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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Février 2007

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

L’économie a continué de prendre du mieux après son affaissement à la fin de l’été. La production a augmenté lentement en novembre, sous l’effet de la relance dans le montage d’automobiles. Elle a été entravée par plusieurs tempêtes sur la côte ouest qui ont perturbé le transport et le commerce. L’emploi en janvier a poursuivi allègrement sa progression de décembre, après avoir pris du retard sur la croissance du PIB en novembre.

La forte expansion des économies de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. a été le moteur de l’emploi. Cette progression, parallèlement à l’augmentation de la richesse du marché boursier, semble indiquer que la pause dans la croissance des ventes au détail en novembre a été temporaire. Par ailleurs, les emplois ont poursuivi leur lent rétablissement amorcé en septembre 2006.

Les exportations en novembre ont récupéré la plus grande partie de leurs pertes au cours des deux mois précédents. L’augmentation a été généralisée, ce qui est un indice de la vigueur de la demande aux États-Unis à la fin de l’année. Le fléchissement récent du taux de change a contribué à la forte augmentation des prix et des bénéfices à l’exportation.

L’économie américaine s’est accélérée en fin d’année. L’habitation et l’automobile ont repris légèrement en novembre et décembre, après avoir été les secteurs les plus faibles pendant la plus grande partie de l’année. L’affaissement dans l’automobile et l’habitation ne s’est jamais propagé à d’autres secteurs et la demande des consommateurs et des entreprises est restée vigoureuse, surtout pour les biens de haute technologie. Le renforcement de la demande d’exportations en provenance de l’étranger et la diminution de la facture des importations ont aussi contribué à la contraction du déficit commercial. La croissance de l’emploi est restée assez forte en janvier pour porter la confiance des consommateurs à son sommet des deux dernières années.

Marché du travail

L’emploi a augmenté de 0,5 % en janvier, sa troisième progression convaincante et consécutive. L’augmentation s’est répartie également entre les emplois à plein temps et à temps partiel. C’est la masse salariale du secteur privé qui est à la source de la plus grande partie de la progression de l’emploi comme tout au long de l’année écoulée, puisque le nombre de salariés a augmenté de 393 000 depuis janvier 2006, tandis que le nombre de fonctionnaires et de travailleurs indépendants a peu varié. L’arrivée de travailleurs dans la population active a fait augmenter légèrement le taux de chômage à 6,2 %.

La forte vigueur des économies de l’Alberta et de la C.-B. a contribué à la création de deux emplois sur trois en janvier. La croissance en Alberta repose encore sur le secteur producteur de biens, surtout les ressources naturelles et la fabrication. La croissance en C.-B. s’est manifestée surtout dans les services, bien que les ressources naturelles et la construction aient aussi poursuivi leur expansion. Malgré l’explosion des emplois, la population et le taux d’activité en Alberta ont tous deux augmenté suffisamment pour que le chômage reste stable à 3,3 %. En C.-B. toutefois, la main-d’œuvre a moins réagi, ce qui a fait chuter le taux de chômage à un taux record de 4,3 %.

L’emploi en Ontario a peu varié, étant donné que la progression dans les services a annulé les pertes dans les usines. Parallèlement à l’augmentation de la main-d’œuvre, le taux de chômage est revenu au-dessus de la moyenne nationale. Il y a eu une progression modeste sur le plan de l’emploi au Québec, surtout dans les ressources naturelles et l’éducation, et la fabrication a continué de faire meilleure figure qu’en Ontario.

Indicateurs avancés

L’indicateur avancé composite a augmenté de 0,3 % en décembre, après avoir fait un bond de 0,5 % en novembre. La croissance a continué d’être alimentée par les dépenses de consommation et les marchés financiers. La torpeur des marchés de l’exportation aux États-Unis a ralenti la croissance.

Les consommateurs ont continué de dépenser sur des biens durables à l’approche des Fêtes, surtout pour acheter des meubles et des appareils ménagers. D’autres biens durables ont été soutenus par les ventes vigoureuses de téléviseurs à écran plat, qui ont par ailleurs compensé le ralentissement de la demande d’automobiles. Le secteur des particuliers a aussi servi d’appui à la croissance de l’emploi dans les services. Le logement a enregistré une première hausse en neuf mois alors que la vente des maisons existantes a atteint un sommet inégalé en 2006. Les mises en chantier ont terminé l’année à bout de souffle.

