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Historique des ordinateurs à Statistique Canada

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Regard sur notre passé

Introduction

La Loi du recensement et des statistiques de 1905 marque le début de l'ère statistique moderne par la création d'un bureau permanent du recensement et de la statistique, connu aujourd'hui sous le nom de Statistique Canada.

Historique des ordinateurs à Statistique Canada

1911

Le Recensement se compose de 13 questionnaires comportant 522 questions. Les machines utilisées pour le traitement des données des recensements de 1911 à 1942 ont été fabriquées sur mesure par A.E. Thornton, l'un des préposés à l'exploitation mécanographique du Bureau.

1918

Le gouverneur général en conseil approuve l'utilisation d'appareils mécaniques pour toutes les compilations statistiques du gouvernement. Les cartes sont perforées aux ministères mêmes, puis transférées au nouveau Bureau fédéral de la statistique où elles sont triées et mises en tableaux.

1919

Le ministère des Finances utilise les machines du Bureau pour compiler les données relatives à l'impôt sur le revenu.

1921

Bien que la compilation et la mise en tableaux soient presqu'entièrement mécanisées, un nouveau classicompteur inventé par Fernand Bélisle, préposé à l'exploitation mécanographique au Bureau, accroît grandement la productivité. Trois de ces machines sont construites, ce qui permet de totaliser 50 fois plus de renseignements que les anciens appareils et de réaliser d'importantes économies au titre de la main-d'oeuvre.

1932

R.-H.-Coats propose la création d'un organisme de recherche sociale et économique. Selon lui, un tel organisme « ... répondrait à moyen terme à ce qui est sans aucun doute devenu l'un des besoins pressants du gouvernement—se tenir au courant de l'évolution de la pensée économique, toujours disposer des données requises aux fins de la formulation de ses grandes politiques économiques et être doté des machines spécialement conçues à cette fin. » [Traduction]

1949

La Mechanical Tabulation Division (MT) compte un effectif de 202 employés utilisant 173 appareils mécanographiques et 27 machines à additionner ou comptomètres. La division se compose d'une sous-section de la perforation desservant plusieurs divisions clientes, d'un certain nombre de sous-sections de traitement chargées de répondre aux besoins de clients particuliers et d'une sous-section de machines auxiliaires assurant le soutien des unités de traitement. En outre, des machines à calculer et à additionner et des dispositifs en panneau perforé servent à effectuer des compilations plus simples, directement à partir des renseignements statistiques fournis.

1950

Le U.S. Bureau of the Census (bureau du recensement des États-Unis) utilise l'ordinateur UNIVAC pour traiter les données du Recensement de 1950. En 1951, un rapport précise qu'il faudrait au moins 650 opérateurs et 17 perforatrices de cartes pendant la semaine de pointe du dépouillement du recensement pour produire un million de cartes perforées complètement vérifiées et prêtes à la mise en tableaux. Le Bureau, souhaitant réaliser des gains de productivité et s'intéressant par ailleurs aux innovations techniques, achète une machine à calculer électronique.

1960

Herbert Marshall, le statisticien fédéral, annonce que le Bureau s'apprête à installer un ordinateur électronique. En 1960, un ordinateur IBM 705 est acheté pour dépouiller les données du Recensement de 1961. Il s'agit de l'un des plus puissants ordinateurs au Canada, si bien que deux gros climatiseurs ont dû être installés pour dissiper la chaleur générée par ses 10 000 tubes à vide.

 

1962-1970

En 1962, Statistique Canada dispose d'un IBM 705 et d'un IBM 1401 de capacité accrue. En 1963, le Bureau acquiert un IBM 101 et, en 1964, un deuxième IBM 1401. En 1966, le premier IBM 1401 est remplacé par un IBM 360/30. Le Recensement de 1966 est dépouilllé de la même manière que celui de 1961. Le Système de stockage et d'extraction des données codées suivant une grille géographique (GRDSR) et la banque de données chronologiques du Système canadien d'informations socio-économiques (CANSIM) constituent les principaux progrès réalisés au titre des systèmes utilisés à cette époque. En 1969, l'IBM 360/30 est remplacé par un IBM 360/65.

1971

L'année 1971 marque le centenaire du premier recensement du Dominion du Canada. Le dépouillement des questionnaires sur la population et le logement se fait à partir de 12 caméras à avancement de bande automatique fournies par le Bureau of the Census des États-Unis. Les données sont ensuite transférées sur bande magnétique au moyen d'un nouveau lecteur de documents, l'Appareil de lecture optique pour transfert automatique (FOSDIC). Le traitement informatique se fait au moyen d'un IBM 360/65, mis à niveau de manière à doubler la mémoire centrale (1 024 000 octets). De nombreux tableaux sont produits sous forme d'imprimés informatiques, puis microfilmés pour la diffusion aux utilisateurs. Une bande sommaire est produite également pour répondre à la demande de données agrégées sous forme lisible à la machine.

1972

L'IBM 360/65 est remplacé par un IBM S/370-165 d'une capacité de 1 536 000 octets.

