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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Juin 2006

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

L’économie s’est redressée à la suite d’un léger ralentissement vers la fin de l’an dernier pour ainsi afficher un gain de 0,9 % au premier trimestre, ce qui représente la plus rapide croissance du PIB réel depuis presque deux ans. On a constaté une reprise semblable de l’emploi au début de la nouvelle année, tandis que l’économie américaine a également repris après un faible quatrième trimestre. Par la suite, un bond de l’emploi à plein temps devait faire tomber le taux de chômage canadien à un creux record en mai.

Au premier trimestre, les dépenses des ménages et des entreprises ont alimenté la croissance, puisque les exportations n’ont guère changé en volume. L’investissement a affiché un gain de 1,6 %, et le temps doux a nui aux forages pétroliers et gaziers dans les premiers mois de l’année (comme le temps s’est refroidi en mars, ces forages sont revenus à la normale). En revanche, l’habitation a été stimulée par le temps doux, bien que cet aiguillon se soit aussi émoussé le printemps venu.

La clémence record des conditions météorologiques aux États-Unis a mis fin à un essor vieux de trois ans des cours de l’énergie, ce qui devait largement réduire le revenu tiré des exportations canadiennes, abaissant à la fois notre excédent commercial et les bénéfices des sociétés. Les prix se sont redressés au printemps, notamment les cours pétroliers, mais les métaux éclipsent de plus en plus l’énergie sur les marchés des biens depuis le début de l’année. Les cours du cuivre ont dominé à cet égard, doublant dans les deux derniers mois seulement.

Le bond de l’emploi en mai paraît attribuable à divers facteurs. En Alberta, l’offre de main-d’œuvre a finalement réagi à la vigueur foncière d’une florissante économie pétrolière. L’Ontario et le Québec ont continué à perdre des emplois en fabrication, mais ce recul a été plus que compensé par des gains dans les services avec, en complément, des mesures d’embauche dans le secteur public en éducation et en santé.

La fermeté du marché du travail et les « chèques de prospérité » distribués en Alberta ont porté d’une année à l’autre le taux de progression du revenu disponible à 6 %, un sommet en cinq ans. L’important remplacement d’emplois à temps partiel par des emplois à plein temps en mai aura aussi un effet de stimulation sur les revenus et contrebalancera l’incidence du renchérissement de l’énergie sur les dépenses discrétionnaires.

Marché du travail

Le marché du travail a fait un bond de 0,6 % en mai, ce qui a fait descendre le taux de chômage à un creux record de 6,1 %. L’Alberta, l’Ontario et le Québec ont chacune contribué au tiers de la progression générale de l’emploi. Fait plus impressionnant encore, le nombre d’emplois à plein temps a monté en flèche, offrant un gain record de 151 000, dont le tiers au détriment de l’emploi à temps partiel. Il y a eu remplacement d’emplois à temps partiel par des emplois à plein temps dans 8 des 10 provinces, sans doute parce que les employeurs avaient du mal à trouver des travailleurs.

En Alberta, la croissance de l’emploi a atteint un sommet, affichant une valeur relative de 1,7 %, en plus de battre un record établi il y a trois mois en valeur absolue grâce à un gain de 32 000 postes. Ce bond s’expliquerait par une offre de main-d’œuvre qui finalement s’aligne sur la vigueur foncière de la demande. La population albertaine a crû de 0,4 % dans le mois et le taux d’activité de cette province a fait un bond de près d’un demi-point grâce à une croissance dans tous les groupes d’âge et de sexe. En Alberta, le taux d’activité a été lent à réagir à la prospérité économique : il n’a pas bougé dans les sept derniers mois de 2005 avant de gagner 0,1 % par mois de janvier à avril. La demande est demeurée la plus ferme dans les ressources naturelles, en construction, dans le secteur financier et dans les services de santé. Des industries où la rémunération est moindre comme celles de l’agriculture, de la fabrication et des services récréatifs ont continué à perdre des travailleurs au profit des secteurs en croissance plus rapide. Dans cette même province, la progression de l’emploi coïncide avec une révision par l’ONE de ses prévisions de production dans les sables bitumineux; celle-ci augmentera en effet de 40 % à trois millions de barils par jour en 2015, fruit d’un investissement de près de 100 milliards de dollars.

