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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Mai 2008

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

La production a chuté de nouveau en février, après une reprise en janvier qui faisait suite à un recul important en décembre. L’emploi a clairement ralenti au printemps, après un solide début d’année.

Plusieurs facteurs ont contribué à la récente faiblesse du PIB réel. Le nouveau congé du Jour de la famille en Ontario a réduit le nombre d’heures de travail en février dans de nombreuses entreprises. Le climat aussi a été imprévisible au Canada : on a enregistré des chutes de neige record cet hiver dans une grande partie de l’est ainsi que les températures les plus froides depuis longtemps dans l’ouest. Par ailleurs, l’économie américaine est restée au ralenti au premier trimestre, et l’aggravation de la situation du marché de l’habitation a contrebalancé les gains sur le plan des exportations.

Mais surtout, la croissance au Canada a ralenti en raison de la forte baisse de la production des chaînes de montage d’automobiles. La volatilité récente de la production d’automobiles au Canada contraste vivement avec la situation aux États-Unis. La production d’automobiles au Canada a chuté de 23 % en décembre : cette situation est attribuable aux changements de modèle pour les deux tiers et à la faiblesse des ventes aux États-Unis pour le tiers qui reste. La production a rebondi de 8 % à la fois en janvier et en février, car le réoutillage de certaines usines ne s’est terminé qu’au printemps, mais demeure 14 % au-dessous de son niveau en novembre. Par ailleurs, la production aux États-Unis n’a fléchi que de 5 % au cours de la même période. La grève chez un fabricant de pièces aux États-Unis a encore interrompu la production d’automobiles des deux côtés de la frontière en mars, de sorte qu’il y a eu une baisse de 5 % dans les chaînes de montage aux États-Unis, situation qui s’est maintenue en avril. En outre, les travailleurs de l’automobile négocient de nouvelles conventions au Canada, alors qu’il y a eu une entente l’an dernier dans l’industrie automobile aux États-Unis.

On ne sait pas encore pour l’instant si l’économie se trouve, comme en 2001, dans un ralentissement cyclique qui durera plusieurs mois, ou si elle passe par une période prolongée où des événements irréguliers ont fait diminuer la production, comme en 2003. À ce moment‑là, une série de malchances, comme l’éclosion du SRAS, la maladie de la vache folle et la guerre en Iraq, de même que la panne générale d’électricité en Ontario et le mauvais temps, avaient ralenti la croissance du PIB réel à moins de 1 % pour l’année se terminant en août 2003. Cependant, une fois ces événements passés, la croissance a repris rapidement et elle a atteint 1,8 % pour la totalité de 2003.

Si l’on compare l’évolution récente du PIB à celle de 2001 et celle de 2003 (Figure 2), on en apprend peu sur la direction de l’économie. Il y a toutefois un signe encourageant : la croissance de l’emploi reste ferme. Toutefois, la croissance de l’emploi comme telle n’établit pas toujours une distinction entre les ralentissements cycliques et les événements irréguliers. L’emploi a stagné au milieu de 2003, mais il a augmenté lentement en 2001. Toutefois, les ralentissements cycliques ne sont pas habituellement associés à une croissance persistante des marchés de marchandises et des bourses et à de fortes ventes d’automobiles et de logements au Canada. L’indicateur avancé est demeuré au neutre sur la direction de l’économie.

On ne sait pas encore exactement si les États-Unis étaient en récession. Le PIB réel a légèrement augmenté de 0,1 %, mais la production industrielle et les ventes au détail n’ont pas varié au premier trimestre. Par contre, la masse salariale a diminué lentement pour le quatrième mois consécutif en avril, avec de fortes pertes ininterrompues dans la construction.

Marché du travail

Le marché du travail a également ralenti au printemps. L’emploi a affiché une augmentation de 0,1 % pour le deuxième mois de suite, ce qui n’était pas une assez forte augmentation pour empêcher une main-d’œuvre croissante de soulever le taux de chômage de 5,8 % en février à 6,1 % en avril, en grande partie dans la fabrication. Les heures travaillées ont également affiché une retombée entre février et avril. Ce ralentissement dans l’emploi a contribué à ralentir la hausse d’une année à l’autre du salaire horaire moyen de 4,9 % à 4,3 % jusqu’à maintenant cette année.

