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Conservation de l'énergie

Le renchérissement de l'énergie et l'adhésion à l'impératif écologique d'une réduction de la consommation d'énergie incitent les ménages à adopter des mesures propres à économiser l'énergie. Les Canadiens dépensent beaucoup d'argent pour l'énergie, surtout pour le chauffage de l'habitation. En 2006, par exemple, l'énergie consommée à domicile, excluant le carburant pour véhicules automobiles, représentait environ 15 % des dépenses annuelles du ménage moyen 1 .

Régulation de la température

Les hivers au Canada sont généralement longs et froids, et la saison de chauffage est d'une durée de neuf ou dix mois dans certaines régions du pays. Ainsi, en abaissant la température ne serait-ce que de quelques degrés à certaines heures de la journée, les Canadiens peuvent réduire leur consommation d'énergie et alléger la facture du chauffage domestique. Plus de neuf ménages canadiens sur dix (92 %) ont déclaré avoir un thermostat dans leur résidence (tableau 1). Quarante deux pour cent de ces ménages avaient des thermostats programmables, ce qui représente une légère hausse par rapport à 2006 (40 %).

La proportion globale de thermostats programmables qui avaient été programmés est demeurée relativement stable, à 84 %. Les ménages à Terre-Neuve-et-Labrador ayant des thermostats programmables étaient les plus susceptibles de ne pas les avoir programmés, 29 % indiquant qu'ils ne l'avaient pas fait.

Températures hivernales

Peu importe le type de thermostat, durant l'hiver 55 % des ménages dont la résidence était munie d'un thermostat le réglaient à la baisse la nuit. Les ménages à l'Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles d'abaisser la température (63 %), tandis que ceux au Manitoba étaient les moins susceptibles de le faire (49 %).

Abaisser la température aux heures de sommeil était une pratique plus fréquente chez les ménages disposant d'un thermostat programmable qui avait été programmé que chez ceux ayant un thermostat non programmable ou un thermostat programmable qui n'avait pas été programmé (70 % par rapport à 47 %). Chez les ménages ayant programmé leurs thermostats programmables, ceux à Terre-Neuve-et-Labrador étaient les plus susceptibles (79 %) et ceux au Québec, les moins susceptibles (66 %) de les avoir programmés de manière à abaisser la température durant les heures de sommeil. Pour ce qui est des thermostats non programmables et des thermostats programmables qui n'avaient pas été programmés, les ménages à l'Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles (59 %) et ceux en Ontario, les moins susceptibles (40 %) d'avoir réglé la température à la baisse la nuit.

Ampoules permettant d'économiser l'énergie

En avril 2007, le gouvernement du Canada a annoncé qu'il introduirait des normes nationales d'efficacité énergétique pour l'éclairage d'ici 2012. Leur introduction entraînera l'élimination graduelle des produits d'éclairage inefficaces, réduisant la consommation d'énergie et, par le fait même, les émissions de gaz à effet de serre 2 .

On a posé aux répondants des questions sur les ampoules fluorescentes compactes, les tubes fluorescents linéaires et les ampoules halogènes. Quatre-vingt-quatre pour cent des ménages canadiens ont déclaré que leur résidence était munie d'au moins un type d'ampoule à haut rendement énergétique. Le chiffre était nettement plus faible à Terre-Neuve-et-Labrador que dans toute autre province, 72 % des ménages déclarant que leur résidence était munie d'au moins une de ces ampoules permettant d'économiser l'énergie (tableau 2).

Les ampoules fluorescentes compactes (AFC) consomment jusqu'à 75 % moins d'énergie que les ampoules à incandescence classiques et peuvent durer jusqu'à dix fois plus longtemps 3 . La présence d'ampoules fluorescentes compactes dans les foyers canadiens a augmenté en 2007; 69 % des ménages déclarant avoir au moins une de ces ampoules. De façon analogue aux résultats obtenus en 2006, le taux d'utilisation d'ampoules fluorescentes compactes par les ménages en Nouvelle-Écosse, en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique était relativement plus élevé que le taux national.

