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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Octobre 2006

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

La montée record du dollar canadien, qui s’est amorcée en 2003 et qui a fait passer celui-ci de 63 à 90 cents américains au cours des quatre dernières années, a pris fin ces derniers mois. Pendant cinq mois consécutifs, le taux de change n’a guère varié. Il s’agit là d’un plafonnement qui devait s’accompagner d’une stabilisation des taux d’intérêt et, plus récemment, d’une baisse des prix des produits de base. Dans ce dernier cas, les prix de l’énergie et des métaux ont été les principaux facteurs de la baisse, ce qui s’est répercuté sur les cours boursiers qui ont reculé en septembre, après s’être redressés au cours de l’été.

Jusqu’à présent, cette évolution des prix (cours du change, prix des produits de base et valeurs boursières) n’a guère influé sur la demande et la production. Les dépenses intérieures sont demeurées le facteur premier de croissance, plus particulièrement les investissements des entreprises et les ventes d’automobiles dans un contexte de ralentissement du marché de l’habitation. En volume, les exportations sont restées faibles, notamment dans le cas des produits fabriqués.

Au deuxième trimestre, le patrimoine des ménages était toujours en hausse tant au Canada qu’aux États-Unis. D’une année à l’autre, le taux de progression de l’avoir net des propriétaires d’habitation a diminué aux États-Unis, passant de 12 % au premier trimestre à 9 %, tandis qu’il montait au Canada de 10 % à 12 %. Dans l’un et l’autre de ces pays, le recul boursier a constitué le grand frein à la croissance générale de ce patrimoine. Le prix de l’habitation est en ralentissement aux États-Unis, mais garde sa fermeté au Canada.

Marché du travail

En septembre, l’emploi a augmenté de 0,1 % pour la première fois après le temps d’arrêt ayant suivi sa forte progression de mai. Si les employeurs en Colombie-Britannique et en Alberta ont continué de transformer les postes à temps partiel en postes à plein temps en réaction aux pénuries de main-d’œuvre, l’emploi à plein temps a diminué dans l’ensemble en raison de baisses dans les provinces centrales.

Le secteur de la fabrication a dominé au tableau des hausses après avoir affiché de fortes baisses pendant l’été, surtout en Alberta et au Québec. Dans le secteur des ressources naturelles, l’emploi a aussi été en croissance rapide. Le secteur financier a encore été l’industrie de services où l’emploi a crû le plus. Dans l’ensemble, celui-ci a diminué dans les industries de services à cause de nouvelles diminutions dans l’administration publique et les transports, deux secteurs où cet indicateur a été inférieur à sa valeur d’un an auparavant.

L’Ouest canadien est demeuré le chef de file de la croissance de l’emploi, mais la Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont dépassé l’Alberta pour ce qui est de la croissance mensuelle, ce qui s’explique en partie par l’essor du secteur des ressources dans ces deux provinces (augmentations respectives de 31 % et de 18 % au cours de la dernière année). On a également relevé de solides gains dans les services aux entreprises en Colombie-Britannique. La demande a encore été ferme dans l’industrie de la construction en Alberta. Dans cette province, l’emploi global s’est ressenti d’une baisse de la population active, ce qui devait entraîner le taux de chômage vers le bas à 3,5 %, tout près de son minimum record.

En Ontario, le taux de chômage s’est élevé au-dessus de la moyenne nationale (6,6 % contre 6,4 %), recréant le précédent établi en juillet. C’est que la croissance a ralenti en Ontario et que le taux de chômage se situait à un creux record dans l’Ouest du pays. L’emploi a fléchi d’une année à l’autre dans la construction et les services aux entreprises comme dans le secteur de la fabrication en Ontario. Au Québec enfin, on a observé de forts gains qui se sont maintenus dans le secteur financier et une reprise dans le secteur de la fabrication.