En Ontario et au Québec, l’emploi a continué à croître malgré de nouvelles pertes en fabrication. Dans la première de ces provinces, les jeunes ont dominé à cet égard et le commerce et les services aux entreprises ont fait le gros des embauches. En Ontario, le taux de chômage des adultes est tombé à 4,8 % comparativement à 6,9 % au Québec. Dans cette dernière province, les employeurs ont puisé leur main-d’œuvre dans ce réservoir de travailleurs adultes plus abondant. L’éducation et la santé ont continué à mener le mouvement, rendant compte des deux tiers de la croissance de l’emploi dans la dernière année. Dans le secteur privé, la construction et les services financiers ont été les chefs de file.

Indicateurs avancés

L’indicateur avancé composite a continué de progresser, ayant crû de 0,5 % en avril après avoir augmenté de 0,6 % en mars. La croissance a été principalement attribuable aux dépenses des consommateurs, la recrudescence de la demande qu’avaient connue au début de l’année les marchés du logement et de la bourse s’étant atténuée au printemps.

Les ventes plus vigoureuses de biens durables ont neutralisé le revirement marqué de la composante du logement. Tant les mises en chantier que les ventes de logements sont revenues à des niveaux plus normaux, à la suite des hausses exceptionnelles enregistrées au cours de la période de temps doux du début de l’année. Quand est venu le temps de dépenser, les consommateurs se sont plutôt tournés vers les biens durables qui ont ainsi affiché leur hausse la plus élevée en six mois. La demande d’appareils électroniques et de meubles et d’appareils ménagers a été particulièrement forte.

Le secteur financier est demeuré dynamique. Les prix sur le marché boursier ont ralenti légèrement, l‘activité minière ayant délogé l’énergie de son rôle de moteur de l’augmentation des prix des produits de base. Les dépenses accrues des entreprises ont encore stimulé la progression globale de la composante de l’emploi lié aux services.

Le secteur de la fabrication a continué à progresser tant bien que mal. Les livraisons moins élevées ont entraîné à la baisse le ratio des stocks aux livraisons, les diminutions des exportations l’ayant emporté sur la demande intérieure d’investissement plus élevée. L’arrivée de nouvelles commandes a également été lente. La semaine de travail moyenne a plafonné après trois fléchissements consécutifs et la perte d’emplois dans la fabrication a été moins forte jusqu’à maintenant cette année.

La plus grande part de la faiblesse de la demande d’exportation de produits fabriqués semble avoir son origine dans l’appréciation du dollar, l’économie américaine continuant de faire preuve de vigueur. L’indicateur avancé des États-Unis a crû de 0,2 % en avril, la reprise de l’activité industrielle et les hausses ininterrompues des dépenses des consommateurs ayant contrebalancé l’effet modérateur des prix de l’essence plus élevés et la demande de logements dont le rythme était lent.

Production

Le PIB réel s’est accru de 0,1 % en mars à la suite d’un gain (après révision à la hausse) de 0,3 % en février et de 0,2 % en janvier. La production énergétique a monté de 1,1 %, plus particulièrement dans les forages pétroliers et gaziers. Dans le secteur de l’énergie, la production a été en hausse dans huit des neuf derniers mois pour un gain total de 5 %. La production de pétrole brut dépassait de 8,5 % celle de mars 2005 grâce à des gains au large des côtes de Terre-Neuve et dans la région des sables pétrolifères. Les hydrocarbures ainsi extraits sont exportés dans une proportion de près des deux tiers (64,6 %), ce qui se compare à 60,1 % dans le cas du gaz naturel.

