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11-010-XIB
L'Observateur économique canadien
Janvier 2005

Conditions économiques actuelles

Tableau sommaire - Indicateurs principaux

Vue générale*

À cause de la montée rapide du taux de change, la production s’est enlisée à l’automne un peu comme elle l’avait fait lors du premier bond de notre dollar les premiers mois de 2003. Les exportations du secteur de la fabrication ont le plus ressenti cette faiblesse et le secteur des ménages est de plus en plus devenu le moteur de la croissance. Il reste que l’emploi devait réévoluer en hausse en fin d’année, alors que le dollar glissait de son récent sommet.

En octobre, la production manufacturière a fléchi un deuxième mois de suite. La baisse des prix comprimant encore plus les marges bénéficiaires, les fabricants ont continué à élaguer leurs effectifs. L’obligation de relever la compétitivité a aussi fait augmenter de 20 % en volume les importations de machines et de matériel cette dernière année (les baisses de prix ont également favorisé ce mouvement). Mais il y a d’autres mesures de dépenses des entreprises qui se sont révélées hésitantes devant la vive montée du taux de change : la construction non résidentielle piquait toujours du nez et la demande de services aux entreprises s’affaiblissait ces derniers mois.

En revanche, les dépenses des ménages se sont encore affermies même en période de ralentissement de l’industrie. Pour les ventes au détail, on a relevé un cinquième gain consécutif en octobre et les ventes d’automobiles étaient toujours importantes en novembre. L’augmentation de l’emploi et la diminution du prix de l’essence sont de bons signes pour les ventes pendant les fêtes de fin d’année. Les mises en chantier d’habitations et les ventes se sont aussi renforcées en novembre. La vigueur du marché de l’habitation au Canada contraste avec le net assombrissement des perspectives aux États-Unis, pays où les taux d’intérêt se sont encore élevés.

Marché du travail

L’emploi a clos l’année en gagnant 0,2 % en décembre après avoir marqué un temps d’arrêt en novembre. Toute la progression a eu lieu dans les emplois à plein temps des adultes. Comme la population active a rétréci pour la première fois depuis juillet, le taux de chômage est tombé de 7,3 % à 7,0 % pour se situer à son plus bas niveau depuis mai 2001.

L’accroissement de l’emploi se répartissait à peu près également entre les biens et les services. Dans les industries de biens, il y a surtout eu des gains imposants dans le secteur primaire et de légères hausses dans l’industrie de la construction. L’emploi manufacturier s’est stabilisé après avoir subi quatre pertes coup sur coup. Dans les services, on a observé une amélioration généralisée de l’emploi. Les services aux entreprises et l’hébergement et la restauration ont mis fin à leur récent marasme. Dans le commerce de détail, l’emploi a fortement reculé, peut-être parce que les détaillants avaient multiplié les embauchages les mois précédents en réaction à de fortes ventes en vue de Noël.

Sur le plan régional, la progression de l’emploi est due pour près de moitié à la Colombie-Britannique. L’économie de cette province a présenté le double de la hausse de 2,1 % de l’emploi dans le reste du Canada depuis septembre 2003, surtout grâce à la construction, aux finances et aux services aux entreprises. Au cours de cette période, son taux de chômage a été ramené de 8,9 % (un point entier de plus que le taux national) à 6,1 %, ce qui est un point de moins que le total national.

Par ailleurs, l’Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador ont connu une nouvelle progression de l’emploi, ce qui découle de l’augmentation des prix du pétrole. Les gains de l’emploi sont demeurés rares dans les provinces centrales. En Ontario, les bases manufacturières ont encore diminué et, au Québec, l’emploi en fabrication a évolué en hausse (ses entreprises dépendent moins que les entreprises ontariennes des exportations vers les États-Unis), mais ce mouvement a été contrebalancé par des pertes étalées dans les industries de services.

