Crime et justice

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Le taux de crimes déclarés par la police, qui mesure le volume de la criminalité, a diminué de 5 % de 2009 à 2010, poursuivant sa longue descente. L'Indice de gravité de la criminalité (IGC), qui mesure la gravité des crimes, s'est quant à lui replié de 6 %.

Le taux global de criminalité et la gravité de celle-ci chez les jeunes sont aussi à la baisse depuis 10 ans. Toutefois, la gravité des crimes violents perpétrés par les jeunes s'est accentuée. L'Indice de gravité des crimes violents chez les jeunes s'est accru de 5 % de 2000 à 2010.

Le volume et la gravité des crimes déclarés par la police sont l'un et l'autre descendus ou restés stables presque partout au pays en 2010. Ils ont surtout baissé en Alberta et en Colombie-Britannique, n'augmentant qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. En 2010, comme pour les années précédentes, les taux de crimes déclarés par la police et la gravité des crimes étaient beaucoup plus importants dans le Nord.

Criminalité : le plus bas taux depuis le début des années 1970

Le taux national de criminalité, en baisse constante depuis 20 ans, est à son plus bas depuis 1973. L'IGC du pays a atteint son niveau le plus faible (82,7) depuis 1998, la première année pour laquelle des données sont disponibles. (Le taux de criminalité exclut les délits de la route prévus au Code criminel, les infractions relatives aux drogues et les autres infractions aux lois fé­dérales ainsi que les infractions aux lois provinciales.)

En 2010, les services de police ont déclaré près de 2,1 millions d'affaires prévues au Code criminel (sauf les délits de la route), soit environ 77 000 de moins qu'en 2009. Cela tient surtout au déclin de quatre types de crimes contre les biens : vols de moins de 5 000 $, méfaits, vols de véhicules à moteur et introductions par effraction.

Les taux ont aussi chuté pour beaucoup d'autres infractions : homicides, tentatives de meurtre, voies de fait graves et vols qualifiés. Ils ont toutefois augmenté pour certaines infractions : agressions sexuelles, utilisation ou décharge d'une arme à feu, harcèlement criminel et pornographie juvénile. Le taux d'infractions relatives aux drogues s'est accru de 10 % en 2010, poursuivant l'ascension amorcée au début des années 1990.

La police a déclaré un peu plus de 437 000 incidents violents en 2010 (environ 7 200 de moins qu'en 2009). Les crimes violents représentaient un peu plus d'une infraction sur cinq. L'Indice de gravité des crimes violents a reculé pour une quatrième année consécutive. Le taux national de 1,62 homicide pour 100 000 habitants est descendu à son plus bas niveau depuis 1966. Les tentatives de meurtre ont aussi atteint leur plus bas taux en plus de 30 ans.

Toujours en 2010, la plupart (79 %) des crimes déclarés par la police étaient non violents. Les vols de moins de 5 000 $, les méfaits et les introductions par effraction constituaient près des deux tiers des quelque 1,7 million d'infractions sans violence, l'Indice de gravité des crimes sans violence s'étant replié pour une septième année consécutive.

Le taux d'introductions par effraction a diminué de 6 % par rapport à 2009, en baisse continuelle depuis le sommet du début des années 1990. Le taux de signalement de vols de véhicules à moteur a chuté de 15 %, poursuivant le déclin entamé au milieu des années 1990. Le taux national de conduite avec facultés affaiblies, en baisse depuis 1981, a reculé de 6 %.

Effectifs policiers et dépenses

L'effectif policier, mesuré au moyen du taux de policiers par habitant, s'est accru de 2 % en 2010, pour atteindre 203 agents pour 100 000 habitants, un sommet depuis 1981. La Saskatchewan et le Manitoba, où culmine l'IGC, ont les effectifs policiers les plus élevés.

Le 15 mai 2010, le Canada comptait 69 300 policiers, soit 2 000 de plus qu'en 2009. Il s'agissait d'une sixième hausse annuelle consécutive. Les femmes représentaient environ le cinquième des agents, contre le quinzième en 1990.

En 2010, l'effectif policier du Canada était inférieur de 8 % à celui de l'Australie (222 agents pour 100 000 habitants), de 11 % à celui de l'Angleterre et du pays de Galles (229) et de 17 % à celui des États-Unis (244).

Le 15 mai 2010, les services de police comptaient un peu plus de 27 000 employés civils, soit 2,5 policiers pour 1 employé civil. Ce ratio baisse constamment depuis 1962, alors qu'il était de 4,6 agents pour 1 employé civil. En 2010, la plupart travaillaient comme employés de bureau (39 %), dans la gestion (29 %) ou dans les communications et la répartition (13 %).

Les dépenses totales en services de police ont dépassé 12 milliards de dollars en 2009, ayant augmenté de 7,3 %. Il s'agissait d'une treizième hausse annuelle consécutive, après correction en fonction de l'inflation.

graphique 7.1 Crimes déclarés par la police
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