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Estimations de la population du Canada : régions infraprovinciales, 2025

Diffusion : 2026-01-14

Au 1er juillet 2025, la population totale des 41 régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada, les grands centres urbains comptant plus de 100 000 habitants, a atteint 31 169 100 personnes.

Après trois années marquées par une forte croissance démographique, les RMR ont connu une augmentation significativement plus lente de leur population du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025 (+1,0 %). À titre de comparaison, la population s'est accrue de 3,5 % du 1er juillet 2023 au 1er juillet 2024.

À l'échelle nationale, les estimations démographiques pour la période du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025, publiées le 24 septembre 2025, avaient permis de déterminer que la diminution du nombre de résidents non permanents était principalement à l'origine du ralentissement de la croissance de la population. Cela se reflète dans la modération de la croissance démographique dans les grands centres urbains où les résidents non permanents sont généralement plus nombreux.

Les régions hors des RMR ont également connu un accroissement démographique plus lent du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025. Les agglomérations de recensement (AR), de plus petits centres urbains ayant des populations variant entre 10 000 et 100 000 habitants, ont vu leur population augmenter à un rythme de +0,9 % au cours de cette période, tandis que les régions situées à l'extérieur des RMR et des AR ont vu leur population augmenter de +0,7 %. Un an plus tôt, ces régions avaient enregistré des taux de croissance de +2,0 % et de +1,0 %, respectivement.

Bien qu'elles soient ultérieures aux estimations annuelles de la population infraprovinciale, les plus récentes estimations de la population des provinces et des territoires pour le troisième trimestre de 2025 montrent que la population du Canada a commencé à diminuer depuis le 1er juillet 2025. Cette diminution est le résultat des changements apportés aux politiques gouvernementales concernant la migration internationale. Combiné au Plan des niveaux d'immigration 2025-2027 d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le premier de ce type à inclure des cibles d'arrivée des résidents temporaires, le taux d'accroissement démographique pourrait continuer à ralentir encore davantage ou devenir négatif dans les grands centres urbains au-delà du 1er juillet 2025.

La migration internationale a continué d'être le principal moteur de la croissance démographique de la plupart des RMR au cours de la période de 12 mois se terminant le 1er juillet 2025. Cependant, l'immigration permanente a remplacé le solde de résidents non permanents comme le principal facteur de l'accroissement de la population parmi les RMR et les AR.

Comme les plus grands centres urbains ont vu leur population croître à un rythme proche du reste du pays, le taux d'urbanisation au Canada demeure inchangé par rapport à un an plus tôt, 3 Canadiens sur 4 (74,8 %) vivant dans une RMR au 1er juillet 2025. À l'exception de la période de 2020 à 2021 — au plus fort de la pandémie de COVID-19 — c'est la première fois que le taux d'urbanisation du Canada n'a pas augmenté d'une année à l'autre depuis au moins 2001-2002, lorsque des données comparables sont devenues disponibles.

La croissance démographique ralentit dans toutes les régions métropolitaines de recensement alors que le nombre de résidents non permanents décroît

Le taux d'accroissement démographique enregistré du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025 était plus faible dans chacune des 41 RMR du Canada qu'il ne l'était un an plus tôt. Cela contraste fortement avec la période de 12 mois qui s'était terminée le 1er juillet 2024, lorsque 22 des 41 RMR avaient enregistré leurs taux d'accroissement les plus rapides depuis au moins 2001-2002 (lorsque des données comparables sont devenues disponibles).

Toutes les RMR du Canada ont connu une plus faible augmentation du nombre de résidents non permanents, et 16 d'entre elles ont affiché une diminution du nombre de résidents non permanents du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025. Cette situation concorde avec les estimations du nombre de résidents non permanents publiées pour les provinces et les territoires, qui montrent une baisse du nombre total de résidents non permanents à compter de la fin de 2024, en particulier chez les détenteurs de permis d'études.

