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Le 1er juillet 2007, le Canada comptait environ 10,1 millions de personnes de moins de 25 ans. Plus précisément, environ 5,6 millions de personnes avaient moins de 15 ans, 2,2 millions avaient de 15 à 19 ans, et 2,3 millions avaient de 20 à 24 ans. Cette jeune population représentait 31 % de l’ensemble de la population du pays.
Le nombre de jeunes de moins de 25 ans a augmenté de 1 % au cours de la dernière décennie. Toutefois, le changement n’a pas été uniforme dans toutes les tranches d’âge. Par exemple, le nombre d’enfants de moins de 5 ans a diminué, passant de 2,0 millions en 1994 à 1,7 million en 2007. Inversement, durant la même période, le nombre de jeunes de 20 à 24 ans a crû passant de 2,0 millions en 1994 à 2,3 millions en 2007.
Bien que la plupart des jeunes de moins de 25 ans soient nés au Canada, bon nombre d’entre eux sont originaires d’un autre pays et ont immigré au Canada. En 2006, 894 965 jeunes de moins de 25 ans étaient des immigrants, ce qui représentait 9 % des jeunes.
Les jeunes immigrants vivent surtout dans les régions métropolitaines de recensement (RMR) les plus peuplées du Canada. Par exemple, dans les RMR de Toronto et de Vancouver, un peu plus du cinquième de la population de moins de 25 ans était formée en 2006 de jeunes immigrants. Par contre, on comptait 2 % d’immigrants chez les jeunes de Peterborough en Ontario, de Saint John au Nouveau‑Brunswick et de Trois-Rivières au Québec, trois RMR parmi les moins peuplées au Canada.
La plupart des enfants continuent à vivre avec des parents mariés; toutefois, une proportion croissante d’enfants demeurent avec des parents en union libre. En 1981, 81 % des enfants de moins de 15 ans vivaient avec des parents mariés et 5 %, avec des parents en union libre. En 2006, 66 % des enfants de ce groupe d’âge vivaient avec des parents mariés et 15 %, avec des parents en union libre. La proportion d’enfants vivant avec des parents en union libre avait triplé par rapport à 1981. Selon l’Enquête sociale générale de 2006, les couples en union libre étaient moins stables et moins susceptibles d’avoir des enfants. Cependant, comme ces derniers tendent à être plus jeunes que les conjoints mariés, leurs enfants aussi tendent à être plus jeunes.
La proportion d’enfants vivant avec un seul parent a elle aussi augmenté depuis le milieu des années 1980. Environ 18,3 % des enfants de moins de 15 ans vivaient dans une famille monoparentale en 2006, une légère hausse par rapport à la proportion enregistrée en 2001 qui était de 17,8 %.
Bien qu’il s’agisse d’une situation rare, certains enfants vivent sous le même toit qu’un ou plusieurs grands-parents. En 2006, la plupart de ces enfants, plus précisément 181 700 enfants, habitaient avec leurs parents et leurs grands-parents dans une famille étendue. Les enfants vivant avec un ou des grands-parents seulement étaient moins nombreux : 28 200 enfants se trouvaient dans cette situation, soit 0,5 % des enfants de moins de 15 ans. Les proportions d’enfants vivant dans l’un de ces arrangements familiaux ont peu changé par rapport à 2001.
La plupart des jeunes adultes de 20 à 24 ans habitent chez leurs parents et ils sont plus enclins à le faire qu’ils ne l’étaient il y a 25 ans. En 2006, 60 % des 2,3 millions de jeunes adultes de ce groupe d’âge vivaient au domicile parental, ce qui représente une hausse par rapport aux 49 % de jeunes adultes qui étaient dans cette situation en 1986. Seulement 18 % des jeunes adultes de 20 à 24 ans vivaient en couple en 2006, comparativement à 28 % en 1986.
Les femmes attendent plus longtemps avant d’avoir des enfants, ce qui se traduit par un écart plus marqué entre l’âge de la mère et celui de l’enfant. En 2003, les femmes avaient en moyenne 28 ans à la naissance de leur premier enfant, comparativement à moins de 24 ans durant les années 1960.
Les mères mariées d’enfants de moins de 5 ans sont légèrement plus âgées : en 2006, le groupe d’âge qui affichait la plus forte proportion de jeunes enfants était celui des 30 à 34 ans chez les mères mariées, alors que dans le cas des mères seules et des mères vivant en union libre, le groupe d’âge était celui des 25 à 29 ans.
