Comptes du bilan national et des flux financiers, deuxième trimestre de 2025
Diffusion : 2025-09-11
La valeur nette des ménages augmente, portée par la vigueur des marchés boursiers
Les ménages canadiens étaient plus riches au deuxième trimestre de 2025, puisque leur valeur nette, c'est-à-dire la valeur de tous les actifs moins tous les passifs, a augmenté de plus d'un quart de billion de dollars (+257,7 milliards de dollars; +1,5 %) pour atteindre 17 877,1 milliards de dollars. Il s'agit d'une septième hausse trimestrielle consécutive. Cette accumulation de richesse s'est produite en dépit des difficultés liées aux tensions commerciales à l'échelle internationale et à l'affaiblissement de l'économie. Néanmoins, ces gains ne sont probablement pas répartis uniformément entre les ménages, étant donné que les ménages les plus riches (ceux de la tranche supérieure de 20 % de la répartition du patrimoine) détiennent presque 70 % des actifs financiers et sont, de ce fait, les mieux placés pour tirer parti des revenus de placements et des gains de réévaluation lorsque les marchés se portent bien.
La valeur des actifs financiers des ménages a progressé de 2,7 % (+291,1 milliards de dollars) au deuxième trimestre de 2025 pour se chiffrer à 11 224,5 milliards de dollars. Il s'agit d'une accélération par rapport au premier trimestre, les marchés boursiers s'étant montrés résilients malgré l'incertitude entourant la politique commerciale et une volatilité accrue. L'indice S&P 500 a affiché une hausse de 10,6 %, après avoir reculé au premier trimestre. L'indice composé S&P/TSX a quant à lui augmenté de 7,8 % au deuxième trimestre, après avoir enregistré une faible croissance (+0,8 %) au premier trimestre. La valeur des biens immobiliers résidentiels a légèrement diminué (-3,3 milliards de dollars) au deuxième trimestre, ce qui a exercé une pression à la baisse sur la croissance globale des actifs non financiers (+0,1 %).
En tenant compte des gains d'actifs, les passifs financiers des ménages, qui se composent principalement de dettes hypothécaires et non hypothécaires, ont augmenté de 46,7 milliards de dollars (+1,5 %) au deuxième trimestre de 2025.
Points saillants
Au cours du deuxième trimestre de 2025, l'économie canadienne s'est contractée de 0,4 % en termes réels (données désaisonnalisées). Cette diminution est principalement attribuable à une forte baisse des exportations de biens, de même qu'à une diminution des investissements des entreprises dans les machines et le matériel. Ces reculs ont été modérés par une accumulation rapide des stocks des entreprises, une hausse des dépenses des ménages et une baisse des importations de biens.
La Banque du Canada, qui attendait, entre autres, d'en savoir plus sur les répercussions de la politique commerciale des États-Unis, a maintenu son taux directeur à 2,75 % au cours du deuxième trimestre. Il s'agit d'un taux inchangé depuis mars 2025. Malgré des taux d'intérêt plus avantageux et l'appréciation du dollar canadien, l'incertitude économique régnait toujours. En ce qui concerne les attentes des consommateurs, les craintes de perte d'emploi sont demeurées élevées. Par ailleurs, le conflit commercial les a poussés à être de plus en plus prudents quant à leurs projets de dépenses.
Les ménages ont épargné une plus petite part de leur revenu disponible au cours du deuxième trimestre, leur consommation étant demeurée soutenue. Compte tenu de ce taux d'épargne plus faible, les ménages ont ralenti leur activité d'investissement dans les fonds communs de placement, et ils ont accumulé moins de devises et de dépôts qu'au cours des trimestres précédents. L'appétit pour les prêts hypothécaires s'est maintenu, bien qu'il se soit affaibli depuis le début de 2025, et le ratio du service de la dette a légèrement augmenté après avoir affiché cinq baisses trimestrielles consécutives.
Malgré la baisse des emprunts de l'administration publique fédérale par rapport au premier trimestre, les emprunts des administrations publiques ont été élevés au cours du deuxième trimestre, au moment où les banques à charte ont acquis un montant record d'obligations de l'administration publique fédérale. Parallèlement, la position d'actif net étranger du Canada par rapport aux États-Unis a progressé, tandis que celle du Canada par rapport au reste du monde a reculé.