La population de la RMR de Toronto n'a pratiquement pas changé (-992; -0,0 %) du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025. Cela contraste avec la croissance record (+269 143; +3,9 %) observée un an auparavant dans le plus grand centre urbain du Canada. Les gains provenant des naissances (+63 778) et des immigrants (+115 348) dans la RMR de Toronto ont été compensés par les pertes dues aux décès (-40 675), au solde des résidents non permanents (-44 792), au solde de l'émigration (-17 159), au solde de la migration interprovinciale (-12 698) et au solde de la migration intraprovinciale (-64 794). La perte nette de résidents non permanents a de loin le plus contribué au ralentissement de la croissance, ce qui constitue un changement marqué par rapport au gain de +228 025 résidents non permanents enregistré un an plus tôt.

Comparativement à la période précédente, les RMR de Montréal et de Vancouver ont également connu une croissance significativement plus lente, principalement en raison d'une augmentation beaucoup plus faible du nombre de résidents non permanents. La RMR de Montréal a connu un taux d'accroissement démographique de +0,5 % du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025 et a enregistré un gain net de +17 635 résidents non permanents (en baisse par rapport à un gain net de +98 757 un an plus tôt). La population de la RMR de Vancouver a également augmenté à un rythme plus lent (+0,2 %) en raison d'une perte nette de 10 098 résidents non permanents, comparativement à une augmentation nette un an plus tôt (+91 573). Lors de la période précédente, les taux de croissance des RMR de Montréal (+2,4 %) et de Vancouver (+3,7 %) étaient beaucoup plus élevés.

Bien qu'en ralentissement, la croissance démographique de plusieurs RMR était tout de même élevée. Du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025, les taux de croissance à Edmonton (+3,0 %), à Moncton (+2,9 %) et à Calgary (+2,9 %) étaient les plus élevés parmi toutes les RMR. L'immigration permanente était le principal facteur de l'accroissement démographique dans ces trois RMR; l'augmentation du nombre de résidents non permanents et les gains provenant des échanges migratoires avec d'autres provinces ont également contribué de façon significative à la croissance des RMR d'Edmonton et de Calgary.

Les nouveaux immigrants s'installent de plus en plus à l'extérieur des régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Toronto

De plus en plus, les nouveaux immigrants s'installent dans des régions situées à l'extérieur des plus grands centres urbains du Canada, particulièrement au Québec et en Ontario.

Du 1er juillet 2019 au 1er juillet 2020, plus des quatre cinquièmes (83,1 %) des immigrants au Québec ont choisi de s'établir dans la RMR de Montréal, une proportion qui a diminué à moins des deux tiers (65,3 %) au cours de la période de 12 mois se terminant le 1er juillet 2025. Durant la même période de cinq ans, toutes les autres RMR, toutes les AR et les régions hors des RMR et des AR du Québec ont vu leur part annuelle de nouveaux immigrants augmenter. La plus forte augmentation a été enregistrée dans la RMR de Québec, qui a plus que doublé sa part, passant de 6,7 % à 14,7 %.

De même, la proportion de nouveaux immigrants en Ontario qui ont choisi de s'établir dans la RMR de Toronto a diminué pour passer de 76,1 % à 60,5 % au cours de la même période de cinq ans. En revanche, toutes les autres RMR, toutes les AR sauf deux (25 sur 27), et les régions situées à l'extérieur des RMR et des AR de l'Ontario ont accueilli une proportion accrue de nouveaux immigrants dans la province. La partie ontarienne de la RMR d'Ottawa–Gatineau a connu la plus forte augmentation, étant le lieu d'établissement de 12,5 % des nouveaux immigrants de la province en 2024-2025, comparativement à 6,4 % cinq ans plus tôt.

