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Section 1 : Conditions économiques actuelles

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Vue d’ensemble 1 

L’activité économique a continué d’être inégale au cours des mois d’été, la croissance de la production et de l’emploi ayant fait une pause après avoir enregistré de modestes gains le mois précédent.

Les dépenses des ménages ont diminué en juillet, après avoir mené la reprise pendant la majeure partie de 2009 et la première moitié de 2010. Les ventes d’automobiles ont également reculé en août, avant de reprendre en septembre, tandis que la revente de maisons a affiché son premier gain marqué de l’année en août.

Graphique 1.1

La reprise des exportations a été hésitante pendant l’été, de légers reculs ayant été enregistrés en juin et juillet. Le ralentissement a été concentré dans les domaines des produits énergétiques et de l’automobile. Toutefois, les ventes au détail et la production industrielle aux États-Unis ont continué de prendre de l’expansion de manière lente, mais soutenue pendant l’été, tandis que le secteur de l’habitation a affiché des signes de reprise après plusieurs mois de diminution depuis l’expiration des mesures d’incitation fiscale aux achats.

La base plus solide de l’économie mondiale à la fin de l’été s’est répercutée sur les marchés financiers et des produits de base. Le prix des produits de base a rebondi en septembre, sous l’impulsion des métaux, ce qui a aidé à propulser la Bourse de Toronto vers un nouveau sommet pour l’année, alors que le dollar canadien a repris le terrain perdu en août.

Marchés du travail

L’emploi n’a pas changé en septembre, terminant le troisième trimestre avec une hausse de 0,9 %. Les emplois à temps plein ont récupéré une partie des pertes subies au cours de l’été, mais les emplois à temps partiel pour les jeunes ont chuté. La population active a diminué de 0,1 %, soit son premier recul après un gain de 1,6 % au cours des huit premiers mois de l’année. En raison de la baisse de la population active, le taux de chômage a également reculé pour passer à 8,0 %.

L’emploi a légèrement progressé dans le secteur des biens et s’est replié dans celui des services. Les secteurs de la construction et de la fabrication ont été à la tête des biens, mais le secteur primaire s’est replié. Les services aux entreprises sont les grands responsables du recul des services, mais dépassent toujours de quelque 7 % leur niveau de septembre dernier.

L’Ontario a affiché la seule perte importante d’emplois, attribuable au recul des services aux entreprises et au commerce. Le Québec a continué de mener la croissance, affichant une progression de 3,2 % d’une année à l’autre en septembre, sous l’impulsion du secteur des transports. À 7,7 %, le taux de chômage au Québec était le moins élevé depuis décembre 2008 et se situait à un point de moins que celui de l’Ontario (le taux du Québec n’avait jamais été inférieur avant janvier 2009).

Graphique 1.2

Indicateurs avancés

L’indicateur avancé a augmenté de 0,5 % en août, soit une progression correspondant à sa hausse moyenne des deux mois précédents. Les sources de croissance ont peu changé, le secteur de la fabrication ayant affiché la hausse la plus importante, tandis que celui du logement a poursuivi son repli.

Les nouvelles commandes de biens durables fabriqués ont continué de se raffermir, ayant augmenté de 5,2 %. La croissance soutenue des nouvelles commandes depuis novembre 2009 a continué de donner lieu à des livraisons plus élevées, ce qui a entraîné une augmentation du ratio des livraisons aux stocks.

Les dépenses des ménages ont été inégales, les composantes liées au logement ayant affiché des baisses et les autres biens durables, des hausses. Le taux de recul de l’indice du logement s’est stabilisé à 4,0 %, ce qui est entièrement attribuable à la composante des mises en chantier. Étant donné que les ventes de maisons existantes ont continué de se replier, les ventes de meubles et d’appareils électroménagers ont diminué pour un deuxième mois d’affilée. Les dépenses au chapitre des autres biens durables ont remonté de 1,0 % après avoir connu cinq baisses consécutives.

Production

Le PIB réel a régressé de 0,1 % en juillet après un gain révisé de 0,3 % en juin. La production de biens a diminué de 0,3 %, soit sa première baisse depuis juin 2009, alors que les services se sont stabilisés.

Le repli des biens est attribuable au secteur de la fabrication. Les grandes industries d’exportation telles que l’automobile, l’aérospatiale, le bois de construction et le papier ont toutes affiché un recul en raison de la diminution des ventes aux États-Unis. La baisse de la construction résidentielle a également freiné la production de minéraux non métalliques (surtout le béton) et de meubles. La diminution de la production de biens s’est traduite par une baisse générale des services de manutention des biens.