Dans la plupart des industries de ressources hors énergie, on a réduit la production en mars malgré l’essor des cours des produits de base. Cette dichotomie se remarquait d’emblée dans les mines métalliques dont la production a diminué un troisième mois de suite même en période d’envolée extrême des prix. La production de minéraux non métalliques a aussi régressé; il y a notamment la potasse dont la production a connu une décroissance à deux chiffres une troisième fois cette année, les producteurs ayant dû marchander avec les acheteurs de Chine.

Par ailleurs, les industries liées aux investissements des entreprises se sont encore affermies. La construction non résidentielle a progressé un troisième mois de suite avec un effet de stimulation sur les fabricants de métaux et de machines, plus particulièrement sur les producteurs d’engins de chantier et d’outillage minier. Les aéronefs et les produits informatiques et électroniques s’en sont également bien tirés au premier trimestre, soutenus par la fermeté de la demande à l’exportation.

D’autres fabricants ont baissé leur production devant le marasme des exportations. Les compressions les plus marquées ont eu lieu dans les industries de l’automobile et des pâtes et papiers. Dans l’ensemble, la production manufacturière a fléchi de 0,4 %, autant qu’en février.

Les industries de services ont encore été portées en avant par la fermeté de la demande de consommation et de services financiers. Non contents d’acheter plus de marchandises au détail, les consommateurs ont dépensé environ 1 % de plus en services de loisirs et de restauration. Quant aux services financiers, ils ont profité une fois de plus d’une multiplication des échanges en valeurs mobilières. Les industries de manutention et de distribution de biens ont été gênées par la faiblesse qui a caractérisé la plupart des productions hors énergie. Dans le commerce de gros, la production n’a pas changé et, dans les transports, elle a souffert d’une baisse des exportations de produits de base. Mentionnons enfin que la demande de transports en commun a constamment décru au premier trimestre et que, d’une année à l’autre, sa progression n’est que de 1,1 % malgré le prix record de l’essence.

Demande des ménages

Les dépenses de consommation sont restées vigoureuses au premier trimestre, mais la stimulation, pour l’habitation, provoquée par le temps doux au début de la nouvelle année s’est émoussée en mars et en avril. Le moteur de ces dépenses a été une forte progression du revenu disponible. La fermeté du marché du travail a fait que le revenu du travail a augmenté à un solide rythme de 1,2 %, tandis que les « chèques de prospérité » de 400 $ distribués aux Albertains faisaient monter les transferts gouvernementaux totaux de près de 7 %.

Après avoir marqué un bref temps d’arrêt en février, les ventes au détail ont repris le mouvement de croissance nourrie qui s’était amorcé en octobre dernier, ayant affiché un gain de 1,2 % en mars. Ainsi se terminait le meilleur trimestre de croissance de la demande au détail depuis 2001. Les ventes d’automobiles ont mené le mouvement dans le mois, bien que ne regagnant pas les sommets de l’été dernier et réévoluant fortement en baisse une fois de plus en avril. Au premier trimestre, ce sont les téléviseurs, les meubles et les appareils électroménagers qui ont eu les meilleurs gains.

Les dépenses consacrées aux autres biens se sont étiolées en mars après de larges hausses au début de l’année, période où les consommateurs ont présenté à l’encaissement un grand nombre de cartes-cadeaux. Les majorations de prix ont amorti la demande dans les secteurs des aliments et de l’énergie.

En avril, les mises en chantier d’habitations ont chuté pour se situer à 218 000 unités (aux taux annuels). Au premier trimestre, la fermeté de la demande et la clémence du temps hivernal les avaient haussées à un niveau moyen de 248 000. La baisse d’avril est en majeure partie imputable au secteur instable des logements multifamiliaux. Dans le secteur des logements unifamiliaux, les mises en chantier se sont contractées un troisième mois de suite. Les ventes se sont redressées en avril sur le marché de l’habitation neuve, mais elles ont glissé de leur sommet du premier trimestre sur le marché de la revente.

