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Les télédiffuseurs et les opérateurs de la télévision payante et spécialisée ont affiché la plus forte hausse annuelle de leurs revenus depuis 2003. Leurs revenus d'exploitation ont atteint 7,1 milliards de dollars en 2010, en hausse de 8,0 % par rapport à 2009 et étaient répartis ainsi : télévision spécialisée, 37,5 %; télévision traditionnelle privée, 30,5 %; télévision publique et non commerciale, 20,7 %; télévision payante, 11,3 %.

En 2010, 19 119 personnes travaillaient dans l'industrie de la télédiffusion, en baisse de 16,6 % par rapport à 2006 (22 934 employés). La télévision publique et non commerciale représentait le principal employeur (7 221), suivie de la télévision traditionnelle privée (6 418) et de la télévision payante et spécialisée (5 480).

L'emploi dans la télédiffusion diminue depuis 2007 et a connu de 2009 à 2010 la plus forte baisse jamais enregistrée (18,0 %) dans la télévision publique et non commerciale, suivie d'un recul de l'emploi dans la télévision traditionnelle privée (5,6 %). Seule la télévision spécialisée et payante a connu une croissance de l'emploi (0,4 %), attribuable surtout à une hausse de 7,2 % dans la télévision payante.

En 2010, les employés de la télédiffusion ont touché plus de 1,5 milliard de dollars en rémunération et avantages sociaux, en baisse de 5,4 % par rapport à 1,6 milliard en 2006.

Télédiffusion

Les recettes d'exploitation du secteur ont connu en 2010 l'augmentation la plus élevée sur une base annuelle depuis 2003 (7,1 milliards de dollars), en hausse de 8,0 % par rapport à 2009. Elle fait suite à une croissance plus modérée de 0,7 % en 2009.

En 2010, les recettes publicitaires ont affiché une croissance de 9,2 % pour atteindre 3,4 milliards de dollars, soit sensiblement le même niveau qu'en 2008, avant le ralentissement de l'économie. En 2009, les recettes publicitaires des télédiffuseurs avaient fléchi de 8,3 % d'une année à l'autre pour s'établir à 3,1 milliards de dollars, le premier repli en 15 ans. Les résultats d'un segment à l'autre de l'industrie démontrent cependant des différences.

Les recettes d'exploitation de la télévision traditionnelle privée ont augmenté de 8,8 % pour s'établir à 2,2 milliards de dollars en 2010. Ce segment a affiché en 2010 une marge bénéficiaire avant intérêts et impôts (MBAII) de 0,2 %, portant les bénéfices avant intérêts et impôts à 5,4 millions de dollars. Ce résultat fait suite aux pertes avant intérêts et impôts de 113,4 millions de dollars en 2009, les premières enregistrées par ce segment en 30 ans.

Les recettes d'exploitation de la télévision payante et spécialisée ont continué de progresser en 2010 augmentant de 11,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 3,5 milliards de dollars. Cette croissance dépasse celle de la télévision traditionnelle privée (8,8 %) ainsi que celle de la télévision publique et non commerciale (0,4 %). La télévision payante et spécialisée représentait 48,8 % des recettes d'exploitation de l'industrie en 2010, en hausse comparativement à 47,5 % en 2009.

La MBAII de la télévision payante et spécialisée s'est élevée à 25,4 % en 2010, portant les bénéfices avant intérêts et impôts à 877,3 millions de dollars. En 2009, cette marge était de 23,4 %, et les bénéfices s'établissaient à 728,6 millions de dollars. En 2010, ses recettes d'abonnement représentaient 31,7 % de toutes les recettes d'exploitation de l'industrie, en hausse par rapport à 22,5 % en 2000.

Malgré l'importance des recettes d'abonnement pour la télévision spécialisée, ce segment a aussi continué d'accroître sa part de marché pour la publicité télévisuelle, passant de 32,0 % en 2009 à 32,6 % en 2010, alors que sa part s'établissait à 17,1 % en 2001.

Bénéfices de la radio commerciale

Les revenus d'exploitation de la radiodiffusion commerciale ont totalisé 1,6 milliard de dollars courants en 2010, en hausse de 3,2 % par rapport à 2009. Ces revenus provenaient presque tous de la publicité (97,6 %). Malgré la hausse observée en 2010, les revenus n'ont pas retrouvé le niveau enregistré en 2008, avant la récession de 2008-2009.

La reprise des revenus de la radiodiffusion commerciale s'est manifestée dans sa MBAII, qui est passée de 17,9 % en 2009 à 19,1 % en 2010, laquelle dépasse 15 % depuis la fin des années 1990.

En 2010, la radiodiffusion commerciale a été la plus rentable en Ontario, la MBAII s'établissant à 22,9 % par rapport à 21,7 % en 2009, et la plus faible en Saskatchewan (11,0 %). Pour la première fois depuis 1976, la MBAII des radiodiffuseurs commerciaux a dépassé 10,0 % dans toutes les régions, atteignant 24,8 % dans les grands marchés, 15,5 % dans les moyens et 13,7 % dans les petits.

Les revenus d'exploitation des radios AM ont crû de 1,3 % en 2010, et le nombre de ces stations est descendu à 147. Elles ont affiché leur meilleur rendement des 20 dernières années, leur MBAII s'élevant à 10,0 %. Les radios FM ont aussi accru leurs revenus d'exploitation (3,7 %), ont obtenu une MBAII de 21,4 % et leur nombre s'est élevé à 528.

Pour une deuxième année d'affilée, la hausse des revenus des stations francophones (6,0 %) a été supérieure à celle des stations anglophones (2,6 %) et ethniques (4,5 %) en 2010.

graphique 8.1 Radiodiffuseurs privés, marge bénéficiaire, par région
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