Comptes du bilan national et des flux financiers, premier trimestre de 2025
Diffusion : 2025-06-12
La valeur nette des ménages augmente, portée par une hausse des actifs financiers et non financiers
Les ménages étaient plus riches au premier trimestre de 2025, malgré les difficultés liées à l'incertitude économique et à la volatilité des marchés, leur valeur nette, c'est-à-dire la valeur de tous les actifs moins tous les passifs, ayant augmenté de 141,2 milliards de dollars (+0,8 %) pour s'élever à 17 599,8 milliards de dollars. Il s'agit d'un ralentissement de la croissance par rapport au dernier trimestre de 2024, au cours duquel la valeur nette des ménages s'était accrue de 1,0 %; ce ralentissement constitue néanmoins le sixième trimestre consécutif de croissance. Néanmoins, au quatrième trimestre de 2024, les ménages de la tranche supérieure de 20 % de la répartition du patrimoine détenaient plus des deux tiers des actifs financiers (68,1 %) et plus de la moitié des biens immobiliers (51,2 %).
Malgré un affaiblissement des marchés boursiers, la valeur des actifs financiers des ménages a progressé de 0,9 % (+97,4 milliards de dollars) au premier trimestre de 2025 pour se chiffrer à 10 920,4 milliards de dollars. Il s'agit du sixième trimestre consécutif au cours duquel la valeur des actifs financiers a atteint un niveau record, même si les marchés ont été perturbés par l'incertitude entourant la politique commerciale. L'indice composé S&P/TSX (+0,8 %) a légèrement augmenté, après avoir affiché une forte hausse au cours de la deuxième moitié de 2024. Après cinq trimestres consécutifs de croissance, l'indice S&P 500 a quant à lui diminué de 4,6 % à la fin du premier trimestre de 2025. Cette baisse s'est grandement accentuée au début du mois d'avril, puis les marchés ont regagné du terrain au mois de mai. Pour un deuxième trimestre d'affilée, la valeur des actifs non financiers a progressé pour s'élever à 9 777,6 milliards de dollars au premier trimestre, une hausse principalement attribuable à la valeur accrue des biens immobiliers résidentiels (+47,3 milliards de dollars).
En tenant compte des gains d'actifs, les passifs financiers des ménages, qui se composent principalement de dettes hypothécaires et non hypothécaires, ont augmenté de 13,7 milliards de dollars (+0,4 %) au premier trimestre de 2025.
Points saillants
Au cours du premier trimestre de 2025, l'économie canadienne a affiché une croissance de 0,5 % en termes réels (données désaisonnalisées), principalement sous l'effet d'une augmentation des exportations et d'une accumulation des stocks non agricoles des entreprises, qui ont été atténuées par une hausse des importations et un ralentissement de l'activité sur le marché du logement. Le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant a progressé de 0,4 %, après avoir augmenté de 0,1 % au quatrième trimestre de 2024.
Au début de 2025, la Banque du Canada a continué d'assouplir sa politique monétaire, annonçant deux baisses de 25 points de base de son taux directeur. Celui-ci s'établissait à 2,75 % à la fin du premier trimestre, niveau auquel il a été maintenu depuis. Ces baisses s'inscrivent dans une série de sept réductions consécutives qui a débuté le 5 juin 2024, la Banque du Canada ayant changé son approche compte tenu du ralentissement de l'inflation. Malgré des taux d'intérêt plus avantageux, l'incertitude économique s'est accentuée, la menace de l'imposition de droits de douane et l'imposition de tels droits ayant eu des répercussions sur les attentes des consommateurs.
Les emprunts de l'administration publique fédérale, qui étaient presque entièrement constitués d'émissions d'obligations, ont été élevés au premier trimestre de 2025 et ont été principalement financés par des investisseurs institutionnels, qui ont fourni un montant record de fonds. Après avoir ralenti au quatrième trimestre de 2024, l'activité d'emprunt des sociétés a rebondi, le financement sous la forme d'obligations et de prêts non hypothécaires ayant augmenté. Les emprunts des ménages ont diminué au premier trimestre de 2025 par rapport au quatrième trimestre de 2024, étant donné que le fardeau du ratio du service de la dette était inchangé.
