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Enquête sur la population active, mai 2022

Diffusion : 2022-06-10

L'emploi a augmenté de 40 000 (+0,2 %) en mai et le taux de chômage a reculé légèrement pour s'établir à 5,1 %.

La hausse de l'emploi a été principalement attribuable à l'augmentation du travail à temps plein chez les jeunes femmes et les femmes du principal groupe d'âge actif. La hausse s'est répartie dans plusieurs secteurs, particulièrement le commerce de gros et le commerce de détail, et elle s'est concentrée en Alberta.

Le total des heures travaillées a peu varié en mai, mais il était en hausse de 5,1 % comparativement à 12 mois plus tôt.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,9 % (+1,18 $ pour atteindre 31,12 $) par rapport à un an plus tôt.

Graphique 1  Graphique 1: La tendance à la hausse de l'emploi se poursuit en mai
La tendance à la hausse de l'emploi se poursuit en mai

Faits saillants

L'emploi progresse en mai

L'emploi a augmenté de 40 000 (+0,2 %) en mai 2022, surtout en raison des hausses enregistrées dans le travail à temps plein (+135 000; +0,9 %).

L'emploi dans le secteur des services a augmenté de 81 000 (+0,5 %) en mai, et la hausse s'est répartie dans plusieurs secteurs, y compris les services d'hébergement et de restauration.

L'emploi dans le secteur des biens a diminué de 41 000 (-1,0 %), principalement en raison de la baisse survenue dans la fabrication (-43 000; -2,4 %).

L'emploi a augmenté à Terre-Neuve-et-Labrador, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Alberta. Il a diminué au Nouveau-Brunswick et il a peu varié dans toutes les autres provinces.

Le total des heures travaillées a peu varié en mai, mais il était en hausse de 5,1 % comparativement à 12 mois plus tôt.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,9 % (+1,18 $ pour atteindre 31,12 $) par rapport à un an plus tôt. Il s'agit d'une hausse par rapport à l'augmentation de 3,3 % observée en avril.

Le taux de chômage s'établit à un nouveau creux record

Le taux de chômage a légèrement diminué de 0,1 point de pourcentage en mai et il s'est établi à un nouveau creux record de 5,1 %.

Le taux de chômage ajusté — qui comprend les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un — a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 7,0 % en mai, ce qui représente le plus faible taux enregistré depuis que des données comparables ont commencé à être diffusées en 1976.

Le chômage de longue durée a représenté 19,7 % de l'ensemble du chômage en mai, en hausse par rapport à 15,6 % en février 2020.

Le travail à temps plein est principalement à l'origine de la croissance de l'emploi

Dans le contexte d'un certain nombre d'indicateurs récents d'une demande grandissante de main-d'œuvre et d'une offre limitée, la croissance de l'emploi a repris en mai après avoir fait une pause en avril. L'emploi total a augmenté de 40 000 (+0,2 %) en mai, ce qui comprend une forte croissance observée dans le travail à temps plein (+135 000; +0,9 %). Le travail à temps partiel a diminué de 96 000 (-2,6 %).

La croissance de l'emploi de mai est attribuable aux hausses enregistrées chez les femmes de tous les groupes d'âge

Dans l'ensemble, la croissance de l'emploi a été principalement attribuable aux augmentations enregistrées par les femmes de chacun des trois principaux groupes d'âge, tandis que l'emploi a peu varié chez les hommes de chacun des groupes.

Chez les femmes du principal groupe d'âge actif âgées de 25 à 54 ans, le travail à temps plein a augmenté de 63 000 (+1,2 %) en mai, tandis que le travail à temps partiel a reculé de 41 000 (-4,0 %). De même, chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, les hausses observées dans le travail à temps plein (+53 000; +10,0 %) ont été supérieures aux baisses enregistrées dans le travail à temps partiel (-37 000; -4,8 %).

Chez les femmes âgées de 55 à 64 ans, l'emploi a peu varié pour un troisième mois consécutif en mai, après avoir augmenté en février (+21 000; +1,4 %). Parmi le groupe élargi des femmes âgées de 55 ans et plus, l'emploi total a progressé de 18 000 (+1,0 %) en mai.

