Section 1 : Conditions économiques actuelles

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Aperçu 1 

Après quatre mois de croissance rapide, le PIB réel a diminué en février. Cependant, ce fléchissement a semblé temporaire puisque l'emploi a remonté en avril tandis que les indicateurs avancés croissaient rapidement.

Le gros de la baisse de la production reflétait la diminution du nombre de chaînes de montage d'automobiles, dont les effets se sont répercutés en aval dans les transports et le commerce de gros. La plupart des services ont continué de voir leur production augmenter, et c'est dans ce secteur que l'augmentation des emplois en avril s'est surtout fait sentir.

L'amélioration du marché du travail contribuera à accroître l'augmentation récente de la demande des ménages. Les ventes au détail ont repris leur croissance en février grâce à une augmentation de 0,4 % de leur volume, tandis que les ventes d'automobiles ont augmenté en mars. La revente de maisons s'est stabilisée en mars après avoir reculé en février, alors que les mises en chantier d'habitations en mars augmentaient pour le deuxième mois d'affilée malgré un départ faible au début de l'année.

En mars, les prix à la consommation ont progressé de 0,8 % sous l'effet de la hausse des prix de l'essence. Jusqu'ici, l'augmentation des prix de l'essence n'a pas ralenti la consommation d'essence. Les ventes au détail d'essence ont fait un bond de 3,2 % en 2010 pour se fixer à 39,0 millions de tonnes métriques, leur deuxième plus forte hausse annuelle jamais enregistrée, et ce, malgré la hausse des prix, laquelle devrait déboucher sur un autre niveau record au premier trimestre. La demande d'essence en 2008 et 2009 n'a pas fléchi en dépit de la récession et des prix élevés. La demande n'a chuté que de 1,1 % en 2008 au moment où les prix ont atteint un niveau record, et elle a crû de 1,3 % en 2009, malgré le repli du PIB réel de 2,5 % cette année-là. Dans les récessions antérieures, la demande d'essence avait diminué de plus de 10 % au début des années 1980 et de 5 % en 1990-1991.

Graphique 1.1

L'économie américaine s'est améliorée à l'arrivée du printemps après que le mauvais temps de l'hiver eut sabré de moitié la croissance du PIB au premier trimestre, en l'établissant à 0,4 %. La production industrielle a augmenté de 0,8 % en mars, après deux mois presque sans croissance. Le logement a enregistré une remontée générale en mars après un début d'année lent, et les ventes au détail ont augmenté de façon stable.

Marchés du travail

L'emploi a enregistré une croissance de 0,3 % en avril après un plafonnement en mars qui avait interrompu une série de trois mois de croissance au tournant de l'année. La plupart des gains en avril ont été attribuables aux emplois à temps partiel, ce qui représente un revirement par rapport à la vigueur qu'ont connue jusqu'ici cette année les emplois à plein temps. Étant donné que la population active a connu une expansion presque aussi rapide que l'emploi, le taux de chômage a reculé, passant de 7,7 % à 7,6 %.

Le secteur des services a été à l'origine de toute la croissance de l'emploi en avril, après avoir enregistré deux mois de très faibles variations. La hausse a été généralisée, sauf dans le secteur commercial, qui n'a pas augmenté. Le secteur des biens a reculé à cause de la construction, après avoir connu une forte hausse en mars. Comme suite à une augmentation record en décembre, les emplois dans le secteur manufacturier se sont maintenus à ce niveau pendant les quatre premiers mois de 2011.

L'augmentation la plus prononcée des emplois est survenue en Ontario (0,8 %), exclusivement dans le secteur des services. L'Ontario a pu ainsi diminuer son taux de chômage sous la barre des 8 % pour la première fois depuis décembre 2008. Le Québec et la Colombie-Britannique ont affiché des gains modestes au titre de l'emploi. Les provinces des Prairies ont enregistré une diminution de l'emploi pour un deuxième mois d'affilée, malgré un départ vigoureux au début de l'année.

Indicateurs avancés

L'indicateur avancé composite s'est accru de 0,8 % en mars, après avoir augmenté de 1,1 % en février. Huit des dix composantes ont progressé en mars, soit une de moins qu'en février.

Le marché boursier et l'indice du logement ont affiché les hausses les plus importantes, soit de 2,2 % et de 2,0 %, respectivement. Les ventes de meubles et d'appareils ménagers ont augmenté de 0,6 % et les ventes d'autres biens durables, de 0,3 %.

