus susceptibles de boire principalement de l’eau embouteillée que ceux dont l’eau était fournie par la municipalité (27 % contre 22 %).

Les ménages de la Colombie-Britannique alimentés en eau par la municipalité sont restés les plus susceptibles (82 %, en hausse par rapport à 73 % en 2009), et ceux de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec les moins susceptibles (61 % et 62 % respectivement) de consommer principalement de l’eau du robinet. Les ménages dont l'eau était fourni par leur manicipalité dans les provinces de Terr-Neuve-et-Labrador, de Nouveau-Brunswick et du Québec on été les plus susceptibles de déclarer l'eau embouteillée comme principal type d'eau consommé à la maison dans les proportions de 30 %, 29 % et 28 %, respectivement.

Parmi les ménages approvisionnés en eau par des sources non municipales (66 %), ceux de l’Île-du-Prince-Édouard sont restés les plus susceptibles (88 %, en hausse par rapport à 85 % en 2009) et ceux de la Saskatchewan les moins susceptibles (49 %, soit une proportion inchangée par rapport à 2009) d’avoir consommé principalement de l’eau du robinet.

Vérification de la qualité de l’eau

Santé Canada recommande que les ménages qui tirent leur eau de puits privés fassent analyser leur eau de puits par un laboratoire deux ou trois fois par an 6 . En 2011, 27 % des ménages alimentés en eau à une source non municipale ont déclaré avoir fait analyser leur eau en laboratoire (Tableau 5). Environ 9 % d’entre eux ont déclaré qu’un problème avait été décelé, comparativement à 14 % de ces ménages en 2009.

Quant aux ménages approvisionnés en eau par la municipalité, seuls 3 % d’entre eux ont déclaré avoir fait analyser leur eau en 2011. De cette proportion, environ 12 % ont déclaré qu’un problème avait été décelé.

Il faut user de prudence en interprétant les taux de problème pour l’eau de source municipale et non municipale étant donné qu’on n’a pas posé de questions aux répondants sur la nature des problèmes décelés. On analyse l’eau pour la présence de divers contaminants comme E. coli et d’autres agents pathogènes, ainsi que de métaux tels le plomb, l’arsenic ou le mercure. On peut également analyser l’eau pour en déterminer la dureté, la couleur et la clarté. Même si la dureté, la couleur ou la clarté de l’eau peuvent laisser à désirer sur le plan esthétique, il ne s’agit pas nécessairement d’un « problème » de l’avis du participant.

Traitement de l’eau

Il y a bien des raisons pour lesquelles un ménage peut traiter son eau, notamment la dureté, une crainte de contamination bactérienne, la présence de métaux et de minéraux et l’amélioration des qualités esthétiques de l’eau (couleur, goût et odeur). Globalement, 50 % des ménages canadiens ont traité leur eau avant de la consommer en 2011, comparativement à 51 % en 2009 (Tableau 6). C’est à Terre-Neuve-et-Labrador que les ménages étaient les plus susceptibles d’avoir traité leur eau avant la consommation (65 %), tandis que les ménages québécois étaient les moins susceptibles (36 %) de déclarer cette pratique.

Les pichets à filtre sont le moyen le plus courant de traitement de l’eau (33 %); viennent ensuite les filtres et purificateurs fixés au robinet (20 %) et les filtres et purificateurs installés sur le tuyau principal (11 %). Les ménages à Terre-Neuve-et-Labrador qui boivent principalement de l’eau du robinet étaient les plus susceptibles d’utiliser des pichets à filtre (54 %) et des filtres et purificateurs de robinet (34 %), tandis que les ménages de l’Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles d’avoir déclaré utiliser un filtre ou un purificateur installé sur la conduite principale d’alimentation en eau (environ 20 %). Quatorze pour cent des ménages qui buvaient principalement de l’eau du robinet ont déclaré faire bouillir leur eau pour la rendre potable; c’est à Terre-Neuve-et-Labrador que l’on trouve le plus de ces ménages (26 %).

Méthodes de traitement de l’eau

Les ménages peuvent traiter leur eau de différentes façons. Le type de filtre ou de purificateur utilisé habituellement dépend du type de source d’eau.

Un filtre ou un purificateur peut être installé sur le tuyau principal d’alimentation pour filtrer toute l’eau utilisée dans le logement. Habituellement, ces systèmes ont tendance à être plus robustes et ils sont plus répandus chez les ménages alimentés en eau par une source non municipale. Les systèmes de filtration en continu se composent souvent de plus d’un type de filtres ou de purificateurs raccordés en série pour régler différents problèmes. Certains filtres retirent de l’eau des matières particulaires comme les grains de sable par simple filtrage mécanique, tandis que d’autres filtrent l’eau au moyen de filtres à céramique ou à membrane qui ont des pores très fins. Certains systèmes de filtration et de purification peuvent retirer des minéraux, des métaux et d’autres contaminants de l’eau. Un autre type de système de purification utilise les rayons ultraviolets pour neutraliser tout agent pathogène pouvant être présent.

Les filtres sur les robinets et les systèmes de filtration intégrés aux appareils électroménagers comme les réfrigérateurs, les rafraîchisseurs d’eau et les cafetières utilisent habituellement un filtre au charbon ou à charbon actif pour éliminer les impuretés de l’eau. S’ils sont souvent efficaces pour ce qui est d’améliorer les caractéristiques esthétiques de l’eau (apparence, goût et odeur), ces filtres sont généralement peu efficaces pour ce qui est d’éliminer la bactérie E. coli, si elle est présente, mais ils peuvent être en mesure d’éliminer d’autres agents pathogènes tels que Cryptosporidium et Giardia 7 .