Indicateurs avancés

La croissance de l’indicateur avancé a continué de se modérer, sa progression ayant été de 0,2 % en août après des hausses de 0,3 % au cours des deux mois précédents. Ces augmentations représentaient moins de la moitié des hausses enregistrées en mars, avril et mai. Tout de même, sept des dix composantes ont crû en août, en hausse par rapport à cinq en juillet. Alors que les dépenses des ménages ont fléchi, celles des entreprises sont demeurées vigoureuses et la faiblesse de la fabrication a semblé s’atténuer.

Les dépenses des ménages, qui ont été la cause principale de la vigueur de la demande intérieure au cours de la première moitié de l’année, ont fléchi durant l’été. Le revirement le plus important a été celui de l’indice du logement, qui a diminué de 2,5 % en raison d’une forte baisse des mises en chantier et d’un plafonnement des ventes de maisons. Le ralentissement dans le secteur du logement a fait que la croissance des ventes de meubles et d’appareils ménagers a été la plus faible (+0,5 %) jusqu’à maintenant cette année. Les ventes d’autres biens durables ont également été plus lentes, bien que les ventes de véhicules aient rebondi en août.

Les sociétés ont de plus en plus occupé le premier rang pour ce qui est de la progression des dépenses intérieures. Cela était particulièrement frappant dans les services aux entreprises, où l’emploi a été stimulé par la croissance rapide en Alberta et en Colombie-Britannique à la suite d’un plus grand nombre d’investissements. Le marché boursier est resté près d’un niveau inégalé au cours de l’été, soutenu par de robustes profits. La forte demande d’investissement a aussi été la cause principale de l’augmentation des nouvelles commandes.

Les perspectives en ce qui a trait à la fabrication se sont améliorées légèrement. Les nouvelles commandes ont crû de 0,1 % après deux baisses consécutives. La demande de métaux, de machinerie et de produits aéronautiques a été particulièrement forte. La semaine de travail moyenne s’est stabilisée, après d’importantes réductions effectuées plus tôt cette année. Le ratio des livraisons aux stocks a aussi connu un revirement parce que les stocks ont diminué plus rapidement que les livraisons. Cela correspond à une faible demande à l’exportation. L’indicateur avancé américain a fléchi pour un deuxième mois d’affilée.

Production

Le PIB réel a avancé de 0,2 % en juillet après avoir fait du surplace en juin. La production de biens a progressé pour la première fois depuis février, ce que l’on doit exclusivement à l’activité minière. Dans les industries de services, on a relevé des gains pour le commerce de gros et de détail ainsi que pour le secteur financier.

La production minière a crû de presque 2 %, se remettant d’un certain nombre d’ennuis techniques qu’elle avait connus au printemps. Le pétrole, le gaz et les métaux ont été les chefs de file. Il n’y a cependant que la production de cuivre et de nickel qui ait été en hausse d’une année à l’autre, et ce, malgré des valeurs élevées record pour les prix d’un grand nombre de produits.

Dans le secteur primaire et l’industrie de la construction, la production a encore diminué. Les pêches et les forêts ont enregistré des baisses de presque 7 % et, dans l’ensemble, leurs pertes se sont établies respectivement à 15 % et 21 % depuis leur sommet le plus récent. L’agriculture a aussi reculé de 6 % d’une année à l’autre à cause des intempéries qui ont nui aux cultures. Dans l’industrie de la construction, une troisième augmentation consécutive de la construction résidentielle a excédé les hausses des chantiers non résidentiels.

La production manufacturière s’est stabilisée un troisième mois de suite après quatre baisses consécutives au début de l’année. La production des TIC a particulièrement brillé. La machinerie est aussi demeurée en croissance rapide, plus particulièrement les engins de chantier et l’outillage minier, ayant bondi de 10 % au cours du mois (et de 24 % dans la dernière année). Une augmentation de la production de pétrole brut et de métaux a stimulé la demande de raffinage et de fonte-affinage. Comme contrepoids à ces gains, on constate de nouvelles pertes pour les industries de l’automobile, du textile et du vêtement et un recul de l’aérospatiale après un premier semestre de solide croissance.

