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Boutiques familiales sur la rue Main ou sièges sociaux sur la rue Bay, les entreprises canadiennes ont fortement contribué à la croissance robuste de l’économie du pays au cours des dix dernières années. Grâce à la croissance soutenue des revenus d’exploitation et des bénéfices, les entreprises canadiennes, en très grande majorité de petites entreprises comptant au plus 19 employés, ont aidé à alimenter l’essor économique en prenant de l’expansion, en créant des emplois et en favorisant l’accroissement des dépenses des consommateurs.
Collectivement, ces entreprises ont généré des revenus records de plus de 3 billions de dollars en 2006, grâce à une croissance constante du revenu amorcée en 1999. La plupart des industries ont vu leurs revenus augmenter en 2006. Leurs bénéfices d’exploitation, soit le revenu restant après la prise en compte des dépenses avant impôt, ont également progressé. En 2007, les sociétés canadiennes ont réalisé des bénéfices d’exploitation de 269,1 milliards de dollars. La croissance de ces bénéfices a été forte au cours des dernières années : 5,9 % en 2007 et plus de 10 % pour les quatre années précédentes.
Grâce aux tendances de l’économie dans son ensemble, le secteur bancaire et les entreprises de vente de détail et de raffinage du pétrole ont été performants. De faibles taux d’intérêt ont exceptionnellement aidé les banques à générer plus de revenus tirés des prêts aux entreprises, des hypothèques et d’autres programmes financiers, et les banques à charte ont vu leurs bénéfices d’exploitation augmenter d’environ 19 % pour s’établir à 32,5 milliards de dollars en 2007. Les Canadiens ayant continué à dépenser à un rythme effréné, l’industrie de la vente au détail a réalisé des bénéfices d’exploitation records de 16,5 milliards de dollars, comparativement à 13,6 milliards de dollars en 2006. Les magasins de vêtements, les grands magasins et les autres magasins de marchandises générales ont été particulièrement prospères. En outre, avec la hausse constante du prix du pétrole, les sociétés pétrolières ont tiré plus de revenus de chaque baril, réalisant des bénéfices d’exploitation de 12,7 milliards de dollars.
D’autres industries ont également vu leurs bénéfices d’exploitation augmenter fortement en 2007. Les bénéfices des producteurs d’aliments et de boissons gazeuses ont bondi d’un cinquième et ceux des fabricants d’ordinateurs et de produits électriques, d’un tiers. L’industrie du commerce de gros a connu une croissance généralisée des bénéfices, affichant une expansion globale d’un huitième.
Toutefois, certaines industries ont marqué un recul en 2007. Certaines industries manufacturières ont connu une croissance, mais dans l’ensemble, les revenus ont régressé chaque trimestre de 2007. Les fabricants de papier et de produits du bois, se trouvant toujours aux prises avec une faible demande et des prix à la baisse, ont vu leurs bénéfices baisser de 76 %. L’année a également été difficile pour les producteurs de métaux de première transformation (-34 %) et l’industrie automobile (-22 %). La forte valeur du dollar canadien en 2007 a nui tout particulièrement au secteur de la fabrication.
Les industries traditionnelles telles que l’agriculture, la foresterie, la pêche et la chasse ainsi que l’industrie de l’extraction minière (autre que le pétrole et le gaz) ont également connu une baisse de revenus.
La marge bénéficiaire moyenne de l’ensemble des industries canadiennes a augmenté pour une sixième année consécutive en 2007, atteignant 9 %. Autrement dit, pour chaque tranche de 100 $ gagnés, les sociétés ont réalisé en moyenne un bénéfice de près de 9 $.
Les marges bénéficiaires les plus élevées ont été enregistrées par les sociétés qui gèrent l’argent des Canadiens. Les entreprises des industries de la finance et des assurances ont surpassé les autres entreprises en affichant une marge bénéficiaire globale de 27 % en 2007. Le sous‑secteur des titres et de l’investissement financier a obtenu une marge bénéficiaire particulièrement élevée (39 %).
