Enquête sur la couverture de l'assurance-emploi, 2024
Diffusion : 2025-10-29
En 2024, en moyenne, 1,4 million de Canadiens étaient au chômage à un moment ou à un autre pendant l'année et près des deux tiers de ces personnes (886 000 ou 64,5 %) avaient cotisé au programme d'assurance-emploi au cours des 12 mois précédents. Ce taux de cotisation était légèrement inférieur à celui affiché en 2023 (66,0 %) et supérieur à la moyenne enregistrée de 2017 à 2019 (62,8 %).
Ces données proviennent de l'Enquête sur la couverture de l'assurance-emploi (ECAE) de 2024, qui donnent un aperçu des personnes qui ont accès aux prestations régulières d'assurance-emploi et des raisons pour lesquelles certaines personnes pourraient ne pas avoir accès aux prestations. L'enquête porte également sur le recours par les parents canadiens aux prestations de maternité et aux prestations parentales offertes dans le cadre du programme d'assurance-emploi. Toutes ces prestations offrent un soutien de revenu temporaire pendant que les gens ne travaillent pas.
Pour être admissible aux prestations régulières d'assurance-emploi, il faut avoir cotisé au programme d'assurance-emploi, avoir un motif de cessation d'emploi valable (par exemple avoir été mis à pied ou avoir démissionné pour un motif valable) et avoir accumulé suffisamment d'heures assurables (voir l'infographie « Couverture de l'assurance-emploi et admissibilité en 2024 »).
Le taux d'admissibilité à l'assurance-emploi représente le nombre de personnes qui avaient accumulé suffisamment d'heures assurables pour toucher des prestations régulières de l'assurance-emploi (lequel nombre est exprimé en proportion de tous les chômeurs en 2024), qui avaient cotisé à l'assurance-emploi et qui avaient un motif de cessation d'emploi valable (par exemple, avoir été mis à pied ou avoir démissionné pour un motif valable).
En 2024, le taux d'admissibilité s'est établi à 83,1 %, ce qui était inchangé par rapport à 2023, mais légèrement inférieur à la moyenne de 84,7 % enregistrée de 2017 à 2019, avant la pandémie de COVID-19.
Le taux d'admissibilité des répondants qui étaient des employés rémunérés à temps plein dans le cadre de leur dernier emploi était de 93,8 %, alors qu'il était de 41,6 % pour les employés rémunérés à temps partiel. En 2023, ces taux étaient de 91,9 % et de 43,9 %, respectivement.
Les taux d'admissibilité à l'assurance-emploi étaient les plus élevés dans les provinces de l'Atlantique
En 2024, les taux d'admissibilité aux prestations régulières d'assurance-emploi étaient les plus élevés dans les provinces de l'Atlantique (93,1 %). Ils étaient également en légère hausse par rapport à 2023 (91,9 %).
À titre de comparaison, les taux d'admissibilité étaient les plus faibles en Saskatchewan (72,4 %) et au Manitoba (74,4 %) en 2024. En Saskatchewan (-8,1 points de pourcentage) et au Manitoba (-12,9 points de pourcentage), le taux d'admissibilité en 2024 a diminué par rapport à l'année précédente. En Alberta, le taux d'admissibilité a augmenté de 11,1 points de pourcentage par rapport à 2023 pour s'établir à 85,8 % en 2024.
Les taux d'admissibilité ont diminué chez les jeunes pour une deuxième année consécutive
Chez les jeunes de 15 à 24 ans, le taux d'admissibilité à l'assurance-emploi s'est établi à 50,3 % en 2024, en baisse de 6,8 points de pourcentage par rapport à 2023 et de 14,6 points de pourcentage par rapport à 2022 (64,9 %). Le taux de cotisation chez les jeunes chômeurs a également enregistré une baisse pour passer de 61,9 % en 2023 à 48,2 % en 2024.
Le taux d'admissibilité des jeunes a toujours été inférieur au taux des groupes d'âge plus avancés, puisque les jeunes sont moins susceptibles d'accumuler suffisamment d'heures de travail assurables et plus susceptibles d'avoir un motif de cessation d'emploi non valable. Parmi les motifs de cessation d'emploi considérés comme non valables dans le cadre du programme d'assurance-emploi figure le départ volontaire sans motif valable (y compris le fait de quitter un emploi pour poursuivre des études).
Les taux d'admissibilité sont demeurés relativement élevés chez les travailleurs du principal groupe d'âge actif et les travailleurs âgés
En 2024, le taux d'admissibilité des chômeurs du principal groupe d'âge actif (25 à 54 ans) (89,0 %) a augmenté de 2,2 points de pourcentage par rapport à l'année précédente.
Chez les chômeurs du principal groupe d'âge actif, le taux d'admissibilité des immigrants récents (ceux admis au Canada au cours des 10 années précédentes) (84,3 %) était inférieur à celui des personnes nées au Canada (90,3 %) ou des immigrants de longue date (ceux ayant été admis au Canada 10 ans ou plus avant l'enquête) (89,1 %).
Chez les chômeurs de 55 ans et plus, le taux d'admissibilité en 2024 (93,1 %) était légèrement inférieur à celui affiché l'année précédente (95,0 %).
Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de recevoir des prestations régulières d'assurance-emploi en 2024
En 2024, le taux d'admissibilité des hommes s'est établi à 86,6 % (en baisse de 2,0 points de pourcentage par rapport à 2023) et il est demeuré supérieur au taux de 78,4 % observé pour les femmes (en hausse de 2,0 points de pourcentage).