Parallèlement, le bilan des investissements internationaux du Canada par rapport aux États-Unis a diminué, tandis qu'il a augmenté par rapport au reste du monde.
Le taux d'épargne des ménages et les activités d'investissement diminuent
Le taux d'épargne des ménages (données désaisonnalisées) a diminué pour un deuxième trimestre consécutif, en baisse pour s'établir à 5,7 % au premier trimestre de 2025, les dépenses des ménages (+1,0 %) s'étant accrues à un rythme plus rapide que le revenu disponible (+0,8 %). La valeur des achats nets de parts de fonds communs de placement s'est chiffrée à 43,4 milliards de dollars au premier trimestre de 2025, après une entrée d'une valeur sans précédent de 73,5 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2024, qui a été portée par les réinvestissements. Parallèlement, les dépôts canadiens ont généré une entrée nette de fonds de 7,6 milliards de dollars, ce qui représente la plus faible accumulation depuis le premier trimestre de 2021.
La valeur des biens immobiliers résidentiels affiche une faible hausse, alors que l'abordabilité s'améliore légèrement
La valeur des biens immobiliers résidentiels (+0,6 %) a affiché une faible hausse au premier trimestre de 2025. Elle a diminué de 0,3 % au cours des quatre derniers trimestres, principalement en raison de la baisse de 1,1 % enregistrée au troisième trimestre de 2024. Selon l'Indice des prix de la construction de bâtiments de Statistique Canada, les coûts de la construction de bâtiments résidentiels dans l'agrégat des 15 régions métropolitaines de recensement se sont accrus de 3,4 % d'une année à l'autre, tandis que le prix moyen de revente des maisons vendues au premier trimestre de 2025 a baissé de 2,4 % par rapport au premier trimestre de 2024. De la même manière, la valeur des structures résidentielles (+3,9 %) et celle des terrains résidentiels (-3,7 %) ont affiché des tendances opposées au cours des quatre derniers trimestres.
L'activité d'emprunt des ménages ralentit, alors que la croissance de la dette continue de dépasser celle du revenu
Au premier trimestre de 2025, le rythme des emprunts des ménages sur le marché du crédit (données désaisonnalisées) a ralenti pour s'établir à 34,5 milliards de dollars. Il s'agit d'une baisse par rapport au quatrième trimestre de 2024 (41,6 milliards de dollars), qui a affiché le rythme d'emprunt le plus rapide depuis le deuxième trimestre de 2022. La demande de prêts hypothécaires a légèrement reculé pour passer de 30,7 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2024 à 27,3 milliards de dollars au premier trimestre de 2025. Elle représentait tout de même la plus grande part des emprunts des ménages au premier trimestre. Quant à la demande de dette non hypothécaire (y compris le crédit à la consommation), elle a diminué pour se situer à 7,3 milliards de dollars au premier trimestre.
Le stock désaisonnalisé de la dette des ménages sur le marché du crédit (crédit à la consommation, et prêts hypothécaires et non hypothécaires) (+1,1 %) a continué d'augmenter de façon constante pour atteindre 3 072,3 milliards de dollars au premier trimestre de 2025; les prêts hypothécaires ont représenté près de 75 % du stock total.
Parallèlement, le ratio de la dette des ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages a progressé pour un deuxième trimestre consécutif, en légère hausse pour passer à 173,9 % au premier trimestre, la dette ayant augmenté plus rapidement que le revenu. Autrement dit, il y avait 1,74 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages au premier trimestre, ce qui était toutefois bien inférieur au niveau de 1,79 $ enregistré au début de 2024.
Le ratio du service de la dette des ménages reste stable
Au premier trimestre de 2025, le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires du capital et des intérêts sur la dette sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible des ménages, s'est maintenu à 14,40 %. Par ailleurs, la croissance du revenu disponible a suivi le rythme des paiements de la dette totale, ce qui a contribué à réduire les pressions liées au ratio global du service de la dette.
