Section 1 : Conditions économiques actuelles

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Vue d'ensemble 1 

Ayant affiché une progression de 0,5 % en décembre, le PIB réel a terminé le quatrième trimestre avec un solide gain de 0,8 %, après son ralentissement de mi-année. Grâce à la croissance de son PIB réel, le Canada est arrivé en tête des pays du G7 au quatrième trimestre, dépassant les États-Unis, l'Allemagne, la France et l'Italie, où le PIB réel a avancé, de même que le Royaume-Uni et le Japon, où le PIB a reculé. La demande intérieure finale a été en progression constante au quatrième trimestre, sous la poussée des dépenses des consommateurs et des entreprises, le logement ayant plafonné au cours des trois derniers trimestres. Les exportations ont fait un bond de 4,0 %, soit leur hausse la plus élevée depuis le début de la reprise. Les stocks ont baissé au cours du trimestre, pour la première fois en 2010. Le ratio des stocks aux ventes est ainsi resté en deçà de son niveau d'avant la récession au milieu de 2008.

Graphique 1.1

La croissance des exportations au quatrième trimestre a été dominée par les expéditions en dehors des États-Unis, qui ont porté à 30 % leur part des exportations. Le gros de ces gains est attribuable au Royaume-Uni et à la Chine. Les exportations vers les États-Unis ont été ralenties au cours du trimestre par des fermetures temporaires dans la production de véhicules automobiles au Canada, mais stimulées en décembre par un temps plus froid que la normale pour la saison aux États-Unis, au moment même de l'entrée en service d'une nouvelle capacité des pipelines.

Soutenus par la progression des gains tirés des exportations, les bénéfices des sociétés ont bondi de 9 % au quatrième trimestre. Cette vigueur s'est reflétée dans les intentions d'investissement des entreprises, en hausse de 6,8 % pour 2011. Cela s'ajoute au rebondissement de 5,1 % des dépenses d'investissement en 2010 (un peu plus que l'augmentation de 4,4 % des intentions pour 2010 que les entreprises déclaraient à pareille date l'an dernier). Pour plus de détails sur les tendances des investissements des entreprises, voir l'étude spéciale de ce mois-ci.

Marché du travail

L'emploi a gagné 0,1 % en février, confirmant les gains de 0,4 % en janvier et de 0,2 % en décembre. Les postes à temps partiel ont représenté la totalité des nouveaux emplois, après que les emplois à temps plein ont dominé le gain global des deux mois précédents. Compte tenu d'une expansion de 0,1 % de la population active pendant ce temps, le taux de chômage est demeuré stable à 7,8 % en février.

Le secteur des biens a eu le plus clair des nouveaux emplois en février. Après un record de croissance en décembre, les usines ont augmenté légèrement leurs rémunérations en décembre et en janvier. La construction a aussi pris une lente expansion. Le secteur des services, dans son ensemble, est demeuré inchangé, les augmentations dans la santé et l'éducation ayant été neutralisées par une forte baisse dans les services aux entreprises.

L'Alberta est la province où l'emploi a connu la plus forte croissance en février. La fabrication et l'éducation ont représenté la majeure partie du gain en Alberta, où la croissance d'une année à l'autre a été de 3,4 %. L'Ontario a cédé 11 000 des 158 000 emplois gagnés en décembre et en janvier, ce qui n'a pas empêché son taux de chômage de tomber à son plus bas niveau (8,0 %) en 26 mois.

Indicateurs avancés

L'indicateur avancé composite a progressé de 0,3 % en janvier après avoir augmenté de 0,4 % au cours des deux mois précédents. La croissance, de nouveau, a été attribuable principalement au marché boursier et au secteur du logement. Quatre des dix composantes ont diminué, soit une de moins qu'en décembre.

Les prix sur le marché boursier ont progressé de 2,6 %, la cinquième hausse mensuelle consécutive. L'énergie est la cause principale de cette progression, le secteur minier marquant un temps d'arrêt après avoir été le moteur de la reprise observée vers la fin de 2010.

La demande des ménages a continué de croître. L'indice du logement a augmenté de 1,3 %, sa troisième hausse consécutive, la vigueur des ventes de maisons existantes l'emportant sur un fléchissement des mises en chantier. Les ventes de meubles et d'appareils électroménagers se sont repliées de 0,1 %, tandis que les dépenses au titre des autres biens durables ont augmenté de 0,9 %.