Le taux d'épargne des ménages diminue et les activités d'investissement ralentissent
Le taux d'épargne des ménages (données désaisonnalisées) a diminué au deuxième trimestre de 2025 pour s'établir à 5,0 %, les dépenses des ménages (+1,2 %) s'étant accrues à un rythme plus rapide que le revenu disponible (+0,3 %). La valeur des achats nets de parts de fonds communs de placement a été considérable au deuxième trimestre, se chiffrant à 28,5 milliards de dollars. Toutefois, cela fait suite à une entrée d'une valeur combinée de 118,3 milliards de dollars au cours du quatrième trimestre de 2024 et du premier trimestre de 2025. Les ménages ont ajouté à leurs actifs 10,7 milliards de dollars en devises et dépôts canadiens au deuxième trimestre, ce qui représente la plus faible accumulation depuis le premier trimestre de 2021.
La valeur des biens immobiliers résidentiels se stabilise
La valeur des biens immobiliers résidentiels s'est établie à 8 375,9 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2025, une valeur presque inchangée par rapport au trimestre précédent. Parallèlement, le rythme de l'activité de revente a ralenti de 2,0 % sur une base désaisonnalisée. Selon l'Indice des prix des logements neufs de Statistique Canada, les prix des logements neufs ont fléchi de 0,9 % au cours des six premiers mois de 2025. Depuis le premier trimestre de 2024, la valeur des biens immobiliers résidentiels a affiché une diminution relativement faible (-0,3 %). Les capitaux propres en proportion des biens immobiliers ont baissé pour passer de 75,0 % au deuxième trimestre de 2024 à 73,7 % au deuxième trimestre de 2025, la valeur des encours de prêts hypothécaires s'étant accrue malgré une baisse de la valeur des biens.
L'activité d'emprunt des ménages ralentit une fois de plus
Au deuxième trimestre de 2025, l'activité d'emprunt des ménages sur le marché du crédit (données désaisonnalisées) a ralenti pour s'établir à 31,6 milliards de dollars, affichant un deuxième ralentissement trimestriel consécutif. Cependant, au cours des quatre derniers trimestres, les ménages ont emprunté 142,9 milliards de dollars sur le marché du crédit, comparativement à 106,1 milliards de dollars au cours de la période allant du troisième trimestre de 2023 au deuxième trimestre de 2024.
La demande de prêts hypothécaires a diminué au deuxième trimestre de 2025 pour se situer à 24,6 milliards de dollars. Il s'agit tout de même du troisième trimestre en importance à avoir été observé depuis le début de 2023 en ce qui concerne l'emprunt hypothécaire.
Quant à la demande de dette non hypothécaire (y compris le crédit à la consommation), elle a augmenté pour s'élever à 7,0 milliards de dollars, les emprunts sous forme de crédit à la consommation s'étant accrus au cours du deuxième trimestre de 2025.
La croissance de la dette des ménages sur le marché du crédit dépasse celle du revenu pour un troisième trimestre consécutif
Le stock désaisonnalisé de la dette des ménages sur le marché du crédit (crédit à la consommation, et prêts hypothécaires et non hypothécaires) a augmenté de 1,0 % au deuxième trimestre de 2025 pour dépasser les 3,1 billions de dollars, et les prêts hypothécaires ont continué de représenter près de 75 % de ce total.
Le ratio de la dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages a progressé pour un troisième trimestre consécutif, en hausse de 1,1 point de pourcentage pour passer à 174,9 % au deuxième trimestre, la dette ayant augmenté plus rapidement que le revenu. Autrement dit, il y avait 1,75 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages au deuxième trimestre, ce qui est bien inférieur au niveau record de 1,86 $ enregistré au quatrième trimestre de 2021.
