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L’innovation scientifique a transformé nos vies d’une manière que nos grands-parents n’auraient pu imaginer. À la maison, au travail et dans les loisirs, les merveilles d’autrefois sont aujourd’hui monnaie courante : les micro-ondes, la microchirurgie, l’envoi électronique de documents et la recherche sur Internet. On ne s’étonnera donc pas que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme que l’innovation fait partie intégrante de la compétitivité et des progrès nationaux.

Selon l’OCDE, le facteur de croissance essentiel est l’effort novateur, qui comprend la recherche et le développement structurés. C’est pourquoi la plupart des pays de l’OCDE augmentent plus rapidement leurs investissements dans le savoir que dans les machines et le matériel depuis le milieu des années 1990. Le Canada se retrouve au milieu du peloton des 30 pays membres de l’OCDE pour les dépenses intérieures brutes en recherche et développement (R-D), exprimées en pourcentage du produit intérieur brut (PIB). À ce chapitre, la Suède menait avec 4 % de son PIB alloué à la R‑D. Le Canada et les États‑Unis affichaient respectivement un peu moins de 2 % et un peu plus de 3 % en 2007.

Qui sont les acteurs?

Les dépenses intérieures du Canada en R-D se sont chiffrées à près de 29,0 milliards de dollars en 2007, selon les chiffres provisoires, comparativement à un peu plus de 16,0 milliards de dollars en 1998. Ces investissements proviennent des entreprises, des administrations publiques, des universités, des organismes privés sans but lucratif, des établissements d’enseignement supérieur et de sources étrangères.

Le secteur des entreprises est l’acteur principal en R‑D au Canada, avec des investissements de 13,8 milliards de dollars en 2007, près de la moitié du total investi. L’administration fédérale vient ensuite (5,4 milliards de dollars ou 19 % des dépenses en R‑D, selon les chiffres provisoires de 2007). Les intentions d’investissement en R‑D en 2007-2008 s’établissaient à 2,9 % du budget fédéral total. Bien qu’il s’agisse d’un recul par rapport au sommet de 3,3 % atteint en 2005-2006, ce taux reste supérieur à celui de 2,1 % du budget observé au milieu des années 1990.

Les entreprises effectuent également la majeure partie de la R‑D. En 2007, la valeur de la R‑D exécutée par les entreprises représentait plus de la moitié de la R‑D totale, soit 15,8 milliards de dollars. Ensemble, les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur effectuent, d’une année à l’autre, environ 90 % de la R‑D au pays. Le secteur de l’enseignement supérieur, qui comprend les hôpitaux de recherche affiliés, les stations expérimentales et les cliniques, a effectué des travaux de R-D d’une valeur de 10,4 milliards de dollars en 2007. L’administration fédérale, l’autre acteur principal en R‑D, a effectué des travaux de R‑D d’une valeur de 2,3 milliards de dollars en 2007, principalement au Conseil national de recherches, à Agriculture et Agroalimentaire Canada, à la Défense nationale et à Ressources naturelles Canada.

À quoi la recherche se consacre-t-elle?

Les dépenses en R-D se répartissent en deux grandes catégories : sciences naturelles et génie, et sciences sociales et humaines. En 2007, des 28,9 milliards de dollars investis, 26,7 milliards ont été consacrés aux sciences naturelles et au génie, et 2,2 milliards aux sciences sociales et humaines. Cette répartition des fonds s’apparente à celle des années précédentes.

La recherche dans le secteur de la santé se taille la part du lion des dépenses totales en R‑D; elle a accaparé 6,6 milliards de dollars en 2006, en hausse de 6,8 % par rapport à 2005. Cette somme représentait un peu plus de 23 % des dépenses en R‑D, comparativement à 17 % dix ans plus tôt. Le secteur de l’enseignement supérieur a effectué la plus importante part de toute la R-D dans le domaine de la santé, soit 63 %.

Dans le secteur des entreprises, les six branches d’activité réalisant le plus de R‑D sont les suivantes : l’industrie de l’information et l’industrie culturelle; le matériel de communication; la recherche et développement dans le domaine des sciences; la conception de systèmes informatiques et les services connexes; la fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments; la fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces. Ensemble, ces branches d’activité ont représentaient la moitié de la valeur estimative de 15,8 milliards de dollars de la R‑D effectuée dans ce secteur en 2007.

Qui compose l’effectif scientifique?

Si l’innovation dans un pays — l’un des éléments clés de la santé économique, de la croissance et de la compétitivité internationale — est souvent estimée par la part du PIB consacrée à la R‑D, ce n’est pas la seule mesure du phénomène. La taille de l’effectif des scientifiques et des ingénieurs au sein de l’économie constitue une autre mesure des ressources économiques consacrées à l’innovation. La taille de la main‑d’œuvre en sciences et en génie du Canada est proportionnellement fort semblable à celle des États‑Unis, et ce, depuis 30 ans. En 2001, les travailleurs des sciences et du génie représentaient 13,6 % de l’ensemble de l’emploi dans les deux pays. L’effectif mesuré est formé de deux groupes : un groupe de base comprenant les informaticiens et les mathématiciens, les spécialistes des sciences de la vie, les spécialistes des sciences physiques, les spécialistes des sciences sociales et les ingénieurs, et un groupe connexe comprenant les travailleurs du secteur de la santé et les professionnels du domaine des sciences et de génie dont les directeurs de services, les technologistes, d’autres travailleurs et les enseignants du niveau postsecondaire.

Les pourcentages relevés au Canada et aux États-Unis restent comparables si l’on ne considère que le groupe de base des scientifiques et des ingénieurs : dans les deux pays, ce groupe représentait 4,5 % de l’emploi total en 2000-2001. Il existe toutefois des différences. Le quart des scientifiques et des ingénieurs canadiens travaillent dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, comparativement à un cinquième aux États-Unis. En revanche, les scientifiques et les ingénieurs forment 8,1 % de l’emploi dans le secteur de la fabrication aux États-Unis, comparativement à 4,8 % au Canada.