Les régions métropolitaines de recensement d'Edmonton et de Calgary demeurent les principales destinations pour les migrants interprovinciaux

Du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025, les trois plus grandes RMR du Canada ont chacune enregistré des pertes nettes dues aux échanges migratoires avec d'autres provinces. Les pertes ont cependant été moins prononcées dans la RMR de Toronto (-12 698) qu'un an plus tôt (-25 740). Les RMR de Montréal (-6 114) et de Vancouver (-4 656) ont également enregistré des pertes nettes du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025. À Vancouver, il s'agit d'une deuxième année consécutive de pertes, et celles-ci surviennent après une période de 10 ans au cours de laquelle la RMR avait systématiquement enregistré des gains nets provenant de la migration interprovinciale.

En revanche, pour la troisième année consécutive, les gains nets les plus importants liés à la migration interprovinciale parmi les RMR ont été observés à Edmonton (+11 742) et à Calgary (+11 195). Bien que ces gains aient été plus modestes que ceux affichés un an plus tôt, ils demeurent parmi les plus élevés enregistrés par des RMR depuis au moins 2001-2002.

Dans les provinces de l'Atlantique, les grands centres urbains avaient observé des gains plus élevés liés à la migration interprovinciale depuis 2018-2019, mais ceux-ci sont en baisse ou sont devenus des pertes nettes selon les données les plus récentes. Du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025, les RMR de St. John's (-716), Halifax (+1 098), Moncton (-363), Saint John (+82) et Fredericton (-290) ont chacune enregistré leurs niveaux les plus bas en au moins quatre ans.

Les trois plus grands centres urbains continuent de connaître des pertes importantes vers d'autres régions de leur province

Du 1er juillet 2024 au 1er juillet 2025, la RMR de Toronto a enregistré une perte nette de -64 794 personnes en raison des échanges avec le reste de l'Ontario. Les RMR de Montréal (-22 748) et de Vancouver (-16 166) ont également enregistré des pertes nettes dans le cadre de leurs échanges avec le reste de leurs provinces respectives.

Ces pertes nettes sont semblables à celles affichées un an plus tôt pour les trois plus grandes RMR et sont inférieures aux niveaux enregistrés au plus fort de la pandémie. Toutefois, elles sont demeurées supérieures aux pertes les plus importantes enregistrées avant la pandémie. En revanche, au cours de la période de 12 mois se terminant le 1er juillet 2025, les régions situées à l'extérieur des RMR et des AR dans toutes les provinces ont continué de voir des gains plus importants grâce aux échanges avec des régions urbaines de leurs provinces, en faisant même de ce facteur le principal ayant contribué à la croissance dans ces régions au Québec et en Ontario. Cela pourrait témoigner d'une poursuite de l'étalement urbain et d'un attrait soutenu des régions rurales dans ces provinces.

  Note aux lecteurs

La présente diffusion inclut les estimations postcensitaires provisoires de la population pour les régions métropolitaines de recensement, les agglomérations de recensement, les divisions de recensement, les subdivisions de recensement et les régions économiques selon l'âge et le genre au 1er juillet 2025. Des estimations révisées au 1er juillet, pour les années 2021 à 2024, sont également disponibles. Consultez l'onglet Tableaux pour obtenir plus d'information.

Les estimations diffusées aujourd'hui sont fondées sur les chiffres du Recensement de la population de 2021, rajustés pour tenir compte du sous-dénombrement net du recensement et des réserves et établissements partiellement dénombrés, auxquels sont ajoutées les estimations de l'accroissement démographique pour la période allant du 11 mai 2021 à la date de l'estimation. Ces estimations sont fondées sur la Classification géographique type de 2021.

La période annuelle de référence est comprise entre le 1er juillet d'une année donnée et le 1er juillet de l'année suivante. Ainsi, 2024-2025 réfère à la période comprise entre le 1er juillet 2024 et le 1er juillet 2025.

Définitions

Agglomération de recensement (AR) désigne une région formée d'une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d'un centre de population (aussi appelé le noyau). Le noyau d'une AR doit compter au moins 10 000 habitants selon les données du Programme du Recensement de la population précédent. Pour être incluses dans une AR, les autres municipalités adjacentes doivent avoir un degré d'intégration élevé avec le noyau, lequel est déterminé par le pourcentage de navetteurs (déplacement domicile-lieu de travail) établi d'après les données du Programme du recensement précédent sur le lieu de travail.