Quarante-six pour cent des ménages canadiens ont déclaré avoir un tube fluorescent linéaire, autre type de lampe écoénergétique. L'usage de ces lampes était plus répandu en Saskatchewan (55 %), au Manitoba (53 %) et en Colombie-Britannique (53 %) et l'était moins à Terre-Neuve-et-Labrador (31 %) et au Québec (36 %).

Les ampoules à halogène sont un type d'ampoule à incandescence qui contient un halogène, gaz qui réduit l'usure du filament et procure à l'ampoule une plus longue durée de vie que l'ampoule à incandescence classique 4 . Trente-cinq pour cent des ménages canadiens ont déclaré avoir des lampes halogènes en 2007. Les ménages dans les provinces de l'Atlantique étaient les moins susceptibles d'avoir ce type d'ampoule écoénergétique dans leur résidence.

Conservation de l'eau

Selon les estimations d'Environnement Canada, en 2004, la consommation moyenne de l'eau par personne était de 329 litres par jour 5 . Les ménages canadiens peuvent tâcher de réduire leur consommation totale d'eau en installant des appareils à meilleur rendement comme les toilettes à faible volume d'eau et les pommes de douche à débit réduit et en adoptant les pratiques courantes permettant d'économiser l'eau à la maison.

Pommes de douche à débit réduit

Les pommes de douche à débit réduit utilisent jusqu'à 70 % moins d'eau que les pommes de douche normales et permettent de réaliser des économies d'environ 15 % sur le coût de chauffage de l'eau 6 . En 2007, 62 % des ménages canadiens ont déclaré avoir une pomme de douche à débit réduit, en hausse par rapport à 2006 (54 %). Les ménages en Ontario étaient plus susceptibles (65 %) et ceux en Saskatchewan, moins susceptibles (46 %) d'avoir une pomme de douche à débit réduit (tableau 3).

Toilettes à faible volume d'eau

Le volume d'eau pour chaque activation de la chasse d'eau d'une toilette peut être réduit, soit par la conception du modèle, comme dans le cas d'une toilette à faible volume d'eau, soit en plaçant une brique ou une bouteille de plastique lestée dans le réservoir pour qu'il contienne moins d'eau. Les nouvelles toilettes à faible volume d'eau utilisent généralement moins de six litres d'eau par chasse, comparativement aux toilettes plus anciennes qui peuvent utiliser plus du double de ce volume.

Trente-neuf pour cent des ménages canadiens ont déclaré avoir une toilette à faible volume d'eau en 2007, en hausse par rapport à 34 % en 2006 (tableau 3). Au niveau provincial, 47 % des ménages en Ontario et en Alberta ont déclaré avoir une toilette à faible volume d'eau, comparativement à 28 % à Terre-Neuve-et-Labrador et à 30 % au Québec.

Habitudes de conservation de l'eau

Fermer le robinet pendant qu'on se brosse les dents ou veiller à ce que la machine à laver le linge soit bien remplie avant de la mettre en marche peut également aider à réduire la quantité d'eau utilisée. La majorité des ménages canadiens (60 %) ont déclaré qu'un membre du ménage ferme toujours ou souvent le robinet pendant qu'il ou elle se brosse les dents, les ménages en Colombie-Britannique venant en tête de liste (64 %). Un autre 25 % ont déclaré qu'ils ferment le robinet parfois ou rarement pendant qu'ils se brossent les dents, et 13 % ont déclaré qu'ils ne le ferment jamais pendant qu'ils se brossent les dents (tableau 3).

Parmi les 94 % des ménages qui ont déclaré avoir une machine à laver le linge en 2007, la plupart (87 %) ont déclaré s'assurer toujours ou souvent que la machine était pleine avant de la mettre en marche. Onze pour cent ont déclaré s'en assurer parfois, rarement ou jamais.

Alimentation en eau

La disponibilité de l'eau et la qualité de l'eau sont des questions qui revêtent un intérêt permanent pour les Canadiens. Les Canadiens se préoccupent des effets de l'environnement sur leur santé, et donc de la qualité de l'eau qu'ils boivent 7 . Il est important tant pour les décideurs que pour les responsables de l'élaboration des politiques de comprendre comment les Canadiens perçoivent la qualité de leur source d'eau potable et les comportements engendrés par leurs préoccupations.