Les paiements d'intérêts hypothécaires (+0,3 %) se sont légèrement accrus au premier trimestre; il s'agit de la première augmentation en trois trimestres. Cette tendance indique probablement un compromis continuant entre la baisse des taux d'intérêt en vigueur pour les nouveaux emprunteurs et la hausse des coûts de renouvellement pour les personnes ayant des prêts hypothécaires à taux fixe. Les paiements d'intérêts pour les prêts non hypothécaires (-2,6 % au premier trimestre) ont diminué pour un troisième trimestre consécutif; les marges de crédit hypothécaires représentent une part importante de la dette non hypothécaire et sont souvent des prêts à taux variable indexés au taux préférentiel d'un prêteur.
La demande de fonds de l'administration publique fédérale s'accélère
La demande de fonds de l'administration publique fédérale, qui est définie comme les émissions nettes de bons du Trésor et d'obligations ainsi que les nouveaux emprunts moins les remboursements de prêts, s'est chiffrée à 43,9 milliards de dollars au premier trimestre de 2025, en hausse par rapport à 21,6 milliards de dollars au quatrième trimestre de 2024. Les emprunts enregistrés au premier trimestre se composaient presque entièrement d'obligations. Le taux d'intérêt effectif sur la dette de l'administration publique fédérale, qui correspond à l'intérêt payé sur les instruments porteurs d'intérêt, a diminué pour se situer à 2,76 % (taux annuel) au premier trimestre. Parallèlement, les investisseurs institutionnels, c'est-à-dire les banques à charte, les régimes de pension en fiducie et les fonds communs de placement, ont enregistré un volume trimestriel record d'achats nets d'obligations de l'administration publique fédérale (43,7 milliards de dollars), qui comprend des émissions nouvelles et existantes.
Les passifs financiers nets de l'administration publique fédérale en proportion du produit intérieur brut (PIB) ont diminué au premier trimestre de 2025 pour s'établir à 33,1 %, alors que le ratio pour les autres administrations publiques a baissé légèrement pour se situer à 16,4 %. La dette brute totale des administrations publiques s'est élevée à 96 285 $ par habitant au premier trimestre de 2025, alors que le PIB nominal par habitant s'est établi à 76 435 $.
Reprise de l'activité d'emprunt des sociétés privées non financières
La demande de fonds des sociétés privées non financières s'est chiffrée à 28,6 milliards de dollars au premier trimestre de 2025, après avoir été plus modérée au quatrième trimestre de 2024.Les emprunts ont principalement pris la forme de prêts non hypothécaires (+19,1 milliards de dollars) et d'émissions nettes d'obligations (+11,0 milliards de dollars). Au cours des cinq derniers trimestres, les sociétés privées non financières ont émis pour près de 80 milliards de dollars d'obligations, comparativement à environ 26 milliards de dollars pour la période allant du quatrième trimestre de 2022 à la fin de 2023.
Au premier trimestre de 2025, la dette sur le marché du crédit en proportion des capitaux propres (valeur comptable) (59,9 %) a affiché son niveau le plus élevé, dépassant ainsi le sommet précédemment atteint au quatrième trimestre de 2024. Par ailleurs, le ratio d'endettement des sociétés privées non financières sur le marché du crédit en proportion du PIB s'est légèrement accru pour s'élever à 72,55 % au premier trimestre, en hausse pour un quatrième trimestre consécutif, la croissance de la dette sur le marché du crédit ayant continué de dépasser la croissance économique agrégée. La dette globale des sociétés privées non financières sur le marché du crédit se situait à 2 257,3 milliards de dollars à la fin du premier trimestre.
