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Comptes du bilan national et des flux financiers, quatrième trimestre de 2025

Diffusion : 2026-03-16

La valeur nette des ménages augmente dans un contexte de ralentissement du marché de l'habitation

Les ménages canadiens ont continué d'accroître leur patrimoine financier au quatrième trimestre de 2025, puisque leur valeur nette, c'est-à-dire la valeur de tous les actifs moins tous les passifs, a augmenté de 230,2 milliards de dollars pour atteindre 18 594,9 milliards de dollars. Ainsi, la série de hausses amorcée à la fin de 2023 s'est poursuivie. Au cours de l'année 2025, les ménages ont ajouté plus de 1 billion de dollars (+5,8 %) à leur patrimoine, en grande partie en raison de l'appréciation des actifs financiers, dont la valeur a progressé de 10,5 % d'une année à l'autre.

Sur les marchés boursiers canadiens, l'indice composé S&P/Bourse de Toronto a affiché une croissance de 5,6 % au quatrième trimestre de 2025, de sorte qu'à la fin de l'année, il s'est établi à un niveau supérieur de 28,2 % à celui observé à la fin de 2024. Il s'agit de la plus forte hausse annuelle depuis 2009. À titre de comparaison, l'indice S&P 500, l'un des principaux indices boursiers étrangers, a affiché une augmentation plus faible (+2,4 %) au quatrième trimestre de 2025, mais il a tout de même clôturé l'année à un niveau supérieur de 16,4 % sur une base annuelle. Dans l'ensemble, la valeur des actifs financiers des ménages a progressé de 2,5 % (+296,9 milliards de dollars) pour se chiffrer à 11 954,8 milliards de dollars au quatrième trimestre, portée par la vigueur des marchés financiers.

Les hausses de la valeur nette n'étaient probablement pas réparties uniformément entre les ménages, étant donné que les ménages les plus riches (ceux de la tranche supérieure de 20 % de la répartition du patrimoine) ont représenté près des deux tiers (65,5 %) de la valeur nette totale du Canada au troisième trimestre, soit une moyenne de 3,5 millions de dollars par ménage. Parallèlement, les ménages les moins riches (ceux de la tranche inférieure de 40 % de la répartition du patrimoine) ont représenté 3,1 % de la valeur nette totale, soit une moyenne de 82 100 $ par ménage.

Par ailleurs, la valeur des passifs des ménages, qui se composent principalement de dettes hypothécaires et non hypothécaires, a augmenté de 33,0 milliards de dollars (+1,0 %) au quatrième trimestre. Dans l'ensemble, la valeur des actifs financiers nets des ménages, c'est-à-dire les actifs financiers moins les passifs, a progressé de 263,9 milliards de dollars, après avoir affiché la hausse la plus élevée jamais enregistrée (+448,3 milliards de dollars) au troisième trimestre.

Au quatrième trimestre, la valeur des actifs non financiers a reculé pour un deuxième trimestre consécutif, la valeur des biens immobiliers ayant enregistré une nouvelle baisse. Parallèlement, le ratio des actifs financiers aux actifs non financiers a atteint son plus haut niveau (120,7 %) en plus de 20 ans; la valeur des actifs financiers a dépassé celle des actifs non financiers au quatrième trimestre de 2023, et l'écart s'est creusé depuis ce trimestre.

Points saillants

Le produit intérieur brut (PIB) réel a diminué de 0,2 % au quatrième trimestre de 2025, après avoir augmenté de 0,6 % au troisième trimestre. La demande finale a été soutenue au quatrième trimestre, ayant affiché une croissance de 0,6 % dans un contexte d'appréciation du dollar canadien. Dans l'ensemble, le PIB réel a progressé de 1,7 % en 2025, ce qui représente sa plus faible croissance annuelle depuis la baisse observée en 2020. Le recul des exportations, en particulier vers les États-Unis, a le plus contribué à la hausse moins prononcée du PIB en 2025.

La Banque du Canada a abaissé son taux directeur de 0,25 point de pourcentage en octobre pour le faire passer à 2,25 %; il s'agissait de la quatrième réduction du taux enregistrée en 2025. Malgré des taux d'intérêt plus avantageux, les attentes des consommateurs se sont légèrement détériorées au quatrième trimestre, alors que les préoccupations concernant les prix élevés et les conditions du marché du travail ont persisté.