Source d'eau des ménages

En 2007, 86 % des ménages canadiens étaient alimentés en eau par leur ville ou municipalité (tableau 4). D'importantes variations s'observent selon la province. Les ménages en Colombie-Britannique et en Saskatchewan étaient plus susceptibles (91 % et 90 %, respectivement) d'être alimentés en eau par leur municipalité. À l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, les sources d'alimentation en eau des ménages étaient réparties presque également entre les sources municipales et non municipales.

Décisions en matière d'eau potable

En 2007, 59 % des ménages canadiens ont déclaré boire surtout de l'eau du robinet, tandis que trois ménages sur dix ont déclaré boire principalement de l'eau embouteillée. Les autres 10 % des ménages ont déclaré boire à la fois de l'eau embouteillée et de l'eau du robinet. Lorsque la provenance de l'eau est prise en considération (source municipale ou source non municipale), la consommation d'eau du robinet est légèrement plus élevée chez les ménages alimentés en eau par une source non municipale que chez ceux alimentés par une source municipale (61 % comparativement à 59 %, respectivement) (tableau 5).

Vérification de la qualité de l'eau

La plupart des ménages canadiens ont accès à de l'eau potable saine et propre, qu'elle soit de source municipale ou de source privée 8  . Les ménages approvisionnés en eau par une source privée font souvent analyser leur eau pour être sûrs qu'elle est propre à la consommation. En 2007, 35 % des ménages dont l'eau provenait d'une source non municipale ont fait analyser leur eau potable, taux inchangé par rapport à 2006. Parmi ceux qui ont fait analyser leur eau, 87 % ont déclaré qu'aucun problème n'avait été décelé, chiffre légèrement supérieur à celui de 2006 (tableau 6).

Traitement de l'eau

Qu'ils aient ou n'aient pas fait analyser leur eau par un laboratoire, certains ménages ont choisi de traiter leur eau avant de la consommer. Les raisons invoquées étaient les risques réels ou perçus pour la santé comme la contamination bactérienne, la présence de métaux ou de minéraux et des raisons d'ordre esthétique (apparence, goût et odeur), ainsi que le désir d'éliminer des substances chimiques utilisées pour le traitement de l'eau comme le chlore. Entre 2006 et 2007, la proportion globale de ménages qui traitaient leur eau potable a augmenté. Elle est passée de 48 % à 54 % dans le cas des ménages dont l'eau était fournie par la municipalité (tableau 7) et de 45 % à 49 % de ceux dont l'eau provenait d'une source non municipale (tableau 8).

Ménages alimentés en eau par la municipalité

Du 54 % des ménages alimentés en eau par la municipalité ayant traité leur eau avant de la consommer, 58 % l'ont fait pour améliorer l'apparence, le goût, l'odeur ou la couleur (tableau 9). Un peu plus de la moitié (51 %) ont indiqué qu'ils la traitaient pour éliminer des substances chimiques utilisées pour le traitement de l'eau comme le chlore. Un problème de contamination bactérienne, réel ou perçu, a été déclaré par 43 % des ménages. Quatre ménages sur dix traitaient leur eau pour éliminer les métaux et les minéraux.

Plus de sept ménages sur dix (73 %) au Manitoba ont déclaré traiter leur eau pour en améliorer l'apparence, le goût ou l'odeur, comparativement à moins de la moitié des ménages à Terre-Neuve-et-Labrador (44 %). Les ménages à l'Île-du-Prince-Édouard étaient beaucoup plus susceptibles que ceux dans les autres provinces (70 %) de traiter leur eau pour éliminer les substances chimiques utilisées pour le traitement de l'eau. Quarante-quatre pour cent des ménages en Alberta et 42 % de ceux au Québec traitaient leur eau pour éliminer les métaux et les minéraux. La moitié des ménages en Colombie-Britannique traitaient leur eau fournie par la municipalité pour éviter une possible contamination bactérienne. 9 

Ménages alimentés en eau par une source non municipale

Les ménages alimentés en eau par une source non municipale étaient moins susceptibles (49 %) de traiter leur eau avant de la boire que les ménages approvisionnés en eau par la municipalité (tableau 10). Ceux qui traitaient leur eau étaient plus susceptibles de la traiter pour éliminer les métaux et les minéraux (51 %) que pour toute autre raison. Venaient ensuite des raisons d'ordre esthétique comme l'apparence, le goût ou la couleur (42 % des ménages). Un peu plus de trois ménages sur dix (31 %) ont déclaré traiter leur eau pour éviter une possible contamination bactérienne et à peine un ménage sur dix (11 %) a déclaré traiter son eau provenant d'une source non municipale pour éliminer les substances chimiques utilisées pour le traitement de l'eau.