L’augmentation en avril s’est produite entièrement dans les postes à plein temps et surtout parmi les travailleurs indépendants. La croissance de l’emploi est restée concentrée dans la construction et les services. Dans la construction, il y a eu 1,3 % de travailleurs de plus et la progression de 10 % dans la dernière année a été la plus élevée de toutes les industries. L’augmentation dans les services s’est produite surtout dans l’éducation, ainsi que dans l’hébergement et la restauration, après un faible départ dans l’année dans les deux secteurs. Les services professionnels ont ralenti, après avoir été en tête de la croissance tôt dans l’année. Les pertes récentes dans les ressources naturelles ont pris fin, mais le secteur manufacturier a continué de péricliter.

C’est dans l’Ouest canadien qu’il s’est créé encore une fois le plus grand nombre d’emplois. Le Manitoba a battu la marche en avril en raison d’une progression généralisée qui a ramené son taux de chômage à 3,8 %, immédiatement après l’Alberta, dont le taux est le moins élevé au pays. Les services ont protégé la C.‑B. contre de plus amples pertes dans le secteur de la fabrication, lesquelles ont réduit la masse salariale beaucoup plus que dans toutes les autres provinces dans la dernière année (‑14 %) en raison de l’effondrement du secteur forestier. Bien que le secteur de la fabrication ait continué de perdre du terrain en Ontario (baisse de 5 % dans la dernière année), la croissance de l’emploi est restée légèrement au‑dessus de la moyenne nationale à 2,2 %, grâce à des gains dans la construction et les services (surtout les services aux entreprises). Le taux de chômage en Ontario a fléchi à 6,3 %, malgré l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. C’est au Québec seulement qu’il y a eu une baisse importante de l’emploi (surtout dans les services) après un premier trimestre lent, et le taux de chômage y a atteint 7,6 %.

Indicateurs avancés

L’indicateur avancé composite est demeuré stable en mars, après la baisse observée en février qui a fait suite à la hausse de janvier. Six des dix composantes ont progressé en mars, contre quatre le mois précédent, le logement et les nouvelles commandes de biens durables ayant rebondi après de fortes baisses. Dans l’ensemble, les dépenses des ménages sont restées en tête des facteurs de croissance, tandis que le marché des valeurs mobilières remplaçait le secteur de la fabrication à titre de secteur le plus faible de l’économie (avant de rebondir en avril).

Toutes les composantes liées aux dépenses des ménages sont en progression. Les dépenses en biens durables ont affiché une troisième augmentation, les ventes d’automobiles ayant maintenu leur tendance à la hausse. L’indice du logement s’est accru de 0,2 % après cinq baisses consécutives. Les mises en chantier ont connu une croissance marquée, malgré les fortes chutes de neige qui ont ralenti les ventes de maisons existantes.

Le secteur de la fabrication a continué d’afficher des résultats contrastés. La demande d’exportation est restée faible en raison des baisses observées aux États-Unis, dont l’indice avancé s’est replié pour un septième mois d’affilée. Cependant, les nouvelles commandes ont augmenté de 0,6 %, grâce à une progression des biens d’investissement et à une reprise partielle dans le secteur automobile. Cette hausse des commandes ne s’est pas traduite par une augmentation des livraisons, ce qui a fait reculer le ratio des livraisons aux stocks pour une deuxième fois en deux mois.

Production

Le PIB réel a fléchi de 0,2 % en février, après avoir progressé irrégulièrement de 0,6 % en janvier et avoir diminué de 0,7 % en décembre. Les secteurs du commerce et de la fabrication ont mené le déclin, surtout les entreprises en Ontario où un nouveau congé férié a été introduit en février.

La production manufacturière a régressé de 0,7 % malgré la lente reprise constante de l’automobile après une forte chute en décembre. Les fabricants dans le secteur des ressources ont été les plus touchés, avec des pertes dans le bois, les métaux et le raffinage du pétrole. Les industries des biens en capital ont également perdu du terrain, notamment dans l’aérospatiale et dans la fabrication de machines, secteurs qui étaient en forte hausse depuis quelque temps. Les fabricants ont transformé moins de produits provenant du secteur primaire, en particulier les mines et le secteur forestier.