Le taux d'emploi est en hausse par rapport à un an plus tôt parmi les groupes issus de la diversité alors que le marché du travail continue de se resserrer

Depuis mai 2021, lorsque le marché du travail a été touché par la troisième vague de la pandémie de COVID-19, l'emploi total a augmenté de 1,1 million (+5,7 %) et, en date du mois de mai 2022, il était en hausse de 497 000 (+2,6 %) par rapport à son niveau observé en février 2020 avant la COVID-19. En raison de cette forte reprise du marché du travail, le taux d'emploi — ou l'emploi en proportion de la population âgée de 15 ans et plus — a augmenté d'une année à l'autre pour passer de 59,4 % en mai 2021 à 61,9 % en mai 2022.

Parmi les personnes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans, le taux d'emploi était en hausse de 3,1 points de pourcentage par rapport à un an plus tôt, et il s'est établi à 84,6 % en mai.

Les améliorations des conditions du marché du travail ont varié parmi la population du principal groupe d'âge actif de mai 2021 à mai 2022, et des augmentations notables sur 12 mois ont été observées chez les femmes des Premières Nations (+10,4 points de pourcentage pour atteindre 70,1 %), les femmes sud-asiatiques (+6,3 points de pourcentage pour atteindre 75,2 %), les hommes métis (+4,9 points de pourcentage pour atteindre 84,1 %), et les hommes philippins (+4,0 points de pourcentage pour atteindre 91,4 %) (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

Les variations des taux d'emploi des groupes issus de la diversité peuvent être associées à de nombreux facteurs, y compris les variations dans la composition de l'emploi selon le secteur et la profession.

Les absences en raison d'une maladie ou d'une incapacité reviennent à leur niveau prépandémique

Le total des heures travaillées a peu varié en mai, mais il était en hausse de 5,1 % comparativement à 12 mois plus tôt.

Les personnes absentes en raison d'une maladie ou d'une incapacité ont représenté 6,2 % des employés, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne prépandémique de 5,5 % observée au cours du mois de mai de 2017 à 2019. Le pourcentage de mai 2022 fait suite à des niveaux élevés, particulièrement en janvier 2022, lorsque les absences en raison d'une maladie ou d'une incapacité ont touché 10,0 % des employés.

La forte tempête qui a provoqué des pannes d'électricité prolongées dans certaines régions de l'est de l'Ontario et de l'ouest du Québec est survenue le dernier jour de la semaine de référence (samedi 21 mai) et n'a pas eu d'incidence sur les heures travaillées en mai.

L'emploi augmente dans le secteur public tandis que le travail autonome continue de tirer de l'arrière par rapport aux niveaux observés avant la COVID-19

Le nombre d'employés dans le secteur public a augmenté de 108 000 (+2,6 %) en mai, en raison principalement de la hausse du nombre d'employés dans les services d'enseignement ainsi que dans les soins de santé et l'assistance sociale. Le nombre d'employés dans le secteur privé a diminué de 95 000 (-0,7 %), principalement en raison de la baisse du nombre de personnes travaillant dans la fabrication.

À la suite de ces variations mensuelles, la croissance de l'emploi observée depuis le début de 2022 était semblable pour les employés des secteurs public (+113 000; +2,7 %) et privé (+314 000; +2,5 %).

Même si le travail autonome a peu varié en mai par rapport à un mois plus tôt et qu'il est demeuré en baisse comparativement à février 2020 (-189 000; -6,6 %), la croissance cumulative du nombre de travailleurs autonomes depuis octobre 2021 a totalisé 84 000 (+3,2 %).

Graphique 2  Graphique 2: Le travail autonome affiche une croissance modeste d'octobre 2021 à mai 2022
Le travail autonome affiche une croissance modeste d'octobre 2021 à mai 2022

Le taux de chômage s'établit à un nouveau creux record

Le taux de chômage a diminué légèrement de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 5,1 % en mai. Il s'agit du troisième mois consécutif au cours duquel cet indicateur clé du marché du travail s'établit à un nouveau creux record. Le taux était semblable ou inférieur aux creux historiques enregistrés précédemment dans quatre provinces : la Colombie-Britannique (4,5 %), le Nouveau-Brunswick (7,1 %), l'Île-du-Prince-Édouard (7,8 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (10,0 %).