À l'échelle nationale, la proportion de ménages approvisionnés en eau par une source non municipale qui traitaient leur eau pour éviter une possible contamination bactérienne a diminué légèrement dans la plupart des provinces comparativement à 2006. La seule exception était celle de la Colombie-Britannique, où plus de ménages ont invoqué cette raison (38 %) que lors de l'enquête précédente (31 %).

Environnement intérieur

Les Canadiens passent une grande partie de leur temps à l'intérieur, que ce soit à la maison ou au travail. Par conséquent, la qualité de l'environnement intérieur, y compris de l'air intérieur, est importante. De nombreux facteurs influent sur la qualité globale de l'environnement intérieur, y compris la présence de divers produits chimiques et gaz, dont certains peuvent avoir une incidence sur la santé humaine.

Sensibilisation au radon et détection du radon

Le radon est un gaz radioactif naturel incolore, inodore et sans goût. Il provient de la désintégration de l'uranium, une substance radioactive qui se trouve à l'état naturel dans les sols, les roches et les eaux souterraines. L'exposition au radon augmente le risque de cancer du poumon 10 . À l'extérieur, les concentrations de radon sont faibles et ne présentent pas de risque pour la santé. Dans des lieux confinés comme une habitation, toutefois, le radon peut s'accumuler pour atteindre des concentrations potentiellement nocives 11 .

À l'échelle nationale, 41 % des ménages canadiens étaient sensibilisés au radon et en connaissaient les répercussions sur la santé humaine (tableau 11). Toutefois, cette sensibilisation variait considérablement d'une province à l'autre. Plus de la moitié des ménages en Nouvelle-Écosse (55 %), en Saskatchewan (54 %) et au Manitoba (51 %) ont déclaré être au courant du radon. Au Québec, 20 % des ménages ont déclaré être sensibilisés au radon et aux répercussions éventuelles du gaz sur la santé humaine.

Il est impossible de prévoir si une maison donnée aura un niveau élevé de radon. La seule façon de savoir s'il y a du radon dans une habitation est de faire un test pour le détecter 12 . Parmi les ménages qui ont déclaré être au courant du radon et en connaître les effets sur la santé humaine, environ un ménage sur dix (11 %) avait fait un test pour détecter sa présence dans son habitation.

Produits de nettoyage et produits chimiques

Les produits de nettoyage et autres produits chimiques ménagers comme les pesticides peuvent introduire dans l'habitation des substances susceptibles d'avoir des effets nocifs sur les habitants. De nombreux produits de nettoyage sont soi-disant « naturels », « écologiques » ou « verts ». Ces produits offrent aux consommateurs des solutions de rechange aux produits « non verts ».

Produits de nettoyage de vitres

Les nettoyants pour vitres étaient au nombre des produits de nettoyage les plus répandus dans les ménages canadiens en 2007. Quatre-vingt-quinze pour cent des ménages canadiens ont déclaré avoir utilisé un type quelconque de produit de nettoyage de vitres (tableau 12).

Un peu plus de sept ménages sur dix utilisaient un produit chimique commercial pour nettoyer leurs fenêtres. Les nettoyants chimiques commerciaux pour vitres étaient les plus susceptibles d'être utilisés dans le Canada Atlantique, particulièrement par les ménages à Terre-Neuve-et-Labrador et à l'Île-du-Prince-Édouard (83 %). Les ménages en Colombie-Britannique étaient les moins susceptibles de les utiliser (65 %).

