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Section 1 : Conditions économiques actuelles

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Vue générale 1 

La production totale et l’emploi total se sont tous deux repliés après deux mois de croissance minime nette. Ce sont les ressources naturelles, et en particulier le secteur minier, qui ont représenté le plus faible secteur à ce double point de vue.

Il n’est pas inhabituel, pendant une reprise, que les ressources naturelles traînent la patte par rapport au reste de l’économie. Ce qui est atypique, c’est que la croissance dans le reste de l’économie n’a pas réussi à neutraliser les baisses en question. La production et les emplois du secteur manufacturier ont perdu une partie des gains qu’ils avaient connus plus tôt au cours de l’été, au moment où la réouverture des usines d’automobiles avait stimulé cette industrie. Le secteur des services a continué d’être ralenti par la faible demande des industries de manutention de biens et des services aux entreprises et par la croissance léthargique des dépenses à la consommation. Le logement est demeuré le rempart de la croissance, puisque la montée des ventes de maisons qui a duré toute l’année a été suivie par un plus grand nombre de mises en chantier et par davantage d’emplois liés à la construction au cours des trois derniers mois.

La nette contraction des exportations s’est en partie inversée, le volume des exportations augmentant de 4 % par rapport au creux observé en mai (malgré une rechute en août) pendant que les prix se stabilisaient. L’énergie et l’automobile ont été à la tête de ce rebondissement, tandis que la demande s’est stabilisée dans les autres grands secteurs. La remontée du PIB réel aux États-Unis au troisième trimestre, après une année de baisses ininterrompues, a amélioré les perspectives des exportations. La production industrielle a enregistré sa plus forte augmentation trimestrielle en dix ans, sous l’impulsion du secteur de l’automobile. Après 14 diminutions consécutives, le logement a connu une hausse, alors que la contraction des investissements des entreprises s’est stabilisée.

Marchés du travail

L’emploi s’est replié de 0,3 % en octobre après des gains de 0,2 % pour chacun des mois d’août et de septembre. Les trois quarts de cette diminution sont imputables à l’emploi à temps partiel chez les jeunes puisque les emplois à plein temps chez les adultes ont augmenté pour un deuxième mois d’affilée. À cause de cette baisse de l’emploi chez les jeunes, la population active a légèrement régressé et le taux de chômage a monté de 0,2 point pour s’établir à 8,6 %, sous le pic de 8,7 % observé en août.

Graphique 1.1

C’est dans le commerce que l’emploi a le plus diminué, les pertes se chiffrant à 31 000 après quatre mois d’augmentation. La baisse la plus rapide est survenue dans les ressources naturelles, qui ont perdu 3,6 % après que la diminution de septembre eut signalé de nouvelles contractions malgré une stabilisation de l’emploi entre avril et août. La perte d’emplois dans les ressources naturelles a d’ailleurs été égale à celle qu’avaient connue les usines (-11 %) l’année précédente, qui avait été la plus importante de l’année. Des emplois se sont ajoutés dans la construction pour un troisième mois d’affilée. Les services aux entreprises demeurent faibles.

Ce sont l’Alberta et la C.-B. qui ont enregistré les plus fortes diminutions de l’emploi. En C.-B., la diminution faisait suite à deux mois de croissance, mais l’emploi est quand même resté au dessus de ses creux récents. En Alberta, l’emploi est tombé à son plus bas niveau depuis juin 2007. Les plus fortes diminutions en Alberta sont survenues dans les services professionnels et aux entreprises (qui comprennent les services d’architecture et de génie). Les emplois dans la construction ont également diminué en Alberta, contrairement à ce qui est survenu dans la plupart des autres régions du pays. La C.-B. a été ralentie par les pertes du secteur manufacturier, qui ont contribué à relever son taux de chômage de presque un point, à 8,3 %. L’Ontario a remis son gain de 0,2 % en septembre, mettant ainsi fin à une série de quatre augmentations consécutives. Elle a toutefois préservé la hausse qu’elle avait constatée en septembre pour ce qui est des emplois à plein temps. La construction et la fabrication ont poursuivi leur reprise, mais le commerce et l’administration publique ont fait diminuer l’emploi dans les services. L’emploi s’est stabilisé au Québec, les petites augmentations dans la fabrication et la construction équilibrant les baisses généralisées dans les services. Après un recul marqué en juin, l’emploi au Québec s’est maintenu près de ses creux cycliques.