Immigrant désigne une personne qui est un résident permanent (immigrant reçu). Il s'agit d'une personne à qui les autorités de l'immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Les personnes nées à l'étranger d'un parent canadien ne sont pas des immigrantes et sont plutôt incluses dans la composante des émigrants de retour.

Migration internationale représente l'ensemble des déplacements de la population entre le Canada et l'étranger, accompagnés d'un changement de lieu habituel de résidence. On distingue à cet égard les immigrants, les émigrants, les émigrants de retour ainsi que le solde des résidents non permanents.

Migration interprovinciale représente l'ensemble des déplacements des personnes d'une province ou d'un territoire vers un autre, accompagnés d'un changement de lieu habituel de résidence. Une personne qui effectue un tel déplacement sera un sortant pour sa province ou son territoire d'origine et un entrant pour sa province ou son territoire de destination.

Migration intraprovinciale représente l'ensemble des déplacements des personnes d'une région vers une autre à l'intérieur de la même province ou du même territoire, accompagnés d'un changement de lieu habituel de résidence. Une personne qui effectue un tel déplacement sera un sortant pour sa région d'origine et un entrant pour sa région de destination.

Région métropolitaine de recensement (RMR) désigne une région formée d'une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d'un centre de population (aussi appelé le noyau). Une RMR doit avoir une population totale d'au moins 100 000 habitants et son noyau doit compter au moins 50 000 habitants. Pour être incluses dans une RMR, les autres municipalités adjacentes doivent avoir un degré d'intégration élevé avec le noyau, lequel est déterminé par le pourcentage de navetteurs établi d'après les données du recensement sur le lieu de travail.

Résident non permanent désigne une personne d'un autre pays dont le lieu de résidence habituel est le Canada et 1) qui a demandé le statut de réfugié (demandeurs d'asile, personnes protégées et groupes apparentés) ou 2) qui est titulaire d'un permis de travail, d'un permis d'études ou d'un permis de séjour temporaire. Les membres de la famille vivant avec des titulaires de permis sont également inclus, sauf si ces membres de la famille sont déjà citoyens canadiens, immigrants reçus (ou résidents permanents) ou résidents non permanents eux-mêmes.

Solde des résidents non permanents représente la variation du nombre de résidents non permanents entre deux dates. Il est calculé en faisant la différence entre les résidents non permanents entrants et sortants entre deux dates pour une région donnée.

Taux désigne le rapport du nombre d'événements estimés de l'année (t, t+1) à la moyenne des populations de début et de fin de période. À cet égard, on retrouve par exemple les taux de natalité, de mortalité, d'immigration.

Remerciements

Le Programme des estimations démographiques de Statistique Canada est reconnaissant du partenariat continu avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui contribue grandement à l'obtention d'une estimation précise des immigrants permanents et temporaires, ainsi que du soutien permanent d'IRCC.

Produits

La publication Guide technique des estimations démographiques à Statistique Canada (Numéro au catalogue91-528-X) fournit des descriptions détaillées des sources de données et des méthodes les plus à jour utilisées par le Centre de démographie de Statistique Canada pour produire des estimations démographiques dans le cadre du Programme des estimations démographiques.

Il est également possible de consulter les produits suivants dans le cadre de la série Statistique Canada ― Produits de visualisation des données (Numéro au catalogue71-607-X) :

« Estimations démographiques annuelles, régions métropolitaines de recensement et agglomérations de recensement : tableau de bord interactif »;

« Estimations démographiques annuelles, divisions de recensement : tableau de bord interactif »;

« Estimations démographiques annuelles, régions économiques : tableau de bord interactif »;

« Estimations démographiques annuelles, régions rurales et petites villes et régions urbaines fonctionnelles : tableau de bord interactif ».

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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