La valeur nette nationale s'accroît légèrement malgré un bilan des investissements internationaux plus faible
La valeur nette nationale (+0,3 %), soit la somme du patrimoine national et de la position d'actif net étranger du Canada, a légèrement augmenté au premier trimestre de 2025 pour se chiffrer à 19 125,2 milliards de dollars, alors que le bilan des investissements internationaux du Canada (-5,4 %) a diminué pour la première fois en six trimestres. De plus, l'actif international du Canada a affiché sa première diminution depuis le deuxième trimestre de 2022. Le bilan des investissements internationaux du Canada par rapport aux États-Unis a quant à lui baissé de 177,8 milliards de dollars pour s'établir à 1 553,3 milliards de dollars au premier trimestre de 2025. En revanche, le bilan des investissements internationaux du Canada par rapport au reste du monde (à l'exclusion des États-Unis) a augmenté de 74,7 milliards de dollars pour atteindre 271,5 milliards de dollars.
La valeur totale des actifs non financiers du Canada, aussi appelée patrimoine national, a augmenté de 1,0 % au premier trimestre pour se chiffrer à 17 300,4 milliards de dollars, en hausse pour un deuxième trimestre consécutif.
Regard sur le Canada et les États-Unis : investissement de portefeuille étranger
Au cours des 10 dernières années, la part des investissements de portefeuille du Canada à l'étranger s'est de plus en plus concentrée aux États-Unis, celle-ci atteignant 73,0 % à la fin de 2024. À titre de comparaison, la proportion s'établissait à 59,9 % à la fin de 2014. L'investissement de portefeuille étranger comprend l'investissement dans des titres négociables étrangers, dont les actions (moins de 10 % des actions à droit de vote), les obligations et les instruments du marché monétaire.
Du point de vue des détenteurs d'actifs domestiques dans les comptes du bilan national, au premier trimestre de 2025, la majeure partie de l'investissement de portefeuille étranger était détenue par les secteurs des fonds communs de placement et des caisses de retraite (56,1 %). Venaient ensuite les banques à charte (13,5 %) et les administrations de sécurité sociale (12,4 %). Environ 8 % de l'investissement de portefeuille étranger était détenu directement par des ménages canadiens ayant une exposition indirecte importante par leurs participations dans des moyens d'investissement tels que des fonds communs de placement et des caisses de retraite. Les investissements en capitaux représentaient environ les trois quarts des investissements de portefeuille du Canada à l'étranger, leur valeur s'établissant à 3,1 billions de dollars approximativement.
Pour consulter les plus récentes données et analyses relatives aux secteurs touchés par la relation socioéconomique entre le Canada et les États-Unis, veuillez visiter la page Web intitulée « Regard sur le Canada et les États-Unis ».
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Note aux lecteurs
Révisions
Cette publication des comptes du bilan national et des flux financiers, pour le premier trimestre de 2025, comprend des données qui ont été mises à jour du premier trimestre au quatrième trimestre de 2024. Ces données intègrent de nouvelles données et des données révisées, de même que des données sur les tendances saisonnières qui ont été mises à jour.
Des améliorations aux données des comptes du bilan national et des flux financiers, telles que l'élaboration de renseignements détaillés sur les contreparties par secteur, seront incorporées de façon continue. Pour faciliter cette initiative ainsi que d'autres initiatives, il est nécessaire de prolonger la période de la révision annuelle (normalement les trois années précédentes) au moment de la diffusion des données du troisième trimestre.
Des renseignements détaillés sur les récentes révisions aux comptes du bilan national et des flux financiers publiés au troisième trimestre de 2024 figurent dans le document « Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 2020 à 2024 ».
Général
À moins d'indication contraire, les taux de croissance représentent la variation en pourcentage dans la série d'un trimestre au suivant, par exemple du quatrième trimestre de 2024 au premier trimestre de 2025.
À moins d'avis contraire, les renseignements sur la répartition tirés du programme Comptes économiques du secteur des ménages canadiens répartis sont ceux du trimestre précédent. Pour la présente diffusion du bilan national et des comptes de flux financiers, relative au premier trimestre de 2025, il s'agit du quatrième trimestre de 2024.
À moins d'avis contraire, les données figurant dans la présente diffusion sont désaisonnalisées.