Les pichets à filtre sont des pichets à remplissages multiples munis d’une cartouche filtrante intégrée. L’eau est ajoutée à un réservoir dans la partie supérieure du pichet et passe à travers le filtre, qui est habituellement une cartouche à charbon actif, avant d’aboutir dans la partie principale du pichet.

Faire bouillir l’eau avant de l’utiliser est une autre façon courante de traiter l’eau. Elle est très efficace pour éliminer des agents pathogènes comme E. coli, Cryptosporidium et Giardia, mais elle ne règle pas d’autres problèmes comme la dureté et la présence de métaux nocifs tels que le plomb et le mercure.

Ménages alimentés en eau par la municipalité

L’eau fournie par la municipalité doit répondre aux exigences de qualité des gouvernements provinciaux et territoriaux en ce qui concerne les facteurs de santé ainsi que les caractéristiques esthétiques (apparence, goût et odeur) et la très grande majorité des systèmes municipaux satisfont à ces normes ou les dépassent 8 . Malgré cela, la moitié des ménages canadiens alimentés en eau par la municipalité ont traité leur eau avant de la consommer, ce qui est semblable à la proportion de 51 % enregistrée en 2009 (Tableau 7).

Comme c’était le cas en 2009, les pichets à filtre sont restés le dispositif de filtration de prédilection des ménages buvant principalement de l’eau du robinet fournie par la municipalité, étant utilisés par 31 % des ménages. Les filtres et purificateurs sur robinet arrivaient au deuxième rang comme méthode de traitement de l’eau, étant utilisés par 17 % des ménages alimentés en eau par la municipalité, une proportion identique à celle de 2009. Cinq pour cent des ménages utilisaient un filtre ou un purificateur installé sur la conduite principale d’alimentation en eau de leur logement. Onze pour cent des ménages alimentés en eau par la municipalité qui buvaient principalement de l’eau du robinet ont déclaré qu’ils la faisaient bouillir pour la rendre potable.

À l’échelle provinciale, ce sont les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador alimentés en eau par la municipalité qui étaient les plus susceptibles d’avoir traité leur eau avant de la consommer (66 %), tandis que ceux du Québec étaient les moins susceptibles (36 %) de l’avoir fait (Tableau 8). Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador étaient les plus susceptibles d’avoir un filtre sur robinet (27 %), tandis que ceux de l’Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles d’avoir utilisé un pichet à filtre (50 %). Les ménages de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve-et-Labrador sont ceux qui ont le plus fréquemment déclaré (17 % dans les deux cas) avoir fait bouillir leur eau pour la rendre potable 9 .

La moitié des ménages qui ont traité leur eau ont déclaré l’avoir fait pour en améliorer l’apparence, le goût ou l’odeur (Tableau 8). Trente-huit pour cent l’ont traitée pour en éliminer des substances chimiques utilisées pour le traitement de l’eau, comme le chlore, 14 % ont traité leur eau pour l’adoucir, tandis qu’un peu moins du quart (23 %) l’ont traitée pour éliminer les métaux et minéraux autres que ceux qui rendent l’eau dure. Trente-deux pour cent ont déclaré avoir traité leur eau fournie par la municipalité pour éviter une possible contamination bactérienne.

Ménages alimentés en eau par une source non municipale

La qualité de l’eau provenant de sources non municipales comme les puits et de sources d’eau de surface telles que les sources naturelles, lacs, rivières et bassins de source, n’est pas habituellement contrôlée aussi régulièrement que la qualité de l’eau de sources municipales. Qu’ils aient ou n’aient pas fait analyser l’eau de leur puits sur une base régulière, 48 % des ménages dont l’eau provenait de sources non municipales la traitaient avant de la consommer, une proportion semblable à celle de 2009 (49 %) (Tableau 9).

Les ménages au Manitoba dont l’eau ne provient pas d’une source municipale étaient les plus susceptibles (60 %), et ceux du Québec les moins susceptibles (36 %) d’avoir traité leur eau.

Trente-quatre pour cent des ménages approvisionnés en eau par une source non municipale utilisaient un filtre ou un purificateur installé sur leur tuyau principal d’alimentation en eau. Venaient ensuite les pichets à filtre et les filtres sur robinet, dispositifs de traitement de l’eau utilisés respectivement par 15 % et 14 % des ménages. Environ 4 % des ménages dont l’eau provenait d’une source non municipale faisaient bouillir leur eau pour la rendre potable (Tableau 9).

Parmi les ménages alimentés en eau par une source non municipale, 37 % traitaient leur eau pour en améliorer l’apparence, le goût ou l’odeur (Tableau 10). Vingt-huit pour cent traitaient l’eau pour l’adoucir et 37 % la traitaient pour éliminer les métaux ou les minéraux autres que ceux qui rendent l’eau dure. Trente et un pour cent traitaient leur eau avant de la consommer pour éviter une possible contamination bactérienne.

Avis d’ébullition de l’eau

Avis et ordres d’ébullition de l’eau

Des avis et ordres d’ébullition de l’eau sont émis par les services de santé publique ou autres autorités compétentes lorsqu’il y a de bonnes raisons de s’inquiéter de la qualité de l’eau potable provenant d’une source d’approvisionnement en eau 10 . Habituellement, ils portent sur les systèmes municipaux d’approvisionnement en eau, mais ils sont émis à l’occasion lorsqu’il y a contamination ou risque de contamination de sources d’eau de surface ou souterraine dont on sait qu’elles sont des sources privées d’approvisionnement en eau.

