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Tous les jours, les Canadiens vont au théâtre, à des concerts ou au cinéma, assistent à des événements sportifs, écoutent la radio, regardent la télévision ou lisent des livres et des magazines. Ils prennent également part à toute une gamme d’activités sportives et récréatives.
Les établissements du patrimoine du Canada — lieux historiques, galeries d’art, musées, zoos, planétariums, observatoires et jardins botaniques — attirent des millions de visiteurs canadiens et étrangers. En 2004, ces établissements ont accueilli 35 millions de visiteurs, contre 32 millions en 2002.
En 2006, les Canadiens ont consacré moins de temps à l’écoute de la radio, soit en moyenne 18,6 heures par semaine, comparativement à 19,1 heures en 2005 et à 20,5 heures en 1999. Les auditeurs les plus assidus sont les personnes âgées : les femmes ont consacré 22,7 heures par semaine à l’écoute de la radio en 2006, et les hommes, 19,5 heures. Les personnes âgées préfèrent la Société Radio-Canada, moins populaire auprès des jeunes auditeurs adultes.
Les jeunes écoutent moins la radio qu’auparavant. Alors que les adolescents consacraient à cette activité 11,3 heures par semaine en 1999, ce nombre est tombé à 8,6 heures en 2005 et à 7,6 heures en 2006. Les lecteurs de musique numériques et les services de musique en ligne semblent avoir eu une forte incidence sur les habitudes des adolescents et des jeunes adultes.
Les cinémas, qui englobent les salles de cinéma, les ciné-parcs et les festivals du film, ont vendu 102,9 millions de billets en 2006, en hausse de 2 % par rapport aux 101,0 millions de 2005. La fréquentation par habitant a été de 3,3 entrées en moyenne, d’après les projections démographiques pour l’année et le nombre d’admissions tiré de l’Enquête sur les industries de services : cinémas de 2006. Seuls les Albertains (4,4 visites) et les Ontariens (3,5 visites) ont dépassé cette moyenne.
La fréquentation a rebondi après avoir été plutôt faible en 2004 et 2005. Les recettes ont totalisé 744,8 millions de dollars en 2006, en hausse de 3 % par rapport à 729,3 millions de dollars l’année précédente.
Les revenus d’exploitation ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2006, en hausse de 2 % par rapport à 2005. Les dépenses d’exploitation ont chuté en 2006. Grâce à l’accroissement de la fréquentation et à la baisse des dépenses, les bénéfices d’exploitation ont totalisé 111,5 millions de dollars, en hausse marquée par rapport aux 21,6 millions de dollars enregistrés en 2005. La marge bénéficiaire de l’industrie s’est établie à 9 % en 2006, comparativement à 2 % en 2005.
Les cinémas exploités par les grandes chaînes de cinémas se sont taillé la part du lion quant aux revenus et aux bénéfices d’exploitation. Ils ont généré 84 % du total des revenus d’exploitation en 2005 et 2006. Leur marge bénéficiaire est passée de 1 % en 2005 à 10 % en 2006. Les cinémas de plus petite taille ont également vu leurs marges bénéficiaires augmenter, mais dans une moindre mesure, soit 5 % en 2006 contre 3 % en 2005.
L’industrie des arts de la scène (théâtre, comédie, musicale et opéra, formations musicales et musiciens, compagnies de danse et autres compagnies d’arts de la scène) a généré des revenus d’exploitation de 1,2 milliard de dollars en 2006, soit à peu près le même montant que celui affiché en 2005. Ces revenus ont été répartis presque également entre le secteur à but lucratif et le secteur à but non lucratif.
La marge bénéficiaire de l’industrie a atteint 6 % en 2006, en hausse par rapport à 4 % en 2005. La marge bénéficiaire des sociétés à but lucratif est passée de 9 % à 10 %, alors que celle des sociétés à but non lucratif est passée d’une perte de 0,4 % à un bénéfice de 1 %.
Les sociétés d’arts de la scène à but non lucratif ont attiré environ 12,9 millions de spectateurs en 2006, en baisse de 1 % par rapport à 2004.
Les subventions du secteur public constituent une importante source de revenus pour ces sociétés : en 2006, les subventions fédérales ont totalisé 55,5 millions de dollars, les subventions provinciales et territoriales, 73,7 millions de dollars, et les subventions municipales, 28,2 millions de dollars.
Pour les sociétés à but non lucratif, les ventes de billets représentaient 42 % des revenus, les ventes de marchandises, les redevances et les locations, 9 %, les subventions gouvernementales, 26 %, et les contributions du secteur privé (commandites, dons et collectes de fonds), 23 %. En 2006, les théâtres occupaient la part la plus importante du secteur à but non lucratif avec 57 % du nombre total de spectateurs et 48 % du total des revenus. Les revenus de ces sociétés étaient en hausse de 2 % par rapport à 2004, tandis que leur assistance a augmenté de 5 %.
À peu près toutes les disciplines du secteur à but non lucratif ont dégagé des excédents en 2006.
En 2006, les industries canadiennes de l’enregistrement sonore ont réussi, bien qu’avec difficulté, à afficher un bénéfice pour une deuxième année de suite, malgré une baisse des ventes de disques et une concurrence accrue de la part des autres formes de divertissement.
Les trois grands segments de l’industrie musicale canadienne, soit la production et la distribution de disques, l’édition de musique et les studios d’enregistrement, ont affiché des bénéfices en 2006 pour une deuxième année consécutive, mais seuls les studios d’enregistrement ont dégagé une marge bénéficiaire plus élevée qu’en 2005. La production de disques, le segment le plus important, représentait 77 % des revenus, l’édition de musique, 13 %, et les studios d’enregistrement, 10 %.
Les sociétés de production de disques ont affiché une marge bénéficiaire de 10 % en 2006, une légère baisse par rapport à 13 % en 2005, mais une forte hausse en regard de la marge de 0,1 % enregistrée en 2003. Leurs revenus ont diminué de 7 % (712 millions de dollars). En 2005, les entreprises étaient parvenues à une croissance rentable grâce à des efforts de rationalisation et de restructuration, dont les effets ont été moins marqués en 2006.
Pour rationaliser leurs activités, les entreprises ont notamment mis l’accent sur les produits numériques, marché qui permet de réduire les stocks et les dépenses de distribution. Les ventes électroniques de musique représentaient 4 % de l’ensemble des ventes au pays en 2005.
En 2005, les artistes canadiens ont enregistré des ventes (ancien et nouveau matériel) de 123 millions de dollars, une hausse de 3 % par rapport à 2003. Ces artistes ont fait 521 lancements en 2005, soit 9 % de plus qu’en 2003.
Les éditeurs de musique représentent les intérêts des auteurs-compositeurs; ils perçoivent les redevances de leurs oeuvres et font la promotion de l’utilisation de celles‑ci dans des enregistrements, des films et des productions télévisuelles. Le secteur de l’édition de musique a affiché des revenus de 118,6 millions de dollars en 2005 et une marge bénéficiaire de 16 %.
Les studios d’enregistrement sonore ont réalisé des revenus totaux de 74,3 millions de dollars en 2005 et une marge bénéficiaire globale de 12 %. Seulement 35 % des revenus provenaient de l’enregistrement de musique, tandis que 54 % provenaient de la production sonore commerciale et d’autres services.