Le taux d'épargne des ménages a diminué au quatrième trimestre pour se situer à 4,4 %, la croissance du revenu disponible ayant été inférieure à celle des dépenses des ménages. Les marchés boursiers canadiens se sont bien comportés en 2025 : la Bourse de Toronto a dépassé son équivalent américain, et la situation financière des ménages s'est améliorée, puisque leur ratio d'endettement et leur ratio du service de la dette ont tous deux baissé.

L'activité d'emprunt de l'administration publique fédérale a été élevée en 2025 et elle a été associée à un niveau record de la demande des investisseurs non résidents pour les obligations fédérales au quatrième trimestre.

Graphique 1  Graphique 1: Variation de la valeur nette des ménages, selon la composante
Variation de la valeur nette des ménages, selon la composante

Le taux d'épargne des ménages recule malgré l'investissement important en actions

Le taux d'épargne des ménages (données désaisonnalisées) a diminué au quatrième trimestre de 2025 pour s'établir à 4,4 %, la croissance du revenu disponible (+0,6 %) ayant été inférieure à celle des dépenses nominales (+1,2 %). L'épargne peut servir à acquérir des actifs ou à réduire le passif. Le réinvestissement important des bénéfices à la fin de l'année a fait en sorte que la valeur des achats nets de parts de fonds communs de placement a atteint un sommet de 96,2 milliards de dollars au quatrième trimestre. Parallèlement, les ventes brutes ont dépassé les rachats bruts. Les ménages ont acheté pour 22,3 milliards de dollars de devises et de dépôts au quatrième trimestre, ce qui a clôturé une année de croissance relativement faible (+1,9 %) à ce chapitre. À titre de comparaison, de 2021 à 2024, la valeur des devises et des dépôts des ménages a augmenté en moyenne de 6,4 % par année.

La valeur des biens immobiliers résidentiels recule légèrement en raison du ralentissement de l'activité de vente

La valeur des biens immobiliers résidentiels des ménages a affiché une légère baisse de 0,4 % au quatrième trimestre de 2025 pour s'établir à 8 450,6 milliards de dollars, clôturant l'année à un niveau inférieur de 0,2 % à celui enregistré à la fin de l'année 2024. En ce qui concerne l'activité sur le marché, la valeur des ventes au quatrième trimestre de 2025 a été inférieure de 8,9 % à celle observée au quatrième trimestre de 2024. La valeur des biens immobiliers exprimée en proportion du revenu disponible des ménages a reculé pour se situer à 479,5 % au quatrième trimestre de 2025, en baisse pour un septième trimestre consécutif, la croissance du revenu s'étant produite dans un contexte de baisse des évaluations des biens immobiliers.

En dollars réels (données désaisonnalisées), l'investissement dans le secteur résidentiel a reculé au quatrième trimestre, en partie en raison de la réduction des coûts de transfert de propriété (-2,4 %). Malgré la baisse enregistrée au quatrième trimestre, en 2025, l'investissement résidentiel des entreprises a augmenté d'une année à l'autre pour la première fois depuis 2021, la construction de logements neufs et les rénovations ayant progressé et les coûts de transfert de propriété ayant diminué.

L'emprunt des ménages diminue sous l'effet du ralentissement de l'activité liée au crédit à la consommation

Sur une base désaisonnalisée, l'activité d'emprunt des ménages sur le marché du crédit (crédit à la consommation et prêts hypothécaires et non hypothécaires) a légèrement ralenti pour s'établir à 36,2 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025. Parallèlement, la demande de prêts hypothécaires a progressé pour atteindre 28,7 milliards de dollars, tandis que la demande de dette non hypothécaire (y compris le crédit à la consommation) a reculé pour passer de 10,6 milliards de dollars au troisième trimestre à 7,5 milliards de dollars au quatrième trimestre.

En 2025, la hausse de la demande de fonds hypothécaires a porté l'emprunt hypothécaire total des ménages à 110,6 milliards de dollars, comparativement à 94,0 milliards de dollars en 2024. Parallèlement, la demande de dette non hypothécaire a ralenti en 2025, l'emprunt total s'étant établi à 30,7 milliards de dollars, comparativement à 43,5 milliards de dollars en 2024. Au cours de la même période, la demande de crédit à la consommation a diminué de 23,7 % d'une année à l'autre.