La contamination par des agents pathogènes comme E. coli et d’autres bactéries est au nombre des motifs d’émission de ces avis et ordres, mais ils sont émis également par mesure de précaution lors de travaux de réparation prévus ou non prévus d’un système municipal d’approvisionnement en eau. Des conduites principales d’eau brisées peuvent donner lieu à l’émission d’avis et d’ordres d’ébullition de l’eau pour les logements qui sont approvisionnés en eau par la conduite endommagée. En janvier 2011, de nombreux résidents de la ville de Gatineau (Québec) ont été sous le coup d’un avis d’ébullition de l’eau pendant plusieurs jours à la suite d’un bris de tuyau à un réservoir d’eau potable 11 .

Une augmentation des sédiments en suspension (turbidité) peut aussi donner lieu à l’émission d’avis et d’ordres d’ébullition de l’eau. En octobre 2011, un avis d’ébullition de l’eau a été émis dans la collectivité de Sintatula (Saskatchewan) par mesure de précaution, en raison de niveaux élevés de turbidité dans le réseau d’alimentation en eau de la collectivité 12 .

Que leur eau leur soit fournie par la municipalité ou qu’elle provienne d’une source privée, comme un puits, 11 % des ménages canadiens la faisaient bouillir pour la rendre potable (Tableau 11). Bien que 7 % des ménages aient été touchés par un avis d’ébullition de l’eau, tous n’ont pas fait bouillir l’eau à la suite de l’avis. Un peu plus de la moitié des ménages (54 %) ayant reçu un avis d’ébullition ont effectivement fait bouillir l’eau, 60 % ont bu de l’eau embouteillée et 10 % ont filtré leur eau 13 .

Les ménages qui ont fait bouillir leur eau après avoir reçu un avis d’ébullition représentaient 4 % de tous les ménages canadiens, tandis que la proportion des ménages ayant fait bouillir leur eau sans avoir reçu d’avis d’ébullition était de 7 %.

Les ménages alimentés en eau par la municipalité étaient environ quatre fois plus susceptibles d’avoir reçu un avis d’ébullition de l’eau que les ménages dont l’eau provient d’une source privée (8 % et environ 2 % respectivement).

Eaux usées

En 2011, la majorité des ménages canadiens (80 %) vivaient dans des logements raccordés à un réseau municipal d’égouts, tandis que 14 % avaient une fosse septique privée (Tableau 12). En général, les ménages ont déclaré être raccordés à un réseau d’égout ou avoir une fosse septique privée selon qu’ils étaient alimentés en eau par la municipalité ou avaient une source d’eau privée, comme un puits. Les ménages de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse étaient les plus susceptibles d’avoir une fosse septique privée, dans des proportions respectives de 46 %, 36 % et 34 %, tandis que moins de 10 % des ménages en Alberta et en Saskatchewan ont déclaré avoir une fosse septique privée.

Parmi les ménages dont l’eau était fournie par la municipalité, 91 % étaient aussi raccordés à un réseau d’égout municipal, tandis que 4 % seulement avaient une fosse septique privée. À l’inverse, 87 % des ménages alimentés en eau par une source non municipale avaient également une fosse septique privée, tandis que 7 % étaient raccordés à un réseau municipal d’égouts.

Consommation d’énergie

En 2011, l’énergie consommée à domicile, à l’exclusion du carburant pour véhicules automobiles, représentait 13 % des dépenses annuelles du ménage moyen au chapitre du logement 14 . Les préoccupations environnementales relatives à la nécessité de réduire la consommation d’énergie et à la hausse des prix de l’énergie pourraient inciter les ménages à adopter des mesures de conservation de l’énergie.

Chauffage et climatisation

Régulation de la température

En 2011, plus de neuf ménages canadiens sur dix (92 %) ont déclaré être équipés d’un thermostat dans leur logement (Tableau 13), ce qui représente une légère hausse par rapport à 2009 (91 %). Plus de la moitié (54 %) de ces ménages avaient des thermostats programmables, ce qui représente une hausse de cinq points de pourcentage par rapport à 2009 (49 %).

La proportion de thermostats programmables ayant effectivement été programmés pour réguler la température était la même qu’en 2009 (83 %). Les ménages au Nouveau-Brunswick équipés de thermostats programmables sont restés les moins susceptibles de les avoir programmés, avec une proportion de 69 % indiquant l’avoir fait.

Températures hivernales

Parmi les ménages qui étaient équipés d’un thermostat d’un type ou un autre, six sur dix réglaient la température à la baisse pendant la nuit en hiver (Tableau 13), soit une proportion semblable à celle de 2009 (61 %). Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador étaient les plus susceptibles d’abaisser la température (70 %), tandis que ceux du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario étaient les moins susceptibles de le faire (55 % et 57 % respectivement).

Près des trois quarts (73 %) des ménages ayant des thermostats programmables qui avaient été programmés ont déclaré régler la température à la baisse pendant la nuit, comparativement à 49 % des ménages équipés d’un thermostat non programmable ou d’un thermostat programmable n’ayant pas été programmé.

