Les établissements d'hébergement canadiens pour les victimes de violence, 2022-2023
Diffusion : 2024-04-10
Le nombre de femmes admises dans les établissements d'hébergement est inférieur à celui observé avant la pandémie de COVID-19
En 2022-2023, 60 965 personnes ont été admises dans les 560 établissements d'hébergement au Canada dont le mandat principal consiste à fournir des services aux victimes de violence. Les femmes (60 %) représentaient la majorité des personnes admises, suivies des enfants qui accompagnaient un adulte (39 %). Le nombre d'admissions déclarées en 2022-2023 était 30 % plus élevé qu'en 2020-2021, durant la pandémie de COVID-19, mais il était inférieur (-10 %) à ce qu'il était en 2017-2018.
Les résultats de l'Enquête sur les établissements d'hébergement pour les victimes de violence de 2022-2023 sont publiés aujourd'hui dans l'article de Juristat intitulé « Les établissements d'hébergement canadiens pour les victimes de violence, 2022-2023 ». Les résultats présentés renvoient à deux périodes distinctes : une période de 12 mois en 2022-2023 et le jour de l'instantané de l'enquête, soit le 13 avril 2023. Ensemble, ces résultats donnent un aperçu des caractéristiques des établissements d'hébergement en ce qui concerne les admissions dans les refuges, la disponibilité des logements et les services généraux fournis, ainsi qu'un profil des résidents des établissements d'hébergement le jour de l'instantané.
Les femmes et les enfants qui les accompagnaient constituaient la grande majorité des résidents le jour de l'instantané
Le jour de l'instantané de l'enquête le 13 avril 2023, 7 581 personnes résidaient dans des établissements d'hébergement pour les victimes de violence. Un peu plus de la moitié (53 %) d'entre elles étaient des femmes, et 45 % étaient des enfants qui les accompagnaient. Cette tendance était la même pour les établissements d'hébergement à court terme et les établissements d'hébergement à long terme, ainsi que pour les refuges en milieu urbain et ceux en milieu rural.
Les trois quarts des résidentes ont subi de la violence de la part d'un partenaire intime actuel ou ancien
La majorité (82 %) des résidentes des refuges le jour de l'instantané avaient subi de la violence psychologique. La violence physique (71 %) et l'exploitation financière (49 %) étaient aussi souvent vécues par les résidentes des refuges. L'agresseur des trois quarts (75 %) des femmes résidant dans les refuges le jour de l'instantané était un partenaire intime actuel ou ancien.
Les femmes et les enfants autochtones sont surreprésentés parmi les résidents des refuges
Bien que les femmes autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit) représentent 5 % de l'ensemble de la population féminine au Canada, 29 % des femmes résidant dans des refuges pour fuir une situation de violence le jour de l'instantané étaient d'identité autochtone. Les enfants autochtones étaient également surreprésentés parmi les résidents des refuges pour les victimes de violence. Même s'ils ne représentent que 8 % des enfants au sein de la population canadienne, les enfants autochtones constituaient 24 % de tous les enfants qui accompagnaient un adulte dans les établissements.
Un peu plus des trois quarts des lits subventionnés dans les établissements d'hébergement à court terme étaient occupés le jour de l'instantané
Un peu plus des trois quarts (76 %) des 7 365 lits subventionnés dans les établissements d'hébergement à court terme au Canada étaient occupés le jour de l'instantané. Dans l'ensemble, 33 % des établissements d'hébergement à court terme affichaient complet, c'est-à-dire qu'ils fonctionnaient au maximum ou au-delà de leur capacité. Environ 33 % des établissements ont déclaré avoir refusé l'admission de certaines femmes le jour de l'instantané. Les établissements qui ont refusé d'admettre des femmes ont indiqué que l'admission avait été refusée à la majorité d'entre elles (82 %) parce que le refuge affichait complet.
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Note aux lecteurs
Le présent article de Juristat repose sur les données de l'Enquête sur les établissements d'hébergement pour les victimes de violence (EEHVV). L'EEHVV a permis de recueillir des données annuelles (exercice 2022-2023) et des données le jour de l'instantané (13 avril 2023) sur les établissements d'hébergement au Canada dont le mandat principal est d'offrir des services aux victimes de violence.
On a demandé aux établissements d'hébergement de déclarer le type d'établissement qu'ils exploitaient en fonction de la durée prévue du séjour de leurs résidents dans le cadre de leur mandat, peu importe la pratique. Les établissements ont ainsi été regroupés en deux catégories :
Les établissements d'hébergement à court terme comprennent les établissements dont la politique générale consiste à offrir aux résidents des services d'hébergement de moins de trois mois, habituellement sous forme de lits individuels.
Les établissements d'hébergement à long terme comprennent les établissements dont la politique générale consiste à offrir aux résidents des services d'hébergement pour une durée minimale de trois mois et qui fournissent habituellement des logements résidentiels (p. ex. des appartements ou des maisons).
L'EEHVV est une version remaniée de l'Enquête sur les maisons d'hébergement (EMH), laquelle a été menée tous les deux ans de 1993 à 2014. En raison des différences sur le plan du contenu et du champ des enquêtes, les données recueillies dans le cadre de l'EEHVV ne sont pas comparables aux données historiques tirées de l'EMH.
Les régions urbaines correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) et aux agglomérations de recensement (AR). Les régions rurales désignent toutes les régions situées à l'extérieur des RMR et des AR.
Les données démographiques sur les populations autochtones et de résidents non permanents au Canada sont fondées sur les estimations du Recensement de la population de 2021 tirées du questionnaire détaillé du recensement. Les lecteurs doivent savoir que le questionnaire détaillé du recensement vise la population des ménages privés seulement, ce qui exclut les personnes qui habitent dans les logements collectifs. Par ailleurs, même si, dans le cadre du recensement, tout a été fait pour dénombrer les résidents non permanents, certains facteurs (p. ex. le fait que les résidents non permanents ignoraient l'obligation de participer au recensement) peuvent avoir influé sur l'estimation de cette population. Des études précédentes sur la couverture ont révélé que la population de résidents non permanents a fait l'objet d'un sous-dénombrement dans une proportion plus élevée que la population générale.
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L'article de Juristat intitulé « Les établissements d'hébergement canadiens pour les victimes de violence, 2022-2023 » (85-002-X) est maintenant accessible.
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