Le taux de chômage des personnes âgées de 25 à 54 ans s'est établi à 4,3 % en mai, ce qui correspond au creux historique enregistré en avril 2022. Le taux a peu varié, tant chez les hommes (4,3 %) que chez les femmes (4,2 %) de ce groupe d'âge en mai.

Le resserrement du marché du travail au cours des derniers mois a contribué aux baisses sur 12 mois des taux de chômage parmi la population du principal groupe d'âge actif. Les groupes ayant enregistré des baisses notables sur 12 mois en mai comprenaient les femmes des Premières Nations (-9,3 points de pourcentage pour s'établir à 7,3 %), les femmes asiatiques du Sud-Est (-6,3 points de pourcentage pour s'établir à 4,1 %), et les hommes philippins (-4,7 points de pourcentage pour s'établir à 3,4 %) (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

Chez les hommes âgés de 55 ans et plus, le taux de chômage a diminué de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 5,0 % en mai, tandis que chez les femmes de ce groupe d'âge, le taux a peu varié, s'établissant à 4,1 %.

Après avoir augmenté en avril, le taux de chômage chez les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans a peu varié en mai, s'établissant à 11,4 %. Le taux de chômage des jeunes femmes (8,1 %) s'est maintenu pour un troisième mois consécutif.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage poursuit sa tendance à la baisse en mai
Le taux de chômage poursuit sa tendance à la baisse en mai

Le taux de chômage ajusté s'établit aussi à un creux record en mai

Selon les résultats de l'Enquête sur les postes vacants et les salaires, le ratio chômeurs-postes vacants s'est établi à un creux historique de 1,2 en mars (données non désaisonnalisées), ce qui met en évidence les défis de l'offre de main-d'œuvre auxquels sont confrontés les employeurs qui tentent d'attirer des employés et de les maintenir en poste.

Les personnes qui ne participent pas activement à la population active, mais qui indiquent vouloir travailler sont une source potentielle de main-d'œuvre. En mai, on comptait 409 000 de ces travailleurs potentiels, en baisse de 18 000 (-4,2 %) par rapport à avril. Le taux de chômage ajusté — qui comprend les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un — a reculé de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 7,0 % en mai, ce qui représente le plus faible taux enregistré depuis que des données comparables ont commencé à être diffusées en 1976.

Le chômage de longue durée varie peu à l'échelle nationale, mais il diminue en Alberta

Au total, 208 000 personnes avaient été à la recherche d'un emploi ou mises à pied temporairement depuis 27 semaines ou plus en mai, ce qui était presque inchangé pour un troisième mois consécutif. Même si un grand nombre des principaux indicateurs du marché du travail sont revenus aux niveaux observés avant la pandémie, le chômage de longue durée est demeuré élevé et a représenté 19,7 % de l'ensemble du chômage en mai, en hausse par rapport à 15,6 % en février 2020.

Le chômage de longue durée est influencé par un certain nombre de facteurs, y compris les variations géographiques dans la composition démographique de la population active et dans la concordance entre les compétences requises pour les postes vacants et les compétences des travailleurs potentiels. En mai, le chômage de longue durée en proportion du chômage total a oscillé entre 9,7 % à l'Île-du-Prince-Édouard et 25,3 % à Terre-Neuve-et-Labrador. En Alberta, cette proportion a diminué pour passer de 31,8 % en avril à 23,2 % en mai, étant donné que la baisse du chômage total (-15 000; -10,4 %) est entièrement survenue parmi les chômeurs de longue durée (-16 000; -34,7 %).

Graphique 4  Graphique 4: Le chômage de longue durée varie d'une province à l'autre
Le chômage de longue durée varie d'une province à l'autre

Le taux d'activité des personnes du principal groupe d'âge actif demeure à un niveau record

Le taux d'activité global, ou la proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui est occupée ou au chômage, s'est maintenu à 65,3 % en mai.