Parmi les ménages ayant programmé leurs thermostats programmables, ceux de la Nouvelle-Écosse, de la Saskatchewan et de l’Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles de les avoir programmés pour abaisser la température pendant la nuit (85 %, 85 % et 83 % respectivement), tandis que ceux de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick (69 % dans les deux cas) étaient les moins susceptibles de l’avoir fait. Les ménages à Terre-Neuve-et-Labrador et à l’Île-du-Prince-Édouard qui étaient équipés de thermostats non programmables ou qui avaient des thermostats programmables n’ayant pas été programmés étaient les plus susceptibles d’abaisser la température pendant la nuit (69 % et 62 % respectivement), tandis que ceux de l’Ontario sont demeurés les moins susceptibles (42 %) de le faire.

Conservation de l’énergie

Ampoules permettant d’économiser l’énergie

Les ampoules à incandescence classique sont au nombre des ampoules les moins écoénergétiques utilisées aujourd’hui 15 . Il existe tout un éventail de types d’ampoules qui consomment moins d’énergie et produisent la même intensité lumineuse qu’une ampoule à incandescence. Des réductions de la consommation énergétique peuvent également, selon le mode de production de l’électricité, contribuer à diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui jouent un rôle dans le réchauffement climatique. Les ampoules ou lampes fluorescentes compactes (AFC ou LFC), les tubes fluorescents, les lampes à halogène et les diodes électroluminescentes (DEL) sont des types de lampes écoénergétiques dont l’usage est répandu. Les ménages canadiens ont déclaré avoir au moins une de ces lampes chez eux dans une proportion de 87 % (Tableau 14).

À l’échelle nationale, un peu plus des trois quarts des ménages (76 %) ont déclaré posséder au moins une AFC. L’Île-du-Prince-Édouard arrivait en tête à cet égard, avec 81 % des ménages en possédant une. Ce sont les ménages du Nouveau-Brunswick qui étaient les moins susceptibles d’avoir une AFC (69 %).

La présence de tubes fluorescents a été déclarée par 40 % des ménages canadiens, soit une baisse de sept points de pourcentage par rapport à 2009. Plus de la moitié de tous les ménages au Manitoba (53 %) ont déclaré avoir un tube fluorescent, tandis que seuls 29 % des ménages de Terre-Neuve-et-Labrador et 30 % des ménages du Québec ont indiqué en avoir un chez eux.

Les lampes à halogène ont une durée de vie plus longue que les lampes traditionnelles à incandescence, car elles renferment un gaz halogène qui minimise l’usure du filament 16 . Trente-quatre pour cent des ménages canadiens ont déclaré posséder une de ces lampes; au Québec, cette proportion était de 45 %.

Les DEL sont des dispositifs extrêmement écoénergétiques qui se présentent sous diverses formes, dont certaines sont compatibles avec les douilles des lampes classiques. En excluant les DEL utilisées durant les fêtes de fin d’année, 9 % des ménages au Canada ont déclaré avoir une lampe à DEL en 2011; c’est en Colombie-Britannique que l’on trouve les plus forts taux d’adoption de ces lampes (13 %).

Vérifications énergétiques

Une vérification énergétique évalue l’efficacité énergétique d’un logement par l’examen des caractéristiques de l’enveloppe du bâtiment, y compris les murs, les portes et les fenêtres. Divers facteurs sont évalués, dont l’étanchéité du bâtiment et la valeur « R » de l’isolation. Habituellement, une vérification énergétique domiciliaire comprend un rapport qui tient compte du climat local, des réglages de thermostat et de la consommation d’énergie.

En 2011, 13 % des ménages canadiens ont déclaré que leur logement avaient déjà fait l’objet d’une vérification énergétique à un moment donné dans le passé; 89 % d’entre eux ont déclaré que cette vérification avait été effectuée au cours des dix années précédentes (Tableau 15). Un peu plus des deux tiers des ménages (68 %) qui avaient procédé à une vérification énergétique au cours des dix dernières années ont déclaré avoir apporté des modifications à leur propriété à la suite de la vérification, les ménages de la Saskatchewan arrivant en tête à ce chapitre (84 %). C’est au Québec que les ménages étaient les moins susceptibles d’avoir procédé à une vérification énergétique au cours des dix années précédentes (81 %) et les moins susceptibles d’avoir apporté des modifications à leur propriété à la suite d’une vérification énergétique effectuée au cours des dix dernières années (43 % des ménages ayant procédé à une vérification énergétique au cours des dix années précédentes).

Environnement intérieur

Radon

Au sujet du radon

Le radon est un gaz radioactif que l’on retrouve à l’état naturel partout dans l’environnement. Il provient de la désintégration de l’uranium présent dans les roches et les sols. Comme le radon est un gaz, il circule librement dans le sol et peut s’échapper dans l’air ou pénétrer dans les bâtiments. Le radon, qui est invisible, inodore et sans goût, représente plus de 50 % de l’exposition d’une personne à de la radiation au cours de sa vie 17 .

À l’extérieur, les concentrations de radon sont diluées et ne présentent pas de risque pour la santé. Toutefois, le radon qui s’infiltre dans un espace clos, comme une maison ou un bâtiment, peut s’accumuler et atteindre des niveaux délétères. L’exposition au radon présente un risque à long terme qui dépend du niveau de radon dans la maison ou le bâtiment, de la durée de l’exposition de la personne et de sa consommation de tabac. L’exposition à long terme à des niveaux élevés de radon accroît le risque de développer un cancer du poumon, en particulier chez les fumeurs. D’après les statistiques de 2011 sur le cancer du poumon 18 , on estime qu’environ 16 % de tous les cancers du poumon au Canada sont liés à de l’exposition au radon, ce qui équivaut à plus de 3 000 décès par cancer du poumon induits par une exposition au radon.