Indicateurs avancés

L’indicateur avancé composite lissé a augmenté de 1,1 % en septembre, sa quatrième hausse consécutive, celle enregistrée en août ayant été révisée à la hausse pour passer de 1,1 % à 1,2 %. Sept des dix composantes ont progressé, le marché boursier et l’indice du logement venant en tête encore une fois. Deux composantes ont reculé, soit les mêmes que le mois précédent.

L’indice du logement a augmenté de 4,1 %. Il s’agit de sa cinquième hausse consécutive. Toutefois, la progression est allée au-delà des ventes de maisons existantes pour englober les mises en chantier en septembre, lesquelles ont affiché leurs hausses les plus fortes depuis mars 2008. La reprise de la demande de logements a eu des répercussions sur les ventes de meubles et d’électroménagers, qui se sont stabilisées, après sept baisses consécutives. Les dépenses de consommation au chapitre d’autres biens durables ont également continué à progresser, l’emploi s’étant raffermi au cours de l’été.

Le marché boursier a enregistré sa sixième hausse consécutive d’affilée, après avoir été à l’origine du recul de l’automne dernier. L’augmentation est principalement attribuable aux stocks de minerais et d’énergie.

Deux des trois indicateurs de la fabrication ont progressé. Le ratio des livraisons aux stocks a affiché ses premières hausses consécutives depuis mars 2007. Même si les stocks ont continué de diminuer, le recul des livraisons a connu un ralentissement, s’établissant à 0,2 %. La semaine de travail moyenne s’est allongée lentement mais régulièrement, un signe précurseur de la reprise de l’emploi dans le secteur de la fabrication en septembre. Les nouvelles commandes de biens durables ont connu un léger recul, après que la montée de la production automobile eut fait augmenter les commandes à un rythme record en juillet. Les perspectives de la demande à l’exportation ont été alimentées par une hausse de 1,0 % de l’indicateur avancé des États-Unis, la demande de logements et la demande industrielle ayant récupéré lentement par suite d’un repli prolongé.

L’emploi dans les services aux entreprises et les services personnels est demeuré la composante la plus faible, affichant une baisse de 0,4 %, après une année de diminutions ou d’absence de croissance. Les deux composantes ont diminué en septembre, mais les baisses les plus fortes jusqu’à maintenant cette année ont touché les services aux entreprises.

Production

Le PIB réel a fléchi de 0,1 % en août après un gain de 0,1 % en juin et une stabilisation en juillet. Le secteur des mines est demeuré le plus faible maillon de l’économie, plus particulièrement l’extraction de pétrole, de gaz et de métaux. Cette situation s’est traduite en aval par une brusque diminution pour la fonte et l’affinage, qui a représenté la presque totalité du repli de 0,7 % de la production manufacturière. La faiblesse du secteur des mines et de la fabrication a aussi freiné le commerce de gros et les transports.

La production de biens s’est améliorée ici et là après avoir enregistré des baisses prolongées. La production d’automobiles a progressé pour le deuxième mois d’affilée et a poursuivi sur cette lancée en septembre. Le fer et l’acier de même que les textiles et les vêtements ont affiché leurs premiers gains de l’année. La construction a connu sa première augmentation depuis un an pendant que les chantiers d’ingénierie poursuivaient leur croissance et que la construction résidentielle se stabilisait.

