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Le Canada a accompli des progrès considérables au cours des dernières décennies en matière de santé. Les victoires répétées contre les maladies infectieuses, la diminution du nombre de décès causés par des maladies de l’appareil respiratoire et la baisse de la mortalité infantile sont autant de facteurs qui ont contribué à la hausse constante de l’espérance de vie.
En ce qui concerne les habitudes de vie et les comportements sains, les bonnes nouvelles sont également au rendez-vous. Les Canadiens sont moins nombreux à fumer régulièrement et sont plus actifs dans leurs loisirs.
Malgré les progrès accomplis, plusieurs problèmes continuent de nuire à la santé de la population. La nutrition est un aspect de la santé où il y a place à l’amélioration : la majorité des Canadiens consomment trop de sel. L’obésité ainsi queles limitations d’activités occasionnées par des problèmes de santé chroniques sont également courants chez les Canadiens. En outre, les maladies cardiovasculaires et le cancer demeurent les principales causes de décès au Canada.
De nos jours, la plupart des Canadiens se considèrent en bonne ou en excellente santé. En 2005, 60 % des Canadiens se sont dits en très bonne ou en excellente santé. Ceux qui avaient de 20 à 34 ans étaient les plus positifs : 70 % d’entre eux évaluaient leur santé comme excellente ou très bonne. Chez les personnes de 65 ans et plus, cette proportion était de 40 %.
L’espérance de vie à la naissance a atteint 80 ans en 2005, comparativement à 78 ans en 1995. Une femme née en 2005 peut donc s’attendre à vivre jusqu’à 83 ans, et un homme, jusqu’à 78 ans. L’écart entre l’espérance de vie des hommes et des femmes a diminué récemment : en 1995, il était de 6 ans; en 2005, il avait chuté à 5 ans.
Il existe des disparités marquées au sein de la population canadienne quant à l’état de santé. Par exemple, dans les régions où vivent les Inuits (Nunavut, Nunavik, région d’Inuvialuit et Nunatsiavut), on a observé, en 2001, un niveau d’espérance de vie de 67 ans, soit un niveau similaire à ceux de la population de pays en développement comme la République dominicaine, l’Égypte ou le Guatemala.
Durant les années 1990, l’espérance de vie à la naissance dans les régions où vivent les Inuits n’a pas augmenté comme ce fut le cas dans le reste du Canada. Elle a plutôt diminué d’une année : en 1991, l’espérance de vie à la naissance pour les deux sexes combinés était de 68 ans.
Le niveau d’obésité au Canada demeure préoccupant, si l’on se fie à l’indice de masse corporelle (IMC) calculé en mesurant la taille et le poids d’une personne. En 2005, 12 % des adultes étaient obèses et 27 % avaient un surplus de poids. Au cours des 30 dernières années, l’IMC a augmenté pour les adultes et les enfants.
Les taux d’obésité des Autochtones étaient généralement plus élevés que ceux de l’ensemble de la population. Une étude sur les Autochtones de 19 à 50 ans de l’Ontario et des provinces de l’Ouest (excluant les réserves) menée en 2004 a indiqué que ces derniers étaient deux fois et demie plus susceptibles que leurs homologues non autochtones d’être obèses ou d’avoir un surplus de poids.
Un nombre croissant de Canadiens souffrent aujourd’hui de limitations qui les empêchent de vaquer à leurs activités quotidiennes. En 2006, 4,4 millions de Canadiens vivant dans un ménage souffraient d’une limitation d’activité, soit un taux d’incapacité de 14 %. Ce taux a augmenté par rapport à celui de 12 % enregistré en 2001. Quelque 3,6 millions de personnes avaient alors déclaré des limitations de leurs activités.
Le vieillissement de la population peut expliquer en partie une telle augmentation. En outre, une plus grande acceptation sociale quant à la déclaration des incapacités peut avoir été l’un des autres facteurs.
Les incapacités liées à la douleur et les problèmes de mobilité ou d’agilité sont les types d’incapacité les plus courants dont sont atteintes les personnes de 15 ans et plus. Près de 3 millions de Canadiens de 15 ans et plus, soit 11 % de ce groupe d’âge, ont indiqué un de ces problèmes en 2006.
L’adoption de saines habitudes comme pratiquer régulièrement une activité physique, ne pas consommer de tabac ou éviter la consommation excessive de sel a en général un effet bénéfique sur la santé.
De 2000-2001 à 2005, la proportion de Canadiens de 12 ans et plus qui étaient actifs ou modérément actifs durant les loisirs a augmenté. En 2005, 52 % des Canadiens étaient actifs ou modérément actifs durant leurs loisirs comparativement à 43 % en 2000-2001.
L’activité physique la plus couramment pratiquée par les Canadiens durant leurs loisirs était la marche. Le jardinage, les exercices à la maison, la natation, la bicyclette, le jogging, la danse ainsi que les poids et haltères faisaient également partie des principales activités récréatives.
Les personnes actives durant leurs loisirs étaient plus susceptibles de juger leur santé très bonne ou excellente. De plus, ces personnes ont déclaré de plus faibles niveaux de stress que les personnes inactives; elles avaient aussi moins tendance à se dire hypertendues et étaient moins enclines à l’embonpoint ou à l’obésité.
De 2000-2001 à 2007, la proportion de Canadiens de 15 ans et plus qui fument quotidiennement et occasionnellement a diminué de quatre points de pourcentage, passant de 26 % à 22 %.
La proportion de non-fumeurs de 12 ans et plus exposés à la fumée secondaire à la maison a diminué également : 10,5 % en 2003 et 7,4 % en 2007. Durant la même période, le nombre de fumeurs à qui l’on avait demandé de s’abstenir de fumer à la maison a augmenté : il est passé de 56 % à 67 %.
Malgré ces meilleurs comportements, la plupart des Canadiens consomment beaucoup plus de sel qu’il n’est recommandé en une journée typique selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2004 sur la nutrition, ce qui peut contribuer à accroître le risque d’effets indésirables sur la santé, notamment ceux liés à l’hypertension.
En 2004, 85 % des hommes et 60 % des femmes de 19 à 70 ans au Canada ont dépassé la limite quotidienne maximale de 2 300 mg de sodium recommandée par l’Institute of Medicine, un organisme indépendant américain. En outre, l’apport moyen en sel pour l’ensemble des Canadiens en 2004 était de 3 092 mg par jour, soit une quantité d’un tiers supérieure à l’apport maximal recommandé par cet organisme.
Le sel ajouté aux aliments n’a pas été mesuré dans l’ESCC de 2004 sur la nutrition ni inclus dans le calcul des apports quotidiens de sodium. Toutefois, en moyenne, la dose quotidienne de sodium chez les personnes ayant ajouté du sel à leurs repas était de 3 396 mg, comparativement à 2 927 mg chez les personnes qui n’avaient jamais ajouté de sel à leurs aliments.
En raison du vieillissement, le nombre de décès a augmenté constamment au Canada au cours des dernières années pour atteindre 226 584 en 2004.
Les décès dus aux maladies cardiovasculaires et au cancer représentaient ensemble 62 % de tous les décès de 2004. Les maladies cardiovasculaires ont été la première grande cause de décès au Canada au cours des 25 années antérieures. En 1979, les maladies cardiovasculaires ont été à l’origine de 47 % de tous les décès au Canada; en 2004, ce pourcentage a diminué pour s’établir à 32 %. La deuxième grande cause de décès au Canada durant la même période a été le cancer. De 1979 à 2004, la proportion des décès qui y sont dus a augmenté, passant de 23 % à 30 %.