Le secteur de la fabrication a continué d'afficher des résultats mitigés. Les nouvelles commandes ont perdu 2,3 %, leur deuxième baisse consécutive. Le ratio des livraisons aux stocks a également reculé pour un deuxième mois consécutif, les livraisons affichant une tendance à la baisse pour la première fois en plus d'un an. La durée hebdomadaire moyenne du travail dans les usines a cessé de diminuer. L'indicateur avancé des États-Unis a augmenté de 0,7 % en décembre, sa plus forte progression en huit mois.

Production

Le PIB réel a augmenté de 0,5 % en décembre, après une progression de 0,4 % en novembre et de 0,3 % en octobre. L'énergie a ouvert la voie, mais la croissance a été généralisée, avec une expansion dans tous les grands groupes d'industries, si l'on fait abstraction du repli observé dans la construction et le commerce de détail.

Le secteur de l'énergie a fait augmenter la production de 2,7 %, représentant directement le tiers de l'augmentation globale du PIB. Le principal facteur de la hausse a été la flambée des exportations de pétrole et de gaz vers les États-Unis, qui a donné lieu à la fois à un accroissement de la production de pétrole et de gaz et à une hausse de 11 % du transport par pipeline. De même, un temps plus froid que la normale de saison a fait augmenter légèrement la demande de services publics.

La fabrication a apporté la plus forte contribution à la croissance en dehors de l'énergie, inversant des reculs consécutifs. Les automobiles n'ont repris qu'une part du repli de 15 % observé en novembre, où plusieurs usines avaient fermé pour un réoutillage. Ces usines ne reviendront pas à leur plein régime de production avant janvier. Ailleurs, la plupart des industries de biens d'équipement ont haussé leur production, et les investissements des entreprises ont poursuivi leur reprise au quatrième trimestre. La production a aussi augmenté dans la foresterie et la fabrication de produits métalliques.

Les services se sont raffermis dans la plupart des secteurs. Les services aux entreprises ont crû de 0,3 % après un ralentissement en novembre. Les finances ont profité d'une cinquième augmentation d'affilée des ventes de biens immobiliers. Pendant que le commerce de détail se repliait, la demande d'hébergement et d'alimentation a repris, surtout dans les restaurants. Enfin, les services gouvernementaux ont affiché de modestes gains.

Demande des ménages

Les dépenses personnelles réelles en biens et services ont augmenté de 1,2 % au quatrième trimestre, soit le gain le plus élevé en sept trimestres consécutifs. Les dépenses ont été stimulées par une progression de 1,8 % des revenus personnels disponibles au cours du trimestre.

En volume, les ventes au détail se sont repliées de 0,4 % en décembre, après une augmentation de 1,5 % le mois précédent. Il y a eu une diminution dans les biens durables et les biens non durables, qui a effacé la moitié de l'augmentation du mois précédent pour les biens durables et la totalité de celle pour les biens non durables. L'inversion de la progression des ventes d'automobiles en novembre a expliqué le recul dans les biens durables, tandis que les hausses dans les meubles et les appareils ménagers ont épongé une part de cette diminution. En revanche, les biens semi-durables ont continué d'afficher de la vigueur, surtout dans l'habillement. Noël est tombé un samedi, si bien que les magasins étaient fermés pour leur journée la plus occupée de la semaine.

Les ventes de maisons existantes ont augmenté de 4,5 % en janvier 2011 par rapport au mois précédent. Le nombre d'inscriptions était en hausse de 4 % comparativement à décembre 2010, tandis que les prix ont atteint un nouveau record. Les ventes étaient concentrées dans les marchés à prix élevés de Toronto et de Vancouver. Le nombre de mises en chantier d'habitations a avancé de 0,8 %, grâce à une augmentation dans les régions rurales. Dans les régions urbaines, l'activité de mise en chantier a reculé de 1,7 %, avec la confirmation de la tendance à la baisse amorcée au printemps de 2010 pour les maisons unifamiliales et multifamiliales. Globalement, les mises en chantier ont affiché un taux annuel de 170 000 unités en janvier, en baisse comparativement aux 200 000 unités du premier semestre de 2010.

Commerce international

Le déficit du compte courant s'est contracté de 5,9 milliards de dollars, pour s'établir à 11,0 milliards de dollars, à la faveur d'un revirement de la balance commerciale trimestrielle des biens, dont le déficit record s'est transformé en léger excédent. Les exportations ont monté en flèche, surtout vers les pays autres que les États-Unis, pendant que les importations ont chuté. La forte augmentation des exportations vers des destinations autres que les États-Unis a porté à 30 % leur part des exportations du Canada; leur part n'a pas cessé d'augmenter par rapport à celle de 19 % en 2006.