Le marché boursier a établi un nouveau record. Les métaux ont conclu une année de forte croissance, tandis que les émissions de titres énergétiques étaient à nouveau ternes. Ces tendances se sont reflétées dans les gains en exportation : les métaux ont bondi d’un tiers pendant l’année tandis que l’énergie chutait de 20 %. L’énergie, qui occupait le premier rang sur le plan des groupes d’exportation, ne se trouve plus qu’en quatrième place.

La tendance de l’indicateur avancé aux États-Unis a été la même au cours des deux derniers mois après avoir subi cinq reculs consécutifs. Après la première augmentation de nouvelles commandes de biens fabriqués en six mois, celles-ci se sont de nouveau affaissées en octobre. L’activité en fabrication semble avoir atteint un creux, du moins temporairement, tandis que l’emploi se rétablissait lentement en novembre et en décembre.

Production

Le PIB réel a poursuivi sa reprise après avoir chuté en septembre, augmenté de 0,2 % en novembre et être resté stable en octobre. La relance est attribuable surtout à la fabrication, qui a augmenté de 1,6 % après trois mois de contraction.

Le revirement dans la fabrication a été le fait surtout du secteur de l’automobile. Le nombre de véhicules assemblés a augmenté de 14 % de sorte que toutes les pertes des quatre mois précédents ont été épongées. La reprise dans l’automobile a stimulé d’autres secteurs, comme l’acier, et s’est répercutée en aval dans les secteurs de la manutention des marchandises.

Les secteurs relatifs à la construction sont sortis de leur creux prolongé, et la production des scieries a augmenté pour la première fois en cinq mois, pendant que les minéraux non métalliques mettaient fin à une série de pertes étalées sur sept mois. Le revirement à la hausse dans ces secteurs relatifs à la construction s’explique par la relance de la construction des deux côtés de la frontière. La construction au Canada a augmenté de 0,2 %, et les mises en chantier aux États-Unis ont augmenté en novembre et en décembre. Le nombre de permis de bâtir laisse présager d’autres progressions des deux côtés de la frontière.

L’industrie de l’extraction des métaux a poursuivi l’augmentation de sa production en réaction à des prix records. Cette progression de 10 % a été la meilleure d’une année à l’autre depuis 2000 (abstraction faite des grèves). La production minière dans l’ensemble a toutefois été tempérée par d’autres fortes pertes dans le secteur de l’énergie. Le temps clément a aussi fait baisser la demande de services publics.

Les services ont poursuivi leur croissance constante outre le commerce de gros et le commerce de détail. Les services de voyage et de loisirs ont affiché une forte progression pour un quatrième mois consécutif, et les voyages ont été particulièrement nombreux en Alberta. Les services aux entreprises ont poursuivi leur expansion et les services financiers ont été renforcés par le marché boursier et les fusions d’entreprises.

Demande des ménages

Les ventes au détail ont fléchi de 0,2 % en novembre après une baisse de 0,6 % en octobre. Ces diminutions ont été consécutives à une forte croissance totalisant 9 % au cours de l’année précédente.

Les achats de vêtements ont reculé de plus de 2 % pour un deuxième mois consécutif, de sorte que ce secteur a perdu tout le terrain gagné en septembre. Le temps exceptionnellement clément et l’augmentation des prix en novembre ont atténué la demande de vêtements d’hiver. L’augmentation du prix des aliments et de l’essence a aussi ralenti la consommation de biens non durables.

La demande de biens durables de prix élevé, qui est habituellement un indicateur avancé de l’ensemble des dépenses de consommation, a repris en novembre. L’automobile en tête, les ventes ont poursuivi leur progression en décembre. Les ventes unitaires d’automobiles ont été plus élevées que leur valeur monétaire, ce qui est un indice que, au cours des deux mois, on a commencé à acheter des véhicules moins coûteux plutôt que des camions. Les ventes d’autres biens durables ont fléchi, notamment dans l’informatique et l’électronique, ce qui est rare.

Le marché de l’habitation neuve a terminé l’année en position de repli. Les mises en chantier ont reculé de 9 % et ont presque atteint leur creux pour l’année (bien que les mises en chantier se soient quand même élevées à 227 400 logements en 2006). Surtout, les mises en chantier de maisons unifamiliales ont chuté pour le troisième mois consécutif. Les mises en chantier de logements multiples ont également diminué, malgré le temps clément dans beaucoup de régions qui favorisent habituellement la construction d’appartements et d’immeubles en copropriété en hauteur.