Indicateurs avancés

Chaque mois, depuis juillet dernier, l’indicateur composite continue de ralentir. En novembre, il n’a affiché aucune variation. C’est en mai 2003 que l’indicateur avait plafonné pour la dernière fois. La plus grande partie de l’affaiblissement provient du secteur canadien de la fabrication et de l’indicateur américain. Les dépenses de consommation sont demeurées la principale source de fermeté. Dans l’ensemble, six des dix composantes ont progressé en novembre, le même nombre qu’en octobre.

Les fabricants font face à une réduction de la demande d’exportation en raison de l’appréciation de notre devise au moment même où l’économie mondiale ralentit. Ils réduisent donc leur demande de main-d’œuvre une nouvelle fois : la moyenne hebdomadaire des heures de travail reprend son mouvement de baisse tandis que le recul de l’emploi s’est accéléré. Les livraisons ont continué de progresser, mais la hausse s’est accompagnée d’un accroissement équivalent des stocks, ce qui a empêché le ratio stocks-livraisons de s’améliorer pour un deuxième mois d’affilée. Les nouvelles commandes enregistrent leur deuxième plus faible progression en 13 mois.

L’indice américain subit une deuxième baisse d’affilée. Les composantes reliées à la consommation des ménages sont particulièrement ternes. Trois des dix composantes seulement sont à la hausse, avec l’investissement comme une des rares sources de fermeté. La fermeté de l’investissement aux États-Unis bénéficie cependant beaucoup plus à la Chine qu’au Canada. Les importations américaines de biens d’investissement en provenance de la Chine ont augmenté du tiers cette année alors qu’elles demeurent inchangées en provenance du Canada. En 1990, les États-Unis importaient six fois plus de biens d’investissement du Canada que de la Chine. Le rapport s’est inversé au cours des années 2000 alors que les importations américaines en provenance de Chine équivalent maintenant à trois fois celles du Canada.

Au Canada, en novembre, les mises en chantier se sont remises de toute leur baisse d’octobre. Il s’agit du troisième meilleur niveau de l’année, laquelle est en voie de devenir la plus active depuis 1987. Les mises en chantier talonnent un sommet de vingt-cinq ans dans les Prairies, où le secteur des ressources est en plein essor. Le Québec et la Colombie-Britannique accompagnent le mouvement quoiqu’une partie des nouveaux logements construits vienne encore rejoindre les stocks d’invendus. Les ventes de maisons existantes remontaient également en novembre avec des sommets inégalés à Calgary, Edmonton et Winnipeg. Dans l’ensemble, le mouvement de baisse qu’a amorcé la tendance de l’indice du logement il y a quatre mois s’atténue donc, le recul passant de 1,7 % en octobre à 0,8 % en novembre.

Encouragées par un marché de l’habitation qui demeure très fort, les ventes de meubles et d’articles ménagers ont inscrit une hausse de 0,8 %, la plus marquée en cinq mois. La tendance des ventes d’autres biens durables a continué de se raffermir alors que l’appréciation de notre dollar a eu en partie pour effet d’abaisser les prix. Même si la remontée continue de la tendance de l’emploi dans les services demeure très timide, la demande s’accroît dans ce secteur également.

L’indice boursier enregistre une troisième montée d’affilée. Les actions liées aux ressources augmentent le plus, mais les actions liées aux biens de consommation accompagnent cette remontée.

Production

Le PIB réel a piétiné en septembre et en octobre, montrant son pire bilan sur deux mois depuis avril et mai 2003 (si on fait abstraction de la grande panne d’électricité en Ontario). Comme en 2003, divers événements temporaires (SRAS et ESB en 2003 et conflits de travail cet automne) ont encore accentué le net ralentissement du mouvement de fond de l’économie dans un contexte d’essor du taux de change.

Un dollar en hausse amortit l’activité en fabrication depuis deux mois. Le secteur le plus faible a été celui des industries de biens d’équipement avec une demande intérieure paresseuse et une diminution de la part des importations sur le marché américain. Les pertes en fabrication d’ordinateurs et de machines ont été particulièrement cuisantes. Les autres industries exportatrices ont eu des résultats inégaux : pour l’automobile et le bois d’œuvre, on note des reprises et, pour le papier et les métaux, des pertes ayant fait contrepoids.