Ailleurs, les services ont été ralentis par le repli d’un large éventail de dépenses des ménages, notamment les ventes au détail, la revente de maisons, les loisirs (surtout le jeu) et les restaurants.

Les services financiers et aux entreprises et le secteur minier ont tous affiché des gains importants. Les services aux entreprises, qui comprennent les services professionnels ainsi que les services administratifs et de gestion, ont enregistré leurs augmentations consécutives les plus importantes par rapport à la période antérieure à la récession. Le secteur minier a été soutenu par des gains considérables des métaux et des non-métaux, qui ont compensé le recul de l’extraction de pétrole.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail ont reculé de 0,2 % en juillet, après une augmentation de 0,9 % en juin. Une bonne partie de cette baisse est attribuable aux éléments de meubles, après plusieurs mois de diminution des ventes de maisons. La demande de biens non durables a également reculé en raison du bond des prix des aliments et de l’essence. Toutefois, la consommation d’essence est demeurée près du niveau record enregistré en mai, après qu’une diminution de 9 % des prix eut alimenté la demande. Même si les ménages ont consommé plus d’essence jusqu’à maintenant en 2010, cette hausse a été compensée par la demande inférieure de chauffage et de climatisation domestiques, poursuivant une tendance à la baisse qui a débuté au printemps 2009. Tout cela inclut une légère hausse de la demande de services publics en juillet en réaction à une vague de chaleur dans le centre du Canada.

Ailleurs, les dépenses de consommation ont été contrastées. Les dépenses en biens semi-durables ont légèrement repris pour un deuxième mois d’affilée, après que la série de hausses de prix au printemps eut été renversée pendant l’été. Les ventes d’automobiles ont peu fluctué après une solide avance en juin. Les dépenses consacrées aux ordinateurs ont reculé, mais ce, après trois trimestres d’affilée de gains moyens de 5 % du volume. À l’inverse, la demande d’équipements de divertissement (surtout des téléviseurs) a continué d’être hésitante jusqu’à maintenant en 2010, après une reprise du marché pendant la seconde moitié de 2009.

Le marché de l’habitation a été contrasté en août. Les mises en chantier d’habitations ont reculé de 4 %, poursuivant leur lent repli par rapport au sommet d’environ 200 000 logements (aux taux annuels) enregistré au début de l’année, pour se situer à 183 000 logements en août. La baisse des nouvelles constructions est entièrement attribuable aux, maisons unifamiliales, puisque les mises en chantier d’habitations à logements multiples ont poursuivi leur tendance à la hausse par rapport au creux de la récession du début de 2009. Par ailleurs, les reventes de maisons ont progressé de 4 % en août, signe timide de la stabilisation de la demande après un recul de près du tiers au cours des sept premiers mois de l’année.

Commerce de marchandises

Le déficit commercial mensuel des biens s’est creusé à un niveau record pour se situer à 2,8 milliards de dollars en juillet, alors que les exportations ont reculé pour un deuxième mois d’affilée et que les importations ont affiché leur niveau le plus élevé depuis décembre 2008. Le ralentissement des exportations depuis mai est attribuable aux produits énergétiques et de l’automobile. La hausse des importations a été généralisée à l’extérieur du secteur des biens de consommation.

Les exportations ont reculé de 0,7 % en juillet, en raison de diminutions d’environ 100 millions de dollars dans chacun des secteurs des produits forestiers, des biens de consommation ainsi que des machines et du matériel. Le repli des produits forestiers et des machines et du matériel faisait suite à plusieurs mois de croissance. Les exportations de biens industriels ont consolidé leur place à titre de principales exportations du Canada, grâce à un gain de 2 %. La plupart des autres exportations ont peu fluctué au cours du mois.

Le secteur de l’énergie a été à la tête de la hausse de 2 % des importations, surtout le pétrole brut. Le secteur de l’automobile et celui des machines et du matériel ont également progressé, grâce aux gains récents des dépenses de consommation et des entreprises. Les importations de biens industriels et de consommation ont reculé, après avoir atteint leurs niveaux les plus élevés en près de deux ans, en juin.

Prix

L’Indice des prix à la consommation a augmenté de 0,1 % en août après une hausse de 0,6 % en juillet. Le coût des services s’est replié en août, après que la transition à la TVH en Ontario et en Colombie-Britannique eut entraîné une hausse de 0,7 % des services en juillet. Les prix de l’énergie ont également affiché un recul après un bond abrupt en juillet.