Le commerce tant de gros que de détail a remonté en juillet, surtout grâce à l’industrie de l’automobile. L’activité financière a également été ferme, en particulier les échanges des bourses de valeurs mobilières et de marchandises. La demande de services aux entreprises a fait une pause après une croissance rapide au premier semestre. Un grand nombre de services liés aux voyages ont continué à éprouver des difficultés, notamment les services de restauration et d’hébergement, car les Canadiens se sont de plus en plus déplacés à l’étranger (pour le tourisme intérieur, on a relevé le gain le plus modeste en deux ans au deuxième trimestre, et les dépenses liées à la restauration et à l’hébergement ont franchement évolué à la baisse). L’administration publique fédérale a rétréci, partiellement en raison de la cessation progressive des activités du recensement.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail ont augmenté de 0,4 % en juillet, s’étant remises à monter après avoir stagné pendant deux mois. La hausse a été presque exclusivement attribuable à la reprise de la demande d’automobiles. En août, les ventes de véhicules se sont encore affermies à la suite de nouvelles réductions de prix visant à faire disparaître les stocks en accumulation au deuxième trimestre à une époque de marasme des ventes.

En dehors de l’industrie de l’automobile, les biens durables se sont aussi mieux vendus. Bien que la demande de meubles et d’appareils électroménagers ait ralenti, les ordinateurs et les produits électroniques ont été encore recherchés par les consommateurs. Par ailleurs, une hausse des prix a eu un effet d’amortissement sur les achats de vêtements, quoique la demande ait été vive au premier semestre. Enfin, le renchérissement des aliments et de l’énergie a ralenti la consommation de biens non durables.

Sur le marché de l’habitation, les résultats ont été inégaux en août. Les mises en chantier de logements multifamiliaux ont chuté de 22 %. Elles ont perdu de leur rythme de l’an dernier, mais le marché des logements unifamiliaux demeure solide. Sur ce marché, les mises en chantier, qui ont crû de 3 %, ont devancé un peu celles d’il y a un an. Les ventes tant d’habitations neuves que de maisons existantes ont regagné une partie du terrain perdu en juillet, bien que les prix soient en croissance à deux chiffres depuis un an.

Commerce de marchandises

Les exportations ont continué à se secouer de leur léthargie printanière. Elles ont atteint leur plus haut niveau depuis janvier. Le ralentissement observé dans les secteurs de l’habitation et de l’automobile aux États-Unis a nui aux exportations de produits forestiers et automobiles, mais toutes les autres exportations sont en nette progression depuis juillet 2005. À l’importation, la demande croît toujours rapidement surtout grâce à la fermeté de la demande au Canada dans l’industrie de l’automobile et le secteur de l’investissement. C’est ainsi que l’excédent commercial a été ramené à 3,9 milliards de dollars, soit à son minimum de l’année.

En juillet, les exportations se sont accrues de 2,1 %, marquant une troisième avance consécutive. Les prix ont en effet augmenté dans tous les grands groupes de marchandises. Ce sont les exportations alimentaires qui ont le plus progressé (10 %) surtout grâce aux céréales. Par ailleurs, un bond des livraisons d’aéronefs a fait monter les exportations de machines et de matériel. Dans le cas des matières industrielles, on relève un cinquième gain consécutif pour les métaux; ceux-ci sont en hausse de 31 % depuis un an avec des prix qui montent en flèche. La hausse des prix a aussi porté les produits énergétiques à leur plus haut niveau depuis janvier.

À l’exportation, les produits forestiers et automobiles demeurent le grand frein. Ce sont là les seuls secteurs où, depuis le début de l’année, les exportations le cèdent à leur rythme de l’an dernier. Le bois d’œuvre est en recul un sixième mois de suite à cause du marasme du marché de l’habitation et de la faiblesse du secteur des pâtes et papiers aux États-Unis. Signalons enfin que, dans l’industrie de l’automobile, il y a eu une forte baisse à l’exportation pour les voitures de tourisme.

