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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Avril 2008

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

En janvier, la production s’est nettement rétablie de sa vive contraction de décembre grâce à une progression généralisée de la demande. Cette évolution s’accorde avec le mouvement de l’emploi en reprise soutenue au premier trimestre.

Le rebondissement de la production en janvier tient au caractère transitoire des facteurs qui ont enfoncé le PIB en décembre. Un peu plus de la moitié de la contraction de décembre a eu pour origine un fort ralentissement de la production d’automobiles, lui-même imputable en majeure partie à des conversions de modèles dans plusieurs usines. En janvier, cette même production automobile a recouvré ses pertes pour moitié environ. Elle continuera à se renforcer en février à mesure que progressera le réoutillage et que les mesures de réduction des stocks se modéreront.

Pour aussi expliquer l’ample remontée des transports et des mises en chantier d’habitations et le bond des ventes d’automobiles en janvier, il y a les neiges abondantes de décembre et la baisse imminente de taux de la TPS, ces facteurs ayant fait reporter en janvier une grande partie de l’activité de décembre. Les observateurs devraient garder cette situation à l’esprit dans leur analyse des données de février et mars, mois de précipitations de neige records dans l’Est du pays (les mises en chantier ont continué à monter rapidement en février, mais la neige a été évoquée comme facteur de ralentissement des ventes de maisons, tout comme des ventes au détail, à en croire plusieurs rapports en provenance de détaillants). La neige a non seulement gardé les consommateurs chez eux, mais aussi ralenti les transports (transports aérien et routier en particulier), alors que les rigueurs hivernales extrêmes paralysaient des jours durant la production bitumineuse et d’autres exploitations du Nord de l’Alberta et de la Colombie-Britannique en février. Que l’emploi ait fermement avancé au premier trimestre est probablement révélateur de la tendance foncière de l’économie.

Dans ce trimestre, le grand fait économique a été le fossé qui se creuse entre un bon régime de croissance au Canada et une légère contraction aux États-Unis. Cet écart se remarquait au plus haut point sur les marchés de l’automobile et de l’habitation toujours fermes au Canada, mais toujours en détérioration aux États-Unis. Au Canada, les dépenses des ménages ont été favorisées par la croissance soutenue de l’emploi et des revenus, alors que les cours des produits de base et des actions demeuraient élevés. Aux États-Unis, la confiance a périclité à mesure que l’emploi rétrécissait, que les aliments et l’énergie attisaient l’inflation et que le système financier subissait des ratés.

La vigueur du marché résidentiel au Canada a été un facteur clé au tableau du patrimoine net des ménages canadiens où le taux de progression est de 6,4 % depuis le quatrième trimestre de 2006. Le gain de 9 % de l’avoir net des propriétaires d’habitation au Canada contraste vivement avec la perte correspondante de 4 % aux États-Unis. Les données sur les flux financiers présentent une croissance régulière du crédit des entreprises des deux côtés de la frontière malgré le resserrement des conditions du crédit.

Économies régionales

D’après l’enquête sur les intentions d’investissement, chaque province profitera d’une augmentation des investissements des entreprises en 2008. C’est une progression omniprésente, puisque les investissements en énergie sont florissants dans l’Ouest canadien et à Terre-Neuve‑et-Labrador, qu’ils sont en plein essor dans les mines au Québec et en Colombie-Britannique et qu’ils se redressent en fabrication dans les provinces centrales.

Ce sont les entreprises albertaines qui prévoient accroître leurs dépenses le plus en valeur (+2,5 milliards). Le facteur déterminant dans ce cas est la production dans les sables bitumineux et son transport par pipeline qui continuent à battre leur plein. Les pipelines ont aussi joué un grand rôle dans une hausse de plus de 20 % des investissements au Manitoba et en Saskatchewan. En complément, on a relevé des gains dans les investissements miniers et hydroélectriques.