Le ratio des livraisons aux stocks dans le secteur de la fabrication a progressé pour le deuxième mois de suite, les livraisons ayant augmenté et les stocks ayant diminué. La durée hebdomadaire moyenne de travail dans les usines a augmenté pour le troisième mois d'affilée. Les nouvelles commandes de biens durables ont fléchi de 0,6 %, à la suite d'une remontée le mois précédent.

Production

Le PIB réel a chuté de 0,2 % en février, sa première baisse après quatre mois de croissance totalisant 1,8 %. Le gros de la baisse s'est produit dans le secteur manufacturier et, dans une moindre mesure, dans les services de manutention des biens. La plupart des autres services ont enregistré de faibles gains, tandis que les autres biens n'ont pas varié.

La production manufacturière a reculé de 1,6 % après deux importantes hausses. Tout juste un peu plus de la moitié de cette diminution a été imputable au nombre réduit de chaînes de montage d'automobiles. La plupart des industries de biens d'équipement ont aussi diminué leur production, après de fortes hausses plus tôt au cours de l'hiver. La production s'est stabilisée ou a légèrement augmenté dans les usines de ressources, comme le bois, le papier et le raffinage. La baisse de la production manufacturière a ralenti la demande du commerce de gros et des transports, surtout en ce qui concerne le secteur automobile.

Dans la construction et dans le secteur primaire, la production a très peu varié, soit une situation inchangée depuis le début de l'hiver. L'industrie minière a dû faire face à des perturbations de l'approvisionnement qui ont abouti à une autre vive diminution de la production de charbon ainsi qu'à de petites baisses de production dans les sables bitumineux. Ces diminutions ont été neutralisées par la hausse de production des mines métallurgiques pendant que les prix atteignaient des niveaux records.

La plupart des services ont affiché de modestes gains. Les services professionnels ont dominé la croissance des services aux entreprises. Le secteur public a connu une croissance de 0,1 %. Les services de consommation ont été dominés par les articles de détail, ce qui a neutralisé les faibles baisses enregistrées par les jeux de hasard et les ventes de maisons.

Demande des ménages

En février, après des diminutions de 0,6 % et de 0,8 % au cours des deux mois précédents, les ventes au détail ont augmenté de 0,4 %. La hausse des biens durables et le raffermissement continu de la demande de biens semi-durables, surtout les vêtements, expliquent ce gain.

Les ventes de biens durables ont augmenté pendant le mois sous l'effet d'une augmentation de la demande de meubles et d'appareils ménagers. Les ventes de camions ont diminué pour un quatrième mois consécutif, cependant la baisse de février a été neutralisée par une hausse des ventes de voitures neuves et de véhicules d'occasion. Depuis quatre mois d'affilée, les ventes de vêtements progressent, la forte révision à la hausse en janvier ayant transformé la légère augmentation en une hausse plus considérable. Les ventes de biens non durables n'ont presque pas changé.

Le nombre de maisons existantes est demeuré inchangé en mars et les prix moyens ont continué d'augmenter en partie parce que les maisons de prix plus élevés à Vancouver ont continué de se vendre, faisant ainsi monter les prix moyens. Les mises en chantier d'habitations ont crû de 2,8 % pour s'établir à 188 800 unités (aux taux annuels). L'augmentation a été concentrée dans les logements familiaux, mais elle a été neutralisée par la diminution de 8 % de la construction de logements unifamiliaux. La construction rurale a aussi progressé (+20 %).

Commerce de marchandises

Les exportations et les importations se sont repliées en février, après avoir atteint en décembre et en janvier leurs plus hauts niveaux en plus de deux ans. Les automobiles et les produits énergétiques ont représenté près de 80 % de la diminution des importations et des exportations, après des gains prononcés ces derniers mois.

Les exportations ont chuté de 4,9 %, les autos et les produits énergétiques ayant contribué de façon égale à cette diminution. Les exportations d'énergie ont reculé de 8 % après avoir connu une croissance de 41 % dans les quatre mois précédents, lorsque le temps froid aux États-Unis, conjugué à une capacité accrue des pipelines, avait fait monter de 71 % les exportations de pétrole brut. Les exportations d'automobiles se sont effondrées après avoir rebondi en janvier à la suite des faibles niveaux de novembre et décembre (lorsque la production avait diminué à cause des besoins en réoutillage et du mauvais temps).