Ailleurs, le coût des aliments a augmenté pour un deuxième mois d’affilée, renversant les légères diminutions enregistrées au printemps. À l’inverse, les prix des biens durables et semi-durables se sont stabilisés après une baisse importante en juillet.

Les prix des produits de base ont rebondi en septembre après un recul au cours de l’été. Les métaux ont mené le bal, surtout l’or, le nickel et le cuivre, ce dernier s’approchant d’un sommet de deux ans. Les prix des aliments ont également atteint leur niveau le plus élevé de l’année, ayant augmenté d’environ 25 % en 2010, alors que la récolte mondiale de céréales était à la baisse. Les prix de l’énergie ont peu fluctué après les replis de juillet et d’août. Alors que le prix du pétrole a atteint 80 $ (US) le baril, celui du gaz naturel est demeuré bas.

Les prix des biens produits ont augmenté de 0,4 % en août, après avoir fléchi en juin et juillet. Cette hausse est attribuable aux métaux et aux aliments, puisque les prix des produits finis ont reculé de 0,1 %.

Marchés financiers

La Bourse de Toronto a progressé de 3,8 %, soit sa troisième hausse consécutive, ce qui a suffi pour qu’elle s’élève au-dessus de son sommet précédent pour l’année, établi à la fin d’avril. Le gain de septembre était attribuable à un bond de 20 % des métaux, un mois après une croissance semblable des matériaux. Toutefois, cette croissance était généralisée.

Graphique 1.5

Le taux d’escompte a gagné un quart de point pour la troisième fois cette année. Néanmoins, les taux des prêts hypothécaires et des obligations à long terme n’ont pas changé, après un fléchissement au cours de l’été. Le dollar canadien a dépassé les 97 cents (US), récupérant la baisse enregistrée en août.

La demande de crédit des ménages a continué de progresser à un taux stable en juillet. La croissance du crédit aux entreprises a ralenti en août, puisque les emprunts à court terme étaient à la baisse après trois augmentations d’affilée.

Économies régionales

Les ventes au détail en Ontario et en Colombie-Britannique ont reculé en juillet, poursuivant la tendance à la baisse dans ces deux provinces qui avait débuté en avril. Toutefois, les mises en chantier d’habitations ont progressé dans ces deux provinces en août, retournant à peu près à leur moyenne jusqu’à maintenant en 2010. Les ventes du secteur de la fabrication ont également reculé de 3 % en Colombie-Britannique, annulant les gains réalisés au deuxième trimestre, en raison surtout d’une baisse des ventes de papier. Les livraisons sont demeurées inchangées en Ontario, puisqu’un repli du secteur de l’automobile a été compensé par une augmentation dans celui des métaux.

À l’inverse, les ventes au détail ont progressé au Québec et dans les provinces des Prairies, mais les mises en chantier d’habitations ont reculé d’environ 20 %. Par conséquent, les mises en chantier dans ces deux régions ont affiché leur niveau le plus bas de l’année. Les ventes au détail ont enregistré une hausse de 0,5 % dans ces deux régions, ce qui est une amélioration par rapport aux diminutions du deuxième trimestre. Les ventes du secteur de la fabrication ont remonté dans les Prairies, grâce à la progression dans les secteurs du pétrole et des machines en Alberta. Or, les livraisons ont reculé de 3 % au Québec puisque l’aérospatiale a atteint un nouveau creux pour l’année et que le raffinage du pétrole a reculé pour un sixième mois consécutif (affichant une perte totale de 20 %) parce qu’une raffinerie importante a fait la transition vers une fermeture permanente.

Économies internationales

Aux États-Unis, la demande des ménages a repris pendant l’été. Les ventes au détail ont progressé de 0,4 % en août, soit un deuxième gain d’affilée après des reculs consécutifs. La consommation de biens non durables s’est accrue, tandis que les ventes d’automobiles ont été lentes, après avoir atteint leur sommet de l’année en septembre. Le secteur de l’habitation a également commencé à se stabiliser, après plusieurs mois de replis marqués suivant l’expiration des crédits d’impôt temporaires. La revente de maisons a rebondi en août, alors que les ventes de maisons neuves se sont stabilisées. Les mises en chantier d’habitations ont progressé de 11 % en août après s’être stabilisées en juillet, ce qui inclut une remontée des logements unifamiliaux.

