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Expériences de conflits ou de problèmes graves dans les provinces canadiennes, 2021

Diffusion : 2022-01-18

Aujourd'hui, Statistique Canada a diffusé les résultats d'une nouvelle enquête sur les conflits ou les problèmes graves avec lesquels les personnes vivant dans les provinces canadiennes doivent composer dans leur vie quotidienne.

En 2021, près de 1 Canadien sur 5 (18 % des Canadiens de 18 ans et plus, ou 5,5 millions de personnes) a déclaré avoir connu au moins un conflit de nature civile ou un problème grave au cours des trois années ayant précédé l'enquête.

Il convient de souligner deux points en ce qui concerne cette enquête. D'une part, on a demandé aux Canadiens vivant dans les provinces s'ils avaient connu un problème grave difficile à résoudre (c'est-à-dire qui pourrait nécessiter une intervention juridique), allant des problèmes liés à une dette de consommation aux problèmes liés au système de justice pénale, en passant par les problèmes liés à la garde des enfants ou les différends liés à la famille.

D'autre part, on a demandé aux Canadiens quelles mesures ils ont prises pour régler leur conflit ou leur problème le plus grave. Il existe de nombreuses façons de résoudre les problèmes graves : des conversations informelles entre les parties impliquées jusqu'au recours au système de justice officiel. L'accès en temps opportun à un système de justice équitable et efficace, ainsi que le règlement des conflits et des problèmes, contribue au bien-être des personnes et des collectivités.

L'article de Juristat intitulé « Expériences de conflits ou de problèmes graves dans les provinces canadiennes, 2021 » est diffusé aujourd'hui. L'analyse porte principalement sur les types de problèmes graves connus par les personnes vivant dans les provinces canadiennes et la fréquence de ces problèmes, les mesures qu'elles ont prises pour les résoudre (que ce soit par des moyens informels ou par la voie judiciaire) et les répercussions de ces problèmes sur leur vie quotidienne. On y examine également les obstacles à l'accès à la justice. Dans la mesure du possible, les données ont été désagrégées pour mettre en évidence les expériences des différentes populations dans les 10 provinces. Ce rapport est fondé sur les données de l'Enquête canadienne sur les problèmes juridiques (ECPJ) de 2021.

Environ 5,5 millions de personnes vivant dans les provinces canadiennes font face à des problèmes graves

Près de 1 personne vivant dans les provinces canadiennes sur 5 (18 % des personnes de 18 ans et plus, ou 5,5 millions de personnes) a déclaré avoir connu au moins un problème grave mesuré au moyen de l'ECPJ au cours des trois années ayant précédé celle-ci. Les problèmes les plus souvent déclarés concernaient le quartier, comme le vandalisme (21 % de tous les problèmes graves), le harcèlement (16 %), la discrimination (16 %) et l'obtention de soins médicaux inadéquats ou de mauvaise qualité (16 %). Dans l'ensemble, les femmes (18 %) et les hommes (18 %) étaient tout aussi susceptibles d'avoir connu un problème grave.

Selon les données de l'ECPJ, parmi les personnes qui avaient connu au moins un problème grave au cours des trois années ayant précédé l'enquête, plus de la moitié (55 %) avaient connu un seul conflit ou problème grave. Des proportions semblables de personnes en avaient connu deux (22 %) ou en avaient connu au moins trois (23 %).

Le tiers des personnes ayant une incapacité déclarent avoir connu au moins un problème grave, et les personnes ayant une incapacité sont également plus susceptibles de connaître au moins trois problèmes graves

Selon les données de l'ECPJ, le tiers (33 %) des personnes ayant une incapacité ont dit avoir connu au moins un problème grave au cours des trois années ayant précédé l'enquête, soit une proportion deux fois plus élevée que celle observée chez les personnes n'ayant aucune incapacité (16 %). De plus, parmi les répondants qui avaient connu un problème grave, les personnes ayant une incapacité étaient plus susceptibles que les personnes n'en ayant pas d'avoir connu au moins trois problèmes graves (34 % par rapport à 20 %).

Les types de problèmes graves connus pour lesquels les écarts les plus importants ont été observés entre les personnes ayant une incapacité et celles qui n'en ont pas étaient l'obtention de soins médicaux inadéquats ou de mauvaise qualité (29 % par rapport à 13 %), l'obtention d'une aide pour incapacité (17 % par rapport à 2 %), l'obtention d'une aide gouvernementale (12 % par rapport à 4 %), le harcèlement (20 % par rapport à 15 %) et la discrimination (19 % par rapport à 15 %).