À l’importation, la demande est restée vigoureuse. La progression observée de 3 % s’est opérée surtout en volume. L’industrie de l’automobile a mené le mouvement avec une croissance à deux chiffres tant pour les voitures que pour les camions en prévision de la reprise estivale des ventes de véhicules. Les entreprises ont continué à acheter plus de machines et de matériel. Ce mois-ci, elles se sont surtout procuré de la machinerie industrielle et du matériel de télécommunication.

Prix

De juillet à août, l’Indice des prix à la consommation a accusé une légère baisse de 0,2 % et, par conséquent, l’inflation a à nouveau ralenti d’une année à l’autre (taux de 2,1 %). Le grand facteur qui a joué est le plafonnement du prix de l’essence, pourtant en croissance rapide depuis le début de l’année. Les plus fortes pressions à la hausse sur les prix au cours de l’été sont venues du secteur de l’habitation (surtout en Alberta) et de l’industrie alimentaire.

Pour contrebalancer largement ces hausses, il y a eu de nouvelles baisses de prix pour un certain nombre de biens durables. Les prix ont diminué avant tout dans l’industrie de l’automobile, les fabricants redoublant d’efforts en vue de réduire leurs stocks. Les prix des ordinateurs et d’un certain nombre de produits électroniques ont aussi continué à baisser, mais les prix des vêtements, des meubles et des appareils électroménagers se sont stabilisés au cours de l’été; ils sont toujours nettement inférieurs cependant à ceux de l’an dernier.

En septembre, les cours des produits de base ont fortement régressé. Le prix de l’énergie est principalement en cause. Le prix du pétrole brut est en effet tombé sous les 60 dollars américains le baril pour la première fois en six mois. De plus, le prix du gaz naturel est tombé à son plus bas niveau en trois ans, soit près de 4 $ le million de BTU. Il s’était pourtant brièvement redressé lorsque les chaleurs de l’été aux États-Unis avaient temporairement aidé à réduire la surabondance créée par la clémence des conditions hivernales. En juillet 2005, les exportations étaient à égalité à 2,8 milliards de dollars pour le pétrole et le gaz, mais en juillet 2006 les exportations pétrolières dépassaient de 55 % les exportations gazières, surtout par divergence des prix.

Les cours des métaux ont également glissé de leurs sommets récents. Le prix du cuivre a mené le mouvement, mis à mal par le ralentissement de la construction résidentielle aux États-Unis et la fin d’une grève au Chili. Dans le mois, la pénurie de nickel a également perdu de son ampleur.

Marchés financiers

Le dérapage des cours des produits de base a entraîné le marché boursier à la baisse. L’indice de la bourse de Toronto a décru de 4 %, effaçant le gros de ses gains de juillet et août. Ce repli s’est largement manifesté par une décroissance à deux chiffres des métallifères et des actions liées à l’énergie (ces dernières sont tombées au-dessous de leur niveau d’il y a un an). Par ailleurs, les actions du domaine de la haute technologie ont dominé au tableau de la croissance. Aux États-Unis, les valeurs boursières ont remonté pour atteindre un sommet en cinq ans, quoique restant bien à court de leur sommet de l’an 2000.

Les taux d’intérêt et les cours du change n’ont pour ainsi dire pas bougé dans le mois. Le dollar a oscillé autour des 90 cents américains un cinquième mois de suite, traversant sa plus longue période de stabilité depuis que sa montée s’est amorcée au début de 2003.

En juillet, la demande de crédit des ménages et des entreprises a continué à croître à bon rythme. Le crédit à la consommation a été stimulé par la reprise des ventes d’automobiles. Les investisseurs sont peu à peu retournés sur un marché monétaire qui, en août, était en progression lente un troisième mois de suite. Aux États-Unis, le fonds de couverture Amaranth a cessé toute activité après avoir essuyé des pertes de 6 milliards de dollars dans des contrats de gaz naturel, mais il n’y a pas eu de répercussions sur le secteur financier.