Les services ont enregistré une croissance lente pour le cinquième mois d’affilée. Outre la faiblesse des industries de la manutention de biens, ce sont les services aux entreprises qui ont connu les plus fortes diminutions. L’information et la culture sont demeurées faibles en raison de la diminution de la demande des médias (à la fois imprimés et électroniques). Ces baisses ont toutefois été neutralisées par la vive reprise du secteur public en partie à cause du règlement des conflits du travail en Ontario. Les services de voyage ont poursuivi leur reprise après avoir enregistré une diminution brusque en juin lorsque le passeport est devenu obligatoire pour traverser du Canada aux États-Unis.

Demande des ménages

Le volume des ventes au détail a repris sa lente remontée, progressant de 0,4 % en août après une pause en juillet qui faisait suite à des gains moyens de 0,5 % en mai et en juin. Les produits automobiles, surtout les véhicules neufs et d’occasion, ont ouvert la voie à cette augmentation. Les ventes unitaires d’automobiles ont augmenté en septembre, couronnant un gain de 5 % au troisième trimestre.

Les ventes des autres biens durables ont monté de 0,2 %, la plus faible de quatre hausses d’affilée. Les ordinateurs ont pris la tête de ce gain pendant que les dépenses en meubles et appareils ménagers demeuraient faibles. Ailleurs, les dépenses ont diminué autant pour les biens semi-durables que non durables en partie à cause de la hausse des prix de l’essence.

Les mises en chantier d’habitations se sont repliées de 5 % en septembre, après une augmentation en juillet et en août, terminant le troisième trimestre avec une hausse de 16 % à ce titre. La diminution de septembre est totalement attribuable aux logements multiples, inversant l’important gain enregistré le mois précédent. La construction de maisons unifamiliales a progressé de 17 %, pourcentage le plus important de cinq gains consécutifs. Le nombre de maisons vacantes invendues a encore diminué en septembre, mais les ventes sont demeurées faibles. Toutefois, les ventes de maisons existantes ont repris après avoir connu un fléchissement en août.

Commerce de marchandises

Les exportations ont diminué de 5,1 % en août après les fortes hausses de juin et de juillet. Les baisses de volume, surtout pour les machines et le matériel, ont représenté la plus grande partie de la diminution, pendant que les livraisons d’aéronefs et de produits de télécommunications atteignaient un pic en juillet pour ensuite revenir à des niveaux plus normaux en août. Les produits agricoles ont aussi enregistré une diminution élevée, les exportations de canola accusant un net repli pour le deuxième mois d’affilée après des expéditions records en Chine pendant tout le printemps. Les exportations de machines et d’équipement ont fluctué énormément ces derniers mois, d’où la difficulté de confirmer si elles ont bien atteint leur creux. Les ventes de produits agricoles à l’exportation continuent de baisser. Dans tous les autres secteurs, les ventes fluctuent depuis le deuxième trimestre, mais une stabilisation semble s’installer dans l’ensemble.

Bien que les exportations de produits automobiles aient été freinées par de légères diminutions pour les pièces et les camions, les exportations de voitures particulières ont été stables en août. Les exportations de voitures sont à la hausse depuis quelques mois, le programme d’envoi à la casse, qui a pris fin en août, ayant permis de faire diminuer les stocks des concessionnaires aux États-Unis. Les produits industriels ont chuté du fait que les livraisons réduites de soufre et de minerais métalliques ont neutralisé les augmentations de cuivre et d’aluminium se poursuivant depuis quelques mois. Les livraisons d’engrais ont aussi progressé, mais la baisse de prix en août a fait légèrement fléchir les valeurs. Le secteur forestier et les biens de consommation se sont tous deux repliés en août pendant que les produits de l’énergie se stabilisaient.