Commerce de marchandises

L’excédent du compte courant, qui s’établissait à une valeur record de 13 milliards de dollars au quatrième trimestre, n’était plus que de 10,7 milliards au premier trimestre de la nouvelle année, bien que demeurant le deuxième en importance dans l’histoire. Le gros de cette diminution tient à une baisse des prix à l’exportation d’énergie et à une hausse du déficit au compte des voyages, le plus élevé en 14 ans. Le déficit au compte des revenus de placements était toujours en décroissance rapide. Il est maintenant d’un peu plus de 2 milliards de dollars; c’est moins que sa valeur de plus de 6 milliards de dollars il y a à peine deux trimestres et de son sommet de plus de 10 milliards de dollars dans les premiers mois de 2003. Le revenu sous forme d’intérêts tiré des obligations étrangères a doublé dans les deux dernières années et la valorisation du dollar a aidé à réduire le coût du service de notre dette extérieure.

En mars, les exportations ont remonté de près de 2 % malgré de nouvelles diminutions des expéditions d’énergie au terme d’un hiver d’une clémence inégalée aux États-Unis. À l’exportation, les machines et le matériel ont été le chef de file de la croissance, plus particulièrement les avions et les hélicoptères civils et militaires. Les exportations alimentaires se sont également affermies, en partie parce que les livraisons de bétail ont approché de leur sommet de 2002 une fois levé l’embargo américain sur les importations de bouvillons.

Pour les autres exportations, les résultats ont été inégaux. Le renchérissement du cuivre et du zinc a favorisé les métaux, mais les produits chimiques se sont affaissés à l’exportation. Pour le charbon et l’électricité, on relève des hausses qui ont compensé les baisses de prix du gaz naturel, car les stocks américains de ce produit sont demeurés élevés. Enfin, les exportations de produits forestiers et d’automobiles ont été entraînées à la baisse par le bois d’œuvre et les voitures de tourisme.

Les importations se sont élevées de 3,6 % en raison de la fermeté générale de la demande intérieure. Les investissements des entreprises en machines et en matériel ont mené le mouvement avec des gains généralisés pour les aéronefs, les produits industriels et les forages. Le secteur de l’énergie a été stimulé par les raffineries ayant besoin de plus de pétrole brut après des réductions en situation d‘essor des prix au cours de l’hiver. Ce sont les métaux précieux qui ont été le moteur de la croissance des importations de produits industriels. La vigueur des ventes au détail a fait monter les importations de véhicules et d’autres biens de consommation.

Prix

Les prix des biens et services de production intérieure ont fléchi de 0,7 % au premier trimestre. Toute cette décroissance s’explique par la baisse des prix de l’énergie, notamment du gaz naturel, puisque les prix hors énergie se sont élevés de 0,7 %. À l’importation, les prix ont aussi diminué une fois de plus et un taux de change en constante progression a fait plafonner à 0,3 % seulement le taux d’inflation pour les acheteurs au Canada.

De mars à avril, l’Indice des prix à la consommation a monté de 0,5 % en grande partie à cause d’un bond de 16 % du prix de l’essence. Si on fait abstraction des cours énergétiques, on constate que les prix ont fléchi en réalité dans le mois.

Les baisses de prix hors énergie tiennent à une grande diversité de diminutions pour les biens durables et semi-durables. Les meubles, les appareils électroménagers, les produits électroniques, les vêtements et les automobiles coûtent désormais bien moins cher. Tous ces produits ont un contenu importé relativement important et les prix des biens de consommation ont baissé à l’importation de 5 % depuis 2004 du fait de la valorisation du dollar canadien.

Les prix des services se sont élevés de 0,4 % principalement à cause des prix du logement. Les prix des habitations neuves sont de 6,5 % supérieurs à leurs valeurs d’il y a un an, ce que l’on doit en grande partie à une majoration de 25 % sur le florissant marché albertain de l’habitation.