La seule façon de savoir s’il y a un niveau délétère de radon dans une maison ou un bâtiment est de faire un test de mesure. On peut acheter une trousse d’analyse chez de nombreux quincailliers ou s’en procurer auprès d’organismes tels que des associations pulmonaires provinciales. Santé Canada invite tous les Canadiens à effectuer un test pour mesurer les concentrations de radon dans leur habitation et recommande d’utiliser un appareil de mesure à long terme pendant un minimum de trois mois, idéalement durant les mois d’automne et d’hiver lorsque les fenêtres sont fermées 19 .

Une enquête de Santé Canada menée au cours des périodes de chauffage automnale et hivernale de 2009-2010 a révélé que 6,9 % des ménages canadiens ont des niveaux de radon supérieurs à la ligne directrice canadienne actuelle de 200 Bq/m3, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba enregistrant les plus fortes proportions de maisons ayant des niveaux de radon élevés (24,8 % et 23,7 % des ménages de l’enquête, respectivement) 20 .

Sensibilisation

En 2011, 40 % des ménages canadiens avaient entendu parler du radon (Tableau 16). Les ménages de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba et de la Saskatchewan étaient les plus susceptibles d’en avoir entendu parler (54 %, 53 % et 53 % respectivement). Ceux de l’Ontario (35 %), de l’Île-du-Prince-Édouard (35 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (36 %) étaient les moins susceptibles de déclarer avoir entendu parler du radon.

Évaluation de la connaissance du radon chez les Canadiens

On a posé aux ménages canadiens une série de questions pour évaluer leur sensibilisation au radon. Initialement, on a demandé à tous les répondants s’ils avaient entendu parler du radon. On a demandé à ceux qui ont répondu par l’affirmative de décrire le radon dans leurs propres mots afin de déterminer leur degré de connaissance. Durant le traitement postcollecte, on a évalué la connaissance du radon du répondant comme étant soit « correcte », c’est-à-dire qu’il pouvait décrire le radon en termes non ambigus, soit « incorrecte », c’est-à-dire que sa description était incorrecte sur le plan des faits. Les répondants qui étaient incapables de décrire le radon ont été classés dans une troisième catégorie. Que leur réponse ait été correcte ou non, on a demandé aux répondants qui ont déclaré avoir entendu parler du radon s’ils considéraient que le radon était un risque pour la santé.

Lorsqu’on a demandé aux répondants qui avaient entendu parler du radon de le décrire dans leurs propres mots, 37 % ont fourni une réponse jugée correcte, soit une plus forte proportion que celle de près de 25 % de 2009. C’est au Québec et au Nouveau-Brunswick que les ménages étaient les plus susceptibles d’avoir fait une description correcte du radon (46 % et 42 % respectivement). Une autre proportion de 39 % des ménages a fait une description qui ne s’appliquait pas au radon, les ménages en Nouvelle-Écosse étant les plus susceptibles de fournir une description incorrecte (47 %). Les ménages restants (24 %) avaient seulement entendu parler du radon et ne pouvaient pas le décrire, 42 % des ménages de Terre-Neuve-et-Labrador entrant dans cette catégorie.

Soixante-treize pour cent des ménages ayant entendu parler du radon ont déclaré avec raison que le radon présentait un risque pour la santé, soit une augmentation de cinq points de pourcentage par rapport à la proportion de 2009. Neuf pour cent ont déclaré que le radon ne présentait pas de risque pour la santé et 17 % ignoraient si le radon présentait des risques pour la santé. Les ménages au Québec (79 %) étaient les plus susceptibles d’avoir correctement associé le radon à un risque pour la santé, tandis que ceux de la Saskatchewan (14 %), de la Nouvelle-Écosse (environ 14 %) étaient les plus susceptibles d’avoir déclaré que ce gaz ne présentait pas de risque pour la santé.

Test de détection

Il est impossible de prévoir si une maison donnée aura un niveau élevé de radon. La seule façon de savoir s’il y a du radon dans une habitation est de faire un test pour le détecter 21 . Comme le radon ne présente habituellement pas de risque dans les immeubles d’appartements, sauf pour les appartements situés au niveau du sol ou au-dessous, les tests ne sont normalement effectués que dans les maisons unifamiliales, les maisons doubles, les duplex et les logements autres que des appartements.

Quarante-deux pour cent des ménages ne vivant pas en appartement ont déclaré avoir entendu parler du radon (Tableau 17). Cinq pour cent de ces ménages ont déclaré avoir effectué un test pour détecter la présence de radon dans leur logement, soit une proportion presque deux fois plus élevée que celle de 3 % de 2009. La plupart de ces ménages (82 %) avaient procédé à ce test au cours des dix dernières années.

Déchets ménagers dangereux

Les déchets ménagers dangereux sont les articles et produits utilisés à la maison qui ne sont pas acceptés par les programmes courants de gestion des déchets et de recyclage, habituellement parce qu’ils sont dangereux pour l’environnement et pourraient l’être pour le personnel de collecte et de traitement. De nombreuses municipalités acceptent les déchets ménagers dangereux dans des sites de stockage spéciaux, et certains détaillants ont des programmes de récupération de certains articles. Il arrive que les ménages conservent ces articles parce qu’ils ne savent pas quoi en faire. Il existe une grande variété d’articles ménagers qui sont jugés dangereux – comme les peintures, les solvants et les pesticides – certains sans doute mieux connus que d’autres. D’autres articles ménagers d’usage courant, comme les ampoules fluorescentes compactes (AFC) et les tubes fluorescents (qui renferment tous deux du mercure) ainsi que les batteries et les piles (qui peuvent contenir des acides et des métaux comme le cadmium et le lithium), sont également souvent considérés comme des déchets dangereux lorsqu’il s’agit de les éliminer. Il en va de même pour les appareils électroniques tels que les téléphones cellulaires, les ordinateurs et les téléviseurs, ainsi que pour les médicaments.