Le taux d'activité des femmes du principal groupe d'âge actif a augmenté légèrement pour atteindre un niveau record de 85,0 % en mai, ce qui est semblable aux sommets précédents enregistrés en mars (84,8 %) et en avril 2022 (84,9 %). Le taux d'activité des hommes du principal groupe d'âge actif (91,9 %) a peu varié en mai et il était en baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport au taux record observé en mars 2022.

Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux d'activité a aussi peu varié en mai, tant pour les hommes (64,4 %) que pour les femmes (66,0 %).

Le taux d'activité est en baisse chez les hommes âgés de 55 à 64 ans

Chez les hommes âgés de 55 ans et plus, le taux d'activité a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 41,9 % en mai, étant donné qu'il y avait 29 000 (-1,2 %) hommes de moins qui occupaient un emploi ou qui étaient au chômage. Chez les femmes du même groupe d'âge, le taux d'activité s'est maintenu à un niveau semblable depuis juillet 2021, et il s'est établi à 31,7 % en mai.

À mesure que la population active vieillit et qu'une grande cohorte de Canadiens approchent de la retraite, le taux d'activité des personnes de 55 à 64 ans (66,1 %) est un important indicateur de l'offre de main-d'œuvre, en particulier dans le contexte de la demande de main-d'œuvre non comblée. Tandis que le taux d'activité (60,4 %) a peu varié chez les femmes âgées de 55 à 64 ans en mai, il a diminué d'un point de pourcentage pour s'établir à 71,9 % chez les hommes du même groupe d'âge.

Chez les adultes de 55 à 64 ans, le taux d'activité en mai a varié de 50,7 % chez les Premières Nations et 55,4 % chez les Canadiens asiatiques du Sud-Est à 76,6 % chez les Canadiens noirs, 78,7 % chez les Canadiens arabes et 82,3 % chez les Canadiens d'origine philippine (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

L'emploi est en hausse dans le secteur des services et en baisse dans le secteur des biens

L'emploi dans le secteur des services a augmenté de 81 000 (+0,5 %) en mai, et la hausse s'est répartie dans plusieurs secteurs.

L'emploi a progressé dans les services d'hébergement et de restauration (+20 000; +1,9 %) pour un deuxième mois consécutif, ce qui correspond aux hausses du PIB dans le secteur (+10,9 %) et aux augmentations des ventes des services de restauration (+6,5 %) observées en mars.

Le nombre de personnes travaillant dans les services professionnels, scientifiques et techniques a augmenté de 21 000 (+1,2 %) en mai, après avoir progressé de 15 000 (+0,9 %) en avril, ce qui a porté la hausse au cours des cinq premiers mois de 2022 à 68 000 (+4,0 %). Une proportion notable de l'augmentation observée en mai dans ce secteur est survenue en Alberta (+11 000; +5,5 %).

L'emploi a aussi augmenté dans les services d'enseignement (+24 000; +1,6 %) et dans le commerce de détail (+34 000; +1,5 %) en mai, tandis que le transport et l'entreposage (-25 000; -2,4 %) ainsi que la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (-19 000; -1,4 %) ont enregistré des baisses de l'emploi.

L'emploi global dans le secteur des biens a diminué de 41 000 (-1,0 %) en mai. Après avoir suivi une tendance à la hausse d'octobre 2021 à mars 2022, l'emploi dans le secteur des biens a atteint un plateau en avril.

L'emploi dans la fabrication a reculé de 43 000 (-2,4 %) en mai, ce qui a effacé les hausses enregistrées pendant l'automne 2021 et a ramené l'emploi dans le secteur à un niveau comparable à celui observé en mai 2021. Des baisses mensuelles ont été observées dans six provinces, et les plus prononcées sont survenues en Colombie-Britannique (-11 000; -5,8 %), en Ontario (-16 000; -2,0 %) et au Québec (-7 700; -1,5 %).