Graphique 2  Graphique 2: Dette des ménages sur le marché du crédit, flux désaisonnalisés
Dette des ménages sur le marché du crédit, flux désaisonnalisés

La croissance de la dette des ménages sur le marché du crédit dépasse celle du revenu pour un cinquième trimestre consécutif

Au quatrième trimestre de 2025, le stock désaisonnalisé de la dette des ménages sur le marché du crédit a dépassé les 3,2 billions de dollars, clôturant l'année à un niveau supérieur de 4,4 % à celui enregistré un an auparavant. Le ratio de la dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages a progressé pour un cinquième trimestre consécutif, en hausse de 0,9 point de pourcentage au quatrième trimestre de 2025 pour s'établir à 177,2 %. Autrement dit, il y avait 1,77 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages. Même si le ratio a augmenté par rapport à la fin de 2024 (174,8 %), il n'a pas atteint le niveau record enregistré au troisième trimestre de 2022 (188,2 %).

Graphique 3  Graphique 3: Dette des ménages sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible des ménages, données désaisonnalisées
Dette des ménages sur le marché du crédit par rapport au revenu disponible des ménages, données désaisonnalisées

Le fardeau du service de la dette des ménages continue de diminuer

Le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires du capital et des intérêts sur la dette sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages, s'est établi à 14,57 % au quatrième trimestre de 2025, en légère baisse par rapport au ratio de 14,61 % enregistré au trimestre précédent. Il s'agit d'une deuxième baisse trimestrielle consécutive. Les paiements d'intérêts hypothécaires (-0,6 %) ont diminué au quatrième trimestre, tandis que les paiements obligatoires du capital hypothécaire (+1,0 %) ont augmenté pour un septième trimestre consécutif. Le coût d'intérêt effectif des prêts hypothécaires (4,16 %; taux annuels) et le coût d'intérêt effectif des prêts non hypothécaires (8,44 %; taux annuels) ont tous deux reculé au quatrième trimestre.

Graphique 4  Graphique 4: Ratio du service de la dette des ménages
Ratio du service de la dette des ménages

Les émissions de titres d'emprunts publics se poursuivent

La demande de fonds de l'administration publique fédérale, qui est définie comme les émissions nettes de bons du Trésor et d'obligations ainsi que les nouveaux emprunts moins les remboursements de prêts, s'est chiffrée à 18,2 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025, en baisse par rapport à 27,7 milliards de dollars au troisième trimestre. La demande observée au quatrième trimestre était principalement constituée de la plus forte émission nette d'obligations fédérales (+47,8 milliards de dollars; dette à long terme) combinée au plus important remboursement net de bons du Trésor (-29,6 milliards de dollars; dette à court terme) depuis la première moitié de 2021. Les non-résidents ont acheté pour 33,6 milliards de dollars d'obligations fédérales au quatrième trimestre de 2025, ce qui représente leur acquisition trimestrielle la plus importante à ce jour. Parallèlement, ils ont affiché la réduction la plus marquée de leurs avoirs en effets de l'administration publique fédérale.

En 2025, l'emprunt net s'est chiffré à 126,7 milliards de dollars, et il a surtout pris la forme d'obligations. Les intérêts effectifs payés sur les passifs financiers de l'administration publique fédérale ont diminué légèrement pour s'établir à 2,88 % (taux annuels) au quatrième trimestre. Les investisseurs institutionnels, qui comprennent les fonds de pension et les fonds communs de placement, ont acheté pour 11,0 milliards de dollars d'obligations fédérales (sur une base nette) sur les marchés primaires ou secondaires au quatrième trimestre. Ils ont ainsi enregistré leur plus forte année d'acquisition à ce jour, puisqu'ils ont acheté pour 110,1 milliards de dollars d'obligations sur une base nette. À titre de comparaison, les investisseurs institutionnels ont affiché des remboursements nets d'obligations (-27,0 milliards de dollars) en 2024.

Les passifs financiers nets de l'administration publique fédérale en proportion du produit intérieur brut (PIB), qui permettent de mesurer la valeur résiduelle des passifs nominaux après déduction des actifs financiers à la valeur marchande (p. ex. prix de vente), ont légèrement augmenté au quatrième trimestre de 2025 pour atteindre 33,0 %. Parallèlement, le ratio pour les autres administrations publiques s'est établi à 15,5 %, en hausse par rapport à 14,7 % au troisième trimestre, la demande de fonds des administrations publiques provinciales s'étant chiffrée à 30,4 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025. En 2024 et en 2025, la demande de fonds sur le marché du crédit de toutes les autres administrations publiques (à l'exclusion de l'administration publique fédérale) s'est chiffrée à plus de 80 milliards de dollars.