Mesures de soutien prises par les gouvernements
Des renseignements concernant certaines des mesures de soutien plus significatives du gouvernement fédéral liées à la pandémie de COVID-19 figurent dans le tableau 36-10-0687 : Mesures de soutien liées à la COVID-19 du gouvernement fédéral dans le Système des comptes macroéconomiques, trimestriels.
Comptes financiers et du patrimoine sur une base de qui à qui : certains instruments financiers
Le produit de visualisation des données « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers » a été mis à jour en fonction des données du premier trimestre de 2024 au premier trimestre de 2025. En outre, l'ensemble de données complet sur une base de qui à qui peut désormais être facilement téléchargé en parcourant l'onglet Notes et en sélectionnant le fichier souhaité sous la rubrique Données.
Prise en compte de l'effet des droits de douane dans les comptes du bilan national et des flux financiers
L'imposition de droits de douane et de contre-mesures tarifaires peut influer sur le bilan national et les flux financiers de diverses façons. Toutes choses étant égales par ailleurs, les revenus gouvernementaux tirés des contre-mesures tarifaires, nets des remboursements et des remises, seraient reflétés comme des transactions nettes dans les actifs financiers (c'est-à-dire une augmentation des actifs de dépôts des gouvernements) ou des passifs (c'est-à-dire une réduction de la dette). L'augmentation de programmes de soutien gouvernementaux, comme le Crédit pour les grandes entreprises touchées par les droits de douane, entraînerait l'apparition d'actifs sous forme de prêt dans le bilan du gouvernement et de passifs sous forme de dettes pour le secteur d'emprunts. Les entreprises peuvent ajuster leurs stocks, comme l'illustre le bilan, en réponse aux fluctuations anticipées des prix. L'allégement fiscal accordé en réponse aux droits de douane, comme les impôts des sociétés différés, serait reflété comme une augmentation des passifs des sociétés (c'est-à-dire des impôts payables). Enfin, la volatilité des marchés découlant de l'incertitude relative à l'imposition de droits de douane pourrait avoir une incidence sur la valeur marchande des capitaux propres.
Incidence des acquisitions
Au premier trimestre de 2025, deux acquisitions notables ont eu lieu. La première impliquait deux entités appartenant à des secteurs institutionnels différents, ce qui a entraîné un changement de propriété économique des actifs (c'est-à-dire des prêts) et des passifs entre le secteur des sociétés de fiducie et de prêt hypothécaire et le secteur des banques à chartes. Les changements observés dans les stocks d'actifs et de passifs financiers ont été reflétés dans le compte des autres changements aux actifs / passifs pour les distinguer de transactions telles que les nouveaux emprunts. En comparaison, la deuxième acquisition concernait deux entités appartenant au même secteur, toutes deux des banques à charte. Cependant, les entités peuvent classifier leurs instruments financiers différemment, ce qui peut causer l'augmentation d'un type d'actif et la baisse d'un autre après l'acquisition. Ces changements sont aussi traités dans le compte des autres changements d'actifs. Des acquisitions de ce type sont régulièrement reflétées dans les comptes financiers et du patrimoine.
Prochaine diffusion
Les données du deuxième trimestre de 2025 sur les comptes du bilan national et des flux financiers seront diffusées le 11 septembre.
Aperçu des comptes financiers et du patrimoine
La présente diffusion des données des comptes financiers et du patrimoine regroupe les comptes du bilan national (CBN), les comptes des flux financiers (CFF) et les comptes des autres changements d'actifs.
Les CBN sont composés des bilans de tous les secteurs et sous-secteurs de l'économie. Les principaux secteurs sont les ménages, les institutions sans but lucratif au service des ménages, les sociétés financières, les sociétés non financières, les administrations publiques et les non-résidents. Les CBN englobent tous les actifs non financiers nationaux et toutes les créances d'actifs et de passifs financiers non réglées de tous les secteurs. Afin de permettre une meilleure interprétation des données des flux financiers, certaines séries sur les emprunts des ménages sont offertes sur une base désaisonnalisée (tableau 38-10-0238-01). Toutes les autres données ne sont pas désaisonnalisées. Pour obtenir des renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter la page Données désaisonnalisées — Foire aux questions.
