Produit intérieur brut, revenus et dépenses, deuxième trimestre de 2026
Diffusion : 2026-08-28
Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,8 % au deuxième trimestre de 2026, et la croissance est surtout attribuable à l'augmentation des exportations, des dépenses des ménages et des dépenses en immobilisations des entreprises. La variation du PIB réel au premier trimestre de 2026 a été révisée pour passer de 0,0 % à 0,1 %, principalement sous l'effet de la révision à la hausse des exportations, en particulier de minéraux non métalliques et de produits énergétiques.
Le PIB réel par habitant a augmenté de 1,0 % au deuxième trimestre de 2026, la population canadienne ayant diminué pour un troisième trimestre consécutif.
Les exportations affichent leur plus forte hausse en plus de trois ans
Les exportations se sont accrues de 3,6 % au deuxième trimestre de 2026. Il s'agit de l'augmentation la plus marquée depuis le premier trimestre de 2023. La progression des exportations au deuxième trimestre de 2026 est principalement attribuable à la croissance des exportations de voitures automobiles et de camions légers (+27,0 %), qui a coïncidé avec la reprise de la production de véhicules automobiles au Canada après deux trimestres consécutifs de baisses. La hausse des exportations de produits intermédiaires en métal, de produits énergétiques et de machines et matériel industriels a également stimulé la croissance des volumes d'exportation totaux au deuxième trimestre.
Les importations ont progressé de 0,3 % au deuxième trimestre de 2026, après avoir augmenté de 3,1 % au trimestre précédent. La croissance des importations de pneus, de moteurs et de pièces de véhicules automobiles a contribué le plus à l'augmentation globale, suivie de celles des produits chimiques de base et des ordinateurs et périphériques. Ces hausses ont été contrebalancées en partie par le recul des importations de produits intermédiaires en métal, principalement l'or sous forme brute.
L'investissement en bâtiments résidentiels affiche une reprise au deuxième trimestre
L'investissement résidentiel s'est redressé au deuxième trimestre de 2026, ayant progressé de 2,5 % après avoir reculé pendant deux trimestres consécutifs. Toutes les composantes de l'investissement résidentiel ont affiché une hausse au deuxième trimestre, et ce sont les coûts de transfert de propriété — lesquels sont représentatifs de l'activité de revente — qui ont enregistré la plus forte croissance, plus particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique. Les nouvelles constructions ont progressé de 0,8 % au deuxième trimestre, principalement sous l'effet de travaux de mise en place pour des appartements en Colombie-Britannique.
Les investissements des entreprises augmentent sous l'effet de la hausse des dépenses en machines et matériel et en ouvrages de génie
Au deuxième trimestre de 2026, les dépenses en immobilisations des entreprises ont affiché une augmentation, les ouvrages de génie ayant enregistré une hausse de 2,3 % après deux trimestres de reculs. Les investissements des entreprises ont également été stimulés par les dépenses en machines et matériel, qui ont augmenté au deuxième trimestre pour atteindre leur plus haut sommet depuis le deuxième trimestre de 2024. Les investissements en ordinateurs et périphériques ont augmenté de 16,7 % au deuxième trimestre de 2026, et cette augmentation découle surtout de la hausse des importations d'unités de traitement, notamment celles utilisées dans les centres de données. Les entreprises ont également augmenté leurs investissements en camions de poids moyen et de gros tonnage ainsi qu'en communications et équipement audio et vidéo.
La croissance de la demande de services entraîne une hausse des dépenses des ménages
Les dépenses de consommation finale des ménages se sont accrues de 0,8 % au deuxième trimestre de 2026, principalement sous l'effet de l'augmentation des dépenses au chapitre des fonds communs de placement et autres services d'investissement, des véhicules automobiles et des loyers. Parallèlement, les ménages ont réduit leurs achats d'essence et d'aliments au deuxième trimestre, possiblement en réponse à la hausse des prix. Les dépenses des ménages par habitant ont progressé de 1,0 % au deuxième trimestre.
Les entreprises réduisent leurs stocks après en avoir accumulé au trimestre précédent
Les entreprises ont réduit leurs stocks (-17,0 milliards de dollars) au deuxième trimestre de 2026, après en avoir accumulé (+10,0 milliards de dollars) au premier trimestre. À l'échelle des industries, ce sont les fabricants qui ont affiché la plus forte réduction des stocks au deuxième trimestre, suivis des grossistes et des exploitants agricoles. Des retraits nets des stocks d'or et de métaux précieux ont également été observés au deuxième trimestre et ont coïncidé avec une hausse des exportations. Les industries du commerce de détail, principalement les concessionnaires d'automobiles neuves, ainsi que les industries de l'extraction minière, du transport et des communications ont accumulé des stocks au deuxième trimestre.