L’industrie primaire a été stimulée par l’essor du secteur de l’énergie et le règlement d’une grève dans l’industrie du minerai de fer. Ce dernier événement s’est révélé bienfaisant pour le transport par eau, mais les autres industries de distribution de biens ont été faibles pour la plupart. L’activité a diminué en construction. La construction non résidentielle a accusé une septième baisse mensuelle consécutive d’au moins 1 %.

Les services ont réalisé un maigre gain de 0,1 % malgré des conflits de travail au gouvernement fédéral et dans la LNH. Les consommateurs ont plutôt jeté leur dévolu sur les jeux de hasard, les voyages et les marchandises au détail. En baisse en septembre, les services aux entreprises sont restés faibles, les entreprises en question ayant peut-être réévalué leurs projets de dépenses compte tenu de la montée du taux de change.

Demande des ménages

En volume, les ventes au détail se sont élevées de 1 % en octobre et les consommateurs ont dépensé davantage un cinquième mois de suite. La progression tient aux deux tiers environ à une hausse des ventes d’automobiles, lesquelles devaient en novembre conserver la moitié environ de ce gain malgré la fin des grands programmes d’encouragement à l’achat.

Dans les industries autres que l’industrie de l’automobile, il y a des biens durables qui ont pris le relais pour la croissance des ventes. Les produits informatiques et électroniques sont demeurés le point de mire en consommation. Les meubles et les appareils électroménagers ont plafonné après avoir marqué une nette avance au cours de l’été. Les consommateurs ont restreint leur consommation de vêtements et d’essence en réaction à de fortes hausses de prix en octobre, ce qui devait notamment mener à des réductions de prix en novembre.

Les mises en chantier d’habitations ont secoué une léthargie de deux mois en progressant de 7 % ce même mois. Tout le gain appartient aux logements multifamiliaux qui, pourtant, avaient été à l’origine du gros de la faiblesse des deux derniers mois. Le taux d’inoccupation des immeubles d’appartements a monté à 2,8 % selon le relevé annuel effectué chaque année en octobre. Il n’avait été que de 2,2 % en 2003 et se situait au bas niveau de 1,1 % en 2001. Les ventes d’habitations neuves ont encore battu des records en novembre, mais avec la vigueur de la construction neuve, le nombre de logements inoccupés s’est aussi lentement accru. Sur le marché de la revente, il y a également eu une reprise que l’on doit surtout à Toronto et à l’Alberta.

Commerce de marchandises

En octobre, les exportations ont régressé un quatrième mois de suite. Toute la perte observée de 1,1 % s’explique par une diminution des livraisons vers les États-Unis. Avec des importations en hausse de 1 %, l’excédent commercial a diminué à nouveau. De son sommet récent de 7,3 milliards de dollars en juin, il est ainsi passé à 4,4 milliards de dollars.

La valorisation du dollar a continué à amortir les échanges extérieurs. En octobre, elle a enfoncé de plus de 1 % les prix tant à l’exportation qu’à l’importation. À l’exportation, les prix sont descendus de près de 3 % de leur sommet du début de l’été. Pour les produits manufacturés, le bois d’œuvre et les produits alimentaires, il y a eu des baisses qui l’ont emporté sur le bond des prix des produits énergétiques. À l’importation, les prix ont fléchi encore plus rapidement (de 4 %) à cause de baisses généralisées dans le cas des produits manufacturés.

Si les revenus à l’exportation ont rétréci, c’est à cause des ressources naturelles. Le bois d’œuvre a été particulièrement touché par la diminution des prix en situation de ralentissement du marché américain. Les cours des métaux ont également évolué en baisse. Enfin, les exportations d’énergie n’ont pas augmenté malgré le renchérissement des produits énergétiques. En volume, les livraisons de gaz naturel vers les États-Unis ont en effet régressé.