Médicaments restants ou expirés

Les médicaments restants ou expirés qui sont éliminés dans une décharge peuvent s’infiltrer dans les eaux souterraines et aboutir dans l’approvisionnement en eau potable 22 . De même, s’ils sont jetés dans les toilettes ou l’évier, ils peuvent aboutir dans les eaux de surface parce qu’il est difficile ou impossible pour une installation d’épuration des eaux usées d’éliminer certains médicaments. Par conséquent, de nombreuses pharmacies reprendront les médicaments restants ou expirés afin de garantir leur élimination appropriée 23 . En outre, les sites de stockage de déchets ménagers dangereux acceptent souvent des médicaments qui doivent être éliminés 24 .

En 2011, 34 % des ménages canadiens ont déclaré avoir des médicaments restants ou expirés dont ils voulaient se défaire (Tableau 18). Près des deux tiers de ces ménages (63 %) les ont retournés au fournisseur, au détaillant, à la pharmacie ou au médecin pour élimination, soit une proportion plus élevée qu’en 2009 (57 %). Cinq pour cent les ont apportés ou envoyés à un site de stockage ou un centre de récupération. Vingt et un pour cent ont jeté leurs médicaments restants ou expirés aux ordures. Cinq pour cent les ont jetés à l’égout ou l’évier, les ont jetés dans les toilettes ou les ont répandus dans le sol, soit une moins grande proportion que les 8 % de 2009. Treize pour cent étaient encore en possession de ces médicaments au moment où la question leur a été posée.

À l’échelle provinciale, les ménages au Québec sont demeurés les plus susceptibles d’avoir retourné leurs médicaments restants ou expirés au fournisseur, au détaillant, à la pharmacie ou au médecin, avec une proportion de plus des trois quarts (77 %), tandis que ceux de Terre-Neuve-et-Labrador étaient les moins susceptibles (39 %) de le faire. Les ménages de l’Alberta et de la Colombie-Britannique étaient les plus susceptibles d’avoir mis leurs médicaments au rebut (28 % et 27 % respectivement).

Objets médicaux pointus ou tranchants

Les objets médicaux pointus ou tranchants sont des articles tels que les seringues, les aiguilles, les stylos injecteurs d’insuline et les lancettes. Ces articles doivent être éliminés de manière sécuritaire afin qu’ils ne présentent pas de risque pour la santé d’autrui. Des programmes d’élimination existent un peu partout au pays et sont souvent gérés avec le concours de pharmacies locales.

Près d’un ménage sur dix (9 %) possédait des objets médicaux pointus à éliminer (Tableau 18). Plus de la moitié (55 %) de ces ménages les ont retournés à une pharmacie ou à un médecin, 22 % ont recouru à un programme d’élimination des objets et articles médicaux pointus ou tranchants, 16 % ont déclaré les avoir jetés aux ordures et 14 % les avaient toujours au moment de l’interview.

Peintures et solvants

Les peintures et solvants requièrent des moyens spéciaux d’élimination en raison des composés chimiques qu’ils renferment. Ces composés peuvent polluer l’environnement si on ne les élimine pas de la bonne façon 25 .

En 2011, 37 % des ménages canadiens ont déclaré être en possession de peintures ou de solvants restants à éliminer, soit une proportion légèrement inférieure aux 39 % de 2009 (Tableau 18). La plupart de ces ménages (62 %) ont apporté ou envoyé leurs peintures et solvants dont ils voulaient se débarrasser à un site de stockage ou un centre de récupération, tandis que 9 % les ont retournés au fournisseur ou au détaillant. Trois pour cent des ménages ont disposé de leurs restes de peinture ou de solvants en les mettant au rebut. Vingt-huit pour cent avaient encore leurs restes de peinture ou de solvant au moment de l’interview.

Les ménages de l’Alberta (72 %), de la Nouvelle-Écosse (72 %) et de l’Île-du-Prince-Édouard (71 %) étaient les plus susceptibles d’avoir retourné leurs restes de peinture ou de solvant à un site de stockage ou un centre de récupération, tandis que ceux du Manitoba étaient les moins susceptibles (54 %) de l’avoir fait au moment de l’interview.

Huile pour moteur et antigel

De nombreux détaillants ont des programmes de récupération d’huile pour moteur et d’antigel. Ces substances sont également acceptées par la plupart des centres de stockage de déchets ménagers dangereux.

En 2011, 16 % des ménages canadiens ont indiqué qu’ils avaient de l’huile pour moteur et de l’antigel dont ils voulaient se défaire (Tableau 18). Six sur dix de ces ménages les ont apportés ou envoyés à un site de stockage ou un centre de récupération, soit une légère baisse par rapport aux 61 % de 2009, tandis que 19 % les ont retournés au fournisseur ou au détaillant, une proportion inchangée par rapport à 2009. Dix-sept pour cent de ces ménages ont déclaré qu’ils avaient encore ces produits au moment de l’interview.

Piles tout usage

Les piles tout usage, comme les piles AA, les piles de montre et les batteries ou piles autres que pour véhicule automobile peuvent contenir, outre des acides, divers métaux lourds comme le cadmium, le mercure et le lithium. Il existe des points de dépôt et des programmes de récupération dans de nombreuses régions du pays qui permettent d'éliminer ces articles de façon appropriée 26 .

