Section 1 : Conditions économiques actuelles

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Vue d'ensemble 1 

De modestes gains ont été observés dans la production en octobre et dans l'emploi en décembre, indication d'une reprise de l'économie après un récent ralentissement.

La demande a progressé sous l'impulsion des exportations, parallèlement à une amélioration de l'économie américaine au quatrième trimestre, plus particulièrement dans le secteur des ventes au détail. Outre-mer, la croissance est demeurée vive dans les marchés en émergence, un facteur qui a contribué à maintenir les prix des produits de base à des niveaux plus élevés, notamment en ce qui concerne les métaux.

Les métaux ont pris la tête de la croissance dans plusieurs secteurs. Les prix des métaux et des minéraux dans l'Indice des prix des produits de base de la Banque du Canada sont presque revenus à leurs sommets de l'été de 2008. C'est le seul groupe de produits à avoir essentiellement recouvré les pertes subies par la récession. Avec des prix qui montent en flèche, les métaux ont été le moteur de la croissance de la bourse de Toronto, affichant une progression de plus de 500 % depuis le début de 2009.

En octobre, les minerais et les alliages métalliques ont dominé la croissance des exportations. Sous l'effet des métaux, les biens industriels ont dépassé l'énergie comme notre principale exportation dans les huit derniers mois, et ce, pour la première fois depuis la fin de 2007. Entre septembre et octobre, les exportations de métaux ont bondi de 1,0 milliard de dollars, propulsées par l'or, le cuivre et le nickel qui forment le peloton de tête depuis mai 2009. À 4,9 milliards de dollars, les exportations de minerais et d'alliages métalliques ont presque atteint le sommet de 5,2 milliards enregistré en août 2008. Ajoutons que l'extraction de minerais métalliques a affiché la plus forte croissance pour le PIB réel, avec une hausse de 80 % depuis le milieu de 2009. La production minière n'emploie pas beaucoup de main-d'oeuvre, mais les ressources naturelles n'ont été devancées que par le bâtiment pour la rapidité de la reprise de l'emploi avec un gain de 11 %.

Graphique 1.1

Marché du travail

L'emploi a progressé de 0,1 % en décembre, l'emploi à plein temps (qui représente 81 % de tous les emplois) ayant crû de 0,3 %. Il a le plus augmenté chez les jeunes qui ont pu recouvrer une partie des pertes subies dans les trois derniers mois. La population active a suivi le rythme de l'emploi et le taux de chômage est resté inchangé à 7,6 %.

Le secteur de la fabrication était en tête de la croissance de l'emploi, enregistrant sa plus importante hausse mensuelle en pourcentage depuis 1976. Cette progression tient pour moitié environ au rétablissement ayant suivi un soudain recul en novembre. En revanche, l'industrie de la construction a dû partiellement renoncer à ses gains récents. Dans les services, l'emploi a fléchi de 0,1 %, des pertes dans le commerce, les services aux entreprises et le système de santé ayant neutralisé un gain appréciable dans les transports.

La région du centre du Canada a dominé la croissance de l'emploi, ce qui n'est guère étonnant si l'on considère qu'elle regroupe près de trois quarts des emplois manufacturiers au pays. L'Ontario et le Québec ont aussi été à la tête de la croissance dans les transports. Pendant ce temps, l'emploi perdait du terrain dans les Prairies et en Colombie-Britannique, surtout en raison de pertes dans la construction.

Indicateurs avancés

L'indice composite a augmenté de 0,3 % en novembre, soit la même hausse qu'en octobre. Six des dix composantes ont affiché des gains, tandis que trois sont demeurées inchangées et qu'une a diminué.

L'indice du logement a connu le revirement le plus marqué, augmentant de 2,0 %, après six baisses consécutives de presque 3 % par mois en moyenne. Les mises en chantier et les ventes de maisons existantes se sont raffermies, après les reculs appréciables qui ont suivi les sommets atteints au printemps. La reprise du logement s'est traduite par une stabilisation des ventes de meubles et d'électroménagers, après quatre baisses consécutives. Les dépenses au chapitre des autres biens durables ont continué de progresser de façon constante.