En Colombie-Britannique, les entreprises prévoient augmenter leurs immobilisations une sixième année de suite dans ce qui serait la plus longue période ininterrompue de progression des investissements au Canada. De toutes les provinces, c’est la Colombie-Britannique qui, cette année, dresse les plans les plus ambitieux pour son industrie pétrolière et gazière après un ralentissement en 2007. L’industrie minière prévoit aussi presque doubler ses investissements à 1,2 milliard de dollars. La hausse des dépenses en aval dans la fonte et l’affinage a aidé à compenser une baisse des investissements dans l’industrie de la fabrication des produits forestiers.

Tant au Québec qu’en Ontario, les fabricants ont l’intention d’investir davantage après avoir réduit cette activité en 2007. Dans la première de ces provinces, les responsables de ce retournement de situation sont les raffineries (hydrocarbures) et les affineries (métaux). Un peu plus en amont, les exploitants miniers québécois prévoient aussi largement hausser leurs investissements à 1,9 milliard de dollars; c’est plus qu’ailleurs au Canada (compte tenu de la diversification québécoise dans le domaine des métaux avec l’or, le cuivre et le minerai de fer). En Ontario, la hausse des investissements en fabrication est plus modeste, mais mieux répartie qu’au Québec. Il y a aussi des gains pour les finances et les transports qui font contrepoids à un recul pour les mines (une des rares baisses pour cette industrie à l’échelle du pays, car un grand projet d’expansion a pris fin en 2007).

Depuis 2002, les investissements tant en Ontario qu’au Québec ont progressé à une cadence soutenue d’un peu plus de 30 %. C’est moins de la moitié de la progression dans les Prairies et en Colombie-Britannique et un peu plus que celle de la région de l’Atlantique.

Dans cette région, Terre-Neuve‑et-Labrador mène pour les projets d’investissement grâce à l’exploitation pétrolière extracôtière. Dans toutes les Maritimes, les intentions d’investissement font de modestes gains en 2008. Le Nouveau-Brunswick offre le gain projeté le plus maigre parmi les provinces, parce que les travaux ont ralenti dans le domaine des transports.

Marché du travail

L’emploi s’est élevé de 0,1 % en mars, portant à 0,5 % son rythme de croissance au premier trimestre après de solides hausses en janvier et février. Toute l’augmentation de mars a eu lieu dans l’emploi à temps partiel, notamment dans les provinces centrales qui ont été particulièrement victimes des neiges abondantes dans le mois. De pair avec les mauvaises conditions climatiques et plus de personnes en congé, ceci a réduit de presque 1 % les heures travaillées. Une forte montée de la population active, surtout chez les hommes d’âge adulte en Ontario et en Colombie-Britannique, a contribué à une hausse de 5,8 % à 6,0 % du taux de chômage.

En mars, l’évolution du marché du travail a eu une forte dimension provinciale qui s’explique peut-être par les irrégularités des conditions météorologiques sur le territoire canadien. Les précipitations de neige ont presque atteint des sommets dans l’Est du pays, alors que, dans l’Ouest, on commençait à se remettre du temps le plus froid qu’on ait connu en février depuis des années. Une conséquence partielle est que l’emploi a amplement remonté en Alberta et en Colombie-Britannique, ce que l’on doit avant tout à l’industrie de la construction. En revanche, l’activité de construction a régressé en Ontario et au Québec. Dans les provinces centrales, l’activité en fabrication a repris, mais pour faire pendant, il y a eu des pertes en Alberta et en Colombie-Britannique. Enfin, le secteur financier a éliminé beaucoup d’emplois en Ontario et en Colombie-Britannique.

Indicateurs avancés

L’indice composite lissé a chuté de 0,3 % en février, après avoir augmenté de 0,1 % en janvier. Quatre des dix composantes a augmenté, et six ont diminué. La majeure partie de la baisse est imputable à un recul marqué de la fabrication, et plus particulièrement celle de véhicules automobiles, au tournant de l’année. Le rebond de la demande des ménages et du marché boursier n’a pas encore eu de répercussions sur la version lissée de l’indice (qui utilise une moyenne mobile sur cinq mois).

La demande des ménages s’est améliorée en général. Les dépenses en biens durables ont augmenté légèrement, avant même que la réduction du taux de la TPS ne stimule encore les achats de voitures en janvier. L’indice du logement a baissé, alors que le recul des ventes de maisons existantes a annulé les hausses que les mises en chantier ont affichées tant en janvier qu’en février.