Ailleurs, les exportations de biens industriels ont fléchi de 3 %, mais elles sont quand même demeurées de 20 % plus élevées que leur niveau enregistré un an auparavant. Les produits forestiers ont poursuivi leur affaissement au début de 2011 lorsqu'une nouvelle faiblesse de la demande de logements aux États-Unis a fait diminuer les exportations de bois d'oeuvre de 10 % en janvier et février. Les exportations de machines et de matériel ont aussi chuté de 10 % jusqu'ici cette année, en grande partie à cause de la baisse des livraisons d'aéronefs.

En février, les importations ont diminué de 4,0 % sous l'impulsion d'une baisse de 12,5 % des produits de l'automobile qui avaient connu un gain marqué en janvier. Les importations d'énergie ont régressé de 9 % après avoir augmenté de près du tiers entre septembre et janvier (surtout à cause de volumes plus élevés). Les exportations de machines et matériel ont reculé à la suite d'une diminution des aéronefs, leur composante la plus instable.

Prix

Entre février et mars, l'IPC a monté de 0,8 %, faisant passer de 2,2 % à 3,3 % l'augmentation d'une année à l'autre, la plus forte depuis septembre 2008. L'indice de base de la Banque du Canada a crû de 0,5 % pendant le mois, soit sa plus forte progression depuis novembre 2008. Toutefois, l'augmentation d'une année à l'autre de 1,7 % de l'indice de base demeure inférieure aux gains de 2 % observés au début de 2010.

Plus de la moitié de la hausse mensuelle des prix est survenue dans les aliments et l'énergie. Le prix des aliments a progressé de 1,6 % sous l'effet de la montée des prix des légumes en raison du mauvais temps aux États-Unis et au Mexique. L'essence et le mazout ont dominé l'augmentation des prix de l'énergie.

L'IPC sans les aliments et l'énergie a augmenté de 0,3 % pendant le mois et de 2,1 % par rapport à mars dernier. Ce dernier taux était supérieur à l'augmentation de 1,7 % de l'indice de base de la Banque du Canada, signifiant par là que l'indice de base exclut les taxes indirectes qui ont ajouté 0,7 point à l'inflation de base au cours de l'année écoulée. Lorsqu'on inclut les taxes indirectes, l'inflation progresse au-delà de l'IPC sans les aliments et l'énergie, ce qui signifie que l'IPC de base comprend des articles alimentaires dont les prix ont amorcé une progression considérable, notamment la viande, le pain et le café.

Ailleurs, les prix de l'habillement ont enregistré la progression la plus prononcée étant donné que la hausse du coût des intrants, comme le coton, a entraîné en mars une augmentation beaucoup plus importante que d'habitude des lignes de vêtements de printemps.

Les prix des produits de base ont poursuivi leur remontée sous l'effet des prix de l'énergie. Après avoir connu une augmentation de 10 $ en mars, les prix du pétrole brut ont progressé de 7 $ le baril pour le West Texas Intermediate (WTI), prix de référence des cours en Amérique du Nord. L'écart entre le prix du brut WTI et du brut Brent en Europe a atteint 13 $ le baril en avril. Les prix des métaux ont établi de nouveaux records sous l'impulsion de l'or dont le prix a dépassé 1 500 $US l'once pour la première fois de son histoire. Les prix agricoles ont poursuivi leur montée en raison des risques de sécheresse aux États-Unis.

Les prix industriels ont augmenté de 0,9 % en mars, en grande partie à cause de l'augmentation des prix du pétrole. Ailleurs, près de la moitié des marchandises ont enregistré de légères diminutions de prix, surtout les biens exportés en raison d'une appréciation continuelle du taux de change.

Marchés financiers

Les prix à la Bourse de Toronto ont fléchi de 1,1 % en avril, soit la deuxième diminution de faible importance d'affilée. Malgré la poussée des prix du pétrole au cours des deux derniers mois, les actions du secteur de l'énergie ont dominé la diminution pour un deuxième mois consécutif. Cependant, les actions du secteur des métaux ont rebondi après avoir connu des baisses consécutives.

Le dollar canadien a dépassé 1,04 $US en moyenne en mars, sa plus forte moyenne mensuelle depuis octobre 2007. Les taux d'intérêt au Canada ont très peu changé dans l'ensemble, sauf pour de légères augmentations des taux hypothécaires de un à cinq ans.