Parallèlement, la dette brute totale des administrations publiques a franchi la barre des 100 000 $ pour atteindre 100 929 $ par habitant au quatrième trimestre de 2025; à titre de comparaison, le PIB nominal par habitant s'est établi à 78 858 $.

Graphique 5  Graphique 5: Passifs financiers nets du gouvernement en pourcentage du produit intérieur brut
Passifs financiers nets du gouvernement en pourcentage du produit intérieur brut

Le ratio d'endettement des sociétés privées non financières continue de diminuer

La demande de fonds des sociétés privées non financières s'est chiffrée à 16,5 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025. L'activité d'emprunt a surtout pris la forme de prêts non hypothécaires (+16,3 milliards de dollars) et d'obligations (+16,7 milliards de dollars). Les rachats d'actions cotées en bourse ont totalisé 17,6 milliards de dollars. Il s'agit du deuxième niveau en importance jamais enregistré, derrière celui observé au deuxième trimestre de 2023 (-22,0 milliards de dollars).

Depuis la fin de 2020, les passifs au titre de prêts non hypothécaires des sociétés privées non financières ont augmenté de 43,3 %, et ils se sont élevés à 1 030,3 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2025. Cependant, la croissance de l'économie canadienne a progressé à peu près au même rythme, le ratio d'endettement des sociétés privées non financières sur le marché du crédit en proportion du PIB s'étant établi à 72,0 % au quatrième trimestre de 2025, ce qui se situe en deçà du niveau enregistré au premier trimestre de 2021 (75,4 %). Au quatrième trimestre de 2025, le coût d'intérêt effectif des sociétés privées non financières a été presque inchangé par rapport au précédent trimestre, s'établissant à 3,88 % (taux annuels), mais il était en baisse par rapport à la fin de 2024 (4,08 %).

Parallèlement, au quatrième trimestre de 2025, le ratio d'endettement des sociétés privées non financières sur le marché du crédit en proportion des capitaux propres (valeur comptable) a reculé pour s'établir à 58,3 %. Depuis le premier trimestre de 2020, le ratio d'endettement (valeur marchande) a diminué de 39,1 points de pourcentage, les évaluations des actions ayant augmenté par rapport aux niveaux d'endettement des sociétés.

Graphique 6  Graphique 6: Demande de fonds par les sociétés privées non financières
Demande de fonds par les sociétés privées non financières

La valeur nette nationale demeure relativement stable

La valeur nette nationale, soit la somme du patrimoine national et de la position d'actif net étranger du Canada, s'est chiffrée à 19 337,6 milliards de dollars à la fin de l'année 2025. L'année 2025 a été marquée par une croissance vigoureuse au premier trimestre (+199,6 milliards de dollars) et une diminution au quatrième trimestre (-21,7 milliards de dollars). Le bilan des investissements internationaux du Canada a contribué le plus à la diminution observée au quatrième trimestre, et il a rendu compte du rendement inférieur des marchés boursiers étrangers par rapport au marché boursier canadien, qui a fait en sorte que la valeur du passif international du Canada en instruments de capitaux propres a augmenté davantage que la valeur de son actif international.

Au quatrième trimestre, le patrimoine national, défini comme la valeur totale des actifs non financiers du Canada, a augmenté (+88,3 milliards de dollars) sous l'effet de la hausse de la valeur des ressources naturelles (à l'exclusion des terrains). La valeur des réserves de minerais métalliques et non métalliques a progressé pour atteindre 614,8 milliards de dollars au quatrième trimestre, comparativement à 502,9 milliards de dollars au trimestre précédent. Cette augmentation s'explique en grande partie par la forte croissance des prix des produits de base.