En raison de la forte baisse dans l’automobile au Canada, la production manufacturière a été plus faible ici qu’aux États-Unis. Une des conséquences est que les stocks des fabricants n’ont pas augmenté aussi rapidement au Canada qu’aux États-Unis.

Malgré des chutes de neige record en Ontario, les intempéries semblent avoir joué un rôle mineur dans la baisse en février. Les transports ont reculé de 0,5 % en raison de la diminution dans les transports de surface, lesquels ont probablement été perturbés par la neige, mais les transports aériens et ferroviaires dans l’ensemble n’ont pas été touchés. La production des services publics a fléchi de 0,1 %, car les températures ont été relativement douces dans l’est du Canada. Malgré un temps froid record depuis des années en Alberta et en C.‑B., la production de pétrole brut a poursuivi sa croissance, en dépit des fermetures dans les sables bitumineux. Dans l’ensemble, l’activité de construction a augmenté, en raison surtout du bond des mises en chantier des maisons au premier trimestre.

La plupart des services ont affiché une progression modeste. Les dépenses de consommation ont augmenté pour les loisirs, ainsi que pour l’hébergement et la restauration, ce qui laisse croire que les intempéries n’ont joué qu’un rôle secondaire dans la baisse des ventes au détail. Les services aux entreprises et les services gouvernementaux ont augmenté lentement. Le secteur des finances a été une exception car il a fléchi en raison du ralentissement des activités sur les marchés financiers et immobiliers.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail ont reculé de 0,7 % en février, après quatre hausses consécutives de près de 1 % par mois en moyenne. Près des deux tiers de la baisse des dépenses nominales se sont produites en Ontario.

La demande a reculé pour la plupart des marchandises. Le secteur de l’automobile a accusé le plus net recul, après que les ventes de véhicules neufs aient fait un bond de près de 10 % en raison de la baisse de la TPS en janvier. Les données provisoires montrent que les ventes d’automobiles se sont stabilisées en mars.

Les dépenses pour d’autres biens durables ont fléchi modérément. Alors que les ventes d’ordinateurs ont continué d’augmenter, cette augmentation a été neutralisée par la diminution dans les téléviseurs et autres appareils électroniques, de même que dans les meubles et les appareils ménagers, après plusieurs mois de forte croissance. L’augmentation des prix a contribué à la baisse de la consommation d’aliments et d’essence.

Les mises en chantier d’habitations se sont encore élevées au nombre annuel exceptionnel de 243 000 unités en mars. C’est ainsi que la moyenne du premier trimestre a été de 234 000 unités, un peu plus que la moyenne en 2007. Un bond dans les logements multiples au centre du Canada a maintenu le dynamisme dans la construction.

Le marché des maisons unifamiliales a été inégal. Il y a eu un peu moins de premières pelletées de terre pour les logements neufs vu la légère diminution des ventes et l’augmentation du nombre de logements neufs invendus, pour couronner un premier trimestre lent. Toutefois, le marché de la revente a repris une partie du terrain perdu en février, les intempéries ayant alors nui aux ventes (surtout la neige à Toronto et le froid mordant à Edmonton). En outre, un nouveau droit de mutation immobilière a contribué à la réduction des ventes en 2008 à Toronto.

Commerce de marchandises

Les exportations ont augmenté en février et la progression s’est faite surtout dans l’énergie, les biens industriels et l’automobile. Les exportations d’énergie ont été poussées à la hausse par les expéditions de pétrole et de gaz aux États-Unis. La vigueur dans les biens industriels provenait de l’or, qui a atteint un sommet mensuel record. Les exportations d’automobiles ont repris en février au moment où la production est revenue à la normale.

La Chine a dépassé le Japon à titre de troisième plus importante destination des exportations canadiennes en 2007 et elle a maintenu ce rang dans les deux premiers mois de 2008. Alors que les exportations au Japon au début de 2008 ont repris, le canola et la pâte de bois demeuraient en tête. L’augmentation des exportations vers la Chine a été plus prononcée, car les exportations d’éthylèneglycol, de soufre et de nickel se sont ajoutées à celles du canola et de la pâte de bois.