Le ratio du service de la dette des ménages augmente pour la première fois en six trimestres
Au deuxième trimestre de 2025, le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires du capital et des intérêts sur la dette sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages, a légèrement augmenté pour passer de 14,37 % à 14,41 %, après avoir affiché cinq baisses trimestrielles consécutives. Les paiements d'intérêts hypothécaires se sont accrus de 0,9 % au deuxième trimestre, tandis que les paiements obligatoires du capital sont demeurés relativement inchangés par rapport au trimestre précédent. Cette situation est probablement attribuable à une certaine pression à la hausse exercée sur les frais d'intérêts en raison des renouvellements de prêts hypothécaires.
L'activité d'emprunt de l'administration publique fédérale ralentit et les acquisitions nettes d'obligations fédérales sont concentrées chez les banques à charte
La demande de fonds de l'administration publique fédérale, qui est définie comme les émissions nettes de bons du Trésor et d'obligations ainsi que les nouveaux emprunts moins les remboursements de prêts, s'est chiffrée à 36,7 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2025, en baisse par rapport à 44,3 milliards de dollars au premier trimestre. Les emprunts ont surtout pris la forme d'obligations dont les émissions nettes se sont chiffrées à 23,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, tandis que les émissions de bons du Trésor se sont établies à 14,1 milliards de dollars. Plus particulièrement, les banques à charte ont enregistré une acquisition importante d'obligations du gouvernement fédéral, la plus élevée à ce jour, après avoir déjà affiché un niveau d'acquisition record au premier trimestre de 2025. Le taux d'intérêt effectif sur la dette de l'administration publique fédérale a augmenté au deuxième trimestre pour s'établir à 3,00 % (taux annuel), après avoir diminué pendant deux trimestres consécutifs.
En ce qui concerne les autres administrations publiques, c'est au deuxième trimestre que l'on a observé la plus forte demande de fonds depuis le début de la pandémie de COVID-19. Cette demande était autant forte pour le financement à court terme que pour celui à long terme, et les emprunts étaient répartis dans l'ensemble des administrations municipales et provinciales.
Les passifs financiers nets de l'administration publique fédérale en proportion du produit intérieur brut (PIB) se sont établis à 33,3 % au deuxième trimestre, et le ratio pour les autres administrations publiques a légèrement augmenté pour s'élever à 16,3 %. La dette brute totale des administrations publiques a atteint 97 178 $ par habitant au deuxième trimestre, alors que le PIB nominal par habitant s'est établi à 76 118 $.
L'activité d'emprunt des sociétés privées non financières demeure élevée
La demande de titres d'emprunt des sociétés privées non financières sur le marché du crédit s'est établie à 43,9 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2025, ce qui représente le rythme d'emprunt le plus rapide à avoir été observé depuis le quatrième trimestre de 2021 (+73,7 milliards de dollars). L'activité d'emprunt enregistrée au cours du deuxième trimestre de 2025 a surtout pris la forme de prêts non hypothécaires (+21,7 milliards de dollars) et d'émissions d'obligations (+16,2 milliards de dollars). Par ailleurs, après 13 trimestres consécutifs de rachats d'actions cotées en bourse, les sociétés privées non financières ont enregistré de faibles émissions nettes d'actions (+0,4 milliard de dollars) au deuxième trimestre de 2025.
Malgré l'activité d'emprunt élevée, l'encours de la dette des sociétés privées non financières sur le marché du crédit a légèrement augmenté (+0,3 %) pour se chiffrer à 2 265,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, l'appréciation du dollar canadien ayant entraîné un recul de la valeur des titres d'emprunt libellés en devises étrangères : environ les deux cinquièmes des titres d'emprunt en circulation sont libellés en devises étrangères. Par ailleurs, le ratio d'endettement des sociétés privées non financières sur le marché du crédit en proportion du PIB a légèrement baissé au deuxième trimestre pour se situer à 72,2 %. Le coût d'intérêt effectif sur la dette de ce secteur a quant à lui continué de diminuer pour s'établir à 3,56 % (taux annuel).
La valeur nette nationale s'accroît légèrement
La valeur nette nationale, soit la somme du patrimoine national et de la position d'actif net étranger du Canada, s'est chiffrée à 19 123,1 milliards de dollars (+0,1 %) à la fin du deuxième trimestre de 2025. Cette croissance limitée s'explique par une légère amélioration du bilan des investissements internationaux du Canada (+42,8 milliards de dollars), la croissance de l'actif international du Canada (+1,8 %) ayant dépassé celle de son passif international (+1,7 %).