Les importations ont chuté de 2,8 % pendant que le dollar, s’appréciant de nouveau, continuait de faire chuter le prix des importations. Cette baisse de 1 milliard de dollars faisait suite au gain de 3 milliards de dollars de juillet. Le volume des importations s’est stabilisé ou a augmenté dans tous les secteurs, sauf les machines et l’équipement et les biens de consommation, où les diminutions ont été attribuables aux aéronefs, aux produits pharmaceutiques, aux vêtements et aux chaussures. Les importations de machines se sont repliées par rapport à l’énorme gain observé en juillet, mais elles sont quand même demeurées supérieures au creux de juin. S’établissant à près de 4 milliards de dollars de janvier à juin, les importations d’automobiles ont repris beaucoup de terrain en juillet et n’ont cessé d’augmenter, gagnant 3,8 % en août pour s’établir à 5,1 milliards de dollars. Malgré une légère régression du secteur en août attribuable à une diminution des exportations de pétrole brut, les produits de l’énergie connaissent aussi une tendance à la hausse.

Prix

L’IPC a augmenté de 0,1 % en septembre, son quatrième gain des cinq derniers mois. Même à cela, l’important repli des prix de l’essence à la fin de 2008 a quand même laissé les prix en septembre à 0,9 % sous leur niveau d’il y a un an, malgré la récente reprise des prix mensuels.

La hausse des prix en septembre a été imputable aux biens semi-durables (surtout les vêtements) et aux services, où domine le logement. Ces hausses ont été en grande partie neutralisées par la diminution des prix des biens durables, plus particulièrement les automobiles, les aliments et l’énergie. Les prix des aliments ont diminué tout l’été, annulant la plus grande partie du gain observé pendant l’hiver, lorsque les prix avaient progressé de 2,4 % d’octobre à mars.

Les prix des produits de base ont fortement augmenté en octobre après avoir piétiné pendant presque tout l’été. C’est l’énergie qui a ouvert la voie à cette augmentation. Les prix du pétrole brut ont atteint presque 80 $US le baril, alors que les prix du gaz naturel gagnaient plus de la moitié du creux enregistré en septembre, aidés en cela par le temps frais dans certaines régions des États-Unis. Le prix des produits industriels a aussi remonté, notamment pour les métaux.

En septembre, les prix industriels ont chuté de 0,5 % pour ainsi neutraliser le gain observé en août. La pression à la baisse sur les prix est demeurée généralisée, la majorité (11) des industries subissant des diminutions. Seulement une très faible partie de la baisse est attribuable à l’augmentation du taux de change canado-américain.

Marchés financiers

La bourse a régressé de 4,3 % en octobre, sa première diminution mensuelle depuis février, une reprise qui a fait monter de 40 % la bourse de Toronto. Les sous-indices ont tous chuté, mais ceux des métaux et de l’énergie n’ont presque pas bougé.

Le dollar canadien a continué de s’apprécier. Après avoir atteint 93 cents US en septembre, il a oscillé autour de 95 cents pendant presque tout le mois d’octobre. Toutefois, contrairement à septembre, le dollar s’est apprécié par rapport aux autres devises. Pour cette raison, l’indice pondéré en fonction des échanges du huard a augmenté de 4 % en octobre.

Le total du crédit aux entreprises a rebondi de 0,6 % en septembre pour ainsi récupérer ses pertes d’août. Les nouvelles émissions d’actions et d’obligations ont ouvert la voie à cette hausse. De même, la diminution du crédit à court terme aux entreprises a ralenti pour se fixer à seulement 0,2 % en septembre, après avoir régressé tous les mois cette année (un fléchissement cumulé de 11,3 % entre décembre et août). Cette situation reflète peut-être un ralentissement de la diminution des stocks. La croissance de la demande des ménages a été stable en juillet et en août autant pour le crédit à la consommation que les prêts hypothécaires.