La demande du secteur de la fabrication a continué de s'améliorer lentement. Les nouvelles commandes ont augmenté de 0,7 %, les hausses dans les biens d'équipement ayant contrebalancé le ralentissement dans les véhicules automobiles. Le ratio des livraisons aux stocks est demeuré inchangé, à 1,93, pour le troisième mois d'affilée, la croissance des stocks ayant rattrapé la remontée des ventes. Toutefois, les fabricants ont continué de se concentrer sur l'augmentation de la productivité, plutôt que sur le facteur travail. La semaine de travail moyenne s'est située à son niveau le plus faible au cours de la dernière année, et l'emploi n'a pas amorcé de reprise avant décembre.

Par ailleurs, la bourse de Toronto a poursuivi sa tendance à la hausse, ayant progressé de 2,8 % en novembre, du fait de la vigueur des prix des produits de base. L'indicateur avancé aux États-Unis a augmenté encore une fois légèrement, soit de 0,2 %.

Production

Le PIB réel mensuel a augmenté de 0,2 % en octobre, reprenant la croissance du mois d'août après un recul de 0,1 % en septembre. Les biens et services ont progressé au même rythme.

La production de biens a augmenté par la seule vigueur de la production minière. L'extraction minière a progressé de 4 %, portant son taux de croissance à plus de 20 % pour les quatre derniers mois et de 48 % pour la dernière année (un peu moins que le taux record de 49 % de mars 1984). Les mines de cuivre et de nickel ont mené le mouvement grâce à l'augmentation des exportations, à laquelle s'est ajoutée la résolution d'un long conflit de travail. La production pétrolière et gazière a partiellement recouvré les pertes subies en septembre. La production a fortement augmenté dans le secteur de l'exploration et de la mise en valeur avec l'affermissement des cours énergétiques. Elle a diminué dans le secteur des minéraux non métalliques, affaiblie surtout par un troisième recul consécutif pour la potasse.

La production manufacturière a accusé une baisse de 0,6 % après avoir perdu 1,1 % en septembre. Tout ce mouvement est imputable à une production en décroissance de 10 % pour le pétrole, en partie parce qu'une raffinerie a été mise en veilleuse. Par ailleurs, la construction automobile s'est redressée de 9 % en réaction à une hausse des ventes aux États-Unis avant même qu'un certain nombre d'établissements n'interrompent leur production en novembre à des fins de réoutillage. Les industries primaires hors pétrole ont relevé leur production, notamment celles de la fonte-affinage et du bois d'oeuvre.

Dans l'industrie de la construction, la production a régressé de 0,5 % après des gains consécutifs. Dans la construction résidentielle, elle a décru de 1,7 %; c'est son pire revers depuis la récession. Les secteurs de la construction non résidentielle et des travaux de génie ont tous deux continué à progresser.

Graphique 1.2

Les services ont été soutenus par les transports et le commerce de gros qui profitaient de l'amélioration de la production et du commerce de biens. Les services aux entreprises étaient toujours en reprise avec un deuxième gain consécutif de 0,4 % pour les services professionnels, scientifiques et techniques. Les services de consommation ont eu des résultats inégaux avec des baisses pour les détaillants et les restaurateurs et des hausses pour les services récréatifs et le secteur immobilier. Quant au secteur public, il a continué à croître lentement mais de façon régulière.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail ont fléchi de 0,2 % en octobre. C'est un premier pas en arrière depuis avril à la suite d'une croissance de 0,3 % en septembre corrigée à la baisse. Les ventes de vêtements ont dominé au tableau des baisses en octobre. Elles avaient fortement augmenté entre avril et juillet, mais le mouvement s'est modéré ces derniers mois. Pour soutenir les dépenses, il y a eu une solide demande de biens durables.

Malgré une faiblesse persistante dans le cas des fournitures en construction, on a observé une hausse des dépenses en biens durables en raison de la fermeté de la demande d'automobiles, d'appareils ménagers et de produits électroniques. Dans le secteur des biens non durables, les ventes d'essence se sont rétablies d'un fléchissement semblable en septembre, alors que les ventes d'aliments restaient à peu près inchangées.