L'emploi est demeuré stable dans la construction en mai, après avoir reculé en avril. L'emploi dans le secteur a suivi une tendance à la hausse de novembre 2021 à mars 2022, et il était en hausse de 5,3 % en mai par rapport à un an plus tôt.

En mai, 8 300 (+2,5 %) personnes de plus travaillaient dans les ressources naturelles, la troisième augmentation en cinq mois. En mai, les hausses les plus prononcées ont été enregistrées au Québec (+2 100; +4,3 %).

Graphique 5  Graphique 5: L'emploi dans le secteur des biens diminue en mai
L'emploi dans le secteur des biens diminue en mai

L'emploi progresse dans deux provinces de l'Atlantique et en Alberta

L'emploi a augmenté à Terre-Neuve-et-Labrador, à l'Île-du-Prince-Édouard et en Alberta en mai. Il a diminué au Nouveau-Brunswick et il a peu varié dans toutes les autres provinces. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

À Terre-Neuve-et-Labrador, l'emploi a progressé (+4 100; +1,8 %) en mai. Il s'agit de la troisième augmentation en quatre mois. Alors que le taux de chômage provincial (10,0 %) est demeuré le plus élevé de toutes les provinces, le taux de la région métropolitaine de recensement (RMR) de St. John's s'est chiffré à 6,8 % (moyenne mobile de trois mois).

L'Île-du-Prince-Édouard a aussi affiché une hausse de l'emploi en mai (+1 100; +1,3 %), tandis que le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 7,8 %.

En Alberta, l'emploi a augmenté de 28 000 (+1,2 %) en mai, après avoir progressé en avril. Le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 5,3 %. Les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques (+11 000; +5,5 %) et du transport et de l'entreposage (+8 000; +6,6 %) ont contribué le plus à la hausse de l'emploi en Alberta.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province à avoir affiché une baisse de l'emploi en mai (-3 900; -1,0 %), ce qui a contrebalancé en partie les hausses observées en mars et en avril. Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 7,1 %.

Au Québec, l'emploi a peu varié en mai après avoir diminué en avril, puisque la hausse observée dans le travail à temps plein a été contrebalancée par la baisse enregistrée dans le travail à temps partiel. Étant donné qu'un plus grand nombre de personnes étaient actives sur le marché du travail et que l'emploi a peu varié, le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 4,2 %.

En Ontario, l'emploi et le taux de chômage (5,5 %) sont demeurés stables pour un deuxième mois consécutif en mai.

Le taux d'emploi au Canada continue de suivre une tendance à la hausse supérieure à celle observée aux États-Unis

En ajustant les données canadiennes en fonction des concepts américains, il est possible de comparer les situations sur le marché du travail au Canada et aux États-Unis. Pour en savoir plus, voir l'article « Mesure de l'emploi et du chômage au Canada et aux États-Unis – une comparaison ».

Le taux de chômage, ajusté selon les concepts américains, s'est établi à 4,1 % au Canada en mai, ce qui représente un taux supérieur de 0,5 point de pourcentage à celui des États-Unis (3,6 %).

Aussi ajusté selon les concepts américains, le taux d'emploi s'est chiffré à 62,4 % au Canada et à 60,1 % aux États-Unis en mai. Le taux d'emploi, défini comme étant le nombre de personnes en emploi exprimé en pourcentage de la population en âge de travailler, est généralement plus élevé au Canada.

En mai, le taux d'activité, ajusté selon les concepts américains, s'est établi à 65,1 % au Canada, tandis qu'aux États-Unis, le taux d'activité s'est chiffré à 62,3 %. Chez les Canadiens âgés de 25 à 54 ans, le taux s'est établi à 87,7 % en mai, en hausse de 1,2 point de pourcentage par rapport à février 2020. En revanche, le taux d'activité des personnes du principal groupe d'âge actif aux États-Unis en mai 2022 s'est chiffré à 82,6 %, en légère baisse par rapport au taux prépandémique observé en février 2020 (83,0 %).