La production industrielle a continué de récupérer lentement, grâce à un gain de 0,2 % en août. Les chaînes de montage d’automobiles ont subi une baisse après une hausse de 10 % en juillet lorsque GM a gardé bon nombre de ses usines ouvertes au lieu de les fermer, comme cela est la coutume, après le 4 juillet. Les biens d’équipement ont continué d’afficher une croissance constante et les nouvelles commandes ont repris presque la totalité de la baisse enregistrée en juillet. La forte demande de biens d’équipement et de céréales a aidé à réduire le déficit commercial en juillet.

La production industrielle a été stable dans la zone euro en juillet puisque de légers gains des biens d’équipement et des biens de consommation non durables ont annulé les diminutions enregistrées ailleurs. Les nouvelles commandes ont reculé en raison du ralentissement de la demande extérieure. La construction a été comprimée puisque la demande a été interrompue par les conditions hivernales difficiles. L’excédent de la balance commerciale extérieure s’est amoindri malgré une progression à deux chiffres des exportations à destination du Brésil, de la Chine et de la Turquie. Les dépenses de consommation sont demeurées faibles en raison des nouvelles hausses de taxe et des réformes des pensions. L’inflation a légèrement fléchi pour être ramenée au taux annuel de 1,6 % en août, tandis que le taux de chômage est demeuré stable, à 10,1 %, pour un quatrième mois consécutif.

En Allemagne, la production industrielle a été stable en juillet après un recul de 0,6 % en juin. Les nouvelles commandes se sont également repliées après des gains constants pendant toute l’année. La demande mondiale au ralenti a mis un frein aux exportations, même si l’Allemagne continue d’afficher l’excédent de la balance commerciale extérieure le plus élevé de la zone euro. Les consommateurs ont restreint leurs dépenses pour la quatrième fois en cinq mois, malgré la réduction de l’inflation et du taux de chômage.

En France, la production industrielle a rebondi en juillet, tandis que les nouvelles commandes ont affiché leur troisième gain consécutif. La croissance de la construction a repris après un arrêt de deux mois et les consommateurs ont dépensé plus, après avoir restreint la demande en juin. Le taux de chômage est remonté à 10,1 % en août, par rapport à 10 % en juillet.

La production industrielle au Royaume-Uni a continué son parcours en dents de scie, augmentant légèrement en juillet après une baisse le mois précédent. La construction a exercé une poussée, affichant son quatrième gain mensuel d’affilée. Les importations ont continué de dépasser les exportations pour donner le déficit commercial extérieur le plus important de la zone euro. Les consommateurs ont augmenté leurs dépenses en juillet, ce qui en fait la cinquième progression en six mois. L’inflation a été stable en août, se situant à 3,1 %.

Au Japon, la croissance du PIB réel au deuxième trimestre a été révisée légèrement à la hausse, soit à 0,4 %, sous l’impulsion des investissements des entreprises. La croissance des exportations a ralenti pour un sixième mois consécutif en août, poussant la Banque du Japon à intervenir et à abaisser le cours du yen, qui a repris 40 % par rapport au dollar américain et près de 50 % par rapport à l’euro, depuis 2008.

La production industrielle de la Chine a accéléré en août, après un ralentissement graduel par rapport au rythme rapide enregistré au début de l’année. Pour ralentir la croissance, le gouvernement avait instauré des mesures visant à fermer les usines non rentables, freiner la spéculation sur les propriétés et inciter les banques à restreindre leurs dépenses. Or, la demande intérieure a repris, puisque le gouvernement a accéléré l’approbation des projets d’infrastructure et le décaissement des placements de fonds. Les importations se sont accrues à un rythme plus rapide que les exportations, sous l’impulsion du secteur de l’automobile, parce que les subventions du gouvernement destinées aux véhicules éconénergétique ont stimulé la demande. En août, l’inflation a atteint son rythme le plus rapide en deux ans, alors que de graves inondations et du temps inhabituellement chaud ont détruit les cultures et fait grimper le prix des aliments.

Au Brésil, l’économie a connu une croissance de 8,8 % au deuxième trimestre par rapport à un an plus tôt, malgré les taux d’intérêt plus élevés, la fin du programme de relance du gouvernement et l’expiration des allégements fiscaux applicables aux biens de consommation. La Banque centrale du Brésil, au cours d’une série d’augmentations cette année, a haussé son taux d’intérêt de base à 10,75 %.

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