Enquête auprès des employés relevant de la compétence fédérale, 2022
Consulter la version la plus récente.
Information archivée dans le Web
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Diffusion : 2023-01-13
Les conditions dans lesquelles les Canadiens et Canadiennes travaillent, notamment en ce qui a trait aux heures de travail, à la santé et à la sécurité, aux salaires et aux avantages sociaux, représentent une composante importante de la qualité de vie et du bien-être. Les résultats de l'Enquête auprès des employés relevant de la compétence fédérale (EECF) donnent un aperçu de tous ces aspects chez les employés travaillant dans des milieux de travail sous réglementation fédérale, y compris des renseignements sur les différences selon le genre.
Au Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux ont compétence sur la plupart des milieux de travail en ce qui concerne l'établissement de normes d'emploi et la protection des droits des travailleurs. Toutefois, certaines industries, en particulier celles qui exercent des activités qui traversent les frontières provinciales et internationales, sont réglementées par le gouvernement fédéral en vertu du Code canadien du travail.
L'EECF de 2022 fournit des renseignements détaillés sur les conditions de travail vécues par les employés qui travaillaient dans les huit principales industries relevant de la compétence fédérale en 2020, ce qui pourrait aider à éclairer les changements éventuels à apporter au Code canadien du travail. Les données excluent les petites industries de compétence fédérale, comme les entreprises d'extraction de l'uranium et les musées du gouvernement fédéral. L'administration publique fédérale, pour laquelle seules certaines parties du Code canadien du travail s'appliquent, est également exclue.
Les industries sous réglementation fédérale couvertes par l'EECF de 2022 étaient les banques, le transport routier, le transport aérien, les télécommunications et la radiodiffusion, les services postaux et du transport par pipeline, le transport maritime, l'industrie des farines, semences, aliments pour animaux et céréales et le transport ferroviaire.
La plupart des industries de compétence fédérale affichent une prédominance masculine et comptent moins d'employés à temps partiel
La plupart des employés relevant de la compétence fédérale étaient des hommes (64,7 %), les proportions allant de plus de 8 sur 10 (85,8 %) dans le transport ferroviaire à 6 sur 10 (59,7 %) dans les télécommunications et la radiodiffusion. Parallèlement, les femmes représentaient la majorité des employés (53,8 %) dans les banques en 2020.
En concordance avec la proportion plus élevée d'hommes — qui sont généralement plus susceptibles que les femmes de travailler à temps plein — la proportion d'employés travaillant à temps partiel (moins de 30 heures par semaine) était plus faible chez les employés relevant de la compétence fédérale. Selon les résultats de l'Enquête sur la population active (EPA), le taux global de travail à temps partiel chez l'ensemble des employés s'élevait à 15,0 % en 2020. À titre de comparaison, environ 1 employé relevant de la compétence fédérale sur 10 (10,5 %) travaillait à temps partiel, et les proportions les plus élevées ont été observées dans les services postaux et du transport par pipeline (29,3 %) et dans le transport aérien (20,1 %).
Alors que les femmes employées par des entreprises relevant de la compétence fédérale étaient légèrement plus susceptibles de travailler à temps partiel (12,4 %) que les hommes (9,5 %), leur taux de travail à temps partiel était inférieur à celui de l'ensemble des femmes employées en 2020 (20,6 %, données de l'EPA). Dans les industries de compétence fédérale, la proportion de femmes travaillant à temps partiel variait de 31,6 % dans les services postaux et du transport par pipeline et de 29,2 % dans le transport aérien à 6,4 % dans les banques.
Les femmes travaillant dans les banques sont moins susceptibles d'être victimes de harcèlement que dans d'autres industries
Qu'il soit exercé par des collègues, des superviseurs ou le public, le harcèlement en milieu de travail — qui comprend le harcèlement à caractère sexuel et le harcèlement à caractère non sexuel, de même que la violence — peut entraîner des répercussions durables sur le moral des employés et favoriser un environnement de travail hostile. Il peut être le fait d'une série d'incidents au fil du temps ou d'une seule expérience, mais grave. Dans les industries de compétence fédérale, 5,6 % des employés ont indiqué avoir été victimes d'une forme quelconque de harcèlement à leur travail au cours des deux années précédentes (voir la note aux lecteurs pour plus de renseignements). Les taux de harcèlement étaient parmi les plus élevés dans le transport ferroviaire (11,2 %) et dans le transport aérien (8,0 %).
Les femmes employées relevant de la compétence fédérale ont connu des taux de harcèlement relativement semblables (6,5 %) à ceux des hommes (5,1 %). Selon les données les plus récentes de l'Enquête sociale générale pour l'ensemble des travailleurs, 19 % des femmes et 13 % des hommes ont été victimes de harcèlement dans leur milieu de travail en 2016, ce qui semble indiquer que les employés relevant de la compétence fédérale pourraient être moins exposés au harcèlement.