Les secteurs de l’immobilier, de l’extraction minière ainsi que de l’extraction de pétrole et de gaz ont également connu d’importants bénéfices, respectivement environ 20 %, 18 % et 17 % de leurs revenus. Les marges bénéficiaires étaient inférieures à la moyenne pour le commerce de gros, le commerce de détail, la construction ainsi que l’hébergement et la restauration (de 4 % à 5 %). Les services publics et la fabrication ont affiché des marges bénéficiaires légèrement plus proches de la moyenne.
Plus leurs bénéfices sont élevés, plus les sociétés payent d’impôts au gouvernement et, en 2006, leurs impôts ont augmenté de façon générale. Le revenu imposable a augmenté de 18,4 % pour s’établir à 170,8 milliards de dollars, générant au total 55,0 milliards de dollars en impôts. De ce montant, 37,3 milliards de dollars allaient au fédéral et 17,7 milliards de dollars au provincial.
Les sociétés non financières ont généré 42,8 milliards de dollars d’impôts payables, dont 5,3 milliards de dollars attribuables à l’industrie pétrolière et gazière. Des 12,2 milliards de dollars d’impôt payables par les industries de la finance et des assurances, 4,3 milliards de dollars — environ le tiers — étaient payables par les banques.
En outre, le gouvernement fournit des allégements fiscaux pour aider à maintenir un environnement concurrentiel pour les entreprises. En 2006, les entreprises ont utilisé au total 33,2 milliards de dollars de crédits d’impôt, la plus grande partie sous forme d’un abattement de l’impôt fédéral pour tenir compte du fait que les gouvernements provinciaux perçoivent leurs propres impôts sur le revenu. Les déductions accordées aux petites entreprises ont généré des crédits d’impôt d’environ 6 milliards de dollars.
Des 1,2 million de sociétés faisant affaire au Canada en 2005, moins de 1 % étaient sous contrôle étranger, proportion qui a très peu changé au fil du temps. Malgré leur petit nombre, les sociétés étrangères jouent un rôle important dans l’économie canadienne, représentant environ 30 % de tous les revenus d’exploitation et 30 % de tous les bénéfices d’exploitation.
Au total, ces sociétés ont généré 76,2 milliards de dollars de bénéfices en 2005. Les bénéfices de ces sociétés ont fortement crû en 2005 (12,5 %), mais les sociétés sous contrôle canadien ont vu leurs bénéfices augmenter encore plus rapidement (15,9 %).
La grande majorité des entreprises sous contrôle étranger font affaire dans le secteur non financier parce que l’investissement étranger dans des secteurs tels que le secteur bancaire est limité par des règlements plus stricts régissant le contrôle étranger. Près des quatre cinquièmes des bénéfices générés par les entreprises étrangères provenaient du secteur non financier. Toutefois, les bénéfices des sociétés sous contrôle étranger de la finance et des assurances ont affiché une croissance supérieure à celle des sociétés canadiennes au cours des dernières années.
Étant donné les ressources considérables requises pour s’établir à l’étranger, les sociétés sous contrôle étranger sont habituellement de plus grande taille que les sociétés canadiennes. Les établissements sous contrôle étranger sont généralement plus grands, ont un taux de productivité du travail plus élevé, offrent des salaires plus élevés et comptent un pourcentage plus élevé de cols blancs. En outre, les entreprises étrangères sont plus susceptibles de se diversifier dans différentes industries.
Les entreprises sous contrôle étranger créent de nouveaux emplois dans les sièges sociaux au Canada; environ 60 % des nouveaux emplois de 1999 à 2005 ont été créés dans les sièges sociaux d’entreprises étrangères. En fait, les prises de contrôle par des intérêts étrangers au cours de cette période ont entraîné plus d’ouvertures que de fermetures de sièges sociaux.