À l’exportation, les produits fabriqués se sont un peu remis de leurs revers récents. Dans le secteur des machines et du matériel, le moteur a été les livraisons d’aéronefs et, dans le secteur de l’automobile, les expéditions de camions. Les exportations de biens de consommation ont fléchi un quatrième mois de suite.

Les importations ont fait un bond de 2 % en volume, en partie à la suite d’une autre baisse des prix. Les achats de machines et de matériel ont augmenté de 3 % en volume; ils sont en hausse de 20 % depuis un an (valeur la plus élevée depuis le sommet de l’essor des technologiques en 2000). Les chefs de file à l’importation ont été l’aéronautique et l’informatique. Les biens de consommation ont aussi largement progressé, plus particulièrement les livraisons de produits électroniques. Les produits énergétiques sont parvenus à de nouveaux sommets, car les cours pétroliers ont monté en flèche. À l’importation, l’industrie de l’automobile a été le seul secteur à s’affaiblir, parce que les modèles fabriqués à l’étranger sont demeurés largement exclus dans la relance des ventes d’automobiles.

Prix

L’Indice des prix à la consommation a monté de 0,3 % d’octobre à novembre après une hausse de 0,4 % en septembre. Ce sont les gains consécutifs les plus considérables depuis le bond printanier du prix de l’essence. Le taux annuel d’inflation a ainsi été porté à 2,4 %. Si on exclut l’énergie, on constate que ce même taux est stable à 1,6 %.

Il y a eu des variations marquées dans les secteurs où les prix ont été en hausse et en baisse. À cause surtout du renchérissement des automobiles, les biens durables ont dominé dans les hausses mensuelles. Ce renchérissement dans l’industrie de l’automobile s’explique par la fin des encouragements financiers à l’achat offerts pendant l’été; les prix sont redevenus pour l’essentiel ce qu’ils étaient en novembre dernier. Les prix des biens durables descendent tous les mois depuis mai. Hors industrie de l’automobile, la plupart des prix étaient toujours en baisse en novembre. En revanche, le prix de l’essence – qui a chuté de 5 %, annulant le gain du mois précédent – demeure de 18 % supérieur à ce qu’il était l’an dernier. On relève des diminutions de prix dans toutes les provinces sauf à l’Île-du-Prince-Édouard, province où les prix sont réglementés. C’est à l’Île-du-Prince-Édouard que le prix de l’essence a le plus augmenté (de 27 %) au cours de la dernière année. Un autre élément modérateur a été la baisse des prix des vêtements. Les détaillants ont en partie effacé leurs gains du début de l’automne.

En décembre, les cours des produits de base se sont redressés. Les prix des produits énergétiques se sont affermis après un ample recul, le prix du pétrole glissant de son sommet du mois précédent. Quant au prix du gaz naturel, il a évolué en hausse à cause d’une vague de froid. Enfin, les prix des produits industriels ont remonté, plus particulièrement les prix des métaux qui ont approché de leurs maxima de l’année.

Marchés financiers

Le dollar canadien est tombé à court de sa récente valeur de culmination de près de 85 cents américains, terminant l’année à près de 82 cents. C’est un fléchissement qui a accompagné une autre majoration des taux à court terme aux États-Unis sans hausse correspondante au Canada. Les taux obligataires et hypothécaires à plus long terme ont continué à descendre lentement.

Les cours boursiers ont encore gagné 2 %, présentant un solide gain un quatrième mois de suite. Leur croissance est de plus en plus concentrée dans les actions liées à la consommation dans un climat de confiance que confirme la fermeté récente des ventes au détail. Les métallifères et les actions liées à l’énergie se sont accrochées à leurs gains imposants de novembre. La récente montée des cours tant des actions que des obligations s’est accompagnée d’une flambée des mobilisations de fonds des entreprises sur ce double marché en novembre.

L’élévation du taux de change explique en majeure partie la croissance plus lente du patrimoine national net au troisième trimestre. La montée du dollar a abaissé les valeurs exprimées en devises, poussant en hausse notre dette extérieure nette. Le patrimoine intérieur s’est constamment enrichi. Les sociétés et les administrations publiques ont continué à affecter leurs excédents au désendettement. Enfin, le renchérissement de l’habitation a encore accru le patrimoine des ménages.

