Les entreprises du secteur privé et la dynamique de l'emploi au Canada en 2020
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Diffusion : 2022-12-09
Les taux d'entrée et de sortie des entreprises ainsi que la dynamique de l'emploi ont été fortement touchés par la pandémie de COVID-19. Les restrictions sur les activités commerciales en raison de la pandémie ont freiné la création d'entreprises et ont augmenté les faillites d'entreprises. Par conséquent, les taux d'entrée ont fortement reculé, tandis que les taux de sortie ont atteint un niveau record.
Les estimations annuelles définitives de la dynamique des entreprises et de l'emploi dans le secteur privé à l'échelle nationale et provinciale, selon les industries du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord ou la catégorie de taille d'entreprise et provenant du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi, sont maintenant accessibles pour 2020. Les nouvelles estimations pour 2020 sont ajoutées aux tableaux de données existants qui contiennent des estimations annuelles remontant à 2001.
Alors que des estimations mensuelles des ouvertures et fermetures d'entreprises de janvier 2015 à août 2022 sont disponibles (Estimations mensuelles des fermetures et ouvertures d'entreprises, août 2022), les données annuelles fournissent une période d'analyse plus longue qui permet des comparaisons avec la récession de 2001 et la crise financière de 2008-2009. De plus, les données de base annuelles permettent de calculer la création et la suppression d'emplois qui ne sont pas disponibles mensuellement. Les séries annuelles utilisent plus d'informations pour suivre les entreprises au cours des années civiles, ce qui conduit à des estimations plus précises. Les données pour 2020 incluent la première partie de l'année où les entreprises ont fonctionné dans des circonstances non pandémiques ainsi que la période pendant laquelle les restrictions pandémiques ont été promulguées.
En 2020, le taux d'entrée des nouvelles entreprises avec salariés dans le secteur privé a diminué de 2,5 points de pourcentage, passant de 14,1 % en 2019 à 11,6 % en 2020. Il s'agit du plus faible taux d'entrée depuis le début de la collecte des données en 2002 et de la plus forte baisse jamais enregistrée.
Les taux d'entrée ont diminué dans l'ensemble du pays; 2020 a été l'année au cours de laquelle les taux d'entrée les plus faibles jamais enregistrés pour 11 des 13 provinces et territoires ont été déclarés. Les taux d'entrée les plus faibles au pays ont été enregistrés au Québec et au Nouveau-Brunswick, tandis que les plus fortes baisses des taux d'entrée ont été observées en Ontario et en Alberta.
Le taux de sortie des entreprises avec salariés dans le secteur privé, quant à lui, a augmenté de 2,2 points de pourcentage, passant de 11,7 % en 2019 à 13,9 % en 2020. Il s'agit du taux de sortie le plus élevé jamais enregistré, et il dépasse largement le taux de sortie observé pendant la récession de 2009 au Canada.
Contrairement à la situation des taux d'entrée, les taux de sortie pendant la pandémie ne représentent pas les valeurs les plus élevées jamais enregistrées pour la majorité des provinces et des territoires. En 2020, les taux de sortie de l'Ontario, de l'Alberta et de l'ensemble du Canada sont les plus élevés jamais enregistrés. Le taux d'entrée et de sortie affichent une tendance à la baisse au fil du temps, ce qui signifie que les valeurs des décennies précédentes ont tendance à être plus élevées que les valeurs actuelles. Par conséquent, les variations des taux de sortie entraînées par la pandémie en Ontario et en Alberta, qui sont également les plus marquées dans l'ensemble des provinces, ont été suffisamment importantes pour surpasser les variations observées au cours des deux décennies antérieures.
En raison de la pandémie, la croissance nette de l'emploi dans le secteur privé au Canada en 2020 a diminué de 10 %. La croissance nette de l'emploi est la mesure de la variation totale de l'emploi équivalent temps plein chez les employeurs du secteur privé. Elle repose sur les variations observées dans quatre sous-composantes : la création d'emplois par les entreprises nouvellement créées (+1,2 %), la création d'emplois par les entreprises en croissance (+6,2 %), la suppression d'emplois par les entreprises sortantes (-1,5 %) et la suppression d'emplois par les entreprises en décroissance (-15,9 %). Comme pour toutes les années après l'an 2000, la majorité des fluctuations ou du roulement de l'emploi dans le secteur privé en 2020 a été attribuable à la croissance et à la décroissance des entreprises demeurées en activité.
Pendant la pandémie, les programmes de soutien du gouvernement ont contribué à maintenir les entreprises en activité au cours de l'année 2020 et ont restreint l'augmentation des taux de sortie. Ces programmes visaient également à soutenir l'emploi au sein des entreprises existantes. Néanmoins, les restrictions imposées aux entreprises ont entraîné la plus forte augmentation jamais enregistrée de la disparition brute d'emplois. La disparition brute d'emplois s'est établie à 17,4 % en 2020. Ce taux est largement supérieur au taux de disparition brute d'emplois enregistré pendant la récession de 2009.
Note aux lecteurs
Le secteur privé englobe tous les secteurs sauf ceux qui concernent principalement les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale ainsi que les administrations publiques. Ce secteur comprend les entreprises non classées.
Les estimations annuelles des taux d'entrée et de sortie des entreprises et les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises sont disponibles. Les deux sont apparentées, mais elles présentent certaines différences. Les estimations annuelles sont fondées sur le Programme d'analyse longitudinale de l'emploi, qui utilise des enregistrements T4 et des entreprises statistiques du Registre des entreprises pour former des entreprises longitudinales. La disponibilité des données annuelles du T4 favorise la création de liens d'entreprises longitudinales supplémentaires entre les entreprises sortantes et les entreprises entrantes qui se partagent un grand pourcentage de l'emploi. Pour obtenir de plus amples détails, voir l'article La mesure de l'entrée des entreprises dans le cadre du Programme d'analyse longitudinale de l'emploi. En revanche, les estimations mensuelles des ouvertures et des fermetures d'entreprises sont plus actuelles, parce qu'elles sont fondées sur le Registre des entreprises et les fichiers PD7 mensuels de retenues sur la paye. Pour en savoir plus, consulter l'article « Données mensuelles sur les ouvertures et fermetures d'entreprises : séries expérimentales pour le Canada, les provinces et territoires et les régions métropolitaines de recensement ». Par ailleurs, les définitions d'ouverture et de fermeture dépendent de la variation d'un mois à l'autre du statut d'employeur d'une entreprise, tandis que les définitions des taux d'entrée et de sortie dépendent du statut d'employeur d'une entreprise sur une plus longue période.
Pour obtenir des estimations mensuelles des fermetures et ouvertures d'entreprises, veuillez consulter le communiqué du Quotidien intitulé « Estimations mensuelles des fermetures et ouvertures d'entreprises, août 2022 ».
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