Les produits de nettoyage de vitres biodégradables, y compris le vinaigre, étaient utilisés dans près de la moitié des ménages canadiens (46 %). Ils étaient utilisés le plus fréquemment en Saskatchewan (49 %), au Québec (48 %) et en Alberta (47 %). Les ménages de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique étaient au nombre de ceux utilisant le moins les nettoyants pour vitres biodégradables, leur proportion s'établissant à 39 %, 43 %, 43 % et à 44 %, respectivement.

Autres produits chimiques ménagers

Les dégraisseurs et nettoyeurs pour le four, les solvants et les pesticides pour plantes d'intérieur sont également des produits chimiques ménagers d'usage répandu. Cinquante-sept pour cent des ménages canadiens ont déclaré utiliser au moins l'un de ces produits (tableau 13). Les nettoyeurs et dégraisseurs pour four, le produit mentionné le plus souvent, étaient utilisés par 41 % des ménages. Les solvants, comme les diluants de peinture, étaient utilisés par 22 % des ménages, et les pesticides pour l'utilisation à l'intérieur, par 15 %.

L'utilisation de ces produits variait légèrement d'une province à l'autre. Par exemple, la moitié des ménages à Terre-Neuve-et-Labrador utilisaient des dégraisseurs et des nettoyants pour four, tandis que c'était le cas de seulement 39 % des ménages en Nouvelle-Écosse et de 35 % en Colombie-Britannique. L'utilisation de solvants était relativement uniforme d'une province à l'autre, l'Île-du-Prince-Édouard déclarant le taux d'utilisation le plus élevé (27 %) et le Québec,le taux le plus faible (20 %).

Contrairement aux solvants, l'utilisation de pesticides pour plantes d'intérieur variait considérablement d'une province à l'autre. Les ménages en Nouvelle-Écosse étaient les plus susceptibles de les avoir utilisés (23 %). Les ménages au Québec, en revanche, étaient les moins susceptibles d'avoir utilisé ces produits (10 %). Ce faible taux d'utilisation pourrait être un effet secondaire de l'interdiction de l'usage de pesticides à des fins esthétiques imposée à l'échelle de la province.

Filtres de fournaise

Un peu plus de la moitié des ménages canadiens (53 %) ont déclaré qu'une fournaise à air forcé était le principal système de chauffage utilisé dans leur habitation en 2007. L'entretien régulier d'une installation de chauffage à air pulsé comprend le nettoyage ou le remplacement périodique des filtres de la fournaise. On trouve une variété de filtres de fournaise sur le marché. À l'origine, ces filtres étaient conçus pour protéger la fournaise et les ventilateurs, mais ils ont évolué et servent maintenant à réduire l'exposition aux particules nocives pour la santé. Ces particules comprennent la poussière provenant de diverses sources comme la fumée de tabac, les bougies allumées, la préparation des repas et le lavage; les pellicules de peau ou de poil d'humains et d'animaux; et les particules de l'air extérieur qui s'infiltrent dans l'habitation. Le plus grand risque pour la santé tient aux particules respirables, soit la fumée de tabac, les spores, les bactéries et les virus 13 . Pour éliminer efficacement les substances de l'air, il faut remplacer les filtres de fournaise régulièrement 14 .

En 2007, la plupart des ménages (66 %) ont remplacé leurs filtres de fournaise au moins tous les six mois et quatre sur dix les ont remplacés tous les trois mois ou encore plus souvent (tableau 14). Vingt-deux pour cent ont remplacé leurs filtres de fournaise une fois durant l'année qui a précédé l'enquête, tandis que 5 % ne les avaient pas remplacés au cours de la dernière année. Six pour cent des ménages dotés d'une fournaise à air pulsé ne savaient pas quand le filtre avait été remplacé la dernière fois.

La fréquence de remplacement diffère d'une province à l'autre. Les ménages dans les provinces des Prairies et en Ontario étaient plus susceptibles de remplacer leurs filtres de fournaise tous les trois mois ou plus souvent, comparativement à ceux dans le reste du pays.

Pesticides et engrais

Le débat sur l'utilisation de pesticides et d'engrais pour les pelouses et jardins s'est poursuivi en 2007 15 , 16 . Les administrations municipales ont examiné, proposé ou adopté des dispositions législatives interdisant l'emploi de certains ou de tous produits d'entretien des pelouses utilisés à des fins esthétiques sur leur territoire de compétence 17 .

