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Si les feux et les infestations d’insectes ont toujours constitué des menaces pour les forêts canadiennes, l’activité humaine joue un rôle important dans la propagation des feux de forêt.
Bien qu’ils soient dévastateurs, les feux de forêt appartiennent au cycle naturel de renouvellement de la forêt. En 2002, 7 792 feux ont détruit 2,8 millions d’hectares de forêt partout au pays. Pour mettre ces chiffres en perspective, mentionnons que, cette année‑là, l’exploitation forestière a anéanti 974 000 hectares de forêt, soit environ le tiers de ce qui a été ravagé par les feux.
L’activité humaine a été responsable de presque la moitié des feux de forêt survenus en 2002; plus de 1 000 d’entre eux ont été causés par des personnes à l’occasion d’activités récréatives comme le camping. L’activité industrielle porte la responsabilité de 564 autres feux qui ont dévoré 241 076 hectares de forêt, soit une superficie plusieurs fois supérieure à tout ce qui a été détruit par l’ensemble des autres activités humaines. La foudre est la principale cause naturelle des feux de forêt. En 2002, elle a embrasé plus de 1,5 million d’hectares de forêt.
L’activité humaine favorise aussi les infestations par l’introduction d’insectes étrangers dans nos forêts. Il s’agit là d’un effet secondaire qui perdure en raison du commerce international. Par exemple, on pense que le longicome étoilé qui n’a pas de prédateurs naturels au Canada tire son origine des emballages en bois en provenance de l’étranger. Comme cet insecte creuse de profonds sillons sous l’écorce des arbres, il représente un danger potentiel pour une grande variété de feuillus. Parmi les envahisseurs de longue date, mentionnons la spongieuse, qui s’attaque aux chênes et à d’autres feuillus.
Les espèces d’insectes indigènes du Canada causent également des dommages considérables à nos forêts. C’est le cas, notamment, du dendroctone du pin, qui s’attaque à un grand nombre de pins de l’Ouest canadien, dont le pin à bois dur. En 2002, plus de 18 millions d’hectares de forêt ont subi des dommages allant de modérés à très importants en raison de la défeuillaison et de la mort d’arbres causées par cet insecte. Cette année‑là, des insecticides ont été pulvérisés sur environ 250 000 hectares de forêt, dans le cadre de pratiques en gestion forestière.