Économies régionales

Les ventes au détail en Ontario ont pris la tête de la reprise au Canada en augmentant de 1,2 % en août, la troisième hausse en quatre mois. Les mises en chantier d’habitations ont progressé de 12 % en septembre, couronnant un gain de 8 % au troisième trimestre après des baisses d’environ 20 % aux deux premiers trimestres de 2008. Les ventes du secteur manufacturier se sont repliées de 3 % en août après une augmentation de 12 % en juillet, l’automobile perdant une partie du terrain gagné le mois précédent.

Dans les provinces des Prairies, les ventes du secteur manufacturier ont rebondi de 2,3 % en août. Les livraisons de pétrole de l’Alberta ont ouvert la voie, progressant de 21 % pour leur premier gain de l’année après que les raffineries eurent terminé leurs travaux d’entretien. La demande des ménages a poursuivi sa reprise. Les mises en chantier d’habitations en septembre ont maintenu leur augmentation de septembre et dépassé de deux fois le creux atteint au printemps. Même à cela, elles sont inférieures d’environ le tiers du sommet atteint au printemps de 2008. Les ventes au détail ont légèrement progressé de 0,1 % en août, leur troisième augmentation en quatre mois.

Même si les mises en chantier d’habitations en C.-B. ont diminué de 18 % en septembre, elles ont quand même augmenté de 37 % au troisième trimestre, égalant ainsi les Prairies au niveau de la plus forte augmentation au Canada. Cependant, après trois diminutions trimestrielles consécutives, les mises en chantier n’en sont qu’à la moitié du niveau qu’elles enregistraient un an auparavant, ce qui représente la diminution la plus élevée de toutes les provinces. Les ventes au détail ont aussi poursuivi leur remontée progressive, leur gain de 0,8 % en août égalant leur hausse moyenne des trois mois précédents. Les ventes du secteur de la fabrication n’ont pas bougé puisque l’impulsion que les mises en chantier avaient imprimée aux livraisons de matériaux de construction a été neutralisée par la diminution du secteur alimentaire.

Les ventes au détail au Québec ont progressé de 0,4 % en août et n’étaient inférieures que de 1,0 % à leur niveau d’août 2008. Cette situation se compare aux diminutions d’une année à l’autre de 3,4 % en Ontario, de 6,4 % en C.-B. et de 6,8 % dans les provinces des Prairies. Les mises en chantier d’habitations ont accusé un repli de 17 % en septembre, mais sont quand même demeurées à la hausse pour un deuxième trimestre d’affilée. Les ventes dans la fabrication ont chuté de 4 % pour ainsi inverser toute leur progression de juillet, situation surtout imputable au secteur aérospatial.

Économies internationales

Aux États-Unis, le PIB réel au troisième trimestre a affiché une hausse de 0,9 %, soit son premier gain après quatre diminutions consécutives. Les grands secteurs de la demande finale y ont tous contribué, sauf les investissements des entreprises. Les dépenses à la consommation ont reçu une forte impulsion des ventes d’automobiles, traduisant le succès du programme d’envoi à la casse. L’habitation a enregistré sa première hausse après 14 diminutions consécutives. La chute observée dans les investissements des entreprises a ralenti pour s’établir à 0,6 %, comparativement à son pic de diminution de 10 % au premier trimestre et de 2,4 % au deuxième. Les stocks ont régressé pour le sixième trimestre consécutif même si le taux de diminution a été légèrement moins prononcé.

Graphique 1.4

La production industrielle a progressé de 0,7 % en septembre, son troisième gain solide d’affilée. Les chaînes de montage d’automobiles ont connu une hausse de 8 %, enregistrant leur première avance trimestrielle en plus de deux ans, signe que les entreprises s’affairaient à regarnir leurs stocks après la poussée des ventes de l’été. La production manufacturière a augmenté de 1,9 % au troisième trimestre, sa plus forte avance de la décennie jusqu’ici. Une reprise des nouvelles commandes de biens durables a donné le signal à d’autres gains. Les biens d’équipement ont ouvert la voie à cette augmentation, confirmant ainsi la fin du marasme dans les investissements des entreprises.