1973

L'IBM S/370-165 a maintenant une capacité de 2 000 000 d'octets et une mémoire à disques magnétiques remarquable de 3,6 milliards d'octets. En plus de l'ordinateur central, le Bureau fait l'acquisition de micro-ordinateurs et de mini-ordinateurs autonomes.

1974

L'ordinateur central IBM S/370-168 a une capacité de 3 millions d'octets et une mémoire à disque de 5,2 milliards d'octets.

1976

Statistique Canada construit un nouveau centre informatique dans l'immeuble Principal. À cette époque, l'ordinateur central est l'Amdahl 470/V6, muni d'une mémoire à disques de 10 milliards d'octets.

1981

La révolution causée par l'arrivée des ordinateurs personnels débute modestement à Statistique Canada, avec l'achat de quelques appareils Xerox Star. Le Bureau achète ensuite d'autres ordinateurs personnels compatibles IBM, dont le nombre ne cesse d'augmenter par la suite.

1982

Les installations informatiques sont centralisées et on passe à un appareil Amdahl/V8.

1985

L'ordinateur central Amdahl du Bureau passe à la version 5870/5880.

1987-1988

L'ordinateur central est remplacé par un IBM 3090, afin de permettre au Bureau de traiter entre 5 000 à 6 000 travaux par jour—traitement de données d'enquête ou mise à jour et interrogation de bases de données. Le Bureau achète 200 ordinateurs personnels, portant leur nombre total à près de 1 000.

1989

Statistique Canada acquiert la première mémoire de masse à cartouches qui assure automatiquement le stockage et la récupération des cartouches dans une zone.

1990

L'ordinateur central est remplacé par un Amdahl 5990. Dans les bureaux régionaux, des réseaux locaux sont mis en place dans le cadre d'un programme pluriannuel de mise à niveau des installations de traitement électronique des données.

1991

L'ordinateur central est remplacé par l'IBM 3090/600S, qui est 140 fois plus puissant que le système acheté en 1969. La mémoire à disques est portée à 1,2 billion d'octets. On compte aussi plus de 4 000 ordinateurs personnels, soit un pour chaque employé.

1993

Pour améliorer la qualité des données et réduire le fardeau de réponse, les intervieweurs des bureaux régionaux font l'essai sur place d'ordinateurs portatifs.

1996

On remplace l'ordinateur central par la version IBM 9672-R44, comportant une mémoire de 2 gigaoctets et des canaux à fibres optiques (ESCON). La mémoire à disques est portée à 1,2 billion d'octets.

1999

On annonce le lancement des Services du système Unix, qui offrent aux utilisateurs la possibilité d'exécuter les charges de travail suivant la méthode traditionnelle des lots et de l'option de temps partagé (TSO) ou les charges de travail Unix depuis l'ordinateur central.

2001

Le sous-système à disque de l'ordinateur central est mis à niveau afin de fournir une capacité de stockage de 2,5 billions d'octets sur disque protégé par le réseau redondant de disques indépendants (RAID).

2002

Le sous-système à bande magnétique de l'ordinateur central est mis à niveau afin d'adopter la technologie de la bande virtuelle (Virtual Tape Technology). Cette technologie permet à toutes les données de la bande magnétique de l'ordinateur central d'être versées dans une bande magnétique moderne à grande capacité sous contrôle robotique, éliminant ainsi la nécessité des étagères de rangement pour les 75 000 bandes magnétiques de l'ordinateur central du Bureau. Cette nouvelle technologie fournit aussi automatiquement une deuxième copie redondante de toutes les données sur bande magnétique afin d'éliminer les erreurs d'entrées-sorties une fois pour toutes.

Le graphique ci-dessous montre l'utilisation croissante d'ordinateurs à Statistique Canada, reflétant leur utilisation croissante dans le milieu des affaires.

Graphique montrant l'utilisation d'ordinateurs à Statistique Canada.

 

Un regard sur notre passé

Fernand Belisle.Un inventeur du Bureau conçoit des tabulatrices mécaniques

Fernand Bélisle, né dans les Cantons de l'Est, au Québec, en 1889, est devenu une figure légendaire au sein du BFS [Le Bureau fédéral de la statistique] à titre de génie de la mécanique. Le rapport administratif du statisticien fédéral [R.-H.-Coats] pour l'année 1941 attribue à Bélisle l'élaboration de la machine « Pantograph », utilisée depuis 1911 pour la perforation des cartes, ainsi que l'invention de la multiperforatrice électrique, utilisée avec une telle efficacité au Recensement de 1931, et du classicompteur à air comprimé qui « a permis de totaliser une quantité record de renseignements lors du Recensement de 1941 » (traduction libre). En faisant allusion à la tabulatrice à air comprimé, Coats affirmait à l'occasion de la Conférence sur les affaires canado-américaines de 1940 que le BFS « avait élaboré aux fins du recensement une machine qui fait l'envie du monde entier » (traduction libre). Exception faite de quelques interruptions de service en début de carrière, Bélisle a travaillé sans arrêt pour le compte du Bureau de 1911 jusqu'à sa retraite en 1950. Il est décédé en 1963.

Un aperçu de l'ordinateur IBM 705 lll en 1969

L'ordinateur IBM 705 lll.

tube à vide

Tube à vide.

microprocesseur

microprocesseur.

transistor

transistor.