Économies régionales

Pendant l’été, la plupart des régions ont suivi la tendance nationale. En juillet, les ventes au détail ont remonté partout au pays. En août, les mises en chantier d’habitations se sont trouvées en baisse partout sauf au Québec.

Les différences sont le plus marquées dans le secteur de la fabrication. Les livraisons de produits fabriqués battaient toujours leur plein dans les Prairies grâce à la production en plein essor des raffineries et à la demande record de machines. L’Ontario et le Québec se sont accrochés à leurs gains de juin : s’il y a eu perte pour le matériel de transport, il y a eu gain pour le pétrole et les métaux à cause de hausses des prix.

À Terre-Neuve-et-Labrador, le taux de chômage a presque égalé son bas niveau record de 14 % en 18 ans atteint l’été dernier, résultat d’une modeste progression de l’emploi et d’un rétrécissement de la population active. Dans la dernière année, cette province est la seule à avoir jamais compté plus de décès que de naissances. On s’attend à ce que le vieillissement de la population produise pareil résultat à l’échelle nationale d’ici 2030 (selon les prévisions de croissance moyenne de Statistique Canada), après quoi l’immigration serait la seule source de croissance démographique.

Si la population de Terre-Neuve-et-Labrador a diminué, c’est aussi à cause d’une sortie migratoire interprovinciale. Dans les quatre derniers trimestres, 14 912 Terre-Neuviens ont quitté la province. Presque la moitié des intéressés sont allés en Alberta, province qui, depuis les premiers mois de 2005, l’emporte sur l’Ontario comme destination de prédilection. Dans la dernière année, 7 000 Terre-Neuviens ont migré en Alberta, représentant 1,4 % de la population de la province.

L’Alberta continue à attirer des migrants internes de toutes les provinces du pays. Au deuxième trimestre, près de 27 000 Canadiens y ont migré; c’est autant que la moyenne de la dernière année, plus que la moyenne (20 000) de l’année précédente et près du double de la valeur de 2003.

L’an dernier, la prospérité albertaine a porté le PIB nominal des Prairies à 300 milliards de dollars. C’est plus que le PIB nominal du Québec pour la première fois depuis 1981. En 1999 encore, le PIB québécois était de 30 milliards supérieur au PIB des Prairies, dont l’Alberta détient une part de 72 %.

Économies internationales

Aux États-Unis, la demande des ménages est restée partagée entre un ralentissement pour le marché de l’habitation et des hausses pour les ventes au détail. Les mises en chantier d’habitations ont encore régressé de 6 % en août. Depuis un an, elles sont en recul de 20 %. Sur le marché de la revente, le rythme de cette décroissance a un peu ralenti, peut-être en réaction à une baisse des prix. Sur le marché de l’habitation neuve, les ventes se sont améliorées pour la première fois en cinq mois.

Le marasme de l’habitation n’a pas freiné les dépenses de consommation. Les ventes au détail se sont élevées de 0,2 % en août après avoir gagné 1,4 % en juillet. Les ventes d’automobiles ont un peu monté en valeur malgré une diminution du nombre de véhicules vendus. Hors industrie de l’automobile, les ventes ont progressé de 8,6 % depuis un an. En juillet, les achats de produits liés à l’habitation ont préservé leurs gains, alors que reprenaient les dépenses en articles de sport et en biens non durables (sauf en essence).

Si la demande de consommation tient bon malgré le marasme de l’habitation, c’est que divers facteurs positifs entrent en jeu. Les revenus réels ont été soutenus par la fermeté de la croissance de l’emploi et la diminution du prix de l’essence. Pour compenser l’effet négatif sur le patrimoine de la baisse des prix sur le marché de l’habitation, il y a des gains boursiers, puisque les cours des actions ont atteint un sommet en cinq ans. Avec ces facteurs, les consommateurs ont pu facilement en septembre reprendre de la confiance qu’ils avaient perdue le mois précédent.