Et les ventes et les mises en chantier d'habitations se sont élevées en novembre. Les ventes de maisons existantes se sont accrues de 4,8 % pour un quatrième gain consécutif. Ce bond après le creux de juillet les a fait revenir un peu au-dessous de leurs niveaux antérieurs à la récession. Les mises en chantier sont demeurées irrégulières, augmentant de 12 % à 187 200 après une baisse de 9 % en octobre. Ce mouvement s'explique principalement par un bond des logements multifamiliaux en Ontario après un faible niveau d'activité le mois précédent. La construction de maisons unifamiliales a aussi augmenté, là encore surtout en Ontario, mais en se situant toujours à un niveau qui est le deuxième plus bas pour l'année avec 30 000 mises en chantier de moins en novembre qu'en janvier.

Graphique 1.3

Commerce de marchandises

Les exportations ont regagné 3,1 % en octobre, marquant leur deuxième avance en trois mois. Les importations se sont accrues de 1,2 % : des prix inférieurs ont contrebalancé en partie des volumes supérieurs avec pour résultat net un déficit commercial qui est tombé sous les 2,0 milliards de dollars pour la première fois en quatre mois.

La croissance des exportations a eu pour moteur les biens industriels qui ont fait un bond de plus de 1 milliard de dollars dans le mois. Grâce à une hausse de 2,2 milliards pour les minerais et les alliages métalliques, les biens industriels ont gagné 3 milliards de dollars depuis leur creux de la récession enregistré en mai. Les exportations de minerai de cuivre ont plus que triplé après une forte baisse en septembre. Déjà, les exportations de cuivre et de nickel avaient doublé plus tôt dans l'année et elles devaient encore être stimulées à l'été par le règlement d'un long conflit de travail. Dans le secteur des métaux précieux, les exportations ont presque triplé après leurs bas niveaux des premiers mois de 2009.

Les métaux ont presque entièrement recouvré les pertes subies pendant la récession, mais les produits énergétiques ont continué à fléchir, s'établissant à 6,4 milliards de dollars, une perte de 2,2 milliards de dollars depuis le début de l'année, soit exactement la moitié du sommet de juillet 2008. Les exportations de gaz naturel ont encore régressé, ce à quoi on pouvait s'attendre compte tenu de la faiblesse des prix. Cependant, malgré des prix élevés, le pétrole brut a aussi reculé de manière constante cette année, reculant de 2 milliards de dollars pour approcher de ses niveaux les plus bas enregistrés pendant la récession. Les volumes ont été réduits ces derniers mois par manque de capacité d'acheminement par pipeline, ce qui s'explique en partie par des ruptures de conduites aux États-Unis.

Par ailleurs, les exportations de produits manufacturés n'ont guère évolué avec un gain léger pour les exportations d'automobiles et, en contrepoids, une baisse pour les machines et le matériel. Les exportations alimentaires ont affiché leur premier gain de taille depuis mai surtout grâce aux céréales.

Les produits énergétiques ont dominé dans les variations récentes de la masse des importations, apportant un gain important en octobre après une forte baisse en septembre. Les machines et le matériel et les biens de consommation ont toutefois continué à propulser les importations vers le haut en 2010, reflet de la vigueur de la demande intérieure. Les importations de machines et de matériel ont prolongé à neuf par un maigre gain leur succession ininterrompue de hausses mensuelles (un record de huit avait été établi en 1974). Les importations de biens de consommation se sont redressées et, en volume, elles n'étaient que de 2 % inférieures à leur record de tous les temps en mai 2008.

Prix

Les prix à la consommation se sont élevés de 0,2 % d'octobre à novembre. C'était leur cinquième hausse de suite après autant de mois d'absence de progression (avec trois baisses). C'est ainsi que, d'une année à l'autre, le taux général d'inflation est revenu à 2,0 % après avoir culminé à 2,4 % le mois précédent. Les prix étaient en baisse pour une grande diversité de biens à l'exclusion des produits énergétiques. Les prix de l'essence et des services ont cependant été en progression.

Les prix des biens durables et semi-durables ont diminué après avoir largement augmenté en octobre. Les prix des automobiles ont fléchi, mais en gardant une avance de près de 4 % sur les prix d'il y a un an. Les prix des vêtements ont repris leur tendance à la baisse. L'inflation alimentaire a continué à se modérer, notamment dans le cas des légumes. L'habitation a dominé dans le renchérissement des services.