Les importations ont ralenti en février surtout étant donné la baisse en importations de produits énergétiques. La croissance des exportations vers les États-Unis, surtout l’énergie, les automobiles et l’or, concurremment avec la diminution des importations, a fait en sorte que l’excédent commercial du Canada avec les États-Unis s’est accentué considérablement pour atteindre 8,1 milliards de dollars. L’augmentation des exportations vers le reste du monde et la stabilité des importations ont contribué à la réduction du déficit autre qu’avec les États-Unis, qui a atteint 4,9 milliards de dollars.

Prix

L’indice des prix à la consommation n’a pas varié entre février et mars, de sorte que le taux d’inflation d’une année à l’autre a baissé à 1,4 %, ce qui est bien en deçà du taux de 4,0 % aux États-Unis et le plus faible des pays du G7 sauf le Japon (où les prix ont augmenté de 1,2 % en raison de la reprise après des années de déflation).

L’énergie et les services ont encore contribué à toutes les augmentations de prix. L’essence a battu la marche pour l’énergie, pendant que l’habitation continuait d’exercer des pressions à la hausse sur les services. Ces augmentations de prix ont été épongées par des diminutions dans le cas des biens durables et par la stabilité des prix des aliments. Dans le cas des biens durables, il s’agit surtout d’autres réductions de prix pour les automobiles, avec une baisse de 7 % dans la dernière année.

Les prix des aliments n’ont pas varié comparativement à février et n’ont augmenté que de 0,4 % dans la dernière année. Cette stabilité est remarquable étant donné la montée en flèche du coût des aliments sur les marchés des marchandises, qui est ressentie par les consommateurs partout dans le monde. Bien que les prix du pain et des produits céréaliers aient fait un bond de 8,8 % comparativement à l’an dernier, le coût des fruits et des légumes a diminué.

Les prix des biens manufacturés ont augmenté de 1,7 % en mars, la cinquième augmentation consécutive et la plus forte poussée mensuelle depuis juillet 2006. Il y a eu une augmentation des prix pour la plupart (12 sur 21) des marchandises, avec en tête le pétrole et les métaux. La stabilité du dollar canadien a contribué au rétablissement des prix depuis cinq mois.

La forte augmentation des prix des marchandises depuis la nouvelle année a faibli légèrement en avril. C’est ainsi que les prix ont été moins élevés pour certains aliments et biens industriels. Les prix du blé ont reculé comparativement au record établi en février, mais ils sont restés à des niveaux élevés historiques. La situation a été inégale pour les métaux : le cuivre a établi un nouveau record, mais la plupart ont reculé légèrement. Les prix de l’énergie ont continué de monter en flèche, et le pétrole brut a dépassé les 110 $ É.-U. le baril.

Marchés financiers

La bourse de Toronto a fait un bond de plus de 4 % en avril et elle s’est rapprochée de son sommet record établi en 2007. Cette augmentation découle d’un bond dans l’énergie, dont les prix ont augmenté sur les marchés des marchandises. La montée en flèche du prix de la potasse a fait bondir les industrielles, et les titres des services financiers et des technologies ont également progressé. Aux États-Unis, le cours des actions a augmenté de 10 % depuis le sauvetage de Bear Stearns à la mi‑mars.

Les taux d’intérêt à court terme ont suivi le taux directeur, qui a été abaissé d’un demi-point en avril. Les taux à long terme ont suivi la tendance à la hausse aux États-Unis. Le dollar canadien a continué de se maintenir juste en dessous de la parité avec le billet vert américain.

La demande de crédit a continué d’augmenter au premier trimestre. Le crédit à l’habitation a augmenté constamment de 1,1 % en février, ce qui correspond à une croissance semblable à la fois dans le crédit à la consommation et les prêts hypothécaires. Le crédit aux entreprises s’est accéléré en mars. Le crédit à court terme a rebondi après une période de calme en février, et les émissions d’actions et d’obligations ont triplé pour atteindre plus de 8 milliards de dollars.