Utilisation de pesticides

Dans l'ensemble, 33 % des ménages ne vivant pas en appartement qui avaient une pelouse ou un jardin appliquaient un pesticide 18  (chimique ou biologique) sur leur pelouse ou jardin (tableau 15). Les ménages dans les trois provinces des Prairies étaient les plus grands utilisateurs de pesticides (48 % en Saskatchewan, 47 % au Manitoba et 47 % en Alberta).

À l'échelle nationale, 25 % des ménages ne vivant pas en appartement qui avaient une pelouse ou un jardin utilisaient un pesticide chimique. Il s'agit d'une baisse de 4 points de pourcentage par rapport à 2006 19 . L'utilisation de pesticides a diminué le plus au Québec, où 4 % seulement des ménages ne vivant pas en appartement ont déclaré avoir appliqué un pesticide chimique sur leur pelouse ou jardin. Dans le cas de l'utilisation de pesticides tant chimiques que biologiques, un peu moins d'un ménage sur cinq au Québec (19 %) les utilisait.

À l'échelle du Canada, 12 % des ménages ne vivant pas en appartement qui avaient une pelouse ou un jardin utilisaient des pesticides biologiques comme des nématodes bénéfiques. Les ménages au Québec étaient les plus nombreux à les utiliser (16 %), suivi de ceux en Colombie-Britannique (13 %).

Les herbicides constituaient la catégorie de pesticides utilisée le plus couramment en 2007. Quatre-vingts pour cent des ménages ne vivant pas en appartement qui utilisaient des pesticides chimiques appliquaient des herbicides sur leur pelouse ou jardin. Vingt-neuf pour cent des ménages au Canada qui ont appliqué un pesticide chimique appliquaient un insecticide chimique sur leur pelouse ou jardin. Les ménages à l'Île-du-Prince-Édouard étaient les plus susceptibles de les avoir appliqués (60 %). Les ménages dans les provinces des Prairies étaient les plus grands utilisateurs d'herbicides chimiques, mais les plus petits utilisateurs d'insecticides chimiques.

Utilisation d'engrais

Plus de la moitié des ménages canadiens ne vivant pas en appartement (51 %) qui avaient une pelouse ou un jardin appliquaient des engrais sur leur pelouse ou jardin. Vingt-sept pour cent utilisaient un engrais chimique, tandis que 34 % utilisaient un engrais naturel ou organique comme le compost, le fumier et le paillis ou encore des produits portant la mention « naturel » ou « organique ». Dix-huit pour cent appliquaient des engrais chimiques exclusivement, tandis que 24 % ont déclaré utiliser seulement des engrais organiques ou naturels (tableau 16).

Huit pour cent des ménages au Québec utilisaient des engrais chimiques, tandis que plus de quatre ménages sur dix (44 %) utilisaient des engrais organiques ou naturels. Quatre pour cent des ménages au Québec utilisaient seulement des engrais chimiques, tandis que 41 % ont déclaré utiliser exclusivement des engrais organiques ou naturels.

Application de pesticides et d'engrais

Les pesticides et les engrais peuvent être appliqués soit dans le cadre d'un programme d'entretien régulier, soit pour résoudre un problème particulier comme une infestation de digitaire sanguine ou de punaises velues.

Les ménages canadiens qui ont appliqué des pesticides en 2007 étaient plus susceptibles de les avoir appliqués pour résoudre un problème particulier (61 %) que dans le cadre d'un programme d'entretien régulier (39 %) (tableau 17). L'application de pesticides biologiques était répartie plus également entre les deux stratégies, 54 % des ménages déclarant les avoir appliqués pour résoudre un problème particulier et 45 % déclarant les avoir appliqués dans le cadre d'un programme d'entretien régulier.

Les utilisateurs d'engrais avaient tendance à appliquer ces produits sur leur pelouse ou gazon eux-mêmes (76 %), tandis que 23 % ont déclaré avoir recours aux services d'une compagnie d'entretien des pelouses (tableau 16). Les utilisateurs de pesticides étaient légèrement plus susceptibles d'avoir eu recours à une compagnie d'entretien des pelouses pour traiter leur pelouse ou jardin (27 %) (tableau 17).