Graphique 1.2

Les exportations vers le Royaume-Uni et l'ensemble des autres pays, et surtout la Chine, ont atteint des sommets trimestriels jamais vus. La vigueur des exportations vers le Royaume-Uni était concentrée dans les métaux et les aéronefs; pour les autres pays, les métaux, le bois d'oeuvre, la pâte de bois et le canola ont dominé le gain trimestriel.

En décembre, les exportations ont monté de 9,7 %, à la faveur d'un accroissement de 6,6 % des volumes et grâce surtout à la demande américaine. Ce sont l'énergie et les machines et le matériel qui ont ouvert la voie. La hausse des exportations d'énergie était attribuable au pétrole brut, en partie grâce à l'expansion de la capacité des pipelines, et en partie grâce à l'accroissement des livraisons de carburant diesel, de charbon et de gaz naturel. Alors que presque la totalité des exportations de pétrole brut et de gaz naturel du Canada sont destinées aux États-Unis, les trois quarts des exportations de charbon sont pour l'Asie. Les exportations dans l'aérospatiale ont été le principal facteur de l'augmentation des exportations de machines et de matériel.

Sans l'énergie et l'aérospatiale, les valeurs et les volumes des exportations ont monté de 4 % dans chaque cas. Les biens industriels, et surtout les métaux, ont été un grand facteur de l'augmentation des exportations en dollars courants à la faveur d'une progression continue des prix. L'agriculture et la foresterie ont affiché des gains de valeurs et de volumes. Les valeurs des exportations du secteur forestier ont franchi le cap des 2 milliards de dollars, et les deux secteurs ont fait état de leurs plus fortes valeurs en deux ans.

Les importations ont gagné 0,7 %, et les volumes ont crû de 0,3 %. Tous les secteurs, sauf celui des biens de consommation, ont affiché de modestes gains. Le repli des importations de biens de consommation a mis un terme à une série de fortes hausses.

Prix

Les prix des biens et services produits au Canada ont augmenté de 0,9 % au quatrième trimestre. Des hausses constantes depuis sept trimestres ont ramené ces prix tout proche de leur niveau d'avant la récession, après un repli de 5 % pendant la récession. Les prix à l'exportation ont été le principal facteur de l'augmentation trimestrielle, avec un gain de 1 %, après une augmentation nette de seulement 0,1 % au cours des deux trimestres précédents. Les Canadiens ont payé 0,5 % de plus les biens et services qu'ils ont achetés, encore une fois sous l'effet de l'augmentation du coût de l'énergie. Les prix ont fléchi dans les domaines à fort contenu importé, et surtout dans les biens durables de consommation et les machines et le matériel des entreprises.

Les prix à la consommation ont monté de 0,3 % en janvier, pour une septième fois d'affilée après le repli observé dans la première moitié de 2010. Le gros de l'augmentation était le reflet de l'accroissement des prix de l'énergie et des aliments. Les prix des aliments, et surtout de la viande, se sont accélérés ces derniers mois. Les prix du pain et des céréales ont affiché des hausses inférieures à la moyenne au cours de la dernière année, car la hausse récente des prix des céréales ne s'est pas encore répercutée au supermarché. Sans les aliments et l'énergie, les prix ont avancé de 0,1 %, soit l'équivalent de l'impact d'une augmentation de la taxe de vente du Québec au cours du mois. Il s'agit d'une hausse qui correspond à l'augmentation de l'IPC de base. D'une année à l'autre, l'augmentation globale des prix à la consommation a été de 2,3 %. Les prix des biens durables et des biens semi-durables sont restés en deçà de leur niveau d'un an plus tôt.

Après avoir atteint en janvier leur plus haut niveau depuis le début de la reprise, les prix des produits de base ont reculé en février. La totalité du recul est venue des prix de l'énergie, et tout particulièrement du gaz naturel. Cependant, les prix du pétrole n'ont pas cessé d'augmenter en conséquence de l'agitation au Moyen-Orient. Les prix des métaux et des aliments ont atteint de nouveaux records. C'est l'or qui a connu la plus forte hausse du côté des métaux, et le blé du côté des aliments.

Les prix industriels ont avancé de 0,2 % en janvier. C'est moins qu'en novembre et décembre, en partie parce que la progression du taux de change a tempéré les prix des exportations comme celles des autos, du papier et des machines. Les hausses de prix ont été concentrées dans les métaux et le pétrole.

Marchés financiers

Dans le compte capital et financier pour le quatrième trimestre (qui n'est pas désaisonnalisé), les non-résidents ont continué d'acheter beaucoup de titres canadiens (surtout des obligations de sociétés et des actions), tandis que les investissements directs canadiens à l'étranger ont atteint un sommet triennal de 29 milliards de dollars.