En mai, les cours des produits de base ont évolué en baisse. C’est surtout que le pétrole a glissé de sa valeur record de 75 dollars américains le baril et que le prix du gaz naturel n’est plus que la moitié environ de sa valeur de culmination de l’an dernier. Par ailleurs, les métaux ont de plus en plus remplacé l’énergie comme centre d’intérêt. Le prix du cuivre a été particulièrement ferme et ceux du nickel et du zinc ont aussi augmenté considérablement. La fermeté de la demande et la rigidité de l’offre à court terme sont à l’origine de ces majorations.

Les produits fabriqués autres que les hydrocarbures ont crû de 0,5 % de mars à avril surtout à cause des prix élevés du cuivre, du zinc, du nickel et de l’or. La montée du dollar a fait baisser les prix dans environ la moitié de toutes les industries et plus particulièrement dans les industries de l’automobile et du bois d’œuvre.

Marchés financiers

Le dollar canadien s’est encore affermi, atteignant un sommet en 28 ans de près de 91 cents américains à la fin de mai. Les taux à court terme ont gagné un autre quart de point, mais les taux à long terme ont diminué d’autant, ce qui contraste avec la situation aux États-Unis où les obligations du Trésor à long terme ont augmenté de près de 5 %.

Le crédit net des entreprises a atteint un nouveau sommet de 76 milliards de dollars (aux taux annuels) au premier trimestre. Si les bénéfices ont rétréci, les dépenses se sont contractées encore plus vite, notamment en stocks.

Les entreprises ont encore multiplié les émissions d’actions sur un marché haussier record. Les nouvelles émissions d’actions sont en constante progression, étant passées de 33 milliards de dollars en 2004 à 89 milliards de dollars (aux taux annuels) au premier trimestre pour encore s’accélérer en avril.

Les étrangers se sont approprié des valeurs mobilières canadiennes en nombre croissant au premier trimestre, achetant pour 8,1 milliards de dollars d’actions. Les investissements canadiens à l’étranger ont également augmenté, surtout sous forme d’obligations « réservées » émises par des non-résidents en dollars canadiens aux investisseurs institutionnels de notre pays. Les investissements directs de l’étranger au Canada ont eux aussi progressé, en particulier dans le secteur des ressources.

Économies internationales

Aux États-Unis, le marché du travail s’est affaibli en mai. Il s’y est créé seulement 75 000 emplois, car l’industrie de la construction s’est enlisée en réaction au ralentissement de l’habitation et les fabricants ont éliminé des emplois. Le taux de chômage n’était guère changé à 4,6 % (dans une comparaison qui exclut les jeunes de 15 ans, on constate que le taux canadien s’établissait à 5,4 %).

Les dépenses de consommation se sont encore renforcées en avril. Les ventes au détail se sont accrues de 0,5 %, surmontant la faiblesse persistante des ventes d’automobiles. Les ventes d’habitations neuves ont fait un bond de 5 % après un gain de 12 % en mars; elles recouvraient ainsi en majeure partie leurs pertes du début de l’année. Les mises en chantier d’habitations n’en ont pas moins continué d’évoluer en baisse. Elles étaient de 8 % inférieures à leur valeur d’avril 2005. Dans le sud du pays, les mises en chantier ont diminué de 25 % depuis janvier, indice que la forte montée de la construction résidentielle après les ouragans est désormais chose du passé.

La vigueur des dépenses de consommation est d’autant plus impressionnante que le prix de l’essence a poussé l’IPC en hausse de 0,6 % en avril. Les consommateurs ne s’en sont toutefois pas trouvés effarouchés, puisque leur confiance a atteint un sommet depuis mai 2002, en raison du marché du travail.

La production industrielle a crû de 0,8 %. Le marché de l’outillage des entreprises a manifesté sa force une fois de plus, en partie parce qu’il fallait des investissements pour le plus haut taux d’utilisation des capacités (81,9 %) depuis le milieu de 2002. Par ailleurs, la diminution des commandes témoigne d’une croissance plus lente de la demande.

