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De nos jours, alors que de nombreux enfants sont élevés par un parent seul ou par les deux parents qui travaillent en dehors du foyer, la majorité des familles bénéficient de congés parentaux et de services de garde pour les aider à concilier leurs obligations familiales et professionnelles.
Les nouvelles mesures apportées à la Loi sur l’assurance-emploi, qui sont entrées en vigueur en 2001 et qui accordent aux parents jusqu’à un an de congé rémunéré pour prendre soin de leurs enfants, ont permis à un plus grand nombre de parents de passer plus de temps avec leur enfant au cours de sa première année. La proportion de nouvelles mères retournant au travail après un congé d’environ un an est passée de 8 % en 2000 à 47 % en 2001. De plus, la participation des pères au programme a augmenté : en 2001, ils étaient 10 % à s’être absentés du travail pour prendre soin de leur nouveau‑né, soit trois fois plus qu’en 2000.
Environ 1 femme sur 10 n’a pris aucun congé ou n’a pris qu’un ou deux mois de congé après la naissance de son enfant. La majorité de ces mères sont des travailleuses autonomes ou des employées qui ne reçoivent pas de prestations parentales ni de prestations de maternité.
Par ailleurs, la proportion d’enfants d’âge préscolaire qui étaient en service de garde a augmenté. En effet, environ 54 % des enfants de six mois à cinq ans étaient confiés à un service de garde en 2002-2003, alors que la proportion s’établissait à 42 % en 1994-1995.
Les garderies étaient plus populaires chez les enfants provenant de ménages composés d’un parent seul. Par contre, les enfants de ménages où les deux parents étaient au travail ou aux études étaient beaucoup plus susceptibles d’être gardés chez une personne non apparentée en 2000-2001, même si leur proportion a diminué par rapport à 1994-1995.
Les enfants provenant de ménages composés d’un parent seul au travail ou aux études passaient environ une heure de plus par jour dans leur mode de garde principal que les enfants ayant deux parents dans la même situation.