Graphique 7  Graphique 7: Variation de la valeur nette nationale, selon la composante
Variation de la valeur nette nationale, selon la composante





  Note aux lecteurs

Changements apportés aux comptes financiers et du patrimoine

Les efforts visant à simplifier et à améliorer la production des comptes financiers et du patrimoine ont mené à l'adoption d'un nouveau système de compilation à compter de la présente diffusion. Ce système repose sur la même logique et les mêmes concepts de comptabilité nationale que ceux qui constituent la base du système précédent. Toutefois, les principaux aspects de la compilation ont été normalisés et simplifiés. Ce changement en arrière-plan sera à peine perceptible pour les utilisateurs, car les classifications des instruments et des secteurs et les vecteurs des séries seront inchangés. Il est néanmoins important d'entretenir les pipelines de production dans lesquels les statistiques macroéconomiques sont compilées afin de garantir l'efficacité, la flexibilité, la transparence et la qualité. La mise à jour du système a entraîné des modifications des séries chronologiques en dehors de la période de révision habituelle, qui découlent des améliorations apportées à la manière dont les données sont compilées.

Les mises à jour du processus peuvent être réparties en trois domaines généraux :

Mise à jour des classifications et de la nomenclature utilisées dans notre processus statistique

Des milliers de séries de données sont estimées et agrégées en arrière-plan. Toutefois, la nomenclature des séries et les classifications des données sources et des types d'ajustements varient selon le secteur et l'instrument. Une taxonomie plus standardisée a été introduite pour harmoniser les nomenclatures. Cette mise à jour n'a pas entraîné de révisions importantes, mais elle a permis d'améliorer la structure des données utilisées durant la compilation.

Application améliorée de méthodologies cohérentes et intégration plus uniforme des sources de données

Dans le système de compilation, l'approche adoptée pour la dérivation des opérations et des autres changements peut varier d'un secteur à l'autre. De plus, le processus d'équilibrage de la matrice est encore plus complexe en raison de la combinaison des méthodes associées à la valeur comptable et à la valeur marchande. Pour résoudre ces enjeux, une dérivation améliorée des opérations et des autres changements d'actifs a été appliquée de manière plus uniforme dans tous les secteurs, et les estimations et les ajustements de la valeur comptable et de la valeur marchande ont été séparées en couches distinctes. En outre, les principales sources de données, comme le programme des statistiques sur les titres financiers, ont été intégrées plus largement dans l'ensemble des secteurs et ont été utilisées pour estimer précisément les valeurs marchandes et les valeurs comptables, là où des coefficients de majoration globaux étaient utilisés auparavant.

Cohérence accrue entre les estimations et les données sources

Compte tenu de l'application de taxonomies, de nomenclatures et de méthodes plus cohérentes, des versions de données sources plus récentes ont été intégrées, dans certains cas, lors de la compilation initiale des bilans sectoriels. Dans la plupart des cas, cela n'a pas entraîné de changements importants et cela a permis d'établir un lien plus précis avec les données sources.

Révisions

La présente diffusion des comptes du bilan national et des flux financiers pour le quatrième trimestre de 2025 comprend des estimations révisées pour la période allant du premier trimestre de 1990 au troisième trimestre de 2025. Ces données intègrent des données nouvelles et révisées, ainsi que des données à jour sur les tendances saisonnières.

Des améliorations aux données des comptes du bilan national et des flux financiers, comme l'élaboration de renseignements détaillés sur les contreparties par secteur, seront intégrées de façon continue. Afin de faciliter cette initiative, ainsi que d'autres, il est nécessaire d'étendre la période de révision annuelle (normalement les trois années précédentes) lors de la publication des données du troisième trimestre.

Des renseignements détaillés sur les révisions du troisième trimestre de 2025 sont accessibles dans le document intitulé « Aperçu des révisions des comptes financiers et du patrimoine, 1999 à 2025 ».

Général

À moins d'indication contraire, les taux de croissance représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre au suivant, par exemple du troisième trimestre au quatrième trimestre de 2025.

À moins d'avis contraire, les renseignements sur la répartition tirés du programme Comptes économiques du secteur des ménages canadiens répartis sont ceux du trimestre précédent. Pour la présente diffusion des comptes du bilan national et des flux financiers, relative au quatrième trimestre, il s'agit du troisième trimestre de 2025.

À moins d'avis contraire, les données figurant dans la présente diffusion ne sont pas désaisonnalisées.

Comptes financiers et du patrimoine sur une base de qui à qui : certains instruments financiers

Le produit de visualisation des données « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers » a été mis à jour en fonction des données du premier trimestre de 1999 au quatrième trimestre de 2025. De plus, l'ensemble de données complet sur une base de qui à qui peut désormais être facilement téléchargé en parcourant l'onglet « Notes » et en sélectionnant le fichier souhaité sous la rubrique « Données ».