En 2011, 51 % des ménages canadiens ont déclaré qu’ils avaient des piles ou batteries déchargées ou inutilisées (autres que les batteries d’automobile) dont ils voulaient se défaire (Tableau 18). L’élimination de ces piles à un site de stockage ou un centre de récupération s’est accrue (43 % des ménages par rapport à 35 % en 2009). Trente-deux pour cent des ménages s’en sont débarrassés en les jetant aux ordures, une proportion en baisse par rapport aux 42 % de 2009. Dix pour cent les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Seize pour cent les avaient encore à leur possession au moment de l’interview.

À l’échelle provinciale, les ménages du Québec étaient les plus susceptibles d’avoir apporté leurs piles et batteries déchargées ou inutilisées à un site de stockage ou un centre de récupération (50 %). Ceux de Terre-Neuve-et-Labrador (54 %) et de la Saskatchewan (53 %) étaient les plus susceptibles de les avoir jetées aux ordures, soit moins qu’en 2009 (74 % et 69 %, respectivement).

Ampoules fluorescentes compactes (AFC)

Les ampoules fluorescentes compactes (AFC) consomment 75 % moins d’énergie que les ampoules standard à incandescence tout en produisant la même intensité d’éclairage 27 . Contrairement aux ampoules incandescentes classiques que l’on peut jeter aux ordures lorsqu’elles sont grillées, les AFC contiennent du mercure, une substance qui peut être à la fois délétère pour l’humain et polluante pour l’environnement si l’on ne s’en débarrasse pas de la bonne façon. Par conséquent, ces ampoules ne sont généralement pas acceptées dans le flux régulier des déchets et doivent être éliminées dans le cadre d’un programme d’élimination des déchets dangereux. Certaines provinces sont dotées de programmes de récupération qui aident les consommateurs à éliminer les AFC de manière appropriée  28 , 29 .

En 2011, 23 % de tous les ménages au Canada ont déclaré avoir des AFC grillées ou inutilisées dont ils voulaient se défaire (Tableau 18). Bien qu’ils soient proportionnellement les moins nombreux à adopter les AFC, les ménages du Québec ont été les plus susceptibles de déclarer qu’ils avaient des AFC grillées ou inutilisées (28 %), suivis par les ménages de l’Île-du-Prince-Édouard (26 %). Les ménages au Manitoba étaient les moins susceptibles (17 %) de déclarer des AFC grillées ou inutilisées dont ils voulaient se défaire.

À l’échelle nationale, la méthode d’élimination de ces ampoules la plus souvent déclarée était la mise au rebut, ce qui a été déclaré par la moitié de tous les ménages qui avaient des AFC grillées ou inutilisées (50 %). Vingt-quatre pour cent des ménages les ont apportées ou envoyées à un site de stockage ou un centre de récupération et 8 % les ont retournées à un fournisseur ou un détaillant. Au moment de l’interview, 12 % des ménages avaient encore des AFC grillées ou inutilisées à éliminer.

Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Saskatchewan qui avaient des AFC grillées ou inutilisées étaient les plus susceptibles de déclarer les avoir jetées aux ordures (79 % et 74 % respectivement), tandis que ceux de l’Ontario étaient les moins susceptibles (37 %) de s’en être débarrassés ainsi. Les ménages en Ontario étaient les plus susceptibles d’avoir apporté ou envoyé les ampoules à un site de stockage ou un centre de récupération, un tiers des ménages en possession d’AFC grillées ou inutilisées ayant déclaré ce moyen d’élimination.

Tubes fluorescents

À l’instar des AFC, les lampes à tubes fluorescents contiennent du mercure, ce qui signifie que l’on ne devrait pas s’en débarrasser dans le flux ordinaire des déchets. On peut souvent s’en défaire au moyen de programmes de récupération ou en les apportant à des sites de stockage de déchets dangereux.

Un peu moins d’un ménage sur dix (9 %) a déclaré avoir des tubes fluorescents grillés ou inutilisés dont il voulait se défaire (Tableau 18). À peu près un tiers (34 %) de ces ménages s’en sont débarrassés en les jetant aux ordures. Trois ménages sur dix qui avaient des tubes fluorescents grillés ou inutilisés les ont apportés à un site de stockage ou un centre de récupération et 7 % les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Dix-neuf pour cent des ménages les avaient encore au moment de l’interview.

Appareils électroniques (déchets électroniques)

En 2011, plus de quatre ménages sur cinq (85 %) possédaient un ordinateur et 79 % avaient un ou plusieurs téléphones cellulaires 30 . L’élimination de ces types d’appareils lorsqu’ils atteignent la fin de leur vie utile est donc un problème important 31 . Étant donné que certains de leurs composants contiennent des métaux et d’autres matériaux qui ne doivent pas être éliminés dans les décharges, ces appareils sont souvent considérés comme des déchets ménagers dangereux.

En 2011, 23 % des ménages canadiens ont déclaré qu’ils avaient des ordinateurs en fin de vie utile ou inutilisés dont ils voulaient se défaire (Tableau 19). De ces ménages, plus de la moitié (52 %) les ont apportés ou envoyés à un site de stockage ou un centre de récupération et 7 % les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Trois pour cent les ont mis aux ordures, tandis que 15 % des ménages les ont donnés. Près du quart (23 %) des ménages ont indiqué qu’ils les avaient encore au moment de l’interview.