Les CFF permettent de mesurer les prêts et les emprunts nets par secteur en examinant les opérations financières dans l'économie. Ils fournissent une mesure de l'investissement financier net, qui correspond à la différence entre les opérations en actifs financiers et en passifs financiers (par exemple, les achats nets de titres moins les émissions nettes de titres). Les CFF fournissent également le lien entre les activités financières et non financières dans l'économie, lequel associe les estimations de l'épargne et l'acquisition de capital non financier (p. ex. l'investissement en logements neufs) aux opérations financières sous-jacentes.
Alors que les CFF enregistrent des changements dans les actifs et les passifs financiers entre l'ouverture et la fermeture du bilan associé aux transactions lors de la période de comptabilisation, la valeur des actifs et des passifs détenus par une institution peut aussi changer pour d'autres raisons. Ces autres types de changements, qu'on appelle les autres flux économiques, sont comptabilisés dans le compte des autres changements d'actifs.
Ce compte comporte deux composantes principales. La première composante principale est le compte des autres changements de volume d'actifs. Ce compte comprend les changements dans les actifs et les passifs non financiers et financiers liés à l'apparition et à la disparition économique d'actifs, les effets d'événements externes comme les guerres ou les catastrophes sur la valeur des actifs ainsi que les changements de classification et de structure des actifs. La deuxième composante principale est le compte de réévaluation, qui présente l'accumulation de gains et de pertes liés à la possession d'actifs ou de passifs non financiers et financiers revenant aux propriétaires pendant la période de comptabilisation et découlant des changements dans les évaluations aux prix du marché.
Actuellement, seul l'agrégat des autres changements d'actifs est accessible dans le Système canadien des comptes macroéconomiques; aucun renseignement sur les différentes composantes n'est accessible.
Les définitions relatives aux indicateurs financiers sont présentées dans « Indicateurs financiers des Comptes du bilan national » et dans le Glossaire du Système canadien des comptes macroéconomiques.
Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages
Les CBN pour le secteur des ménages sont répartis entre un certain nombre de dimensions socioéconomiques dans le cadre des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages. Des données sur le patrimoine et ses composantes selon le quintile de revenu, le groupe d'âge, la génération et la région peuvent être consultées dans les tableaux 36-10-0585-01, 36-10-0586-01, 36-10-0589-01 et 36-10-0590-01.
Il est possible d'en apprendre davantage sur la méthodologie utilisée pour les estimations sur le patrimoine des comptes économiques répartis pour le secteur des ménages en consultant l'article intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, estimations des répartitions des actifs, des passifs et de la valeur nette, 2010 à 2024 : rapport technique sur la méthodologie et la qualité ».
Produits
Le document « Une vue d'ensemble des révisions apportées aux comptes financiers et du patrimoine, 2020 à 2024 », qui fait partie de la collection Les nouveautés en matière de comptes économiques canadiens (13-605-X), est accessible.
Il est maintenant possible de consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes financiers sur une base de qui à qui, certains instruments financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Comptes économiques répartis pour le secteur des ménages, patrimoine : outil interactif », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Comme complément à cette diffusion, vous pouvez également consulter le produit de visualisation de données intitulé « Statistiques sur les titres financiers », qui fait partie de la série Statistique Canada — Produits de visualisation des données (71-607-X).
Le portail Statistiques des comptes économiques, accessible sous l'onglet Sujets du site Web de Statistique Canada, offre un portrait à jour des économies nationale et provinciales et de leurs structures.
Il est également possible de consulter le Guide de l'utilisateur : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-606-G).
Il est également possible de consulter le Guide méthodologique : Système canadien des comptes macroéconomiques (13-607-X).
Il est également possible de consulter le produit Canada : Données économiques et financières - norme spéciale de diffusion des données plus du Fonds monétaire international (13-608-X), « Comptes des autres sociétés financières » aussi connu sous le nom « Actifs et passifs des autres sociétés financières par secteur, valeur marchande, trimestrielle » (tableau 36-10-0668-01).
Coordonnées des personnes-ressources
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