Les cours des produits de base se sont encore affermis. Les prix des métaux ont généralement été en hausse, menés par le cuivre dont le prix a atteint un niveau record. Les cours énergétiques ont été soutenus par le pétrole brut qui, avec un quatrième gain consécutif, a atteint un sommet en deux ans de 91 dollars américains le baril. Quant au gaz naturel, il n'a pu ajouter à son gain de novembre. Enfin, les prix des aliments ont été poussés vers le haut par des conditions de sécheresse dans l'hémisphère sud.

Marchés financiers

Les cours boursiers se sont élevés de 3,7 % en décembre après cinq augmentations de suite. La bourse de Toronto a clos l'année à 47 % au-dessus de son minimum mensuel de mars 2009, mais à court de 13 % de sa valeur de culmination en juin 2008. Les métallifères étaient toujours en tête, fracassant des records un troisième mois d'affilée. Les actions du secteur de l'énergie sont parvenues à leur plus haut niveau depuis septembre 2008, mais le cèdent toujours de près du tiers à leur valeur record.

Le dollar canadien est revenu à la parité avec le dollar américain pour la première fois depuis le printemps de 2010, laissant derrière un minimum de 95 cents américains pendant l'été. Il a pris encore plus de valeur par rapport aux cours de la monnaie en Europe à la suite du renflouement de l'Irlande par le FMI.

En novembre, les sociétés ont émis le plus d'actions et d'obligations depuis le début de 2010, tirant parti de la forte demande qui s'attache à ces deux instruments. À cause des disponibilités ainsi assurées, la demande de crédit à court terme aux entreprises a repris sa tendance à la baisse.

Économies régionales

L'Ontario est la seule région où la demande ait été en hausse partout. Les mises en chantier d'habitations ont fait un bond de 85 % pour s'établir à un niveau annuel de 77 400 logements, le plus haut depuis octobre 2008, ce que l'on doit à la mise en chantier d'un certain nombre de grands ensembles multifamiliaux. Les livraisons manufacturières se sont redressées de 2 %. C'est que les ventes d'automobiles se sont en partie rétablies de leur fléchissement en septembre et que le pétrole et les métaux de première transformation ont continué leur forte ascension. Les ventes au détail se remettaient toujours de leur revers de juillet.

Au Québec, les ventes manufacturières comme les ventes au détail ont présenté de solides gains en octobre. Les secondes ont augmenté de 1,0 %, un quatrième gain consécutif. Quant aux ventes manufacturières, elles ont progressé de 4 % avec pour chefs de file l'aérospatiale et les métaux de première transformation. Les ventes pétrolières se sont ressenties de la fermeture d'une raffinerie à Montréal. Les mises en chantier d'habitations ont régressé une troisième fois en quatre mois, tombant à leur plus bas niveau depuis juin 2009.

La Colombie-Britannique a dominé au pays pour la croissance des ventes au détail avec un gain de 1,2 % en octobre. C'était là le signe le plus éloquent d'une reprise de la consommation après un marasme estival causé par l'entrée en vigueur de la TVH dans cette province. L'habitation est cependant restée faible, se situant une fois de plus à son plus bas niveau depuis le début de 2010. Les ventes manufacturières ont renoncé à une partie de leur avancée du troisième trimestre, notamment dans l'industrie du papier.

Dans les Prairies, les indicateurs économiques n'ont guère bougé. Les ventes au détail se sont élevées de 0,4 %, égalant leur moindre gain parmi quatre hausses consécutives. Dans le secteur de la fabrication, les ventes ont aussi fait un maigre gain dans une succession de quatre, surtout à cause du pétrole en Alberta. Les mises en chantier ont été en décroissance un quatrième mois d'affilée, se retrouvant à leur plus bas niveau en un an.

Économies internationales

Aux États-Unis, les dépenses de consommation sont demeurées le moteur de la croissance. Les ventes au détail se sont accrues de 0,8 % en novembre, prolongeant à quatre une succession de gains importants. Abstraction faite des automobiles et de l'essence, on constate que les ventes au détail ont progressé en moyenne de 0,8 % ces quatre derniers mois. Des produits à caractère saisonnier comme les vêtements et les biens récréatifs ont mené le mouvement. Les ventes liées à l'habitation accusaient toujours un retard, mais en novembre le secteur résidentiel a affiché des gains légers, bien que généralisés, signe qu'une reprise s'amorce.