Le marché boursier a poursuivi sa tendance à la baisse. Les prix plus élevés des produits de base ont incité les entreprises à planifier davantage d’investissements commerciaux en 2008, particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des mines de métaux. La forte demande des entreprises s’est traduite par une hausse de l’emploi dans le secteur des services en février.

L’indicateur avancé des États‑Unis a reculé de 0,2 %, des révisions ayant aggravé la baisse de celui-ci à la fin de 2007. La faiblesse du marché du logement et le recul de la confiance des consommateurs, qui ont persisté, ont aussi contribué à faire reculer le marché boursier aux États‑Unis.

La fabrication se replie à la fin de l’année, en raison notamment de la baisse marquée de la production de véhicules automobiles. Dans ces conditions, les commandes, les livraisons et la durée hebdomadaire moyenne du travail ont tous diminué. La semaine de travail estimée en décembre a été révisée à la baisse de façon significative.

Production

Le PIB réel a regagné 0,6 % en janvier après avoir reculé en décembre, ce qui laisse la production à 0,2 % au‑dessus de sa moyenne du quatrième trimestre. Les industries de biens ont repris moins de la moitié du terrain cédé en décembre, mais les industries de services ont largement été en progression à la suite de la diminution du taux de la TPS et de l’amélioration des conditions météorologiques.

La demande de services a fait un bond de 0,5 %, marquant sa meilleure avance depuis mai 2007. Le commerce de détail et les autres services à la consommation ont mené le mouvement. Un certain nombre de secteurs se sont redressés après avoir été paralysés par les neiges abondantes, plus particulièrement celui des transports (camionnage et acheminement ferroviaire en particulier), les arts de la scène et les spectacles sportifs. Le commerce de gros s’est nettement redressé lui aussi, la circulation de biens revenant à la normale. L’activité est restée vive dans les secteurs financier et immobilier. Quant aux services aux entreprises et aux services gouvernementaux, ils ont été en croissance lente.

Dans les industries de biens, le secteur de la fabrication a dominé, recouvrant la moitié de sa perte de 3,4 % en décembre. Dans ce secteur, la production automobile a frayé la voie. La plupart des autres branches d’activité ont été en croissance, notamment celles des machines (avec une septième hausse consécutive pour les instruments aratoires) et du bois (où on a mis fin à une succession de huit baisses).

La production a continué à sommeiller dans l’industrie primaire. L’exploitation forestière a fortement reculé une fois de plus. L’activité minière n’était guère là pour aider : si l’extraction pétrolière et gazière a été en reprise, les mines métalliques et non métalliques ont largement fait contrepoids avec des pertes généralisées. La diminution de la production métallique prolonge la tendance observée l’an dernier à des prix élevés qui ne font pas augmenter l’offre de métaux.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail se sont élevées de 1,0 % en janvier, ce qui est mieux que les gains relevés de 0,5 % en novembre et de 0,7 % en décembre. Le facteur dominant a été un grand bond des ventes d’automobiles, mais la plupart des secteurs de demande ont été en relance après les tempêtes de décembre, la réduction de la TPS le 1er janvier et la prolifération des certificats-cadeaux qui a décalé une partie des ventes après les fêtes de fin d’année. De même, les voyages de Canadiens aux États-Unis ont régressé de 8 % en décembre et janvier (ce qui dépassait de loin le fléchissement constaté des voyages d’Américains au Canada). La moitié de cette diminution a eu lieu dans les déplacements d’un jour en automobile avec pour facteurs le retour du dollar canadien à la parité et des conditions météorologiques défavorables au tourisme.

En nombre, les ventes d’automobiles, tout particulièrement celles de voitures de tourisme, se sont accrues de 14 % en janvier. Si le taux de la TPS a été réduit, les entreprises ont continué, pour leur part, à rabattre leurs prix en réaction à la montée du dollar. En février, le prix des automobiles était en baisse de près de 7 % depuis un an, la plus marquée en un demi-siècle. Les ventes unitaires d’automobiles se sont contractées de 5 % en février, mais elles restent à de hauts niveaux à l’aune de l’histoire.

