Statistique Canada | Statistics Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

De la pêche à l'aquaculture

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Vers la fin du XVIIe siècle, environ 100 000 tonnes de morues étaient pêchées tous les ans dans les eaux de Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Durant les années 1960, le volume des prises annuel a atteint un sommet de 2 millions de tonnes de morues. Pendant les années qui ont suivi, cependant, les stocks de poissons sauvages qu’on croyait inépuisables se sont mis à fondre rapidement.

La surpêche a nui à un grand nombre d’espèces, au point où certaines d’entre elles frôlent l’extinction. Le recours à des méthodes modernes de pêche, telles que le système mondial de localisation (GPS) pour la navigation, les sonars pour repérer le poisson et les chalutiers très performants pour la pêche au filet, sont en partie responsables de cette situation. Afin de protéger certaines espèces, le gouvernement canadien a imposé des quotas dans le secteur des pêches de l’Atlantique au début des années 1990.

Graphique : Production en aquaculture, valeurAvec le déclin des stocks de poissons sauvages, l’aquaculture s’est imposée comme solution de rechange. Les débuts de l’aquaculture commerciale au Canada remontent aux années 1950 alors que les deux principaux produits cultivés étaient la truite et l’huître. Au cours des décennies qui ont suivi, l’industrie s’est développée en deux branches distinctes : l’élevage des poissons (comme le saumon et la truite) et celui des crustacés (comme la moule et la coque).

L’aquaculture a tiré profit des quotas restreignant la pêche de poissons sauvages. En 1990, avant l’imposition des quotas, l’industrie de l’aquaculture produisait 36 462 tonnes de poissons. En 2003, ce chiffre avait plus que quadruplé, la production annuelle atteignant 155 634 tonnes.

Malgré la forte augmentation de la production en aquaculture, les stocks de poissons sauvages demeurent encore la principale source de revenus de l’industrie de la pêche canadienne. Le nombre d’espèces dont il est possible de faire l’élevage est limité. En 2003, l’aquaculture ne représentait que 8 % du volume des pêches de l’Atlantique. Elle n’en continue pas moins de s’imposer comme méthode de pêche, grâce, notamment, aux avancées scientifiques.