Prochaine diffusion

Les données du premier trimestre de 2026 sur les comptes du bilan national et des flux financiers seront diffusées le 12 juin.

Aperçu des comptes financiers et du patrimoine

La présente diffusion des données des comptes financiers et du patrimoine regroupe les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et les comptes des autres changements d'actifs.

Les CBN sont composés des bilans de tous les secteurs et sous-secteurs de l'économie. Les principaux secteurs sont les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, les sociétés financières, les sociétés non financières, les administrations publiques et les non-résidents. Les CBN englobent tous les actifs non financiers nationaux et toutes les créances d'actifs et de passifs financiers non réglées de tous les secteurs. Afin de permettre une meilleure interprétation des données des flux financiers, certaines séries sur les emprunts des ménages sont offertes sur une base désaisonnalisée (tableau 38-10-0238-01). Toutes les autres données ne sont pas désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées — Foire aux questions.

Les CFF permettent de mesurer les prêts et les emprunts nets par secteur en examinant les opérations financières dans l'économie. Ils fournissent une mesure de l'investissement financier net, qui correspond à la différence entre les opérations en actifs financiers et en passifs financiers (par exemple, les achats nets de titres moins les émissions nettes de titres). Les CFF fournissent également le lien entre les activités financières et non financières dans l'économie, lequel associe les estimations de l'épargne et l'acquisition de capital non financier (p. ex. l'investissement en logements neufs) aux opérations financières sous-jacentes.

Alors que les CFF enregistrent des changements dans les actifs et les passifs financiers entre l'ouverture et la fermeture du bilan associé aux transactions lors de la période de comptabilisation, la valeur des actifs et des passifs détenus par une institution peut aussi changer pour d'autres raisons. Ces autres types de changements, qu'on appelle les autres flux économiques, sont comptabilisés dans le compte des autres changements d'actifs.

Ce compte comporte deux composantes principales. La première composante principale est le compte des autres changements de volume d'actifs. Ce compte comprend les changements dans les actifs et les passifs non financiers et financiers liés à l'apparition et à la disparition économique d'actifs, les effets d'événements externes comme les guerres ou les catastrophes sur la valeur des actifs ainsi que les changements de classification et de structure des actifs. La deuxième composante principale est le compte de réévaluation, qui présente l'accumulation de gains et de pertes liés à la possession d'actifs ou de passifs non financiers et financiers revenant aux propriétaires pendant la période de comptabilisation et découlant des changements dans les évaluations aux prix du marché.

Actuellement, seul l'agrégat des autres changements d'actifs est accessible dans le Système canadien des comptes macroéconomiques; aucun renseignement sur les différentes composantes n'est accessible.

Les définitions relatives aux indicateurs financiers sont présentées dans « Indicateurs financiers des Comptes du bilan national » et dans le Glossaire du Système canadien des comptes macroéconomiques.

Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages

Les CBN pour le secteur des ménages sont répartis entre un certain nombre de dimensions socioéconomiques dans le cadre des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages. Des données sur le patrimoine et ses composantes selon le quintile de revenu, le groupe d'âge, la génération et la région peuvent être consultées dans les tableaux 36-10-0585-01, 36-10-0586-01, 36-10-0589-01 et 36-10-0590-01.

Il est possible d'en apprendre davantage sur la méthodologie utilisée pour les estimations sur le patrimoine des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages en consultant l'article intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, estimations des répartitions des actifs, des passifs et de la valeur nette, 2010 à 2025 : rapport technique sur la méthodologie et la qualité ».

Produits

Le document « Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 1999 à 2025 », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (Numéro au catalogue13-605-X), est accessible.

Il est maintenant possible de consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X).

Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, patrimoine : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X).

Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Statistiques sur les titres financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X).

Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leurs structures.

Il est également possible de consulter le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-606-G).

Il est également possible de consulter le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (Numéro au catalogue13-607-X).

Il est également possible de consulter le produit Canada : Données économiques et financières - norme spéciale de diffusion des données plus du Fonds monétaire international (Numéro au catalogue13-608-X), « Comptes des autres sociétés financières », aussi connu sous le nom « Actifs et passifs des autres sociétés financières par secteur, valeur marchande, trimestrielle » (tableau 36-10-0668-01).

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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