Questions d'actualité : croissance des salaires, emploi des étudiants et lieu de travail

La croissance des salaires moyens s'accélère

Au cours des derniers mois, le resserrement du marché du travail et l'inflation croissante ont mis en évidence l'importance d'un éventail d'indicateurs salariaux pour comprendre si les chèques de paie des Canadiens suivent le rythme des coûts des biens et des services. Le salaire horaire moyen de tous les employés a progressé de 3,9 % (+1,18 $) sur 12 mois en mai, en hausse par rapport à l'augmentation de 3,3 % observée en avril. Des hausses plus marquées ont été enregistrées chez certains groupes de travailleurs. Par exemple, les salaires ont augmenté chez les employés permanents (+4,5 %) et les employés à temps plein (+4,3 %).

La croissance sur 12 mois des salaires moyens diffère également entre les hommes et les femmes. En mai, les salaires moyens étaient en hausse de 4,2 % sur 12 mois chez les hommes, par rapport à une hausse de 3,7 % chez les femmes. Cet écart s'est rétréci depuis le début de 2022, étant donné que les salaires des hommes sont demeurés stables de janvier à mai, tandis que les salaires des femmes ont augmenté de 1,2 %. La croissance des salaires sur 12 mois des hommes et des femmes a été plus lente que le rythme de croissance de l'Indice des prix à la consommation (IPC) en date du mois d'avril (+6,8 %).

Les différences récentes observées dans la croissance des salaires des hommes et des femmes ont probablement été influencées par un certain nombre de facteurs, y compris les variations saisonnières de l'emploi, qui diffèrent d'un groupe de travailleurs à l'autre. De façon plus générale, les écarts salariaux entre les hommes et les femmes sont en partie attribuables aux différences dans les secteurs dans lesquels les hommes et les femmes travaillent et dans les professions qu'ils exercent. Pour en savoir davantage sur l'incidence historique des différences de composition de l'emploi sur les écarts salariaux entre les hommes et les femmes, voir l'article « L'écart salarial entre les sexes au Canada : 1998 à 2018 ».

Graphique 6  Graphique 6: La croissance des salaires des hommes et des femmes est inférieure à la croissance de l'Indice des prix à la consommation
La croissance des salaires des hommes et des femmes est inférieure à la croissance de l'Indice des prix à la consommation

Si l'on examine la question d'une perspective à plus long terme, les salaires ont augmenté davantage chez les femmes (+17,8 %) que chez les hommes (+14,9 %) depuis janvier 2018.

Chez les femmes et chez les hommes, les variations salariales observées depuis le début de la pandémie ont été influencées par les changements dans la composition relative de l'emploi, par exemple, des secteurs aux salaires plus bas aux secteurs aux salaires plus élevés. La plupart des secteurs offrant les salaires les plus élevés ont enregistré une forte croissance de l'emploi au cours des trois dernières années, tandis que l'emploi dans la plupart des secteurs offrant les salaires les plus faibles a stagné ou a diminué. Ce changement de la composition a, à lui seul, exercé une pression à la hausse sur les salaires, peu importe toute modification de la rémunération individuelle.

Graphique 7  Graphique 7: Le salaire horaire moyen augmente davantage chez les femmes que chez les hommes depuis 2018
Le salaire horaire moyen augmente davantage chez les femmes que chez les hommes depuis 2018

Un ensemble d'indicateurs donnent une image plus complète de la dynamique des salaires

La compréhension de la dynamique de la variation des salaires — et son lien avec la hausse des prix à la consommation — nécessite un éventail d'indicateurs qui vont au-delà des données sur les salaires horaires moyens tirées de l'Enquête sur la population active (EPA), y compris des indicateurs de l'Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS). Par exemple, de mars 2019 à mars 2022, les employés récemment embauchés ont enregistré une croissance des salaires (+16,5 %) supérieure à celle de l'IPC (+10,0 %) et à la moyenne observée pour tous les employés (12,4 %), ce qui est en partie attribuable au fait que certaines des personnes qui ont changé d'emploi ont une expérience de travail et un potentiel de rémunération supérieurs à la moyenne. Par ailleurs, du premier trimestre de 2019 au quatrième trimestre de 2021, les salaires offerts associés aux postes vacants (+5,3 %), mesurés dans le cadre de l'EPVS, ont augmenté plus lentement que l'IPC, ce qui laisse penser que certains employeurs ont moins de latitude pour augmenter les niveaux de rémunération. Pour obtenir plus de renseignements sur un éventail d'indicateurs salariaux, consulter le document intitulé « Désagrégation de la croissance des salaires : tendances et facteurs à considérer ».