La valeur totale des actifs non financiers du Canada, aussi appelée patrimoine national, a reculé pour s'établir à 17 267,4 milliards de dollars au deuxième trimestre, après avoir affiché deux hausses trimestrielles consécutives. Au cours des quatre derniers trimestres, le patrimoine national s'est accru de 0,5 %, en partie en raison d'une hausse de 57,6 % de la valeur des stocks de l'or et des autres métaux précieux. Depuis le début de 2023, la part de ces produits par rapport au total des actifs non financiers a plus que doublé, sous l'effet de la forte demande et de l'augmentation des prix.
Regard sur le Canada et les États-Unis : la dette des sociétés
Le secteur des entreprises au Canada comprend de nombreux sous-secteurs qui couvrent à la fois les activités financières et non financières. Les sociétés privées non financières sont à l'origine d'une part importante de l'activité économique et produisent des billions de dollars de biens et de services. De plus, elles empruntent de l'argent (dans bien des cas, pour financer leurs activités), font des acquisitions et investissent en capital pour appuyer leur croissance. Ces besoins de financement sont en grande partie satisfaits par deux instruments primaires, à savoir les titres d'emprunt (p. ex. les obligations), qu'elles peuvent émettre sur les marchés financiers, et les prêts, pour lesquels un financement peut être obtenu d'un seul prêteur ou d'un groupe de prêteurs.
Les sociétés privées non financières détenaient près de 2,3 billions de dollars de dette sur le marché du crédit en 2025, dont des titres d'emprunt (0,8 billion de dollars) et des prêts contractés auprès de tiers (1,4 billion de dollars). Toutefois, ce niveau de financement ne peut pas être entièrement atteint à l'aide des sources nationales. Selon les statistiques sur les titres financiers, un peu plus de 40 % de toutes les obligations de sociétés non financières en circulation au deuxième trimestre étaient libellées en dollars américains, environ 1 %, dans d'autres devises étrangères, et la proportion restante (58 %), en dollars canadiens. Pour ce qui est de la part des avoirs américains parmi l'ensemble des obligations canadiennes détenues par des non-résidents, les résultats étaient semblables : un peu plus de 40 % étaient détenues par des investisseurs américains, quelle que soit la devise.
Par ailleurs, les prêts représentent une plus grande part de la dette globale sur le marché du crédit des sociétés privées non financières. Selon les données « de qui à qui » de Statistique Canada, les sociétés privées non financières au Canada empruntent surtout auprès des secteurs nationaux, principalement des banques à charte. Dans l'ensemble, les non-résidents étaient à l'origine d'environ le dixième des prêts accordés aux sociétés non financières au Canada au deuxième trimestre de 2025. Cela comprend les prêts consortiaux, selon lesquels un groupe de banques prêtent l'argent, généralement des montants plus importants, et partagent le risque. Ces groupes peuvent comprendre une combinaison de banques américaines et canadiennes. La liste ci-dessous présente les principaux secteurs de prêts dans lesquels les débiteurs sont des sociétés privées non financières :
• Banques à charte : 60,4 %
• Autres prêteurs nationaux : 14,7 %
• Non-résidents : 9,2 %
• Coopératives de crédit et caisses populaires : 7,5 %
• Sociétés financières accordant des prêts : 5,6 %
• Administrations publiques : 2,6 %
Pour obtenir les plus récentes données et analyses relatives aux secteurs touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis, consultez la page Web Regard sur le Canada et les États-Unis.
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Note aux lecteurs
Révisions
Cette publication des comptes du bilan national et des flux financiers, pour le deuxième trimestre de 2025, comprend des données du premier trimestre de 2025 qui ont été mises à jour. Ces données intègrent de nouvelles données ainsi que des données sur les tendances saisonnières qui ont été mises à jour.