Économies régionales

L’année débute avec une demande des ménages particulièrement vigoureuse au Québec, accentuée par l’amélioration des conditions climatiques. Après la faiblesse de décembre, précipitée par le passage des chutes de neige plus importantes qu’ailleurs, les ventes au détail bondissent de 3,4 % en janvier et augmentent encore de 0,2 % en février. Il s’agit des hausses consécutives les plus marquées depuis mai 2007 que l’on devait alors surtout à un règlement d’équité salariale. Les mises en chantier ont légèrement baissé mais la progression de janvier avait été forte après une année florissante en 2007 pour les ventes de maisons existantes (les taux de croissance ont même dépassé ceux enregistrés en Ontario, dans les Prairies et en Colombie-Britannique). Les livraisons ont continué de progresser sur les pas de la seule croissance au pays au quatrième trimestre, toujours entraînée par les métaux, les biens d’investissements, mais surtout le matériel de transport. D’ailleurs, en début d’année, l’emploi dans la fabrication reprend fortement à la périphérie de Montréal où ces industries sont situées (Montérégie, Lanaudière, Laurentides). Le Québec constitue le cinquième marché mondial en produits aéronautiques.

Une solide reprise des livraisons se poursuit en Ontario, où elles progressent de plus de 2 % pour un deuxième mois d’affilée. L’automobile mène, continuant de reprendre ses pertes de décembre. Des hausses sont enregistrées cependant dans plusieurs autres industries de biens durables. Du côté des biens non durables, les raffineries poursuivent leur forte croissance pour atteindre des livraisons records de 1,7 milliard de dollars au cours du mois. Les mises en chantier sont demeurées vigoureuses. Les prix à la consommation décélèrent rapidement en Ontario, les prix des biens étant en baisse de 2 % depuis mai dernier. Il n’est donc pas étonnant que les ventes au détail en dollars courants y demeurent plus lentes. Les ventes au détail ont perdu leur hausse de janvier, une fois passé l’effet de la baisse de la taxe sur les produits et les services.

Dans le Prairies, c’est le logement qui brille le plus. En Alberta, les mises en chantier ont bondi de moitié pour atteindre leur record historique à 51,1 milliers d’unités, soit un peu plus que le sommet précédent de novembre 2006. Les ménages ont donc plutôt consacré leurs dépenses au logement qu’aux ventes au détail qui ont très légèrement baissé au cours du mois. Les livraisons auraient augmenté si ce n’avait été d’une interruption de la production dans une large raffinerie.

La conjoncture prend du retard en Colombie-Britannique par rapport au reste du pays malgré la poursuite des activités reliées à la préparation des jeux olympiques. La faiblesse du secteur manufacturier contraste avec la fermeté enregistrée ailleurs. Les livraisons ont enregistré une douzième baisse en 14 mois. Les livraisons de bois, en particulier, ont continué de baisser tant en janvier qu’en février après un recul de 20 % en 2007 et une baisse de moitié depuis le sommet de 2004. La demande des ménages a également perdu une partie de sa vigueur récente : les ventes au détail ont diminué de 1,1 %.

Économies internationales

Aux États-Unis, le PIB réel au premier trimestre a augmenté de 0,1 %, tout comme au quatrième trimestre. Le ralentissement dans l’habitation s’est encore aggravé, avec une chute de 7,4 %, soit la plus forte de neuf baisses consécutives. Les dépenses de consommation pour les marchandises ont reculé, surtout pour les automobiles, et les investissements des entreprises ont chuté soudainement, en raison également de la baisse des ventes de véhicules.

Mais ces pertes ont été épongées par des gains ailleurs dans l’économie. Les exportations ont continué de prendre du mieux. Les exportations de marchandises ont ralenti, en raison partiellement de la plus faible production des chaînes de montage d’automobiles au Canada, qui comptent sur les États-Unis pour environ la moitié des pièces, mais les services ont beaucoup prospéré en raison de l’arrivée massive de voyageurs. Au cours de la dernière année, la croissance peu remarquée à la fois des exportations et des exportations nettes a été équivalente au dollar près au ralentissement dont on a beaucoup parlé dans l’habitation. Au cours de la dernière année, le volume des exportations a augmenté de 9,5 % et les importations ont affiché une légère progression de 0,7 %.

Les services ont maintenu la croissance globale dans les dépenses de consommation malgré une diminution pour les marchandises (surtout les auto­mobiles). Une modeste croissance de 0,3 % du revenu disponible réel a contribué au maintien des dépenses des consommateurs. Les dépenses des gouvernements ont aussi fortement augmenté et les remboursements d’impôt commenceront à être versés aux ménages en mai. Enfin, les fortes compressions des stocks au quatrième trimestre ne se sont pas poursuivies au premier, ce qui est la situation inverse de la tendance au Canada, où les stocks ont augmenté au quatrième trimestre et ont ralenti au premier.