D'autres sources peuvent permettre de mieux comprendre la façon dont les entreprises prévoient s'adapter à l'évolution des prix à la consommation. Par exemple, selon l'Enquête canadienne sur la situation des entreprises, au deuxième trimestre de 2022, plus de la moitié des entreprises (55,2 %) s'attendaient à ce que l'inflation devienne un problème plus important lors de leurs discussions avec leurs employés au sujet de l'augmentation des salaires au cours des 12 prochains mois, y compris plus des trois quarts des entreprises des services d'hébergement et de restauration (données non désaisonnalisées). Au début de 2022, plus de 4 entreprises sur 10 (44,9 %) ont indiqué qu'elles prévoyaient augmenter les salaires offerts à leurs employés actuels au cours des 12 prochains mois (données non désaisonnalisées).

Les étudiants enregistrent un début de saison des emplois d'été record

Pendant les mois d'été, de mai à août, l'EPA recueille des renseignements sur le marché du travail concernant les jeunes âgées de 15 à 24 ans qui fréquentaient l'école à temps plein en mars et qui ont l'intention de retourner aux études en septembre. Ces renseignements aident à faire la lumière sur les expériences des étudiants retournant aux études qui cherchent à acquérir une expérience professionnelle et à financer leurs études. Les jeunes en général ont été durement touchés par les perturbations touchant l'emploi tout au long de la pandémie, et les jeunes femmes en particulier ne sont pas revenues à leur niveau d'emploi observé en février 2020 avant août 2021.

Les étudiants de 15 à 24 ans qui retourneront aux études ont profité des conditions favorables du marché du travail en mai, et près de la moitié (49,8 %) occupait un emploi. Cette proportion était supérieure de 2,8 points de pourcentage à celle observée avant la pandémie de COVID-19 en mai 2019 (47,0 %) et bien au-dessus du niveau observé en mai 2021 (39,5 %), lorsque les étudiants qui cherchaient à payer leurs études d'automne continuaient d'être confrontés aux difficultés sur le marché du travail posées par la COVID-19.

Chez les étudiants de sexe féminin qui retourneront aux études, le taux d'emploi de mai (53,3 %) était en hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport au précédent niveau record pour le mois de mai, atteint en 2019. De même, le taux de chômage pour ce groupe était le plus bas taux jamais enregistré pour le mois de mai, s'établissant à 10,2 % en mai 2022.

Chez les étudiants de sexe masculin qui retourneront aux études, le taux d'emploi en mai (45,8 %) était en hausse de 4,0 points de pourcentage par rapport à 2019 et le plus élevé depuis mai 1991, tandis que le taux de chômage de mai (13,0 %) était le plus faible depuis 1990.

Les taux d'emploi des étudiants ont tendance à augmenter tout au long de juin et de juillet, étant donné que davantage de jeunes — particulièrement des adolescents — terminent leur année scolaire et intègrent le marché du travail.

Graphique 8  Graphique 8: Le taux d'emploi des étudiants qui retourneront aux études dépasse le niveau prépandémique de mai 2019
Le taux d'emploi des étudiants qui retourneront aux études dépasse le niveau prépandémique de mai 2019

Chez les étudiants qui retourneront aux études, les salaires horaires moyens étaient en hausse de 5,7 % par rapport à 12 mois plus tôt (+0,90 $ pour atteindre 16,82 $) en mai, y compris une augmentation sur 12 mois de 10,5 % des salaires des étudiants travaillant dans le secteur des services d'hébergement et de restauration (+1,52 $ pour atteindre 15,99 $). L'introduction de hausses du salaire minimum par plusieurs provinces en 2022 et l'élimination du salaire minimum spécial pour les serveurs de boissons en Ontario en janvier 2022 ont probablement eu une incidence sur les salaires des étudiants dans ce secteur.