Le déflateur du produit intérieur brut affiche sa plus forte hausse en quatre ans sous l'effet de l'augmentation des prix des exportations
Le déflateur du PIB a progressé de 2,5 % au deuxième trimestre de 2026, ce qui représente la croissance la plus prononcée depuis le deuxième trimestre de 2022. La hausse du déflateur est principalement attribuable aux prix des exportations, qui ont augmenté de 6,5 % au deuxième trimestre de 2026, à la suite de la forte progression des prix du pétrole à l'échelle internationale. Parallèlement, les prix des importations se sont accrus de 3,2 %, ce qui a fait en sorte que les termes de l'échange, qui représentent l'écart entre les prix des biens et des services exportés et les prix des biens et des services importés, ont augmenté de 3,3 %.
La rémunération des salariés augmente
La rémunération des salariés s'est accrue de 1,5 % au deuxième trimestre de 2026, principalement sous l'effet de la hausse des salaires dans la finance, dans les services immobiliers et la gestion d'entreprises ainsi que dans le commerce. Les salaires ont reculé dans le transport et l'entreposage et dans l'industrie de l'information et l'industrie culturelle.
La rémunération des employés a progressé dans l'ensemble des provinces et des territoires au deuxième trimestre de 2026, et les augmentations allaient de 0,5 % à Terre-Neuve-et-Labrador à 2,5 % au Nouveau-Brunswick.
La hausse des prix de l'énergie fait fortement augmenter de façon les revenus des sociétés
Les revenus des sociétés ont affiché une hausse de 9,6 % au deuxième trimestre de 2026. Il s'agit de la plus forte hausse depuis le premier trimestre de 2021. C'est le secteur de l'énergie qui a contribué le plus à l'augmentation de l'excédent des sociétés au deuxième trimestre de 2026. Parallèlement, les industries de la fabrication, qui dépendent grandement des intrants énergétiques, ont enregistré un plus faible excédent d'exploitation sous l'effet de la hausse des coûts. Un excédent a été observé pour les sociétés financières, lequel a été soutenu par la vigueur des agents de placements et de l'activité d'investissement financier, les marchés boursiers s'étant renforcés durant le trimestre.
Les revenus augmentent plus que les dépenses, ce qui donne lieu à une croissance du taux d'épargne des ménages
Le taux d'épargne des ménages a atteint 3,7 % au deuxième trimestre de 2026, la croissance du revenu disponible (+2,1 %) ayant été supérieure à la hausse des dépenses nominales des ménages (+1,7 %). Le taux d'épargne des ménages est agrégé sur l'ensemble des tranches de revenu. En général, les taux d'épargne sont plus élevés dans les tranches de revenu supérieures.
La croissance du revenu disponible au deuxième trimestre de 2026 est principalement attribuable à l'augmentation des salaires et traitements et des transferts gouvernementaux. La hausse des transferts gouvernementaux découle surtout d'un versement supplémentaire du crédit pour la TPS/TVH, effectué en juin dans le cadre de la transition vers l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels en juillet 2026.
Les revenus de placements nets (appelés « revenus nets de la propriété ») ont été stables au deuxième trimestre de 2026, après avoir reculé pendant trois trimestres consécutifs. Les revenus de placements reçus ont augmenté de 0,7 % et les revenus de la propriété payés ont progressé de 1,6 %, les intérêts hypothécaires et sur le crédit à la consommation ayant enregistré leur plus forte hausse depuis le deuxième trimestre de 2024 et ayant poursuivi l'inversion de la tendance à la baisse des intérêts versés.
Pourquoi les variations des stocks ont-elles une incidence sur le produit intérieur brut?
Au deuxième trimestre de 2026, la variation des stocks des entreprises a réduit la croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,3 point de pourcentage. Mais dans quelle mesure la variation des stocks a-t-elle une incidence sur la mesure de la croissance économique?
Les entreprises détiennent des stocks pour de nombreuses raisons. Les stocks comprennent des matériaux et des fournitures qui serviront à des processus de production futurs; des travaux en cours qui ont été partiellement achevés au cours de la période comptable; et des biens finis, qui sont des produits qui ont été achevés, mais qui demeurent invendus à la fin de la période. Enfin, les stocks peuvent comprendre des biens destinés à la revente, c'est-à-dire des produits achetés afin d'être revendus sans transformation supplémentaire.
Le niveau des stocks à lui seul ne fournit aucun renseignement sur l'activité économique au cours de la période courante. Par conséquent, les stocks eux-mêmes ne sont pas pris en compte directement dans la mesure du PIB. En revanche, ce qui importe, c'est la variation des stocks au cours de cette période. Cette variation est mesurée comme étant la différence entre le stock d'ouverture au début de la période et le stock de clôture à la fin de la période. Les variations des stocks sont prises en compte dans le PIB, car elles rendent compte des biens qui ont été produits durant la période courante, mais qui n'ont pas encore été vendus ou bien qui ont été produits durant les périodes précédentes et ont été vendus durant la période courante.