Les dépenses en autres biens durables ont aussi largement augmenté. Les ventes d’ordinateurs et de téléviseurs se sont rétablies d’un rare ralentissement le mois précédent, indice que la baisse imminente de la TPS avait incité les consommateurs à attendre en janvier pour acheter de tels produits. Les ventes d’articles liés à l’habitation se sont également redressées en janvier. La demande de vêtements a fortement progressé après un quatrième trimestre de faiblesse.

Les conditions étaient toujours instables sur le marché de l’habitation. En février, les mises en chantier ont fait un bond de 18 % après avoir remonté de 25 % en janvier à la suite d’un recul causé par les tempêtes de décembre. Le gros de la progression de février s’est produit dans le sous-secteur des logements multifamiliaux. Les mises en chantier de logements unifamiliaux ont augmenté de 2 % après deux mois de dérapage. Les ventes de maisons neuves évoluent en hausse depuis l’automne de 2007; elles marquent leur première avance d’une année à l’autre depuis juillet 2007.

Sur le marché de la revente, la demande a cependant décru en février. Pour la deuxième fois en trois mois, les conditions météorologiques ont joué comme facteur. À Toronto par exemple, il y a eu des neiges records dans le mois et des précipitations tous les week-ends, d’où un ralentissement des visites de maisons d’après la commission immobilière locale. Les neiges abondantes ont encore affecté le Sud de l’Ontario et le Québec en mars, empêchant les ménages de s’aventurer au‑dehors et ralentissant la construction et les transports.

Commerce de marchandises

En janvier, des hausses de prix, principalement dans le cas des hydrocarbures et de l’or, ont fait croître les exportations à leur rythme le plus rapide en plus d’un an. Avec une hausse de 3,6 % des exportations et une augmentation de 1 % des importations, l’excédent commercial a monté à 3,3 milliards de dollars.

Les exportations de pétrole brut ont atteint un sommet de 4,6 milliards de dollars, soutenant la masse des exportations vers les États-Unis. Dans la progression des exportations vers le reste du monde, on relève surtout des hausses des livraisons de canola, d’engrais et d’uranium et du prix de l’or.

Les ventes de canola évoluent fortement en hausse depuis le milieu de 2007; elles devaient culminer à 300 millions de dollars en janvier 2008. La fermeté de la demande chinoise a joué un grand rôle : celle‑ci a doublé à 300 millions pour l’ensemble de 2007 et atteint 100 millions dans le premier mois de 2008. Les exportations agricoles ont dépassé les 3 milliards pour la première fois dans l’histoire dans un contexte de progression de la demande et des prix pour le canola et d’autres céréales.

Contrairement à la plupart des produits primaires, les machines et les automobiles sont plutôt léthargiques ces derniers mois à l’exportation. La production aérospatiale fait le plein pour 2008 et la construction automobile se réoutille en fonction de nouvelles spécifications.

À l’importation, les gains ont été concentrés dans les produits énergétiques, y compris dans le pétrole brut et raffiné, parce que les grandes rigueurs hivernales et des fermetures imprévues de raffineries ont interrompu les échanges inter­provinciaux habituels.

Prix

De janvier à février, l’Indice des prix à la consommation a un peu monté de 0,1 % et, par conséquent, le rythme de progression d’une année à l’autre a ralenti, tombant à un minimum de 1,8 % en six mois. Les prix de l’habitation, de l’alimentation et de l’énergie ont continué à croître, mais ce mouvement a largement été contrebalancé par une nette décroissance des prix des biens durables.

Ceux‑ci ont diminué de 1,1 %, autant qu’en janvier où le taux de la TPS a été réduit d’un point. Le taux de progression a été moindre pour la plupart des biens durables, mais il s’est élevé dans le cas des automobiles. Dans la dernière année, les prix des automobiles ont décru de 6,8 %. Le gros de ce recul s’est produit l’été dernier et les deux premiers mois de l’année en cours. La diminution de février semble constituer une réaction à la valorisation du dollar canadien à parité avec le dollar américain, puisque les ventes sont restées fermes au Canada.