Parmi les industries de compétence fédérale, la proportion de femmes victimes de harcèlement dans le transport routier (12,0 %) était nettement plus élevée que celle des hommes (3,5 %). Parallèlement, les femmes étaient dans l'ensemble moins susceptibles d'être victimes de harcèlement dans les banques (3,1 %). Les femmes travaillant dans les professions des affaires, de la finance et de l'administration (5,0 %) — qui représentaient 67,0 % de toutes les femmes travaillant dans les banques — étaient moins de deux fois moins susceptibles d'avoir été victimes de harcèlement au cours des deux années précédentes que les femmes travaillant dans les métiers, le transport et la machinerie et les professions connexes (12,7 %).
Plus de 8 femmes sur 10 occupant un emploi permanent à temps plein ont accès à des prestations complémentaires de maternité
Différents types de congés peuvent aider les travailleurs à traverser des événements difficiles de la vie, comme les maladies de longue durée ou la naissance d'un enfant. Parmi les employés relevant de la compétence fédérale, 83,0 % des femmes occupant un emploi permanent à temps plein ont indiqué qu'elles avaient accès à un congé de maternité qui était au moins en partie payé par l'employeur — c'est-à-dire au moyen de paiements ou de suppléments qui s'ajoutent aux prestations de maternité reçues dans le cadre du programme d'assurance-emploi. Cette proportion était supérieure à la proportion globale de l'ensemble des femmes employées occupant un emploi permanent à temps plein en 2021 (61,7 %), lorsque les estimations annuelles de l'EPA ont été diffusées pour la première fois sur ce sujet. Dans les industries de compétence fédérale, la proportion de femmes ayant accès à un congé de maternité payé était nettement plus faible chez les employées temporaires (60,7 %).
Les hommes employés relevant de la compétence fédérale sont plus susceptibles d'être exposés à des conditions de travail dangereuses
Bien que la plupart des employés relevant de la compétence fédérale aient déclaré avoir des conditions de travail relativement sécuritaires, 7,1 % des employés ont indiqué qu'ils avaient été exposés à des conditions dangereuses en milieu de travail au cours des deux années précédentes. Les conditions de travail dangereuses désignent les situations dans lesquelles les employés sont exposés à des dangers ou à des risques qui dépassent le niveau normal ou régulier de leur travail. Les industries de compétence fédérale qui affichaient des taux plus élevés d'exposition à des conditions de travail dangereuses étaient notamment le transport ferroviaire (18,7 %), les services postaux et du transport par pipeline (12,2 %) et le transport maritime (11,7 %).
Dans toutes les industries de compétence fédérale, les hommes (8,4 %) étaient plus susceptibles d'être exposés à des conditions de travail dangereuses que les femmes (4,5 %). Cette tendance s'explique en partie par la plus grande concentration des femmes dans les environnements de travail de bureau, comme les banques, où les employés sont moins nombreux à être exposés à des conditions dangereuses.
Note aux lecteurs
L'Enquête auprès des employés relevant de la compétence fédérale (EECF) a été menée par Statistique Canada en 2022, avec la collaboration et le soutien d'Emploi et Développement social Canada.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la source des données et la méthodologie, veuillez consulter l'Enquête auprès des employés relevant de la compétence fédérale (EECF).
Les questions de l'EECF portent sur des périodes de référence différentes, selon que l'employé travaillait toujours ou non dans la même entreprise de compétence fédérale en 2022. Par conséquent, les estimations doivent être interprétées comme étant représentatives des personnes qui étaient des employés relevant de la compétence fédérale en 2020, et comme reflétant leur situation en 2022 ou lors de leur dernier emploi dans l'entreprise de compétence fédérale.
Les données de l'Enquête sur la population active (EPA) fournies dans l'article concernent tous les employés de 18 ans et plus résidant dans les provinces, à l'exclusion des personnes vivant dans les établissements institutionnels, dans les logements collectifs ou dans les réserves. On peut trouver plus de détails sur l'EPA en consultant le Guide de l'Enquête sur la population active (71-543-G).
La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 95 %.
Genre : L'EECF a permis de recueillir des données sur le sexe du répondant à la naissance et comportait une question à trois catégories sur le genre (« masculin », « féminin » et une case où les répondants pouvaient préciser leur genre). Les résultats présentés dans ce communiqué reposent sur la variable de genre.
Étant donné la petite taille de la population non binaire, une méthode statistique produisant une variable de genre à deux catégories (« masculin+ », « féminin+ ») a été appliquée pour prévenir la divulgation de données identificatoires.
Coordonnées des personnes-ressources
Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).
- Date de modification :