Les ventes de maisons neuves ont fortement diminué en décembre, ce qui explique apparemment l’hésitation des constructeurs à bâtir. Les ventes de maisons existantes ont fait un bond de près de 5 % et ont atteint leur niveau le plus élevé de l’année.

Commerce de marchandises

Les exportations ont fait un bond de 2,8 % en novembre, pour ainsi éponger la plus grande partie de leurs pertes des mois précédents. Comme les importations ont peu bougé, l’excédent commercial a atteint un sommet de 4,7 milliards de dollars sur huit mois.

La reprise des exportations a été manifeste dans tous les secteurs outre les produits forestiers. L’automobile et l’énergie ont été en tête, après avoir subi le contrecoup de la diminution de la demande aux États-Unis pendant la plus grande partie de l’année. L’automobile a fait un bond de 5 % étant donné que la production et les ventes des deux côtés de la frontière ont augmenté. L’essence a pris la tête dans le secteur de l’énergie, étant donné que les États-Unis ont rendu obligatoire l’utilisation accrue de diesel à faible teneur en soufre. En outre, le prix du gaz naturel a repris brièvement.

Ailleurs, l’augmentation de la demande de métaux a fait bondir les exportations de biens industriels à un sommet record de 8,5 milliards de dollars. Ils ont été le premier produit d’exportation du Canada depuis mai. Il y a tout juste un an, ils étaient seulement au quatrième rang des exportations, derrière l’énergie, les machines et le matériel, et l’automobile. Les biens industriels et l’énergie ont inversé leur rang, ce qui est un indice de la relativité des prix des métaux et des produits de l’énergie depuis un an. Les exportations de machines et de matériel sont restées au deuxième rang, stimulées par l’augmentation des expéditions d’avions en novembre.

Les produits forestiers ont poursuivi leur chute. À seulement 2,6 milliards de dollars, ils se sont retrouvés derrière les produits agricoles et ils sont maintenant au sixième rang des exportations canadiennes. Le prix du bois d’œuvre a encore une fois diminué dans le premier mois complet de la nouvelle entente avec les États-Unis sur le commerce du bois d’œuvre.

Les importations ont légèrement augmenté de 0,4 %, grâce à la reprise du secteur de l’automobile et aux importations records de biens de consommation. La demande de machines et de matériel par les entreprises s’est stabilisée après avoir atteint un sommet record en octobre. Ailleurs, la nette reprise des importations d’énergie a contrebalancé une forte baisse dans les biens industriels.

Prix

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 % en décembre après une hausse de 0,3 % en novembre. C’est ainsi que les prix ont progressé de 1,6 % depuis décembre 2005, un peu moins que leur moyenne de 2,0 % pour toute l’année 2006. L’augmentation s’explique surtout par le bond temporaire du prix de l’essence.

Ailleurs, le coût de l’habitation a poursuivi son ascension ininterrompue, ce qui s’explique par la montée en flèche du prix des nouvelles maisons en Alberta et l’augmentation des taux hypothécaires dans tout le pays. Tout de même, le coût de l’habitation ne s’est pas accéléré depuis que l’augmentation d’une année à l’autre a atteint 4 % en mai. La pression à la hausse sur le prix des maisons neuves s’est atténuée surtout à Calgary, où les prix ont baissé dans deux des trois derniers mois. C’est ainsi que, pour la première fois en près de sept ans, l’indice mensuel du prix des nouvelles habitations en décembre n’a pas augmenté. Par ailleurs, la hausse du prix des aliments a presque doublé depuis l’été. Le prix du tabac a augmenté également.

Le prix des biens durables et semi-durables est resté à plus de 2 % en deçà du niveau d’il y a un an. Les détaillants ont sabré dans les prix des vêtements étant donné la faible demande vu que l’hiver est arrivé tard dans la plus grande partie du pays. Les prix d’une vaste gamme de biens durables ont continué de baisser, surtout les appareils ménagers et l’électronique.

Le fléchissement récent des prix des produits a pris fin abruptement à la mi-janvier. L’arrivée tardive de l’hiver dans la plus grande partie de l’Amérique du Nord a déclenché l’augmentation des prix de l’énergie. Les prix des métaux sont restés élevés, surtout le nickel, qui a établi de nouveaux records.