Quinze pour cent des ménages canadiens avaient des imprimantes ou des télécopieurs en fin de vie utile ou inutilisés dont ils voulaient se défaire en 2011 (Tableau 19). De façon très semblable aux ménages qui possédaient des ordinateurs en fin de vie utile ou inutilisés, 51 % des ménages qui avaient des imprimantes et des télécopieurs à éliminer s’en sont départis en les apportant ou les envoyant à un site de stockage ou un centre de récupération et 7 % d’entre eux les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Quatre pour cent les ont mis aux ordures, tandis que 14 % des ménages les ont donnés. Au moment de l’interview, 22 % des ménages les avaient encore.

En 2011, un peu moins du quart (24 %) des ménages ont déclaré qu’ils avaient des téléviseurs et des moniteurs ne fonctionnant plus ou inutilisés dont ils voulaient se défaire (Tableau 19). La moitié de ces ménages ont apporté ou envoyé ces appareils à un site de stockage ou un centre de récupération et 5 % les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Cinq pour cent les ont mis au rebut, tandis que 20 % les ont donnés. Dix-neuf pour cent des ménages avaient encore ces appareils au moment de l’interview.

Treize pour cent des ménages canadiens avaient du matériel audio vidéo en fin de vie ou inutilisé dont ils voulaient se débarrasser en 2011 (Tableau 19). Cinquante et un pour cent de ces ménages les ont apportés ou envoyés à un site de stockage ou un centre de récupération et quelque 4 % d’entre eux les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Sept pour cent des ménages les ont mis au rebut, tandis que 16 % les ont donnés. Un peu plus de deux ménages sur dix (21 %) avaient encore ce matériel au moment de l’interview.

En 2011, 18 % des ménages canadiens étaient en possession de téléphones cellulaires ne fonctionnant plus ou inutilisés (Tableau 19). De ces ménages, 25 % les ont apportés ou envoyés à un site de stockage ou un centre de récupération et 19 % les ont retournés à un fournisseur ou un détaillant. Huit pour cent en ont fait don et environ 5 % les ont mis au rebut. Quarante-quatre pour cent des ménages qui avaient des téléphones cellulaires ne fonctionnant plus ou inutilisés les avaient encore au moment de l’interview.

Une petite proportion de ménages au Canada (4 %) a déclaré avoir du matériel de jeux électronique ne fonctionnant plus ou inutilisé dont elle voulait de débarrasser (Tableau 19). Chez ces ménages, la forme la plus courante d’élimination de ce matériel a consisté à l’apporter ou à l’envoyer à un site de stockage ou un centre de récupération (40 %), suivie par les dons (environ 14 %). Un peu plus d’un quart de ces ménages (27 %) était encore en possession de ce matériel au moment de l’interview.

Décisions en matière d’achats

Les décisions en matière d’achats des consommateurs peuvent avoir des répercussions directes et indirectes sur l’environnement. Les répercussions directes sont celles causées par le fait de posséder ou d’utiliser un article, comme les émissions de gaz à effet de serre causées par la conduite d’une voiture. Les répercussions indirectes peuvent comprendre, par exemple, les émissions de gaz à effet de serre produites par les véhicules qui transportent un produit jusqu’à son marché. Dans certains cas, des pratiques peuvent être adoptées pour réduire l’ampleur de ces répercussions, par exemple en achetant des produits d’origine locale pour réduire la distance à parcourir entre la source et le marché ou en achetant de l’électricité à un fournisseur d’énergie « verte ».

Aliments produits localement

Une partie des répercussions environnementales de la consommation alimentaire est associée à l’énergie consommée pour apporter l’aliment au marché. De façon générale, les aliments qui sont produits près de l’endroit où ils sont achetés par le consommateur causeront moins d’impacts environnementaux liés à leur transport que ceux qui sont transportés sur de plus longues distances. En 2011, 90 % des ménages canadiens ont déclaré avoir acheté des aliments cultivés ou produits localement lorsque ceux-ci étaient offerts ou de saison (Tableau 20). C’est en Nouvelle-Écosse que les ménages étaient les plus susceptibles d’avoir acheté des aliments cultivés ou produits localement (97 %).

Produits de nettoyage écologiques

Les Canadiens sont exposés de multiples façons à des produits chimiques, y compris aux produits de nettoyage d’usage domestique. Choisir des produits de nettoyage écologiques ou « verts » est un moyen de réduire le nombre de produits chimiques à la maison 32 .

Quatre-vingt-cinq pour cent des ménages canadiens ont déclaré avoir acheté des produits de nettoyage écologiques ou « verts » en 2011, soit une proportion légèrement supérieure aux 80 % de 2009 (Tableau 20). Onze pour cent ont déclaré le faire toujours, 23 %, le faire souvent, et 36 %, le faire parfois. Quinze pour cent des ménages achetaient rarement des produits de nettoyage écologiques et 11 % ont déclaré n’avoir jamais acheté de tels produits.

Sacs réutilisables

Les sacs et contenants réutilisables ou recyclés continuent de remporter la faveur des consommateurs qui transportent leurs articles d’épicerie, avec un taux d’utilisation en 2011 semblable à celui de 2009 (92 %) (Tableau 20).

Les ménages du Québec et de l’Ontario (62 % et 50 %, respectivement) ont continué d’être en tête du peloton provincial quant à la proportion de ménages déclarant toujours utiliser des sacs ou contenants réutilisables ou recyclés pour transporter leurs provisions. En revanche, 14 % des ménages de Terre-Neuve-et-Labrador ont déclaré ne jamais utiliser ces types de sacs et de contenants.

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