Le marché de l’habitation a continué de se stabiliser à l’automne. Les ventes de maisons existantes ont augmenté de 9 % en septembre et les prix au troisième trimestre ont progressé de 2,5 %, leur plus forte avance depuis 2005. Les mises en chantier d’habitations se sont stabilisées à environ 590 000 unités (aux taux annuels) pour le quatrième mois d’affilée. Les ventes de maisons neuves ont fléchi en partie à cause de l’expiration imminente des subventions gouvernementales aux acheteurs de première maison. Les ventes au détail ont diminué en septembre lorsque les ventes d’automobiles sont revenues à des niveaux plus habituels. Les ventes autres que d’automobiles ont affiché un deuxième gain d’affilée. Les ventes d’automobiles ont augmenté pour se chiffrer à plus de 10 millions d’unités en octobre, en partie parce que les salles de montre ont été regarnies.

La production industrielle dans la zone euro a augmenté en août pour le quatrième mois consécutif, sous l’impulsion d’une hausse des biens de consommation durables. Les nouvelles commandes ont fait de même, enregistrant un gain de 2 %. La construction est demeurée faible, perdant du terrain pour le cinquième mois d’affilée, malgré les faibles taux d’intérêt qui se poursuivent. Les consommateurs se sont cramponnés à leur argent lorsque le taux de chômage a atteint 9,7 % en septembre.

La production industrielle en Allemagne a rebondi en août, poursuivant son récent mouvement de va-et-vient. Les nouvelles commandes ont continué d’afficher de solides augmentations grâce à une reprise de la demande étrangère, pendant que la construction augmentait pour la première fois en cinq mois. Les consommateurs ont maîtrisé leurs dépenses même si le taux de chômage est demeuré stable à 7,6 %.

En France, la production industrielle a augmenté pour le quatrième mois d’affilée en août, témoignant ainsi des gains constants dans les nouvelles commandes. La demande intérieure a continué d’alimenter la croissance malgré une hausse du taux de chômage qui a atteint 10 % en septembre.

Au Royaume-Uni, le PIB réel s’est contracté de 0,4 % au troisième trimestre, sa sixième diminution trimestrielle record d’affilée, pendant que les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises se repliaient. Après deux mois de croissance mitigée, la production industrielle a chuté de 2,6 % en août pendant que les nouvelles commandes diminuaient pour le quatrième mois consécutif. Les consommateurs ont freiné leurs dépenses, ce qui a contribué à faire passer le taux d’épargne de -0,5 % au premier trimestre de 2008 à 5,6 % au deuxième trimestre de cette année. Le taux d’inflation annuel a ralenti pour atteindre 1,1 % en septembre.

En Chine, le PIB réel s’est accru de 8,9 % au troisième trimestre d’une année à l’autre, accélérant de son niveau de 7,9 % enregistré le trimestre précédent. Les ventes au détail et la production industrielle ont augmenté de façon marquée en septembre, les ventes d’automobiles dépassant les 1,1 million d’unités pour le septième mois d’affilée, sous l’impulsion de coupes fiscales et de subventions gouvernementales. Le marasme dans les exportations s’est relâché en septembre pour enregistrer sa plus faible diminution en neuf mois.

Le PIB de la Corée du Sud a enregistré une croissance de 2,9 % au troisième trimestre, son gain le plus élevé depuis 2002. Ce sont les fortes augmentations dans la fabrication d’automobiles et de produits électroniques qui ont ouvert la voie à cette croissance, la diminution des dépenses publiques en biens et travaux de construction influant sur leur caractère incitatif. Le commerce international a amorcé une reprise, les baisses des exportations d’une année à l’autre s’atténuant en septembre. La même chose s’est produite à Taïwan et au Brésil.

En Russie, le PIB a connu une croissance de 0,6 % au troisième trimestre sous l’impulsion des gains dans la fabrication et l’agriculture et d’une hausse des prix du pétrole.

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