La proportion d’enfants de moins de 5 ans dont la mère est dans la quarantaine est en hausse, tandis que celle des enfants ayant une mère plus jeune est en baisse. Ainsi, en 2001, 8 % des enfants de moins de 5 ans avaient une mère âgée de 40 à 49 ans. Cette proportion a atteint 9 % en 2006. À l’inverse, en 2001, 12 % des enfants de ce groupe d’âge avaient une mère de moins de 25 ans, comparativement à 10 % en 2006.
Moins d’enfants de moins de 18 ans vivaient dans des familles à faible revenu en 2005 par rapport à 1996. En 2005, 788 000 enfants de moins de 18 ans vivaient au sein de familles à faible revenu, alors qu’en 1996 leur nombre s’élevait à 1,3 million. Environ 12 % des enfants de moins de 18 ans vivaient au sein de familles à faible revenu en 2005, un pourcentage bien en deçà du niveau record de 19 % observé en 1996.
En 2005, 320 000 enfants, soit un peu moins de la moitié des enfants issus de familles à faible revenu, vivaient avec leur mère seulement. Le taux de faible revenu des enfants vivant dans des familles monoparentales ayant une femme à leur tête était plus de quatre fois plus élevé que celui des enfants vivant dans des familles biparentales. Par contre, le taux d’enfants des familles à faible revenu a diminué en un an : il est passé de 40 % en 2004 à 33 % en 2005.
En 2004‑2005, bon nombre d’enfants de 4 et 5 ans participaient régulièrement à des activités parascolaires. Parmi celles‑ci, les sports encadrés par un entraîneur ou un moniteur étaient les plus populaires : 38 % des filles et 46 % des garçons les pratiquaient au moins une fois par semaine. Chez les garçons, cela représente une hausse significative par rapport à la proportion de 38 % enregistrée en 2000‑2001.
Les filles (43 %) étaient plus susceptibles que les garçons (21 %) de suivre régulièrement des cours de danse, de gymnastique ou d’arts martiaux. La proportion de filles pratiquant ce type d’activités a augmenté de façon importante par rapport à 2000-2001 lorsque la proportion était de 37 %.
En 2004‑2005, la musique, les activités artistiques et les autres activités non sportives étaient moins populaires que les activités précédentes : environ 11 % des garçons et 17 % des filles s’y adonnaient. Environ 15 % des enfants de 4 et 5 ans participaient aux activités d’un club, d’un groupe ou d’un programme communautaire.
Selon leurs parents, la majorité des enfants de 4 ans regardaient quotidiennement et spontanément des revues, des bandes dessinées ou des livres à la maison. Les filles étaient plus enclines à regarder des documents imprimés que les garçons : 77 % des filles passaient chaque jour du temps à regarder de tels ouvrages, contre 61 % des garçons.
Les jeunes enfants qui sont entourés de documents à lire, qui sont en présence d’adultes ayant l’habitude de lire et à qui on lit des textes dès leur plus jeune âge acquièrent souvent le goût de la lecture. En 2004‑2005, la plupart des enfants de 4 et 5 ans semblent avoir été exposés à la lecture : environ 60 % d’entre eux se faisaient faire la lecture par un adulte chaque jour.
De façon générale, en 2004‑2005, les parents d’enfants de 4 et 5 ans estimaient que ceux-ci étaient en bonne santé. La plupart des garçons (89 %) et des filles (92 %) avaient, selon leurs parents, un « excellent » ou un « très bon » état de santé.
Par contre, l’asthme et les allergies chroniques étaient parmi les problèmes de santé chroniques les plus répandus chez les enfants. En 2004‑2005, 18 % des garçons et 9 % des filles avaient reçu un diagnostic d’asthme à un moment quelconque. Quant aux proportions de garçons et de filles dont les parents ont déclaré qu’ils souffraient d’allergies chroniques, elles se situaient à 16 % et 10 %, respectivement.
Seule une faible proportion d’enfants de 4 et 5 ans souffraient de handicaps physiques qui les empêchaient de bien voir, de bien entendre, de bien marcher ou de se faire comprendre lorsqu’ils parlaient. Par exemple, les proportions de jeunes garçons et de jeunes filles de 4 et 5 ans qui avaient de la difficulté à se faire comprendre étaient de 8 % et 5 %, respectivement.