Les cours de la Bourse de Toronto ont monté de 4,3 % en février, pour une septième augmentation mensuelle consécutive. Les actions du secteur de l'énergie ont ouvert la voie, entraînées par la progression des prix du pétrole. Les actions financières ont aussi affiché une hausse sensible, tandis que les métaux ont accusé leur premier recul mensuel depuis juin 2010.

En février, le dollar canadien a atteint un sommet triennal de 1,03 $ par rapport au billet vert américain. Le dollar canadien a fléchi par rapport à d'autres monnaies, ce qui a limité à 0,4 % la hausse de l'indice des cours du dollar canadien pondéré en fonction des échanges commerciaux.

Graphique 1.4

Le crédit d'entreprise à court terme a augmenté en janvier pour la première fois depuis juillet. Néanmoins, les entreprises ont continué d'accélérer le rythme des émissions d'obligations et surtout d'actions, ces dernières atteignant 33 milliards de dollars en janvier et février, soit la somme la plus élevée de n'importe quelle période de deux mois en 2010.

Économies régionales

Au Québec, les ventes au détail en décembre ont connu une croissance de 0,8 %, soit la seule augmentation parmi les régions et qui couronnait un gain de 3,3 % au quatrième trimestre, le plus élevé au Canada. Les mises en chantier d'habitations en janvier ont aussi conservé presque la totalité de leur augmentation de 13 % du mois précédent. Cependant, les ventes du secteur de la fabrication ont fléchi de 2,8 % en décembre, dans la foulée d'une chute dans le secteur de l'aérospatiale.

L'économie de l'Ontario a été faible à la fin de l'année. Les ventes du secteur de la fabrication ont reculé en décembre pour un deuxième mois d'affilée, le mauvais temps qui a sévi aux États-Unis ayant retardé la reprise des livraisons dans le secteur de l'automobile. Les ventes du secteur de la fabrication ont été dans l'ensemble stables au quatrième trimestre, et l'Ontario a été la seule région à ne pas afficher d'augmentation. Les ventes au détail sont demeurées inchangées en décembre.

Les provinces des Prairies ont aussi vu leurs ventes augmenter de 2,3 % dans la fabrication, ce qui a contribué à les mettre au premier rang des régions pour la croissance dans la deuxième moitié de l'année. Les raffineries de pétrole ont ouvert la voie, ayant augmenté du tiers depuis juin, ce qui est attribuable à la fois aux prix et aux volumes. Les ventes au détail n'ont pas bougé en décembre, laissant les ventes en hausse de 2,8 % au quatrième trimestre. Cependant, les mises en chantier d'habitations ont connu un repli de 19 % en janvier, soit leur plus bas niveau depuis 2009.

En Colombie-Britannique, les ventes au détail ont dégringolé de 2,2 % en décembre, laissant les ventes en hausse de 1,4 % au quatrième trimestre, après une baisse de 0,3 % au troisième trimestre, ce qui a donné la plus faible performance au Canada. Les ventes du secteur de la fabrication ont affiché une deuxième augmentation consécutive.

Économies internationales

Aux États-Unis, la croissance du PIB réel au quatrième trimestre a été révisée à 0,7 %. Un climat hivernal rigoureux a joué un rôle dominant dans l'économie en décembre et en janvier. La croissance des ventes au détail n'a été que de 0,3 % en janvier, soit la plus faible de sept augmentations consécutives, le mauvais temps ayant été un facteur de dissuasion des achats de matériaux de construction. Sans les matériaux de construction, les ventes ont crû de 0,6 %. Les ventes d'automobiles ont fait un bond qui les a fait passer de 12,6 millions de voitures (aux taux annuels) en décembre et janvier à 13,4 millions en février, mois où il y a eu moins de tempêtes. La confiance des consommateurs en février a aussi atteint son plus haut niveau depuis le début de la reprise, conséquence partielle de l'augmentation la plus prononcée de l'emploi depuis le gain observé en mai 2010 à l'occasion du recensement. Par ailleurs, le taux de chômage a fléchi en deçà de 9 % pour la première fois en près de deux ans.

La production industrielle en janvier a fléchi de 0,1 %, à cause de replis dans les services publics et l'extraction minière. La production manufacturière a avancé de 0,3 %, surtout sous l'effet de l'augmentation des chaînes de montage d'automobiles, au moment où les constructeurs regarnissaient leurs stocks après la chute de production au quatrième trimestre, malgré l'augmentation des ventes. La production de matériel d'entreprise a aussi avancé à une cadence soutenue de 0,9 %, malgré le recul des commandes.

