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Commerce international de marchandises

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L’appréciation du huard a haussé le coût des exportations canadiennes et diminué celui des produits importés. En 2007, cette appréciation a influé sur les exportateurs et les importateurs de tous les secteurs du commerce international de marchandises du Canada.

En 2007, le dollar canadien a égalé le dollar américain pour la première fois en plus d’une génération. Le huard s’est apprécié de 17 % pendant l’année, selon le cours du comptant à midi de la Banque du Canada, notamment vis-à-vis de trois devises importantes pour le commerce international : la livre sterling, le yen et l’euro.

D’autres facteurs ont influé sur le commerce de marchandises, notamment la hausse des prix des produits de base et de l’énergie et le ralentissement du marché de l’immobilier aux États-Unis d’Amérique.

Faible excédent commercial

L’excédent commercial annuel du Canada avec le monde a atteint 65,8 milliards de dollars en 2004 et a reculé jusqu’à 48,1 milliards de dollars en 2007, son plus bas niveau depuis 1999. Les exportations ont augmenté de 2,1 %, se situant à 463,1 milliards de dollars. Les importations ont progressé davantage (2,8 %), s’établissant à 415,0 milliards de dollars et entraînant le repli de l’excédent.

Sans le secteur de l’énergie en 2007, le Canada serait en déficit commercial avec le monde. L’excédent commercial pour les biens industriels et les produits de l’agriculture et de la pêche s’est élargi en 2007, tandis que celui des produits forestiers s’est rétréci. Le secteur des produits de l’automobile est tombé en déficit, une première depuis 1987.

Les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada, comptant pour 77 % des exportations et 65 % des importations. Vu la montée du huard, l’excédent commercial du pays avec les États-Unis a continué de s’amenuiser en 2007, s’établissant à 86,3 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis 1999.

En 2007, l’écart avec les pays autres que les États-Unis a diminué pour atteindre le plus petit déficit depuis 2004, soit 35,5 milliards de dollars. En 2007, les exportations canadiennes vers des pays autres que les États-Unis ont progressé de 16,0 % et les importations, de 4,2 %.

Prix élevés des produits de base

Les prix nettement plus élevés des produits de base depuis 2002 ont contribué à l’appréciation du huard, mais ont favorisé une baisse des prix des biens importés. En 2007, le ralentissement de l’économie américaine s’est pratiquement limité aux secteurs du logement, de l’automobile et de la finance.

Les recettes d’exportation des produits forestiers et de l’automobile ont chuté de 13 % et 6 % respectivement. La croissance de l’économie canadienne a été stable, situation surtout attribuable aux recettes tirées des ressources : exportations de pétrole, gaz naturel, minerais métalliques, alliages et potasse, par exemple. L’énergie a contribué à l’excédent commercial actuel, ses prix ayant augmenté et les volumes des échanges ayant été à la hausse. L’incidence d’autres secteurs, comme les produits forestiers et les produits de l’automobile, a diminué.

Biens industriels en tête de peloton des exportations


Les exportations de marchandises ont grimpé de 2 % pour atteindre un sommet de 463,1 milliards de dollars en 2007. Les volumes des exportations ont progressé de 1 %, et les prix, de 1 %. Les biens industriels ont mené la croissance des exportations pour la deuxième année d’affilée, affichant une hausse de 11 % pour atteindre 104,5 milliards de dollars.

Les secteurs des produits forestiers et des produits de l’automobile faisaient exception, le fléchissement du marché de l’immobilier aux États-Unis ayant entraîné une réduction de leurs exportations. Le secteur des produits forestiers a également souffert du dendroctone du pin ponderosa, de l’appréciation du huard, des conflits de travail et de l’adaptation au nouvel accord sur le bois d’œuvre résineux. Les exportations de produits de l’automobile sont en baisse depuis 2005.

Grâce à l’augmentation des prix, la valeur des exportations de minerais métalliques et d’alliages augmente chaque année depuis 2004. La demande industrielle asiatique a propulsé les prix de plusieurs métaux de première transformation à des niveaux records en 2007. La demande des agriculteurs chinois concernant des engrais à base de potasse a augmenté : alors que les réserves mondiales diminuaient, la production reprenait dans les mines de potasse de la Saskatchewan.

Les exportations de produits énergétiques ont augmenté de 6 % en 2007, atteignant 91,6 milliards de dollars. Cette hausse était largement attribuable à d’importantes exportations de pétrole brut, qui ont bondi de 7 % pour atteindre 41,2 milliards de dollars. Les prix du pétrole brut ont crû de 6 % et le volume des exportations, de 1 %, tandis que l’industrie canadienne des sables bitumineux poursuivait son essor.

Les exportations de produits de l’agriculture et de la pêche ont augmenté de 10 %, (34,5 milliards de dollars) en 2007. Celles d’orge, utilisée pour nourrir le bétail, ont grimpé de 87 %. Les exportations de blé ont augmenté de 27 % en raison de la hausse des prix, de l’affaiblissement des réserves mondiales et de la demande massive provenant de l’Inde et de la Chine. Les exportations de canola ont grimpé de 29 %.

Les importations du Canada ont grimpé de 3 % en 2007, hausse observée dans tous les secteurs, pour atteindre le niveau record de 415,1 milliards de dollars. Les prix des importations étaient en baisse, mais les volumes records ont entraîné cette croissance.

Ce sont les « autres biens de consommation » (produits pharmaceutiques, jouets, vêtements et meubles) qui ont mené la croissance de la valeur des importations. Cette valeur a augmenté de 18 % depuis 2004 et le volume des importations a crû de 45 %.

Les importations de produits de l’agriculture et de la pêche ont atteint un niveau record en 2007. Les importations de maïs ont progressé de 70 % en raison de l’industrie des biocombustibles qui a poursuivi son expansion. Les produits énergétiques ont grimpé pour une cinquième année d’affilée. Les importations de machines et d’équipement étaient robustes : les machines industrielles et agricoles ont continué d’affluer vers la vigoureuse économie de l’Ouest canadien pour appuyer l’exploitation et la prospection minières ainsi que les activités agricoles.

Les importations d’aéronefs, de leurs moteurs et de leurs pièces ont grimpé, les compagnies aériennes et l’armée ayant élargi leurs flottes et acheté des avions moins énergivores. Les importations de voitures et de camions ont augmenté ces dernières années, contrairement aux pièces de véhicules automobiles. Après avoir dépassé la barre des 45 milliards de dollars en 1999, les importations de pièces de véhicules automobiles étaient en baisse, s’établissant à 36,2 milliards de dollars en 2007.

Diversification des marchés d’exportation

Les habitudes commerciales des entreprises canadiennes se sont récemment transformées : les exportations vers des pays autres que les États‑Unis ont augmenté de 16 % en 2007 seulement. Ces autres pays représentent maintenant plus d’un cinquième du marché canadien d’exportation.

Les échanges s’élargissent entre le Canada et l’Europe (Royaume-Uni, Norvège et Pays‑Bas) de même qu’avec la Chine, l’Inde et le Mexique. Les exportations d’uranium vers l’Europe ont presque triplé en 2007 et celles de plates‑formes de forage vers le Royaume-Uni ont augmenté. Les importations de produits pharmaceutiques de l’Europe ont presque doublé depuis 2002.