L’habitation est restée lente en mars, étant donné que les permis de bâtir de même que les ventes de maisons neuves et les reventes de maisons ont accusé un recul marqué. Les reventes de maisons ont régressé après une augmentation marquée en février, et elles ont été relativement stables en 2008. Les commandes de biens durables ont fléchi de 0,3 %, surtout dans le matériel de transport. À l’exclusion des transports, les commandes ont augmenté de 1,5 % de façon générale, mais surtout dans les machines. Les ventes au détail ont augmenté légèrement en mars. Les magasins à succursales ont signalé des gains en avril, mais une forte baisse des ventes de camions pourrait faire baisser le chiffre des ventes au détail en avril.

Le rythme de la production dans la zone de l’euro a ralenti en février, puisque la production industrielle n’a augmenté que de 0,3 %, la moitié de sa progression en janvier. Il y a eu une faiblesse dans tous les secteurs, à l’exception de l’énergie. Les nouvelles commandes ont également diminué, en raison surtout de la baisse de la demande de machines et de matériel de transport. Le commerce extérieur a été vigoureux toutefois, ce qui a accentué le déficit de l’énergie et l’excédent dans les machines et l’automobile. Pendant que les exportations aux États-Unis et au Japon diminuaient encore, les échanges ont bondi avec la Russie et la Chine. Les consommateurs ont diminué leurs dépenses en février après un bref pic en janvier. L’inflation a augmenté à un taux annuel de 3,6 % en mars, comparativement à 1,9 % il y a un an. Le taux de chômage est resté stable à 7,1 %.

La production industrielle en Allemagne a affiché sa troisième progression mensuelle consécutive, malgré une décélération, même s’il y a eu encore une baisse des nouvelles commandes. La demande extérieure est restée forte, malgré l’appréciation rapide de l'euro, et l’Allemagne a maintenu le plus gros excédent dans la zone de l’euro. Les consommateurs ont refusé de faire des dépenses en février et l’inflation a augmenté de 3,3 %.

La production en France a progressé pour le troisième mois consécutif en février, mais l’augmentation de 0,3 % a été la moitié de celle de janvier. La croissance des nouvelles commandes a également ralenti après un bond le mois précédent. La demande des consommateurs a été fragile, car la confiance a atteint un creux sur 21 ans en avril et l’inflation a atteint un sommet de 3,5 % sur 11 ans. Le taux de chômage est resté stable à 7,8 %.

La production industrielle en Grande-Bretagne a progressé en février pour la première fois en quatre mois. Les exportations ont repris concurremment avec la baisse de la valeur de la livre. Les dépenses des consommateurs ont repris, propulsées par de vastes rabais. L’inflation à 2,5 % en mars a encore été la deuxième plus faible dans l’UE.

Les exportations du Japon ont ralenti en raison du renforcement du yen. Les exportations en mars ont connu leur plus faible croissance en près de trois ans. Si les exportations aux États-Unis ont diminué constamment, cette baisse a été plus que largement épongée par les expéditions en Asie. En mars toutefois, les exportations vers la Chine ont augmenté de seulement 3,2 % après une progression de 14,8 % en février. La confiance à la fois des entreprises et des consommateurs a diminué, car les prix et le chômage continuent d’augmenter.

Le PIB réel de la Chine d’une année à l’autre a augmenté de 10,6 % au premier trimestre de 2008, une légère baisse comparativement à celle du quatrième trimestre en raison du mauvais temps cet hiver. L’excédent commercial a subi sa première diminution trimestrielle d’une année à l’autre en près de trois ans, en raison surtout de la faiblesse de la demande aux États-Unis et en Europe et de l’appréciation du yuan. Depuis qu’il n’est plus arrimé au dollar américain (juillet 2005), le yuan s’est apprécié de 18 %. L’inflation a été de 8,3 % en mars, propulsée par la forte augmentation du coût des aliments.


Note

* Basée sur les données disponibles le 9 mai; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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