Le PIB réel dans la zone euro a connu une croissance de 0,3 % au quatrième trimestre de 2010, qui correspond à son gain du troisième trimestre, malgré des chutes de neige record et l'instauration de mesures d'austérité par plusieurs gouvernements. La production industrielle a fléchi en décembre, parce que les avances réalisées dans l'énergie et les biens d'équipement ont été épongées par des reculs ailleurs. Cependant, les nouvelles commandes sont demeurées solides, augmentant pour un troisième mois d'affilée, dans la foulée des augmentations des biens d'équipement et des produits semi-finis. Dans la construction, le ralentissement s'est poursuivi, le climat hivernal rigoureux ayant limité une demande faible. La progression des prix du pétrole a propulsé le déficit de l'énergie, ce qui a amené un déficit commercial extérieur global en décembre. Les consommateurs ont bravé le mauvais temps en janvier, et le volume des ventes au détail a augmenté pour la première fois depuis l'été dernier. Un léger repli du taux de chômage l'a ramené à 9,9 %, et l'inflation a atteint un taux annuel de 2,3 %, sous la poussée d'une augmentation des prix des combustibles de transport, du logement, de l'alcool et du tabac.

La cadence de la reprise en Allemagne a ralenti à 0,4 % au quatrième trimestre, comparativement à 0,7 % au troisième et à 2,2 % au deuxième. Les exportations sont demeurées le moteur de la croissance, ayant augmenté de 18,5 % pour l'ensemble de l'année. La production industrielle n'a pas bougé en décembre et les nouvelles commandes ont diminué après deux gains mensuels consécutifs. La construction a fait l'objet d'une forte contraction à cause du mauvais temps. Le taux de chômage est tombé à 6,5 %, tandis que l'inflation a progressé et atteint 2 %.

La croissance du PIB réel en France a été constante à 0,3 % au quatrième trimestre. La production industrielle a affiché un léger gain en décembre, après un solide rebondissement le mois précédent, tandis que les nouvelles commandes se sont accélérées pour un troisième mois de suite. La construction a continué de se replier en janvier, malgré la reprise des dépenses de consommation. L'inflation et le taux de chômage ont tous deux légèrement fléchi dans la nouvelle année.

L'économie britannique s'est contractée de 0,5 % au quatrième trimestre, ce qui reflète en partie les effets de fortes tempêtes de neige avant Noël. La construction a reculé de 15 % en décembre, après être demeurée stable le mois précédent. La production industrielle a connu une légère progression en décembre, et les nouvelles commandes ont continué à un bon rythme. Les dépenses de consommation ont rebondi en janvier, aidées par la demande refoulée de décembre.

L'économie italienne a ralenti à 0,1 % de croissance au quatrième trimestre. La production industrielle a augmenté pour un deuxième mois consécutif en décembre, tandis que les nouvelles commandes ont rebondi après trois diminutions consécutives. Le taux de chômage a été constant en janvier et l'inflation est tombée à 1,9 %, soit l'un des plus faibles taux de la zone euro.

L'économie du Japon s'est contractée de 0,3 % au dernier trimestre de 2010, paralysée par la faiblesse de la demande de consommation et des exportations. La croissance pour l'année a été de 3,9 %, soit la première augmentation annuelle en trois ans. La production industrielle a augmenté pour un deuxième mois d'affilée en décembre, la production des usines ayant été stimulée par le matériel de transport, les produits électroniques et l'acier. Les exportations ont connu leur plus faible taux de croissance en plus d'un an en janvier, tandis que la hausse des prix des aliments et des produits de base a propulsé les importations, ce qui a donné le premier déficit commercial en 22 mois. Les dépenses de consommation sont demeurées stagnantes, avec l'expiration des incitations gouvernementales pour stimuler la consommation.

La progression des prix des produits de base a provoqué une flambée des importations vers la Chine en janvier, qui ont ainsi dépassé le solide gain des exportations, pour ramener l'excédent commercial à un creux de neuf mois. La Chine est maintenant le premier marché mondial de l'automobile et le premier consommateur d'énergie. Le taux annuel d'inflation a atteint 4,9 % en janvier, l'alimentation à elle seule ayant grimpé de 10 %, ce qui a amené le gouvernement à annoncer des mesures de stabilisation des prix.

Le PIB mexicain a connu son taux de croissance le plus rapide en une décennie en 2010, soit 5,5 % d'une année à l'autre, à la faveur de la vigueur dans la fabrication, la construction et les services.

Suivant