Espérance de vie ajustée sur la santé au Canada : tendances récentes à la naissance et à l'âge de 65 ans, 2019, 2020 et 2023
Diffusion : 2026-01-09
L'espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS) fournit une mesure de la longévité et de l'état de santé de la population canadienne, offrant ainsi un portrait plus complet de la santé de la population que l'espérance de vie à elle seule. Des estimations sont maintenant accessibles pour 2019, 2020 et 2023. Les résultats montrent que, en 2023, l'EVAS à la naissance était de 66,9 ans, soit près de deux ans de moins qu'en 2019 et 2020. En 2023, l'EVAS à l'âge de 65 ans était de 15,3 ans et est demeurée relativement stable depuis 2019.
Comprendre l'espérance de vie ajustée sur la santé en tant que mesure de la qualité de vie liée à la santé
La santé de la population ne se mesure pas seulement selon la longévité, mais également en fonction de la qualité de vie. La qualité de vie englobe plusieurs dimensions du bien-être, dont la satisfaction à l'égard de la vie, le sentiment d'avoir un sens et un but dans la vie, la prospérité, l'environnement, la société, la saine gouvernance et la santé. L'espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS) est un indicateur normalisé servant à mesurer la qualité de vie liée à la santé.
L'espérance de vie représente le nombre moyen d'années qu'une personne peut s'attendre à vivre, en fonction des taux de décès actuels selon l'âge et le sexe. Il s'agit de l'un des indicateurs de santé de la population le plus couramment utilisés.
L'EVAS peaufine cette mesure et reflète le nombre d'années en bonne santé qu'une personne devrait vivre, compte tenu de son espérance de vie et de son état de santé actuel. Elle comprend les scores de l'indice de l'état de santé de niveau 3 (IES3) de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, une mesure sommaire de l'état de santé et de la qualité de vie liée à la santé selon huit attributs du fonctionnement (vision, ouïe, parole, mobilité, dextérité, émotions, cognition et douleur). Les valeurs de l'IES3 s'échelonnent de -0,36 (état pire que la mort) à 1,00 (une parfaite santé) et une valeur de 0 représente la mort.
L'EVAS est mesurée à deux étapes importantes de la vie. À la naissance, où elle représente le nombre moyen d'années qu'un nouveau-né devrait vivre en bonne santé. À l'âge de 65 ans, où elle représente le nombre prévu d'années restantes en bonne santé des adultes plus âgés, ce qui en fait un indicateur utile du vieillissement et de la qualité de vie plus tard dans la vie.
Un recul de l'EVAS peut découler de réductions de l'espérance de vie, de déclins de l'état de santé (IES3) ou d'une combinaison de ces deux facteurs.
Interruption des progrès à long terme de l'espérance de vie ajustée sur la santé ces dernières années
L'EVAS au Canada s'est continuellement améliorée au début des années 2000 (graphique 1) sous l'effet des progrès sur le plan de la longévité et de la santé globale de la population canadienne. De la période de 2000 à 2002 à celle de 2010 à 2012, l'EVAS à la naissance s'est accrue de près de deux ans pour atteindre un sommet de 70,4 ans, tandis que l'EVAS à l'âge de 65 ans a progressé plus graduellement pour afficher une hausse de 1,5 an. Toutefois, les données publiées aujourd'hui révèlent que ces progrès ne se sont pas maintenus. En 2023, l'EVAS à la naissance avait diminué pour s'établir à 66,9 ans, en baisse de 3,5 ans depuis son sommet atteint à la période de 2010 à 2012, effaçant ainsi plus d'une décennie de progrès.
L'EVAS à l'âge de 65 ans est demeurée stable, s'établissant à 15,2 ans en 2019 et à 15,1 ans en 2020. En 2023, l'EVAS à l'âge de 65 ans a atteint 15,3 ans, soit un niveau comparable à ceux observés avant la pandémie. Même si ces résultats laissent entendre que les progrès de l'EVAS à l'âge de 65 ans se sont maintenus, les estimations devraient être interprétées dans le contexte de la pandémie. Les tendances uniques en matière d'état de santé et de mortalité chez les personnes âgées pendant cette période, en particulier celles vivant dans des établissements de soins de longue durée, peuvent expliquer la stabilité de l'EVAS à l'âge de 65 ans.
Les tendances nationales et internationales peuvent fournir un contexte supplémentaire. L'Organisation mondiale de la Santé (lien en anglais seulement) a indiqué une diminution de l'espérance de vie en bonne santé à l'échelle mondiale pendant et après la pandémie, dont une baisse de 1,6 an à la naissance et de 1,1 an à l'âge de 60 ans au cours de la période de 2019 à 2021. Au Canada, le recul de l'espérance de vie observé après la pandémie a coïncidé avec une détérioration de l'état de santé autodéclaré jusqu'en 2023. L'EVAS peut refléter l'incidence combinée de ces changements, offrant un aperçu des tendances observées selon les groupes d'âge.