Les prix des cultures sont restés élevés, notamment ceux du blé avec l’épuisement des réserves mondiales, mais surtout celui du maïs étant donné que l’utilisation d’éthanol dans l’essence a fait exploser la demande. Un froid extrême en Californie a fait monter en flèche les prix des fruits et des légumes. En revanche, les prix du bétail ont reculé, en raison partiellement de l’augmentation du prix des aliments pour animaux, ce qui a obligé des agriculteurs à abattre leurs animaux. Ces variations des prix des produits agricoles se sont déjà répercutés sur les consommateurs : le prix du pain a augmenté de 10 % comparativement à il y a un an, tandis que le prix de la viande a diminué depuis septembre.

Les prix des biens fabriqués avaient tous augmenté à la fin de l’année. Environ le tiers de l’augmentation de 1,4 % est attribuable à la baisse du taux de change. Par ailleurs, les prix des métaux (surtout le nickel et l’aluminium) et de l’essence ont fait un bond de plus de 4 %.

Marchés financiers

Le dollar canadien a poursuivi sa lente baisse et il a glissé en deçà des 85 cents américains pour la première fois en 14 mois, ce qui a entraîné la baisse des prix des produits, mais les taux d’intérêt ont très peu bougés.

La Bourse de Toronto a établi un autre record, avec une hausse de 1 % en janvier. Les titres de l’énergie et des métaux ont baissé effectivement, concurremment avec la diminution des prix sur les marchés mondiaux. Ces baisses ont cependant été largement épongées par la progression dans tous les autres secteurs, surtout l’immobilier, les biens de consommation et la haute technologie.

La demande de fonds par les entreprises a fortement augmenté au quatrième trimestre. Le crédit à court terme pour les entreprises a atteint le montant record de 10 milliards de dollars en novembre, surtout les acceptations et les prêts bancaires, ce qui s’explique en partie par l’explosion des fusions et des acquisitions l’an dernier. Les nouvelles émissions d’actions ont dépassé les 3 milliards de dollars en décembre, après que les prises de contrôle de certaines grandes entreprises minières cotées en bourse par des sociétés à capital de risque privées ont déclenché une diminution des émissions d’actions nettes à l’automne.

Économies régionales

Les ventes au détail et les livraisons manufacturières en novembre ont été les plus fortes dans les provinces de l’Atlantique, suivies par les provinces centrales du Canada, tandis qu’elles ont fléchi dans l’Ouest du Canada. Il s’agit du renversement de la tendance pendant la plus grande partie de l’année. Les mises en chantier d’habitations en décembre ont reculé dans toutes les régions, malgré l’arrivée tardive de l’hiver dans l’est.

Les expéditions dans les provinces de l’Atlantique ont été stimulées par la réouverture d’une raffinerie de pétrole et la reprise après une grève dans les mines. La fabrication en Ontario a pu compter sur la reprise de l’automobile, après un sérieux recul dans les deux mois précédents. La croissance au Québec s’explique surtout par les produits pharmaceutiques (comme les vaccins) et les métaux de première transformation.

Les fortes expéditions de biens d’équipement ont été un indice de la vigueur des investissements des entreprises en Alberta, comme en témoigne également le nombre record de permis de bâtir. Les expéditions totales ont reculé pendant quatre mois consécutifs, en raison de l’affaissement récent du prix du pétrole, ce qui a entraîné la baisse des ventes au détail. Les tempêtes fréquentes et les pannes d’électricité ont entravé les ventes au détail en C.-B., puisque certains centres commerciaux ont fermé jusqu’à trois jours. Ces tempêtes ont également entravé la fabrication et les transports.

L’une des explications de la situation différente des fabricants selon les régions réside dans le bois d’œuvre. La production des scieries a baissé depuis quelques mois. Les répercussions ont toutefois été différentes dans chaque province. La C.-B. n’a pas été touchée par les compressions, ce qui s’explique du fait que ses usines de sciage sont plus grosses et plus efficientes et qu’elles doivent poursuivre le débitage en raison de la maladie. C’est au Québec que les pertes ont été les plus élevées, en raison de la diminution obligatoire de 20 % des activités de coupe forestière et parce que les scieries sont plus petites et moins efficientes.

Économies internationales

Aux États-Unis, le PIB réel au quatrième trimestre a augmenté de 0,9 %, pour ainsi soutenir la croissance de 3,4 % d’une année à l’autre. La reprise des dépenses de consommation et des exportations nettes a contribué à éponger nettement une cinquième baisse consécutive dans l’habitation (pour un total de 13 %) et la diminution des dépenses des entreprises dans les investissements et les stocks. Les dépenses en matière de défense ne comptent directement que pour 5 % de la croissance. Pour la totalité de 2006, la croissance a augmenté légèrement comparativement à la progression de 3,2 % en 2005, malgré les pertes dans les secteurs de l’automobile et de l’habitation.