Plus du quart des employés ont la possibilité de choisir leur lieu de travail

En date du mois de mai, un peu moins de 1 Canadien occupant un emploi sur 5 (19,2 %) a indiqué qu'il travaillait habituellement exclusivement à partir de son domicile, ce qui représente une proportion semblable à celle observée en avril. La proportion de travailleurs qui ont déclaré travailler selon un mode hybride — c'est-à-dire ceux qui travaillent habituellement tant à domicile qu'à des lieux autres que leur domicile — a augmenté légèrement en mai (+0,5 point de pourcentage pour atteindre 6,3 %), et a poursuivi une lente tendance à la hausse observée depuis janvier (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

À la suite de la levée de la plupart des restrictions de santé publique liées à la COVID-19 au cours des derniers mois, et dans le contexte d'une concurrence accrue pour une offre limitée de main-d'œuvre, de nombreux employeurs ont été confrontés au choix d'exiger que les employés reviennent au bureau ou de leur donner la possibilité de continuer de travailler à domicile, soit exclusivement, soit en combinaison avec du travail en personne. En mai, 27,9 % des employés ont indiqué qu'ils étaient en mesure de choisir leur lieu de travail au moins une partie du temps, y compris 13,9 % qui pouvaient le choisir tout le temps (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

La possibilité pour les employés de choisir leur lieu de travail au moins une partie du temps était la plus élevée dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques (64,3 %) et dans celui de la finance, des assurances, des finances, des services immobiliers et des services de location et de location à bail (57,4 %) (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

Parmi les employés qui étaient en mesure de choisir leur lieu de travail au moins une partie du temps, 45,0 % ont indiqué qu'ils travaillaient exclusivement à domicile, tandis que 1 sur 6 (15,7 %) travaillait selon un mode hybride.

Les résultats de l'EPA pour la semaine allant du 12 au 18 juin 2022 seront diffusés le 8 juillet 2022.















Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 années suivantes. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès concernant les objectifs mondiaux liés au développement durable. Ce communiqué servira à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de mai sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 15 au 21 mai 2022.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place de l'EPA ont été remplacées par des interviews téléphoniques réalisées par des intervieweurs travaillant à partir de leur domicile pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. Bien que cela ait entraîné une baisse du taux de réponse de l'EPA, près de 49 000 interviews ont été réalisées en mai et les évaluations approfondies de la qualité des données réalisées chaque mois confirment que l'EPA continue de dresser un portrait actuel du marché du travail canadien.

La suspension des interviews sur place a eu une plus grande incidence sur les taux de réponse au Nunavut que dans les autres secteurs de compétence. En raison de la baisse plus prononcée des taux de réponse du Nunavut, et des changements qui en découlent dans la composition de l'échantillon de répondants, les données pour le Nunavut (tableau 14-10-0292-01) doivent être utilisées avec prudence. Pour réduire les risques associés à la baisse de la qualité des données pour le Nunavut, les utilisateurs sont priés d'utiliser les moyennes sur 12 mois (offertes sur demande) plutôt que les moyennes sur 3 mois, lorsque cela est possible. Statistique Canada continuera de surveiller la qualité des données de l'EPA pour le Nunavut chaque mois et de fournir aux utilisateurs des lignes directrices à jour, au besoin.

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de mai 2022

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 8 juillet 2022. Les données de juin rendront compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 12 au 18 juin 2022.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques.

Il est également possible de consulter le produit Enquête sur la population active : fichier de microdonnées à grande diffusion (Numéro au catalogue71M0001X). Ce fichier de microdonnées à grande diffusion renferme des données non agrégées associées à un grand nombre de variables recueillies dans le cadre de l'Enquête sur la population active. Les données ont été modifiées pour veiller à ce qu'aucune personne ou entreprise ne puisse être identifiée directement ou indirectement. Ce produit s'adresse aux utilisateurs qui préfèrent effectuer leurs propres analyses en ciblant des sous-groupes particuliers de la population ou en recoupant des variables ne faisant pas partie de nos produits catalogués.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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