Les femmes vivent plus longtemps, mais les hommes passent une plus grande partie de leur vie en bonne santé
Les femmes canadiennes vivent systématiquement plus longtemps que les hommes, et passent donc davantage d'années en bonne santé que les hommes, selon les mesures de l'espérance de vie et de l'EVAS. Cependant, comme elles vivent plus longtemps dans l'ensemble, les femmes passent un plus grand nombre d'années en mauvaise santé que les hommes, et vivent une moins grande partie de leur vie en bonne santé.
En 2023, à la naissance, les filles avaient une espérance de vie de 84,0 ans et une EVAS de 67,7 ans. À titre de comparaison, les garçons avaient une espérance de vie de 79,6 ans et une EVAS de 66,4 ans, ce qui représente un écart de 4,4 ans pour l'espérance de vie totale et de 1,3 an pour l'espérance de vie en bonne santé. De 2019 à 2023, l'EVAS à la naissance a diminué de 1,9 an chez les femmes et de 1,7 an chez les hommes.
En 2023, à l'âge de 65 ans, les femmes pouvaient s'attendre à vivre encore 22,3 ans, dont 15,8 ans en bonne santé. Les hommes de 65 ans avaient une espérance de vie restante de 19,7 ans et une EVAS de 14,7 ans. Ainsi, les Canadiennes vivent 2,6 ans de plus dans l'ensemble et passent 1,1 an de plus en santé que les hommes. Toutefois, les femmes vivent également 6,5 ans de plus avec des restrictions en raison de leur état de santé après l'âge de 65 ans, comparativement à 5,0 ans de plus chez les hommes.
Bien que les femmes vivent plus longtemps à la fois en ce qui concerne les années totales et les années en bonne santé, les hommes passent une plus grande partie de leur vie en bonne santé. À la naissance, une fille peut s'attendre à vivre 81 % de sa vie en bonne santé, comparativement à 83 % pour un garçon. À l'âge de 65 ans, la proportion restante d'années de vie en bonne santé diminue pour s'établir à 71 % chez les femmes et à 75 % chez les hommes.
Alors que l'espérance de vie a augmenté au cours des deux dernières décennies tant chez les hommes que chez les femmes, il y a peu de preuves d'une compression de la morbidité. Idéalement, une augmentation de l'espérance de vie s'accompagnerait de gains équivalents ou supérieurs en années vécues en bonne santé, mais cela n'a pas été le cas. Les augmentations de l'espérance de vie à la naissance ne sont pas accompagnées de hausses correspondantes du nombre d'années en bonne santé, réduisant ainsi la proportion de la vie passée en bonne santé. À l'âge de 65 ans, la population canadienne a gagné des années de vie supplémentaires, mais celles-ci comprennent des années en bonne santé et des années en mauvaise santé, ce qui a entraîné une légère amélioration du pourcentage de temps passé en bonne santé plus tard dans la vie.
Des disparités socioéconomiques en matière d'espérance de vie ajustée sur la santé sont présentes tout au long de la vie
L'EVAS, aussi bien à la naissance qu'à l'âge de 65 ans, continue de varier en fonction du revenu. Au Canada, les hommes et les femmes appartenant à des quintiles de revenu supérieurs vivent généralement plus longtemps en bonne santé que ceux et celles appartenant à des quintiles de revenu inférieurs.
L'EVAS à la naissance a diminué d'environ trois ans pour tous les quintiles de revenu au cours de la période de 2019 à 2023 (graphique 2). En 2023, les estimations variaient de 61,9 ans chez les personnes appartenant au quintile de revenu le plus bas à 70,0 ans chez celles appartenant au quintile de revenu le plus élevé. Cet écart de 8,1 ans est semblable aux écarts observés en 2019 (8,3 ans) et en 2020 (8,1 ans), et légèrement plus grand que celui enregistré de 2015 à 2017 (7,8 ans).
L'EVAS à l'âge de 65 ans a diminué d'environ un an pour tous les quintiles de revenu de 2019 à 2023 (graphique 3). En 2023, les estimations variaient de 13,6 ans chez les personnes appartenant au quintile de revenu le plus bas à 16,0 ans chez celles appartenant au quintile de revenu le plus élevé. Cet écart de 2,4 ans est légèrement plus petit que ceux enregistrés en 2020 (2,7 ans), en 2019 (2,8 ans) et de 2015 à 2017 (2,8 ans).