En août, la production industrielle a fléchi de 0,1 % pour la première fois depuis janvier. Un temps plus frais a diminué la production des services publics après des chaleurs estivales records qui avaient fait monter la demande en flèche les trois mois précédents. Par ailleurs, la production manufacturière s’est révélée solide. L’outillage des entreprises s’est accroché à ses amples gains de l’été. Cette production dépassait de 13,5 % celle d’août 2005. Par ailleurs, la production automobile a regagné 40 % de ce qu’elle avait perdu en juillet. Enfin, on a relevé des pertes généralisées de production dans les industries de biens non durables.

En juillet, le déficit commercial s’est alourdi à 68 milliards de dollars. La remontée récente des exportations s’est interrompue et les importations se sont élevées de près de 2 milliards de dollars à cause du renchérissement des hydrocarbures.

Dans la zone de l’euro, la croissance économique a ralenti en juillet et la production industrielle a reculé de 0,4 % après avoir été stationnaire le mois précédent. Il n’y a que le secteur de l’énergie qui ait présenté une hausse, mais pas assez pour compenser les baisses subies ailleurs. Les nouvelles commandes se sont redressées; il y a surtout eu une augmentation de 5 % de la demande de machines et de matériel. L’excédent du commerce extérieur a diminué, le déficit au compte de l’énergie s’étant encore accentué. En juillet, le taux de chômage a été stable à 7,8 % et, en septembre, le taux d’inflation est tombé à 1,8 % dans un contexte de baisse des prix des hydrocarbures.

En Allemagne, la production a fortement repris en juillet, mouvement favorisé par la demande à l’exportation. Les nouvelles commandes se sont aussi affermies dans le mois et, en septembre, la confiance des entreprises a atteint son plus haut niveau en 15 ans. Les consommateurs hésitaient à délier les cordons de la bourse, bien que le taux d’inflation ait diminué à 1,1 % et qu’une majoration de la TVA attende le consommateur dès le début de la nouvelle année. En septembre, le taux de chômage est tombé à un minimum de 10,1 % en deux ans, car les entreprises ont multiplié les mesures d’embauchage après les vacances estivales.

En France, la production industrielle a régressé de 1,3 % en juillet après avoir accusé une légère baisse en juin. Les nouvelles commandes ont un peu repris, mais sans recouvrer toute leur perte du mois précédent. Les dépenses de consommation étaient toujours vives cependant et, en juillet, le taux de chômage a pris sa plus basse valeur en quatre ans, soit 8,9 %.

En Grande-Bretagne, la production industrielle n’a guère évolué en juillet pour un deuxième mois de suite. Le commerce extérieur a été faible, tant les importations que les exportations étant en ralentissement. Les consommateurs ont freiné des dépenses en solide croissance toute l’année. Le taux d’inflation a monté à 2,3 % en août.

Au Japon, la production s’est élevée de 1,9 % ce même mois et les livraisons ont fait un bond de 2,5 %. Les dépenses ont battu leur plein aussi bien chez les consommateurs que chez les entrepreneurs. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,3 %, autre signe de la fin de la période de déflation. Le taux de chômage a été stable à 4,1 %; c’est un peu plus que son minimum de 4 % en huit ans établi en mai.

En Chine, l’économie a conservé son rythme record. Elle a progressé de 11,3 % au deuxième trimestre, portée en avant par les exportations et les investissements des entreprises. Soucieuse de modérer la croissance, la banque centrale chinoise a relevé deux fois depuis avril les taux directeurs des prêts et les exigences des banques et, en septembre, le yuan a gagné tout un point vis-à-vis du dollar. En août, la croissance des investissements (immobilisations) et de la masse monétaire a considérablement ralenti. Ce mois-là, l’excédent commercial a atteint les 18,8 milliards de dollars américains avec des exportations et des importations respectivement en croissance de 33 % et de 25 %.


Note

* Basée sur les données disponibles le 6 octobre; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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