Le crédit d'entreprise a fléchi de 0,2 %, poursuivant la légère tendance à la baisse affichée au deuxième semestre de 2010, laquelle avait été interrompue par des hausses de 1 % en janvier et février 2011. La diminution en mars a ralenti le financement total des entreprises, même s'il est demeuré positif à la suite d'une augmentation des émissions d'actions et d'obligations. La croissance du crédit des ménages a chuté de moitié pour s'établir à 0,4 % en février, parallèlement à un ralentissement de la dette des consommateurs et de la dette hypothécaire après une hausse d'un mois du crédit en janvier.

Économies régionales

Au Québec, les ventes au détail ont commencé l'année avec des diminutions consécutives; c'est la seule grande province qui a affiché de telles baisses d'affilée. Une partie de cette faiblesse reflète l'augmentation du taux provincial de la TVH en janvier, qui a fait passer une partie des ventes du début de 2011 au quatrième trimestre de 2010 (trimestre au cours duquel les ventes ont augmenté de 2,9 %). Les mises en chantier d'habitations sont demeurées à près de 40 000 unités (aux taux annuels) pour le huitième mois d'affilée. Les ventes du secteur manufacturier ont perdu près de la moitié du gain de 8 % qu'elles avaient enregistré en janvier, en grande partie à cause de la diminution des livraisons d'aéronefs.

En Ontario, la source de la croissance est passée de la demande des ménages au secteur de la fabrication. Les mises en chantier d'habitations ont augmenté pour le troisième mois consécutif, confirmant un gain de 11 % au premier trimestre après trois légères diminutions trimestrielles consécutives. Les ventes au détail ont rebondi de 0,7 % après avoir enregistré deux baisses de 0,5 %. Toutefois, les ventes du secteur manufacturier ont perdu le tiers du gain de 6 % qu'elles avaient enregistré en janvier, en grande partie à cause d'un repli des livraisons d'automobiles.

Dans les provinces des Prairies, les ventes au détail sont demeurées les plus vigoureuses au Canada, croissant de 1,4 % en février après avoir dominé les ventes au pays au quatrième trimestre jusqu'en janvier. Cette vigueur était concentrée dans l'automobile. Les mises en chantier d'habitations dans les Prairies ont diminué de 3 % au premier trimestre après avoir connu une diminution de 17 % au quatrième trimestre. Les ventes du secteur manufacturier ont repris après l'incendie qui a frappé une importante raffinerie en janvier.

En Colombie-Britannique, le secteur manufacturier est demeuré la source la plus stable de croissance, ses ventes ayant augmenté pour le quatrième mois d'affilée malgré un ralentissement des produits forestiers. Les ventes au détail ont rebondi de 0,7 % après avoir été les plus faibles au Canada pendant deux mois. Les mises en chantier d'habitations ont connu une troisième baisse mensuelle consécutive, ce qui a fait en sorte que la moyenne du premier trimestre a été en baisse de 5 %.

Économies internationales

Aux États-Unis, le PIB réel a augmenté de 0,4 % au quatrième trimestre, soit la moitié de sa croissance du premier trimestre. Toutefois, le ralentissement s'est concentré en grande partie dans la construction, reflétant ainsi l'incidence d'une succession de fortes tempêtes de neige au début de l'année. Les exportations et les importations ont été stimulées par un rebondissement marqué de la production d'automobiles.

Les dépenses des ménages et la production des usines ont toutes deux connu une croissance en mars, malgré la hausse des prix de l'essence et la catastrophe survenue au Japon. La production industrielle a affiché une hausse de 0,8 % en mars, après que le mauvais temps eut contenu la croissance à 0,1 % en janvier et en février. Le secteur de la fabrication a terminé son meilleur trimestre jusqu'ici dans la reprise en enregistrant un gain de 0,7 % en mars, tous les grands secteurs ayant contribué à cette hausse. Les nouvelles commandes ont augmenté de 2,5 % sous l'impulsion des biens d'équipement.

Le secteur du logement a rebondi en mars, laissant entendre qu'une partie des importantes pertes subies depuis le début de l'année était attribuable au mauvais temps. Les ventes de maisons neuves ont fait un bond de 11 % après que des révisions à la hausse de près de 10 % apportées à chacun des deux précédents mois aient abouti à des diminutions de 7 % en janvier et de 14 % en février. La revente de maisons a rebondi de 3,7 % et se situe à 20 % au-delà des creux observés au milieu de 2010. L'amélioration au titre des biens apparentés au logement a été le facteur le plus important du gain de 0,4 % des ventes au détail, pendant que les ventes d'automobiles baissaient de 2 %.