L'espérance de vie ajustée sur la santé varie selon les provinces et les territoires
L'EVAS à la naissance (graphique 4) a diminué dans la plupart des provinces de 2019 à 2020. Les baisses les plus marquées ont été observées en Alberta (-1,2 an) et au Manitoba (-0,6 an), et les plus fortes augmentations ont été enregistrées au Nouveau-Brunswick (+1,7 an) et en Nouvelle-Écosse (+0,9 an). De 2020 à 2023, l'EVAS à la naissance a reculé dans l'ensemble des provinces. Le Nouveau-Brunswick (-4,1 ans) a affiché la plus forte diminution et l'Alberta (-0,6 an), la plus faible. Le Québec a conservé l'EVAS à la naissance la plus élevée au cours des trois années, atteignant 70,4 ans en 2023, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador a affiché 63,0 ans cette année-là. Parmi les territoires, le Nunavut a enregistré l'EVAS à la naissance la plus faible pour la période combinée de 2019 à 2020 (61,6 ans).
De 2019 à 2020, les provinces ont généralement affiché de faibles variations de l'EVAS à l'âge de 65 ans (graphique 5). Terre-Neuve-et-Labrador (+0,6 an) a enregistré la plus forte augmentation au cours de cette période. De 2020 à 2023, les diminutions les plus importantes ont été observées au Nouveau-Brunswick (-1,2 an) et à Terre-Neuve-et-Labrador (-1,1 an), tandis que les augmentations les plus importantes ont été enregistrées au Québec (+0,8 an) et en Alberta (+0,6 an). En 2023, l'EVAS à l'âge de 65 ans était la plus élevée au Québec (16,0 ans) et la plus faible à Terre-Neuve-et-Labrador (13,4 ans). Parmi les territoires, le Nunavut a enregistré l'EVAS à l'âge de 65 ans la plus faible pour la période combinée de 2019 à 2020 (13,1 ans).
Regard vers l'avenir
Alors que le Canada continue de se remettre des répercussions directes et indirectes de la pandémie, les estimations futures de l'EVAS peuvent donner un aperçu de l'évolution de l'état de santé de la population canadienne au fil du temps. Des données supplémentaires pour les territoires sont essentielles afin de brosser un portrait national plus complet. L'analyse continue permettra de mieux comprendre les facteurs à l'origine de ces tendances, notamment l'accès aux soins de santé, les problèmes de santé chroniques et les déterminants plus vastes de la santé, comme le niveau de scolarité, le logement et le soutien social. Un autre domaine important pour les futures recherches est d'avoir une compréhension à jour et complète de l'indice de l'état de santé de la population vivant en établissement et d'examiner les répercussions particulières de la pandémie sur ce groupe de personnes. Ensemble, ces travaux peuvent aider à cerner les disparités émergentes en matière de santé et à orienter les efforts visant à améliorer à la fois la durée et la qualité de vie de la population canadienne.
Note aux lecteurs
La qualité de vie est définie en fonction du Cadre de qualité de vie pour le Canada de Statistique Canada. Pour de plus amples renseignements, consultez le Cadre de qualité de vie pour le Canada et accédez aux plus récentes diffusions, aux publications de données et aux documents de référence sur les mesures subjectives et objectives du bien-être.
Les estimations de l'espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS) s'appuient sur les données sur l'espérance de vie de la Base canadienne de données de l'état civil – Naissance et de la Base canadienne de données de l'état civil – Décès, sur les scores de l'indice de l'état de santé de niveau 3 (IES3) obtenus dans le cadre de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) et de l'Enquête nationale sur la santé de la population pour la population vivant en établissement, et sur les chiffres de population du Recensement de la population. Pour obtenir plus de renseignements, voir Indicateur de qualité de vie : Espérance de vie ajustée sur la santé.
L'EVAS est calculée à l'aide de la méthode de Sullivan, qui combine les tables de mortalité générées grâce à la méthodologie interne de Statistique Canada et selon les scores de l'IES3. Les scores multi-attributs de l'IES3 proviennent des réponses aux enquêtes selon la méthodologie décrite par Feeny et coll., 2002 (lien en anglais seulement). Pour chaque sexe, groupe d'âge et région, les années-personnes vécues de la table de mortalité sont multipliées par le score moyen correspondant de l'IES3 pour générer les années de vie pondérées selon la qualité de vie. Ces valeurs pondérées selon la qualité de vie sont ensuite additionnées pour tous les âges subséquents afin d'estimer le total des années ajustées restantes sur la santé. Enfin, ce total est divisé par le nombre de survivants dans le groupe d'âge afin d'établir l'EVAS.