Des améliorations aux données des comptes du bilan national et des flux financiers, telles que l'élaboration de renseignements détaillés sur les contreparties par secteur, seront incorporées de façon continue. Pour faciliter cette initiative ainsi que d'autres initiatives, il est nécessaire de prolonger la période de la révision annuelle (normalement les trois années précédentes) au moment de la diffusion des données du troisième trimestre.
Des renseignements détaillés sur les récentes révisions aux comptes du bilan national et des flux financiers publiés au troisième trimestre de 2024 figurent dans le document « Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 2020 à 2024 ».
Général
À moins d'indication contraire, les taux de croissance représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre au suivant, par exemple du premier trimestre au deuxième trimestre de 2025.
À moins d'avis contraire, les renseignements sur la répartition tirés du programme Comptes économiques du secteur des ménages canadiens répartis sont ceux du trimestre précédent. Pour la présente diffusion du bilan national et des comptes de flux financiers, relative au deuxième trimestre, il s'agit du premier trimestre de 2025.
À moins d'avis contraire, les données figurant dans la présente diffusion ne sont pas désaisonnalisées.
Mesures de soutien prises par les gouvernements
Des renseignements concernant certaines des mesures de soutien plus significatives du gouvernement fédéral liées à la pandémie de COVID-19 figurent dans le tableau 36-10-0687 : Mesures de soutien liées à la COVID-19 du gouvernement fédéral dans le Système des comptes macroéconomiques, trimestriels.
Comptes financiers et du patrimoine sur une base de qui à qui : certains instruments financiers
Le produit de visualisation des données « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers » a été mis à jour en fonction des données du premier trimestre au deuxième trimestre de 2025. De plus, l'ensemble de données complet sur une base de qui à qui peut désormais être facilement téléchargé en parcourant l'onglet Notes et en sélectionnant le fichier souhaité sous la rubrique Données.
Prise en compte de l'effet des droits de douane dans les comptes du bilan national et des flux financiers
L'imposition de droits de douane et de contre-mesures tarifaires peut influer sur le bilan national et les flux financiers de diverses façons. Toutes choses étant égales par ailleurs, les revenus gouvernementaux tirés des contre-mesures tarifaires, nets des remboursements et des remises, seraient reflétés comme des transactions nettes dans les actifs financiers (c'est-à-dire une augmentation des actifs de dépôts des gouvernements) ou des passifs (c'est-à-dire une réduction de la dette). L'augmentation de programmes de soutien gouvernementaux, comme le Crédit pour les grandes entreprises touchées par les droits de douane, entraînerait l'apparition d'actifs sous forme de prêt dans le bilan du gouvernement et de passifs sous forme de dettes pour le secteur d'emprunts. Les entreprises peuvent ajuster leurs stocks, comme l'illustre le bilan, en réponse aux fluctuations anticipées des prix. L'allégement fiscal accordé en réponse aux droits de douane, comme les impôts des sociétés différés, serait reflété comme une augmentation des passifs des sociétés (c'est-à-dire des impôts payables). Enfin, la volatilité des marchés découlant de l'incertitude relative à l'imposition de droits de douane pourrait avoir une incidence sur la valeur marchande des capitaux propres.
Incidence des acquisitions
Au premier trimestre de 2025, deux acquisitions notables ont eu lieu. La première impliquait deux entités appartenant à des secteurs institutionnels différents, ce qui a entraîné un changement de propriété économique des actifs (c'est-à-dire des prêts) et des passifs entre le secteur des sociétés de fiducie et de prêt hypothécaire et le secteur des banques à chartes. Les changements observés dans les stocks d'actifs et de passifs financiers ont été reflétés comme d'autres changements d'actifs/passifs pour les distinguer de transactions telles que les nouveaux emprunts. En comparaison, la deuxième acquisition concernait deux entités appartenant au même secteur, toutes deux des banques à charte. Cependant, les entités peuvent classifier leurs instruments financiers différemment, ce qui peut causer l'augmentation d'un type d'actif et la baisse d'un autre après l'acquisition. Ces changements sont aussi traités dans le compte des autres changements d'actifs. Des acquisitions de ce type sont régulièrement reflétées dans les comptes financiers et du patrimoine.