Bien que les variations de stocks représentent une composante relativement petite du PIB exprimé en dollars, elles peuvent jouer un rôle important dans la croissance économique. Les investissements en stocks ont tendance à être beaucoup plus volatiles que de nombreuses autres composantes du PIB et, par conséquent, peuvent contribuer de manière importante aux fluctuations trimestrielles du PIB.
Pendant un trimestre, les entreprises peuvent ajouter des stocks ou en retirer, mais, pour le calcul du PIB, c'est la variation nette qui est enregistrée comme un investissement en stocks. Un ajout net aux stocks représente un investissement en stocks positif, tandis qu'un retrait net représente un investissement en stocks négatif. Pour l'économie dans son ensemble, la variation des stocks peut être considérée comme l'écart entre la production agrégée et les importations, d'une part, et la consommation intermédiaire et la demande finale, d'autre part, au cours de la période comptable.
À première vue, l'estimation des variations des stocks peut paraître simple : il suffit de comparer les stocks d'ouverture avec les stocks de clôture. Cependant, dans la pratique, la mesure est bien plus complexe. La valeur des biens détenus en stocks peut varier au fil du temps en fonction de l'évolution des prix, et le moment où les ajouts aux stocks et les retraits de stocks ont lieu peut varier tout au long de la période. Par conséquent, une simple comparaison des valeurs des stocks d'ouverture avec celles des stocks de clôture peut rendre compte à la fois des variations de quantités et de prix.
Afin d'isoler la contribution des investissements en stocks à la croissance économique, les spécialistes de la comptabilité nationale convertissent d'abord les stocks en une évaluation à prix constants afin de mesurer la variation des quantités. Enfin, l'estimation en prix constants est réévaluée aux prix courants du marché afin d'obtenir la mesure nominale utilisée dans les comptes nationaux. Cette approche fait en sorte que les variations des stocks rendent compte de l'activité économique réelle plutôt que des gains ou des pertes découlant de la détention de stocks pendant les périodes de fluctuations de prix.
Ce processus d'estimation de la valeur est illustré dans l'exemple qui suit. L'estimation de la valeur actuelle en dollars de la variation physique (-345 dans l'exemple) représente la valeur nominale de la composante « Investissement en stocks » du PIB calculé en fonction des dépenses.
Exemple : Estimation de l'investissement en stocks (estimations fictives à des fins d'illustration)
Valeurs comptables des stocks en dollars courants en fin de période : CVCf = 13 563
Déflateur de la valeur comptable à la fin de la période : DEFf = 123,1
Valeurs comptables des stocks en dollars constants en fin de période : KVCf = (CVCf /DEFf) * 100)
= (13 563/123,1) * 100
= 11 018
Valeur constante de la variation physique : première différence de : KVPVt = KVCf - KVCf-1
= 11 018 – 11 300
= -282
Réévaluation : déflateur ajusté pour la période de rotation : REVt = 122,4
Valeur de la variation physique des stocks en dollars courants pour la période t : VPVt = (KVPVt * REVt)/100
= (-282 * 122,4)/100
= -345
Objectifs liés au développement durable
Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 années suivantes. Ce plan est fondé sur 17 objectifs précis liés au développement durable.
Les données sur le produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses sont un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :
Note aux lecteurs
Révisions
Cette publication du produit intérieur brut, des revenus et des dépenses pour le deuxième trimestre de 2026 comprend des estimations révisées pour le premier trimestre de 2026. Ces estimations intègrent des données nouvelles et révisées, ainsi que des informations mises à jour sur les tendances saisonnières.
Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux dépenses (comme les dépenses des ménages, l'investissement et les exportations) sont calculées à partir de mesures en volume qui sont corrigées en fonction des variations de prix. Les variations en pourcentage des statistiques relatives aux revenus (comme la rémunération des salariés et l'excédent d'exploitation) sont calculées à partir de valeurs nominales, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas corrigées en fonction des variations de prix. À moins d'indication contraire, les taux de croissance représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre à l'autre, par exemple du deuxième trimestre de 2025 au troisième trimestre de 2025. À moins d'indication contraire, les valeurs énoncées représentent les montants désaisonnalisés aux taux annuels.
Consultez l'article intitulé « Révision du PIB du Canada » afin de comprendre la raison pour laquelle des mises à jour (révisions) sont apportées aux estimations du PIB du Canada et la manière dont ces mises à jour sont intégrées au PIB trimestriel selon les revenus et les dépenses.
Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées : concepts et interprétation, 2026.
Tableaux de données en temps réel
Les tableaux de données en temps réel 36-10-0430-01 et 36-10-0431-01 seront mis à jour le 8 septembre.
Prochaine diffusion
Les données du troisième trimestre de 2026 sur le PIB selon les revenus et dépenses seront diffusées le 30 novembre.
Produits
Le produit de visualisation « Produit intérieur brut selon les revenus et les dépenses : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada – Produits de visualisation des données (71-607-X), est maintenant accessible.
Le document intitulé « Révisions du PIB du Canada », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (13-605-X), est accessible.
Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leur structure.
Le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G) est accessible.
Le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X) est accessible.
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