Consulter la version la plus récente.
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
L’éducation constitue le deuxième secteur en importance au pays pour ce qui est des dépenses gouvernementales qui y sont consacrées. De 1999 à 2008, les dépenses allouées à l’éducation par les différents ordres de gouvernement se sont accrues en moyenne de 6 % par année. En 2008, elles ont atteint 91,1 milliards de dollars (en dollars courants). Seules les dépenses dans le secteur de la santé ont augmenté plus rapidement que celles en éducation durant cette période.
En vertu de la Constitution, les provinces et les territoires sont responsables du secteur de l’éducation et en sont la principale source de financement, mais le gouvernement fédéral finance l’éducation des Autochtones dans les réserves, contribue aux études postsecondaires et appuie d’autres activités éducatives.
Les dépenses totales attribuées aux écoles publiques primaires et secondaires du Canada ont augmenté de 41 %, passant de 33,8 milliards de dollars en 1999 à 47,5 milliards de dollars en 2008. Parallèlement, 38,8 milliards de dollars ont été dépensés au chapitre de l’éducation postsecondaire en 2008. Il s’agit d’une hausse de près de 90 % par rapport aux dépenses de 1999 qui totalisent à 20,5 milliards de dollars.
Le nombre d’élèves inscrits dans les écoles publiques primaires et secondaires a diminué de 3 % entre l’année scolaire 1999-2000 et 2005‑2006 pour se fixer à 5,2 millions d’enfants. Terre-Neuve-et-Labrador était la province la plus touchée avec une chute de 18 %, causée en grande partie par une migration interprovinciale continue. L’introduction d’examens provinciaux durant l’année scolaire 2000-2001 a aussi contribué à la diminution des effectifs scolaires. Cette baisse s’est fait sentir partout au pays sauf en Alberta (1,4 %) et en Ontario (0,6 %) où une hausse a été constatée.
Pour une cinquième année consécutive, les universités ont atteint un sommet d’inscriptions avec 1,0 million d’étudiants canadiens en 2005-2006. La hausse par rapport à 2004-2005 a été de 3 % et elle se classe au deuxième rang des hausses les plus faibles observées depuis 2000.
Les femmes sont demeurées proportionnellement plus nombreuses que les hommes dans les universités en 2005-2006. Les étudiantes ont représenté 58 % de toutes les inscriptions, proportion qui est demeurée stable depuis 2001. Selon une étude de Statistique Canada publiée en septembre 2007, les principaux facteurs qui expliquent l’écart entre les hommes et les femmes en ce qui concerne les inscriptions universitaires sont le rendement scolaire (45 %), les méthodes de travail et le temps consacré aux devoirs à l’âge de 15 ans (11 %), les attentes des parents en matière d’éducation (9 %) et les autres facteurs (12 %).
En 2005-2006, les écoles publiques primaires et secondaires comptaient 329 315 éducateurs équivalents temps plein. Le terme « éducateur » n’inclut pas seulement les professeurs, mais aussi tous les employés des écoles publiques détenant un brevet d’enseignement, y compris les directeurs, les directeurs adjoints, les conseillers pédagogiques, les conseillers en orientation et les conseillers en religion et pastorale.
De 1998-1999 à 2004-2005, le ratio élèves-éducateur dans les écoles primaires et secondaires publiques a baissé à l’échelle nationale, passant de 16,5 à 15,9, ce qui signifie qu’il y avait moins d’élèves par éducateur. Cette diminution du ratio s’est produite dans toutes les provinces et tous les territoires sauf en Colombie-Britannique. En 2004-2005, le nombre d’élèves par éducateur allait de 13,6 à Terre-Neuve-et-Labrador et 11,5 au Yukon, ratios les plus faibles, à 17,5 en Colombie-Britannique, ratio le plus fort.
Les salaires des éducateurs ont représenté environ les deux tiers des dépenses totales au titre de l’enseignement primaire et secondaire. De 1998-1999 à 2004-2005, la rémunération moyenne des éducateurs (en dollars courants) a augmenté au Canada. Elle est passée de 53 569 $ à 64 553 $.
