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L’industrie des services de soutien aux entreprises est l’une de celles dont la croissance a été la plus rapide au cours des deux dernières décennies. L’emploi dans ce secteur — surtout dans les centres d’appels téléphoniques — a plus que quintuplé, étant passé de 20 000 à 112 000 postes de 1987 à 2004.
Le Canada atlantique s’est révélé être un centre important de services de soutien aux entreprises. Bien que presque la moitié de tous les emplois dans les services de soutien aux entreprises se trouvent en Ontario, la proportion a augmenté dans le Canada atlantique pour atteindre 25 % en 2004, ce qui représente une hausse par rapport à seulement 5 % en 1990. Cette forte augmentation a surtout eu lieu aux dépens du Québec, où la proportion des emplois de cette industrie a chuté au cours de la même période : de 26 % antérieurement, elle s’est fixée à 9 %.
Deux facteurs font du Canada atlantique un emplacement de choix pour les centres d’appels. D’une part, la région possède un grand nombre de travailleurs disponibles. D’autre part, grâce aux progrès technologiques, les centres d’appels peuvent maintenant être situés loin de leurs clients.
Les emplois dans l’industrie des services de soutien aux entreprises
sont généralement peu rémunérés.
En 2004, les travailleurs gagnaient en moyenne 12,45 $ l’heure,
par rapport à la moyenne de 18,10 $ pour le secteur des
services et à la moyenne de 18,50 $ pour l’ensemble
des industries. En outre, le roulement de la main-d’œuvre
est élevé : 85 % des travailleurs gardent
leur emploi pendant cinq ans ou moins, tandis que 40 % d’entre
eux le conservent durant moins d’un an.
Des idées reçues persistent selon lesquelles l’industrie attirerait uniquement les travailleurs les moins scolarisés. À vrai dire, 2 travailleurs sur 3 des services de soutien aux entreprises avaient fait des études postsecondaires partielles ou de niveau supérieur en 2004, essentiellement la même proportion que dans l’ensemble du secteur des services et que dans toutes les industries regroupées. De plus, les femmes occupaient 63 % des emplois et les jeunes de 15 à 24 ans, 31 % des emplois. La proportion de jeunes travailleurs était deux fois plus élevée que celle des travailleurs du secteur des services et deux fois plus élevée que celle de l’ensemble de la main-d’œuvre.