Économie régionale

L’Ontario commence le quatrième trimestre sur une note presque aussi négative qu’il avait clôt le troisième. Les exportations en particulier ont continué de reculer en octobre pour se situer sous le niveau de l’an dernier pour la première fois depuis février. En novembre, à l’exception de l’Atlantique, l’Ontario est la seule région du pays où les mises en chantier n’ont pas augmenté, en baisse pour la quatrième fois en cinq mois. Les ventes au détail poursuivent leur mouvement en dents de scie, enregistrant une hausse après la baisse de septembre. Les permis de construction non résidentielle ont cependant repris avec le secteur commercial en tête. Entraînées par une demande faible à l’exportation et une demande intérieure partagée, les livraisons manufacturières ont enregistré leurs premières baisses consécutives depuis celles d’octobre et de novembre 2003. Le recul est dominé par l’automobile. Les biens de construction constituent une autre source de faiblesse. Les textiles sont également demeurés en baisse. Même les livraisons de métaux, un des rares secteurs de progression en septembre, ont baissé.

Dans le reste du pays, la conjoncture est plus favorable. Celle du Québec est celle qui contraste le plus avec l’Ontario, puisqu’elle s’améliore de façon étendue. La demande intérieure en particulier fait preuve d’une impressionnante vigueur après la plus forte croissance du revenu du travail en septembre depuis juillet 2003. Le logement demeure bouillant avec des mises en chantier qui bondissent à 50,7 milliers d’unités en novembre, leur deuxième meilleur mois en plus d’une décennie. Les ventes de maisons existantes ont conservé leur niveau d’octobre, qui avait été en baisse marquée par rapport à septembre et août. Les ventes au détail enregistrent la plus forte de six hausses d’affilée. Même les exportations se raffermissent légèrement alors que l’équipement aéronautique a mis un terme à ses pertes de l’été et que les machines augmentent légèrement. Le Québec est la seule région du pays à enregistrer une hausse de ses livraisons manufacturières. S’il est un secteur qui soit demeuré à la traîne, c’est celui des biens forestiers.

Il y a peu de changement de la conjoncture dans l’Ouest. La demande des ménages, qui avait dominé les tendances nationales à la fin de l’été, est demeurée vigoureuse. Dans les Prairies, les ventes au détail ont bondi de 1,8 % sur les talons de la progression marquée de 0,9 % en septembre. Les ventes ont également continué de croître fortement en Colombie-Britannique. Les deux régions enregistrent une forte hausse des mises en chantier. Les exportations sont demeurées partagées après avoir été le secteur de la demande en tête de la croissance plus tôt dans l’année. Elles entraînent la plus forte baisse des livraisons en Colombie-Britannique depuis octobre 2003 en raison des produits forestiers. Les livraisons sont demeurées essentiellement inchangées dans les Prairies.

Économies internationales

Aux États-Unis, les sources de croissance se déplacent toujours de la demande des ménages vers l’activité industrielle. Cela ne devait toutefois pas empêcher le déficit commercial d’y prendre une nouvelle valeur record à cause du prix du pétrole.

Ayant gagné 0,8 % en octobre, les ventes au détail n’ont progressé que de 0,1 % en novembre. Les ventes d’automobiles ont baissé dans ces deux mois et les autres ventes ont offert un gain réduit de 0,5 %. Le marché de l’habitation est descendu de son sommet récent. Les ventes d’habitations neuves, en baisse de 12 % en novembre, sont tombées à leur deuxième niveau de l’année en importance négative. Ce mouvement s’est surtout manifesté par une perte de 53 % dans le cas des habitations les plus chères (de plus de 300 000 $). Les mises en chantier d’habitations ont diminué de 13 % en novembre à 1,8 million de logements; c’est leur plus bas niveau en plus d’un an. Dans toutes les régions, on a observé une décroissance à deux chiffres. Un signe encourageant cependant sur le marché de l’habitation est le nouveau sommet atteint par les chantiers autorisés par permis, mais non entrepris.