Le marché du travail est resté vigoureux avec l’ajout de 111 000 emplois en janvier après une forte progression révisée à la hausse à la fin de 2006. La croissance se situe surtout encore dans les services, et le temps clément a favorisé la première progression de la construction depuis août. Le secteur de l’habitation a continué à se départir de travailleurs, et les compressions dans l’industrie automobile ont fait diminué les emplois dans les usines pour un cinquième mois consécutif. Le faible taux de chômage et la diminution constante du prix de l’essence a fait croître la confiance des consommateurs à son sommet en deux ans en janvier : seulement 27 % pensent que le chômage augmentera dans la prochaine année, par opposition à 41 % en août, au moment où le prix de l’essence atteignait un sommet.

Le marché de l’habitation a terminé son année la plus faible en plus d’une décennie avec une progression modeste. Les ventes de nouvelles maisons ont augmenté de 4,8 % en décembre, au-dessus d’une progression révisée le mois auparavant. Avec la diminution constante du nombre de maisons en construction, l’offre correspond maintenant beaucoup plus à la demande : le stock de maisons invendues n’a augmenté que de 4,7 %, soit la plus faible augmentation d’une année à l’autre depuis juillet 2003. C’est ainsi que les mises en chantier d’habitations ont augmenté d’environ 5 % pour un deuxième mois consécutif, après avoir chuté de 35 % au cours des neuf mois précédents, bien que le temps clément pourrait expliquer partiellement la dernière augmentation (la progression a eu lieu surtout dans le nord-est, tandis que les mises en chantier dans le sud, qui comptent pour la moitié du total aux États-Unis, ont baissé légèrement).

Les ventes de maisons existantes ont aussi atteint un creux temporaire avec environ 6,2 millions d’habitations au cours des quatre derniers mois, ce qui a aussi contribué à ramener les ventes à un niveau correspondant davantage aux stocks et à stabiliser les prix après quatre baisses consécutives d’une année à l’autre.

Les ventes au détail ont poursuivi leur forte progression, avec une hausse de 0,9 % en décembre après celle de 0,6 % en novembre. La croissance a été tirée surtout par les magasins d’électronique et d’appareils ménagers, qui ont connu une augmentation de près de 10 % comparativement aux deux mois précédents étant donné que les consommateurs ont acheté en masse des téléviseurs à écran plat et des jeux électroniques. La croissance d’une année à l’autre dans ces magasins a atteint 15 %, le pourcentage le plus élevé depuis le début des années 90. Par ailleurs, les ventes de matériaux de construction ont reculé comparativement à il y a un an, après avoir dominé la croissance aussi récemment que le printemps dernier.

Les stimulants de fin d’année ont aidé légèrement les ventes d’automobiles. Quand même, pour la totalité de 2006, les ventes ont régressé de 3 % et se sont établies à 16,5 millions de véhicules. La part de marché des fabricants américains a terminé l’année à un creux record de 51,8 %, en raison surtout du changement de la demande, les camions légers étant délaissés en faveur des automobiles moins énergivores.

La production industrielle a augmenté en décembre, en raison d’une progression de 0,7 % dans la fabrication, la plus élevée depuis juin après trois mois de croissance nulle. Les biens d’équipement ont été en tête de l’avance, compte tenu de la demande d’avions et de biens de haute technologie. La fabrication de matériaux de construction et de biens de consommation (surtout les automobiles) a commencé à reprendre après une forte baisse à l’automne. Les nouvelles commandes sont restées favorables, surtout pour l’automobile et les biens d’équipement.

La diminution du prix du pétrole et l’augmentation des exportations de biens d’équipement ont entraîné la baisse du déficit commercial nominal pour un troisième mois consécutif. À 58,2 milliards de dollars en novembre, le déficit a régressé de 10,3 milliards de dollars comparativement au sommet atteint en août. Les importations de pétrole ont contribué à cette diminution pour 8 milliards de dollars. Les exportations ont augmenté pour le quatrième mois consécutif, surtout en raison des biens d’équipement comme les avions. Les prix à l’exportation ont augmenté de 4,6 % au cours de la dernière année, deux fois l’augmentation des importations étant donné que la situation commerciale a opéré un virage en faveur des États-Unis depuis septembre.


Note

* Basée sur les données disponibles le 9  février; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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