À compter de 2019, une méthodologie mise à jour a été utilisée pour calculer l'espérance de vie, comparativement au tableau archivé 13-10-0370-01. Des tables de mortalité ont été produites à l'aide de méthodes révisées, notamment un facteur de séparation mis à jour et une estimation plus prudente du « nombre d'années vécues » (Lx). La validation a montré une incidence minime sur les estimations antérieures de l'espérance de vie et de l'EVAS, assurant la continuité de la série chronologique et la comparabilité entre les années.
La population à domicile et la population vivant en établissement sont toutes deux incluses dans les estimations de l'EVAS. Les scores de l'IES3 pour la population à domicile sont tirés de l'ESCC, tandis que les estimations sur l'état de santé des personnes vivant en établissement sont fondées sur les données de l'ENSP de 1994-1995, stratifiées selon l'âge, le sexe et la région. Ces estimations sont pondérées à l'aide des proportions mises à jour de la population vivant en établissement afin de rendre compte de la répartition entre les groupes démographiques. Comme les données sur l'IES3 pour les personnes vivant en établissement et désagrégées selon le revenu ne sont pas disponibles, une seule estimation est appliquée à tous les groupes de revenu pour cette population.
La population vivant en établissement désigne les personnes vivant dans des logements collectifs institutionnels, dont les hôpitaux, les établissements de soins infirmiers, les établissements mixtes de soins infirmiers et résidences pour personnes âgées, les établissements de soins pour bénéficiaires internes (comme les foyers collectifs pour personnes ayant une incapacité ou une dépendance), les refuges et les établissements correctionnels et de détention.
Les proportions de la population vivant en établissement pour les estimations de l'EVAS de 2019 et de 2020 reposent sur le Recensement de 2016 afin de mieux refléter les conditions dans les logements collectifs avant la pandémie de COVID-19. La taille et la composition de la population vivant en établissement différaient grandement entre le Recensement de 2016 et celui de 2021, en particulier pour les groupes plus âgés. Toutes les autres composantes (revenu et estimations de population) étaient fondées sur le Recensement de 2021. Les lecteurs doivent noter que le Recensement de 2021 reflète les structures de population en 2021 et peut ne pas représenter pleinement les conditions en 2023. Ces contextes doivent être pris en compte lors de l'interprétation des résultats. Pour obtenir plus de renseignements sur les méthodes de collecte du Recensement de 2021 dans les logements collectifs, veuillez consulter le Guide de référence sur les types de logements, Recensement de la population, 2021.
Les estimations de l'EVAS se limitent actuellement aux années de référence pour lesquelles suffisamment de données sur l'IES3 sont disponibles à partir de l'ESCC. Ainsi, les rapports se limitent aux périodes sélectionnées qui correspondent à la disponibilité des données sur l'indice de l'état de santé.
Les quintiles de revenu reposent sur la variable QABTIPPE, une mesure fondée sur la région provenant du Fichier de conversion des codes postaux plus (FCCP+). La variable QABTIPPE attribue des aires de diffusion aux quintiles de revenu à l'aide du revenu médian des ménages avant impôt tiré du recensement, puis elle les applique aux personnes au moyen de leur code postal. Comme il s'agit d'une mesure du revenu au niveau du quartier, elle peut ne pas représenter le revenu de chaque ménage. Les données désagrégées par période, âge, sexe, province ou territoire et revenu sont présentées telles quelles, sans correction pour tenir compte de facteurs de confusion potentiels.
Les estimations de l'EVAS reposent sur des données d'enquête et sont sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Les intervalles de confiance (95 %) sont disponibles dans les tableaux de données connexes (tableau 13-10-0370-01 [2000 à 2017] et tableau 13-10-0971-01 [2019 à 2023]).
Le sexe est assigné à la naissance en fonction du système reproducteur d'une personne et d'autres caractéristiques physiques. Le genre réfère à l'identité personnelle et sociale d'une personne en tant qu'homme, femme ou personne non binaire. La variable sur le sexe pour les années de recensement antérieures à 2021 et la variable sur le genre à deux catégories dans le Recensement de 2021 sont incluses ensemble dans les tableaux et les analyses. Bien que le sexe et le genre soient deux concepts différents, l'introduction du concept de genre ne devrait pas avoir d'incidence significative sur l'analyse et la comparabilité historique des données, compte tenu de la petite taille de la population transgenre et de la population non binaire. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le Guide de référence sur l'âge, le sexe à la naissance et le genre, Recensement de la population, 2021.
La compression de la morbidité désigne une augmentation de l'espérance de vie et de la proportion de la vie passée en bonne ou en excellente santé.
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