Prochaine diffusion
Les données du troisième trimestre de 2025 sur les comptes du bilan national et des flux financiers seront diffusées le 11 décembre.
Aperçu des comptes financiers et du patrimoine
La présente diffusion des données des comptes financiers et du patrimoine regroupe les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et les comptes des autres changements d'actifs.
Les CBN sont composés des bilans de tous les secteurs et sous-secteurs de l'économie. Les principaux secteurs sont les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, les sociétés financières, les sociétés non financières, les administrations publiques et les non-résidents. Les CBN englobent tous les actifs non financiers nationaux et toutes les créances d'actifs et de passifs financiers non réglées de tous les secteurs. Afin de permettre une meilleure interprétation des données des flux financiers, certaines séries sur les emprunts des ménages sont offertes sur une base désaisonnalisée (tableau 38-10-0238-01). Toutes les autres données ne sont pas désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées — Foire aux questions.
Les CFF permettent de mesurer les prêts et les emprunts nets par secteur en examinant les opérations financières dans l'économie. Ils fournissent une mesure de l'investissement financier net, qui correspond à la différence entre les opérations en actifs financiers et en passifs financiers (par exemple, les achats nets de titres moins les émissions nettes de titres). Les CFF fournissent également le lien entre les activités financières et non financières dans l'économie, lequel associe les estimations de l'épargne et l'acquisition de capital non financier (p. ex. l'investissement en logements neufs) aux opérations financières sous-jacentes.
Alors que les CFF enregistrent des changements dans les actifs et les passifs financiers entre l'ouverture et la fermeture du bilan associé aux transactions lors de la période de comptabilisation, la valeur des actifs et des passifs détenus par une institution peut aussi changer pour d'autres raisons. Ces autres types de changements, qu'on appelle les autres flux économiques, sont comptabilisés dans le compte des autres changements d'actifs.
Ce compte comporte deux composantes principales. La première composante principale est le compte des autres changements de volume d'actifs. Ce compte comprend les changements dans les actifs et les passifs non financiers et financiers liés à l'apparition et à la disparition économique d'actifs, les effets d'événements externes comme les guerres ou les catastrophes sur la valeur des actifs ainsi que les changements de classification et de structure des actifs. La deuxième composante principale est le compte de réévaluation, qui présente l'accumulation de gains et de pertes liés à la possession d'actifs ou de passifs non financiers et financiers revenant aux propriétaires pendant la période de comptabilisation et découlant des changements dans les évaluations aux prix du marché.
Actuellement, seul l'agrégat des autres changements d'actifs est accessible dans le Système canadien des comptes macroéconomiques; aucun renseignement sur les différentes composantes n'est accessible.
Les définitions relatives aux indicateurs financiers sont présentées dans « Indicateurs financiers des Comptes du bilan national » et dans le Glossaire du Système canadien des comptes macroéconomiques.
Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages
Les CBN pour le secteur des ménages sont répartis entre un certain nombre de dimensions socioéconomiques dans le cadre des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages. Des données sur le patrimoine et ses composantes selon le quintile de revenu, le groupe d'âge, la génération et la région peuvent être consultées dans les tableaux 36-10-0585-01, 36-10-0586-01, 36-10-0589-01 et 36-10-0590-01.
Il est possible d'en apprendre davantage sur la méthodologie utilisée pour les estimations sur le patrimoine des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages en consultant l'article intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, estimations des répartitions des actifs, des passifs et de la valeur nette, 2010 à 2024 : rapport technique sur la méthodologie et la qualité ».
Produits
Le document « Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 2020 à 2024 », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (13-605-X), est accessible.
Il est maintenant possible de consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, patrimoine : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Statistiques sur les titres financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leurs structures.
Il est également possible de consulter le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G).
Il est également possible de consulter le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X).
Il est également possible de consulter le produit Canada : Données économiques et financières - norme spéciale de diffusion des données plus du Fonds monétaire international (13-608-X), « Comptes des autres sociétés financières », aussi connu sous le nom « Actifs et passifs des autres sociétés financières par secteur, valeur marchande, trimestrielle » (tableau 36-10-0668-01).
Coordonnées des personnes-ressources
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