Avis de mauvaise qualité de l'air : connaissanceet réactions

La mauvaise qualité de l'air nous affecte tous, mais particulièrement ceux qui ont des maladies respiratoires, par exemple qui font de l'asthme ou de l'emphysème. Lorsque la qualité de l'air se détériore au-delà des niveaux acceptables, les avis de mauvaise qualité de l'air émis par le gouvernement sont diffusés par la presse, la radio et la télévision locales. Ces avis indiquent la gravité du problème et recommandent les mesures à prendre.

En 2007, 34 % des ménages canadiens avaient pris connaissance d'un avis de mauvaise qualité de l'air 20  émis dans leur région (tableau 18). Cette proportion variait d'une région à l'autre du pays, certaines régions étant plus susceptibles que d'autres de connaître des concentrations élevées de polluants atmosphériques. Par exemple, une proportion relativement forte des ménages en Ontario avaient pris connaissance d'un tel avis (58 %), comparativement à ceux en Nouvelle-Écosse (9 %) et ceux en Alberta (10 %).

Plus de la moitié de ces ménages n'ont pas modifié leur comportement ou leurs activités prévues. Parmi ceux qui ont modifié leur comportement ou qui ont changé leurs activités prévues à la suite d'un avis de mauvaise qualité de l'air, la majorité (77 %) ont décidé de rester à l'intérieur (tableau 19). S'abstenir de faire de l'exercice à l'extérieur (45 %), allumer le climatiseur et/ou baisser la température du climatiseur (21 %) et s'abstenir d'utiliser de l'équipement fonctionnant à l'essence (19 %) étaient également des réponses fréquentes.

Décisions en matière d'achats

Aliments biologiques

Les gens choisissent de consommer des aliments biologiques pour diverses raisons 21 . Pour certains, il s'agit d'un choix plus sain, tandis que d'autres choisissent des aliments biologiques pour des raisons environnementales. Quelles que soient les raisons pour lesquelles les gens choisissent de consommer des aliments biologiques, tant la part de marché que le nombre de producteurs d'aliments biologiques sont à la hausse au Canada 22 .

Cinq pour cent des ménages canadiens ont déclaré acheter toujours des aliments biologiques, tandis que 45 % ont déclaré en acheter souvent ou parfois. Les autres 48 % ont déclaré qu'ils achetaient rarement des aliments biologiques ou n'en achetaient jamais, ce qui était le cas de plus de la moitié des ménages en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Sacs d'épicerie réutilisables

Les consommateurs canadiens ont l'option d'utiliser un sac ou un contenant réutilisable ou recyclé pour transporter leurs articles d'épicerie au lieu d'utiliser des sacs en plastique jetables. Le sac à provisions en plastique jetable, même s'il est commode, est fortement critiqué du point de vue écologique. De nombreux détaillants ont tâché de réduire l'utilisation des sacs en plastique en offrant des sacs réutilisables comme solution de rechange ou en imposant des frais pour les sacs jetables. Certains pays, comme l'Irlande 23  , la Suisse 24  et la Belgique 25  , ont imposé des droits élevés pour décourager l'utilisation de sacs non réutilisables. En avril 2007, Leaf Rapids, au Manitoba, est devenue la première municipalité canadienne à en interdire l'utilisation 26 .

À l'échelle nationale, 30 % des ménages canadiens ont déclaré toujours utiliser des sacs recyclables ou réutilisables lorsqu'ils font leurs achats d'épicerie. L'Ontario et le Québec (35 % et 33 %, respectivement) venaient à la tête des provinces en ce qui a trait à la proportion de ménages déclarant qu'ils utilisaient toujours des sacs ou des contenants réutilisables ou recyclés pour transporter leurs articles d'épicerie. Un autre 41 % des ménages ont déclaré les utiliser souvent ou parfois. Une plus forte proportion de ménages à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (46 %, 43 % et 42 %, respectivement) ont déclaré utiliser rarement ces types de sacs ou de contenants ou ne jamais les utiliser.