Les prix des aliments et de l’énergie ont continué à croître lentement en situation de renchérissement des céréales et des hydrocarbures sur le marché mondial. La forte demande d’habitations et de voyages a encore fait monter les prix des services à une cadence supérieure à la moyenne.

Les cours des produits de base se sont élevés de nouveau en mars et la plupart des gains ont été relevés dans la première quinzaine. Les prix des aliments ont un peu faibli après une flambée des cours céréaliers en janvier et février (bien que le prix du riz ait atteint en mars un sommet en 34 ans, amenant un certain nombre de pays à interdire les exportations et à comprimer les prix intérieurs). Les cours des métaux ont gardé tout leur éclat; le prix de l’or a franchi la barre des 1 000 dollars américains l’once et le cuivre a brisé un nouveau record au début du mois. Les cours énergétiques ont également battu des records. Le pétrole brut a poursuivi sa course au‑delà des 100 $ le baril et le prix du gaz naturel est demeuré en hausse, le temps froid aux États-Unis aidant à élaguer les stocks encore plus.

Marchés financiers

Les cours boursiers se sont repliés de 4 % en mars après avoir regagné en février tout le terrain perdu en janvier. Les actions des secteurs de l’énergie et des mines ont légèrement décru après une croissance à deux chiffres le mois précédent. Les actions du secteur financier ont continué à déraper. Les bourses américaines ont été plus encore en chute libre, reculant de 10 % jusqu’à présent cette année, par rapport à une diminution de seulement 3,5 % à Toronto. On voit ainsi que les marchés aux États-Unis s’orientent davantage vers les actions des sociétés financières, qui ont chuté après la quasi-faillite de la banque d’affaires et maison de courtage Bear Stearns (qui avait abondamment investi sur le marché hypothécaire à risque).

La demande de crédit a été en croissance soutenue dans la nouvelle année. Le crédit aux ménages a augmenté de 1 % en janvier à cause de solides hausses des ventes de produits chers comme les maisons et les automobiles. Le crédit à court terme aux entreprises a largement été en hausse en début de février, mais les nouvelles émissions nettes tant d’actions que d’obligations ont fortement ralenti après avoir abondé en janvier.

Le dollar canadien a continué à osciller à parité avec le dollar américain un cinquième mois de suite. Les taux d’intérêt à court terme ont suivi la baisse du taux d’escompte et les rendements des obligations gouvernementales ont diminué dans une mesure semblable.

Économies internationales

Aux États-Unis, le marché de l’habitation a montré des signes de rétablissement momentané. Des baisses de prix ont aidé le marché de la revente à présenter un gain de 2,9 % en février après une absence de variation en janvier. Sur le marché de l’habitation neuve, les ventes ont fléchi de 1,8 %. Le gros de ce mouvement a eu lieu dans les États du Nord-Est où les déplacements ont été entravés par les tempêtes de neige. Les mises en chantier se sont contractées de 0,6 %, mais en dehors de la région du Nord-Est, elles ont été stables ou ont offert des gains. Il reste que les permis de construire ont régressé de 7,8 % avec des baisses à l’échelle du pays, signe que la correction de ce marché n’est peut-être pas terminée.

Le secteur financier a grandement souffert du tarissement des marchés de divers titres, ce dont témoignent éloquemment le sauvetage récent de la Bear Stearns. Le secteur des finances a perdu 100 000 emplois depuis juillet dernier, le recul le plus important de toutes les branches d’activité mis à part la construction et la fabrication. Vu la taille du secteur des finances qui représente près de 10 % du PIB américain (c’est bien plus que son importance relative au Canada), on aura là un puissant frein à la croissance pour le premier trimestre.

Après le temps plus froid de janvier, la production des services publics a chuté pour ainsi rendre compte de plus de la moitié du recul de la production industrielle de 0,5 % en février. En complément, on a observé un fléchissement de la production manufacturière. Les nouvelles commandes ont rétréci et les biens d’équipement ont essuyé une perte de 2,6 % en février, tandis que les chiffres des derniers mois étaient révisés à la baisse. Les ventes au détail ont régressé de 0,6 % après avoir progressé dans une même mesure en janvier. Cette décroissance est imputable à une diminution des ventes d’automobiles.