Le déficit commercial a légèrement régressé en février, surtout à cause d'une diminution de 7,2 % des importations de Chine. Le congé de deux semaines associé au Nouvel An chinois est survenu entièrement en février cette année. De plus, les importations et les exportations d'automobiles ont toutes deux régressé de près de 10 %. Les importations de pétrole ont peu varié, mais les prix des importations ont bondi de 10,5 % en mars.

La production industrielle dans la zone euro a connu une croissance de 0,4 % en février, son cinquième gain mensuel d'affilée. La production a augmenté dans tous les secteurs, sauf celui de l'énergie. Les nouvelles commandes ont suivi la tendance en affichant un cinquième gain consécutif, sous l'impulsion des biens d'équipement. Le déficit commercial extérieur s'est rétréci lorsque l'excédent des produits manufacturés a plus que neutralisé l'augmentation du déficit au titre de l'énergie. La hausse de l'excédent commercial avec les États-Unis a aidé à contrebalancer des déficits commerciaux plus importants avec la Chine, la Russie, la Norvège et le Japon. Le taux de chômage est demeuré stable à 9,9 % en mars, alors que le taux d'inflation annuel passait de 2,4 % en février à 2,7 % à la faveur d'une augmentation mensuelle record de 1,4 % de l'IPC.

En Allemagne, l'économie est demeurée robuste en affichant une croissance de 1,4 % de sa production industrielle en février, son troisième gain consécutif, pendant que les nouvelles commandes progressaient de 3,2 %. La demande a été stimulée par les exportations vers les pays asiatiques à croissance rapide, bien que la demande intérieure ait connu une reprise, les importations ayant dépassé les exportations pendant le mois. La construction a continué de récupérer après les phénomènes météorologiques violents du début de l'année, alors que les dépenses de consommation ont ralenti après une augmentation des ventes lorsque les conditions météorologiques eurent transféré la demande de décembre à janvier. Le taux de chômage a glissé à 6,3 % en mars, mais l'inflation a augmenté à 2,3 %, presque le double de celle de l'année précédente.

En France, la production industrielle a enregistré son quatrième gain mensuel d'affilée en février, pendant que les nouvelles commandes rebondissaient après avoir connu une diminution le mois précédent. La demande intérieure a subi un ralentissement causé par les dépenses de consommation et le logement. Les importations ont continué de dépasser les exportations, creusant davantage le déficit commercial extérieur. Le taux de chômage s'est stabilisé à 9,5 % en mars, tandis que l'inflation grimpait à 2,2 %.

En Grande-Bretagne, le PIB réel a connu une croissance de 0,5 % au premier trimestre de 2011 sous l'impulsion du secteur manufacturier et des services. La construction a continué de ralentir la croissance, entravée par des tempêtes hivernales. La production industrielle a plafonné en février, à cause d'une faiblesse de la production d'énergie, pendant que les consommateurs continuaient à surveiller leurs dépenses. L'inflation s'est atténuée à 4 % en mars, contre 4,4 % le mois précédent.

Au Japon, l'économie a été maltraitée par la catastrophe survenue en mars qui a causé des dommages à de nombreuses usines et provoqué des pénuries d'électricité. Les exportations ont chuté pour la première fois en 16 mois, surtout dans le secteur automobile, puisque Toyota, Honda et Nissan ont suspendu leur production à la suite d'une pénurie de pièces. La production industrielle a subi une diminution record de 15 % en mars, pendant que les dépenses des ménages dégringolaient de 8,5 %.

En Chine, le PIB réel a enregistré une croissance de 2,1 % entre le dernier trimestre de 2010 et le premier trimestre de l'année. C'est la première fois que la Chine publie des données comparant le PIB au trimestre précédent plutôt qu'à l'année précédente, mais elle n'a pas publié de données historiques. Les importations du trimestre ont dépassé les exportations et ont ainsi entraîné le premier déficit commercial depuis 2004. L'inflation a atteint 5,4 % en mars, son plus haut niveau en 32 mois, sous l'impulsion d'une hausse de 11,7 % des coûts des aliments.

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