La production industrielle s’est élevée de 0,3 % après un gain de 0,6 % en octobre. Le chef de file a été le matériel destiné aux entreprises, en hausse de 10 % sur sa valeur de l’an dernier. Les nouvelles commandes de biens d’équipement sont demeurées fermes, mais la production de biens de consommation s’est enlisée par suite d’une réduction de la production automobile.

Le déficit du commerce des biens et services a monté de 51 milliards de dollars en septembre à 55,5 milliards de dollars en octobre. Les exportations étaient toujours en reprise lente – mouvement favorisé par la dévalorisation du dollar américain –, mais les importations ont fait un bond de 5,1 milliards de dollars (hausses respectives de 2,6 et de 1,6 milliards pour les hydrocarbures et les biens de consommation).

Dans la zone de l’euro, la production industrielle a fléchi en octobre. On a relevé des baisses dans tous les secteurs, notamment dans ceux de l’énergie et des biens durables de consommation. Les nouvelles commandes ont marqué une légère avance après s’être largement redressées en septembre. Les commandes de machines et de matériel étaient en relance et le matériel de transport a reculé une fois de plus. Les ventes au détail ont repris après trois mois consécutifs de pertes. En novembre, les prix étaient en hausse de 2,2 % d’une année à l’autre. C’est un peu moins que leur taux de progression d’octobre, ce qui s’explique par un prix de l’énergie en baisse. L’euro a continué à battre des records dans le mois vis-à-vis du dollar et le taux d’intérêt de la BCE est resté à son bas niveau historique de 2 %. Enfin, le taux de chômage a été stable à 8,9 %.

En octobre, l’excédent du commerce extérieur a diminué : l’alourdissement du déficit au compte de l’énergie a eu plus de poids que les excédents dégagés aux comptes des machines, des automobiles et des produits chimiques. Les échanges avec la Chine étaient toujours en progression. Les gains ont respectivement été de 21 % et 18 % pour les importations et les exportations. Les échanges sino-européens ayant doublé de 1999 à 2003, la Chine le cède aujourd’hui seulement aux États-Unis comme grand partenaire de l’Europe des 25.

En Allemagne, la production industrielle s’est redressée en octobre. Elle avait été inerte pour l’essentiel le mois précédent. Les nouvelles commandes se sont également renforcées malgré un certain affaiblissement à l’exportation. Les dépenses de consommation ont remonté, restant dans leur mouvement en dents de scie des derniers mois. L’excédent du commerce extérieur a diminué en octobre avec des exportations en arrêt et des importations un peu en hausse. Les prix ont été stables et le taux annuel d’inflation est tombé à 2 % en novembre.

En France, la production s’est contractée en octobre. Les nouvelles commandes ont régressé après avoir fortement progressé le mois précédent. Les dépenses de consommation sont restées le moteur de la croissance, mais il faut noter que, récemment, les ventes au détail ont moins augmenté. Les importations ont été fermes en octobre; les exportations étaient toujours en décroissance. Le taux de chômage est demeuré inchangé à 9,5 %.

Au Japon, l’économie a de nouveau faibli. Il y a en effet eu révision à la baisse des dépenses de consommation. Dans l’application d’une nouvelle méthode visant à éliminer les distorsions causées par la baisse rapide des prix des produits de haute technologie, le PIB réel a été pour ainsi dire sans variation au troisième trimestre après avoir accusé une baisse de 0,2 % au deuxième (l’estimation initiale était un taux de croissance de 0,3 %). La demande à l’exportation s’est faite encore plus lente. Les investissements des entreprises ont repris et les importations ont monté en flèche par suite du fort renchérissement de l’énergie.


Note

* Basée sur les données disponibles le 7 janvier; toutes les données sont en dollars courants, sauf indication contraire.



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Date de modification : 2008-11-21 Avis importants
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