Bien des indicateurs ont été ternes dans le mois, mais les exportations ont continué à stimuler l’économie en janvier avec un gain de 1,6 %. Les importations se sont également accrues de 1,2 % avec des prix records des hydrocarbures qui ont alourdi la facture énergétique.

Dans la zone de l’euro, l’économie s’est accélérée dans la nouvelle année et la production industrielle a fait un pas en avant de 0,9 % après avoir piétiné dans les derniers mois de 2007. Tous les secteurs se sont renforcés – sauf celui de l’énergie – avec le secteur des biens d’équipement comme chef de file. Les nouvelles commandes ont suivi, se raffermissant partout après avoir été faibles en décembre. La valorisation rapide de l’euro a amorti les exportations, plus particulièrement vers les États-Unis et le Japon, mais les échanges sont demeurés vigoureux avec la Russie, l’Inde et la Chine. En février, le taux annuel d’inflation a atteint un sommet de 3,3 % en 14 ans. Les prix des aliments ont fait un bond de 5,8 % et les cours énergétiques ont dépassé les 10 %.

En Allemagne, l’économie s’est propulsée en avant au début de 2008. Les exportations ont connu en janvier leur meilleur régime de croissance en 16 mois. La faiblesse du dollar et le ralentissement de l’économie américaine ont nui aux exportations outre-mer, mais les expéditions vers la Russie et le Moyen-Orient ont monté en flèche, notamment dans le commerce de la machinerie et de l’outillage. La production industrielle s’est affermie un deuxième mois de suite, même en situation de contraction des nouvelles commandes. Les dépenses de consommation se sont redressées en janvier après des mois de baisse et le taux annuel d’inflation a été stable à 2,9 % en février.

En France, la production industrielle a marqué une deuxième avance consécutive en janvier et les nouvelles commandes ont le plus progressé en plus de six mois. Les entreprises ont eu un regain de confiance, mais la confiance des consommateurs n’avait jamais été aussi basse en mars lorsque le taux d’inflation a culminé en 12 ans et que les ventes au détail ont ralenti.

En Grande-Bretagne, la production industrielle a été inerte un deuxième mois de suite en janvier. La faiblesse de la livre a constitué un aiguillon pour les exportations et le déficit commercial s’est allégé un deuxième mois d’affilée. Les dépenses de consommation sont restées tièdes, mais à 2,2 % en février, le taux d’inflation est demeuré bien inférieur à celui de la zone de l’euro.

Au Japon, l’économie a marqué le pas dans la nouvelle année. La production industrielle a régressé en janvier et la confiance des entreprises est tombée à un minimum en quatre ans. Les dépenses des ménages se sont enlisées lorsque les prix à la consommation ont le plus monté en une décennie et que le taux de chômage a évolué en hausse pour la première fois en cinq mois. Si on fait abstraction des secteurs de l’alimentation et de l’énergie, on constate que les prix étaient en baisse en février et qu’ils n’avaient pas été en hausse pendant plus de neuf ans.

En Chine, le taux d’inflation a encore monté, parvenant en février à un sommet de 8,7 % en 12 ans avec un bond de 23 % pour les prix des aliments. Facteur aggravant, des tempêtes de neige ont causé des dégâts dans les cultures et des perturbations dans les transports. Vingt provinces ont été victimes des intempéries qui ont provoqué l’effondrement de presque 500 000 bâtiments et affecté plus de 70 millions de gens. En janvier et février, les ventes au détail ont quand même marqué une avance de 20 % sur la période correspondante de 2007 en raison de la fermeté de la demande et de la montée des prix. Soucieuse de combattre l’inflation, la Chine a laissé sa monnaie gagner 10,5 % par rapport au dollar américain depuis octobre pour atteindre un niveau record en mars.


Note

* Basée sur les données disponibles le 4 avril; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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