Selon les données de l'Enquête sur la population active, il y a une plus grande représentation de femmes dans les emplois à temps partiel. Les travailleurs à temps partiel sont moins susceptibles d'avoir accumulé assez d'heures assurables avant le chômage, ce qui peut avoir contribué à réduire le taux d'admissibilité des femmes.
La durée moyenne du congé parental a augmenté de 0,6 mois par rapport à l'année précédente
En plus des prestations régulières, il existe d'autres types de prestations d'assurance-emploi, notamment les prestations de maternité et les prestations parentales. L'ECAE ne vise qu'un seul parent par ménage, habituellement les nouvelles mères, mais comporte également des questions sur les prestations que le conjoint ou le partenaire peut aussi avoir touchées.
En 2024, parmi les parents sondés ayant un enfant âgé de 18 mois ou moins (dont la grande majorité était des mères), un peu plus de 4 sur 5 (81,2 %) avaient versé des cotisations d'assurance-emploi avant la naissance ou l'adoption de leur enfant, par rapport à 78,3 % en 2023. Parmi ces parents, 92,8 % ont par la suite reçu des prestations de maternité ou des prestations parentales en 2024, un pourcentage pratiquement inchangé par rapport à 2023 (92,2 %).
Parmi les conjoints ou les partenaires des parents sondés (dont la grande majorité était des pères), 51,9 % avaient demandé ou avaient l'intention de demander des prestations parentales ou de paternité en 2024, en hausse par rapport à 49,3 % en 2023 et à 46,6 % en 2022.
La durée moyenne du congé parental a augmenté de 0,6 mois (environ 18 jours) par rapport à 2023 pour s'établir à 12,1 mois en 2024. La durée moyenne du congé des conjoints ou partenaires des parents sondés était de 9,6 semaines en 2024 (environ 2,2 mois), en légère baisse par rapport à 10,3 semaines en 2023.
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Note aux lecteurs
L'Enquête sur la couverture de l'assurance-emploi jette un éclairage sur la couverture du programme d'assurance-emploi. Elle donne un aperçu des personnes qui ont accès ou non aux prestations régulières de l'assurance-emploi ainsi qu'aux prestations de maternité et aux prestations parentales.
Pour être admissibles aux prestations régulières de l'assurance-emploi, les chômeurs doivent : a) cotiser au programme d'assurance-emploi, b) satisfaire aux critères de cessation d'emploi (c'est-à-dire avoir un motif de cessation d'emploi valable) et c) avoir accumulé suffisamment d'heures assurables au cours des 12 mois précédents.
Parmi les motifs de cessation d'emploi jugés non valables pour toucher des prestations régulières figurent, entre autres, le départ volontaire sans justification (y compris le fait de quitter un emploi pour poursuivre des études, l'insatisfaction à l'égard de l'emploi et la retraite) ou le renvoi justifié.
Le nombre de chômeurs ayant accumulé suffisamment d'heures assurables pour pouvoir toucher des prestations régulières d'assurance-emploi, exprimé en proportion des chômeurs couverts par le programme d'assurance-emploi dont l'emploi a cessé pour un motif jugé valable aux fins du programme, est connu sous le nom de « taux d'admissibilité ».
Le nombre d'heures assurables requis pour avoir droit aux prestations régulières varie d'une région à l'autre, allant de 420 à 700 heures, selon le taux de chômage de la région. Plus le taux de chômage est élevé, moins le nombre d'heures requis pour avoir droit aux prestations le sera. Le nombre d'heures assurables requis pour avoir droit aux prestations de maternité et aux prestations parentales (sauf au Québec) est de 600. L'admissibilité aux prestations du Régime québécois d'assurance parentale n'est pas fondée sur un nombre minimal d'heures assurées.
Il y a deux raisons principales de ne pas avoir cotisé à l'assurance-emploi : ne pas avoir travaillé au cours des 12 mois précédents (ce qui comprend les personnes qui n'ont jamais travaillé) et avoir un emploi non assurable (ce qui comprend la grande majorité des travailleurs autonomes).
L'enquête est menée auprès d'un sous-échantillon de répondants à l'Enquête sur la population active (EPA) quatre fois par année, soit en avril, en juillet, en novembre et en janvier. Les répondants doivent répondre à des questions sur leur situation durant la semaine de référence de l'EPA du mois précédant l'interview (mars, juin, octobre et décembre respectivement). Les estimations sont produites pour l'année de référence en faisant la moyenne des quatre cycles de l'enquête.
En 2024, l'échantillon total comptait 13 310 personnes, soit des chômeurs (tels qu'ils sont définis dans l'EPA) et d'autres personnes qui, compte tenu de leur situation récente sur le marché du travail, étaient potentiellement admissibles au programme d'assurance-emploi.
Le présent communiqué fait référence au genre de la personne. La catégorie « Hommes » comprend les hommes de même que certaines personnes non binaires, et la catégorie « Femmes » comprend les femmes de même que certaines personnes non binaires. Étant donné que la population non binaire est petite, l'agrégation des données en une variable de genre à deux catégories est nécessaire pour protéger la confidentialité des réponses fournies.
L'enquête est réalisée pour le compte d'Emploi et Développement social Canada.
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