Ce même mois, la production industrielle s'est redressée de 0,4 %, forte d'un deuxième gain consécutif de 0,3 % de la production manufacturière. La production automobile a fait une rechute après un pas en avant en octobre. Il reste que la production manufacturière sans la production automobile a offert son gain le plus imposant depuis mai surtout grâce à l'outillage des entreprises.

Le déficit au compte courant s'est un peu alourdi à 127,2 milliards de dollars au troisième trimestre. Il représente 3,5 % du PIB au regard d'un sommet de 6,5 % avant la récession. Le déficit mensuel du commerce des biens et services a rétréci en octobre et les exportations ont fait un bond de 3 %, alors que des importations pétrolières en baisse allégeaient la facture des importations dans l'ensemble.

Dans la zone de l'euro, la croissance a repris en octobre et les biens d'équipement ont largement contribué à une progression de 0,7 % de la production industrielle. L'Allemagne a été l'artisan de cette relance, ayant présenté un taux de croissance de 12 % dans la dernière année. C'est plus du double de la croissance en France; c'est aussi trois fois plus qu'au Royaume-Uni et quatre fois plus qu'en Italie. La construction a marqué le pas en octobre après trois mois de recul. L'excédent du commerce extérieur s'est accentué avec une baisse du déficit au compte de l'énergie et une hausse de l'excédent au compte des produits manufacturés. L'excédent commercial a augmenté avec les États-Unis, tout comme les déficits avec la Chine, la Russie et la Norvège. Les ventes au détail se sont redressées en octobre après avoir été inertes les deux mois précédents. Le taux d'inflation a été stable à une valeur annuelle de 1,9 % en novembre.

En Allemagne, l'économie a continué sa marche résolue en avant en octobre et la production industrielle a été en hausse de 3 %, s'appuyant sur la vigueur des biens d'équipement. La construction s'est solidement redressée après avoir ralenti pendant deux mois. Le commerce extérieur a continué à battre son plein et les exportations ont dépassé de loin leur niveau d'il y a un an. L'Allemagne a dominé dans la zone de l'euro de janvier à septembre 2010 avec un excédent de 113,5 milliards d'euros.

En France, la production industrielle a reculé en octobre après avoir fait du surplace le mois précédent. Le déficit du commerce extérieur s'est encore alourdi pour devenir le deuxième en importance dans la zone de l'euro après le déficit du Royaume-Uni. Les consommateurs sont demeurés prudents malgré une amélioration tant du taux de chômage que du taux d'inflation.

Au Royaume-Uni, le taux d'accroissement du PIB réel s'est établi à 0,7 % dans une révision à la baisse à cause d'une production moindre en construction et dans les services aux entreprises, et ce, malgré une montée du taux d'emploi de 0,6 %. La production industrielle a été stationnaire en octobre après de modestes gains les trois mois précédents. L'activité en construction s'est enlisée après une forte demande en période estivale. Les consommateurs ont dépensé dans les magasins dans l'attente d'une majoration de la taxe à la valeur ajoutée en début d'année. En novembre, le taux d'inflation a atteint un sommet en six mois, poussé vers le haut par le renchérissement des aliments et des vêtements.

Au Japon, les exportations sont restées le moteur de l'économie, bien que marquant un certain ralentissement. Elles devançaient de 9,1 % en novembre leur valeur d'il y a un an, la demande s'étant améliorée en Chine et dans l'Union européenne. En valeur mensuelle, elles se sont élevées de 0,1 % après une hausse de 0,4 % en octobre et une baisse de 0,5 % en septembre. La faiblesse de la demande intérieure a amené le gouvernement à instituer en novembre un nouveau programme de stimulation pour les petites entreprises et les économies régionales, ainsi qu'à réduire l'impôt des sociétés en décembre.

En Inde, l'économie a présenté au troisième trimestre un taux de progression de 8,9 % d'une année à l'autre. Ce pays a un peu mieux fait qu'au deuxième trimestre, aidé en cela par une production accrue en agriculture et une reprise dans les services. Une inflation persistante imputable en partie à un renchérissement des aliments provoqué par des conditions de sécheresse a fait hausser six fois les taux d'intérêt depuis le début de l'année.

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