En mars, le déficit commercial s’est allégé de 3,6 milliards de dollars; c’est plus que sa baisse de février. Les exportations se sont redressées, tandis que les cours pétroliers régressaient dans le mois. Il reste que la facture des importations pétrolières a été de 65 milliards de dollars au premier trimestre – en hausse sur les 48 milliards de dollars de 2005 – et que les cours pétroliers à l’importation ont fait un bond de 12 % en avril.

Dans la zone de l’euro, le taux de croissance économique a doublé au premier trimestre de 2006, le PIB réel ayant réalisé un gain de 0,6 % avec un bond de 3,1 % des exportations. En mars, la production industrielle a crû de 0,4 % surtout à cause d’une reprise dans le cas des produits semi-finis. Les nouvelles commandes se sont cependant contractées dans un mouvement général de diminution de la demande. Les consommateurs sont restés hésitants dans leurs dépenses, intimidés par la rigueur des conditions météorologiques en mars. L’excédent du commerce extérieur s’est rétabli, puisque la demande de produits chimiques, de machines et de véhicules a eu plus de poids que l’alourdissement du déficit au compte de l’énergie. Les échanges avec la Russie ont présenté leur gain le plus imposant avec une hausse des exportations de 27 %, d’une année à l’autre en janvier et février, et une augmentation des importations de 52 %. Le taux de chômage a été stable en avril à 8 % et le taux annuel d’inflation a un peu monté à 2,4 %.

En Allemagne, l’économie a réévolué en hausse au premier trimestre. Le PIB réel a fait un gain de 0,4 % après avoir piétiné à la fin de 2005. La production industrielle s’est vivement contractée en mars, mois où de rudes conditions météorologiques ont nui à la construction et où la fabrication a souffert de grèves dans le secteur du génie. Le mauvais temps a aussi confiné les consommateurs au foyer, d’où une autre baisse des ventes au détail. Les exportations ont encore battu leur plein et, d’avril à mai, le taux de chômage est tombé de 11,3 % à 11 %.

En France, la croissance économique a repris au premier trimestre et le PIB réel a progressé de 0,5 % après une hausse de 0,3 %. En mars, la production industrielle s’est redressée de 1,6 % pour plus que recouvrer sa perte de février. Les nouvelles commandes ont eu un mouvement semblable, baissant de 2 % en mars après avoir légèrement évolué en hausse le mois précédent. Les dépenses de consommation se sont affaiblies en mars à cause du mauvais temps et le taux annuel d’inflation s’est élevé à 2 % en avril.

En Grande-Bretagne, l’économie était toujours solide au premier trimestre et le PIB réel a égalé son taux de progression de 0,6 % du trimestre précédent. En mars, la production industrielle s’est accrue de 0,7 %; c’est presque le double du taux de régression qu’elle a soudainement connu en février. Les consommateurs ont continué à soutenir la demande, car les exportations sont restées faibles en dehors de la zone de l’euro.

En Italie, l’économie s’est remise à croître et le PIB réel a été en progression de 0,6 % au premier trimestre après avoir fait du surplace à la fin de 2005. La production industrielle s’est refroidie en mars et les nouvelles commandes ont cédé tout le terrain conquis (+6 %) en février. La demande de consommation a sommeillé; en volume, les ventes au détail sont à peu près inertes depuis l’automne dernier. Le taux annuel d’inflation a un peu monté à 2,3 % en avril.

Au premier trimestre, l’économie au Brésil a été en croissance de 3,4 % d’une année à l’autre, portée en avant par une revitalisation de la construction et de la production pétrolière et métallique. En Inde dans ce même trimestre, l’économie a progressé de 9,3 % d’une année à l’autre grâce à la fermeté de la production agricole et des dépenses de consommation. La cherté des hydrocarbures a cependant alourdi le déficit au compte courant et provoqué une dévalorisation de la roupie.


Note

* Basée sur les données disponibles le 9 juin; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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