Un peu moins de 313 600 élèves des écoles publiques secondaires ont obtenu leur diplôme pendant l’année scolaire 2005-2006, en hausse de 3 % par rapport à 1999-2000. Cette augmentation est principalement attribuable à l’élimination de la treizième année en Ontario, connue sous le nom de cours préuniversitaire de l’Ontario (CPO). Si on exclut les diplômés de cette double cohorte, le nombre total de diplômés au Canada a peu varié de 1999-2000 à 2005-2006 (1 %).
Les universités ont décerné un nombre record de 215 400 grades, diplômes et certificats en 2005, en hausse de 2 % par rapport à 2004, et au-delà de 43 000 titres de plus qu’en 1998, année où l’on a observé le nombre le plus faible en 10 ans. Environ 172 700 étudiants du premier cycle ont terminé leurs études, en hausse de 2 % par rapport à 2004. Le nombre d’étudiants ayant obtenu une maîtrise a augmenté de 50 % de 1998 à 2005 pour atteindre 33 000 étudiants. Pour le troisième cycle, environ 4 200 étudiants ont obtenu un doctorat en 2005.
Dans l’ensemble, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de recevoir un diplôme d’études universitaires. Environ 128 600 femmes ont obtenu un titre universitaire en 2005, soit 60 % de l’ensemble des diplômés.
Selon l’Enquête auprès des titulaires d’un doctorat, près de 46 % des titulaires d’un diplôme de doctorat étaient des femmes en 2004-2005. Cela représente une hausse par rapport à 43 % en 2003-2004. Bien que, globalement, l’écart entre les sexes soit moins prononcé, on observe néanmoins des différences d’un domaine d’études à un autre en 2004-2005. Le génie est le domaine où les hommes prédominent, tandis que la psychologie est devenue le domaine de prédilection des femmes.
La proportion de femmes titulaires d’un diplôme de doctorat s’est accrue considérablement dans des domaines traditionnellement réservés aux hommes. Par exemple, de 2003‑2004 à 2004‑2005, le pourcentage de femmes diplômées en informatique et en mathématiques a augmenté de 49 %. La croissance a été de 23 % pour les diplômées en sciences physiques.
Le nombre relativement élevé d’étudiants étrangers de sexe masculin dans les universités canadiennes contribue à l’écart entre les hommes et les femmes en ce qui a trait à l’obtention d’un doctorat. Si on exclut les étudiants étrangers et ceux qui détiennent un visa, le pourcentage de femmes diplômées d’un programme de doctorat a dépassé légèrement 50 % en 2004-2005.
Durant les années 2000, les hausses des frais de scolarité pour les étudiants universitaires du premier cycle ont ralenti pour s’établir en moyenne à 4 %. Cette diminution est survenue à la suite d’une augmentation à un taux annuel moyen de plus de 10 % tout au long des années 1990.
Même avec des hausses limitées, les frais de scolarité assumés par les étudiants de premier cycle à temps plein ont augmenté en moyenne plus rapidement que l’Indice des prix à la consommation. Cependant, l’écart entre les frais de scolarité et le taux général d’inflation a diminué de 2001-2002 à 2007-2008.
Les étudiants canadiens de premier cycle à temps plein ont déboursé en moyenne 4 524 $ en frais de scolarité pour l’année universitaire 2007‑2008, en hausse comparativement à 4 400 $ en dollars courants l’année précédente. En 1998-1999, ils ont payé en moyenne 3 064 $ et, en 1988‑1989, 1 185 $ en dollars courants.
En 2007-2008, les étudiants de deuxième et de troisième cycles à temps plein ont déboursé en moyenne 5 447 $ en frais de scolarité, en hausse de 1 % par rapport à l’année précédente, ce qui représente moins de la moitié de l’augmentation des frais des étudiants de premier cycle.