En outre, les Autochtones (27 %) et les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles (28 %) ont plus fréquemment déclaré avoir connu des problèmes graves au cours des trois années ayant précédé l'enquête.

La plupart des Canadiens vivant dans les provinces règlent leur problème le plus grave en dehors du système de justice officiel

La grande majorité (87 %) des Canadiens qui ont connu un problème grave ont indiqué avoir pris des mesures pour résoudre leur problème le plus grave, mais ne l'ont pas nécessairement fait par la voie du système de justice officiel. Les Canadiens vivant dans les provinces ont eu recours à différents types de mesures pour régler leur problème le plus grave; le tiers (33 %) ont communiqué avec un professionnel du droit, et 8 % ont communiqué avec une cour ou un tribunal. Cependant, les mesures les plus souvent prises pour résoudre les problèmes graves étaient le fait d'obtenir des conseils d'amis ou de parents (52 %), de faire des recherches sur Internet (51 %) ou de communiquer avec l'autre partie impliquée dans le conflit (47 %).

Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de déclarer que le problème le plus grave qu'elles ont connu a eu des répercussions négatives sur leur santé

Dans le cadre de l'ECPJ, en plus des questions sur les types de problèmes graves auxquels font face les Canadiens vivant dans les provinces et les mesures qu'ils prennent pour les résoudre, on a interrogé les répondants à propos des répercussions négatives découlant de leur problème le plus grave. Bien que, comme il a été mentionné précédemment, les femmes et les hommes étaient tout aussi susceptibles de connaître des problèmes graves, les femmes étaient plus susceptibles de déclarer avoir subi les répercussions sur la santé mesurées dans le cadre de l'ECPJ. Par exemple, près de 8 femmes sur 10 (79 %) ont indiqué avoir vécu du stress extrême, comparativement à environ les deux tiers (65 %) des hommes.

Graphique 1  Graphique 1: Répercussions sanitaires du problème le plus grave, selon le nombre de problèmes graves, Canada, 2021
Répercussions sanitaires du problème le plus grave, selon le nombre de problèmes graves, Canada, 2021

Les Autochtones sont plus susceptibles que les non-Autochtones de déclarer avoir subi certains types de répercussions financières négatives en raison de leur problème le plus grave, y compris la perte de leur logement

En général, les trois quarts (75 %) des personnes qui ont connu un problème grave ont indiqué avoir subi des répercussions financières en raison de leur problème le plus grave. Cette proportion était la même pour les Autochtones et les non-Autochtones. Cependant, les Autochtones étaient plus susceptibles de déclarer certains types de répercussions financières.

En effet, les Autochtones étaient plus susceptibles que les non-Autochtones de déclarer qu'ils avaient dû emprunter de l'argent à des amis ou à des membres de leur famille (32 % par rapport à 21 %) ou à une agence de crédit ou de prêt (11 % par rapport à 6 %), et qu'ils avaient dû omettre de payer des factures ou les payer en retard (32 % par rapport à 20 %). En outre, les Autochtones étaient deux fois plus susceptibles que les non-Autochtones de dire que leur problème le plus grave avait causé la perte de leur logement ou y avait contribué (10 % par rapport à 5 %).

La majorité des problèmes graves demeurent non résolus

Dans les provinces canadiennes, 3 problèmes graves sur 10 (29 %) avaient été résolus au moment de la tenue de l'enquête. La proportion de problèmes résolus allait de 24 % au Nouveau-Brunswick à 38 % à Terre-Neuve-et-Labrador. Un peu plus du quart (27 %) des problèmes dans les provinces canadiennes étaient en voie d'être résolus. Comparativement à toutes les autres provinces, une proportion plus grande de personnes vivant au Québec (19 %), en Alberta (18 %), en Saskatchewan (16 %) et en Ontario (16 %) ont déclaré avoir abandonné les démarches pour résoudre leur problème le plus grave.

  Note aux lecteurs

Cet article de Juristat est fondé sur les résultats de l'Enquête canadienne sur les problèmes juridiques (ECPJ) de 2021. L'ECPJ vise essentiellement à mieux comprendre les types de problèmes graves auxquels doivent faire face les Canadiens et la fréquence de ces problèmes, les mesures qu'ils prennent pour régler ces problèmes, et les répercussions financières, socioéconomiques et sanitaires qu'ont ces problèmes sur la vie quotidienne des répondants.

Statistique Canada a mené l'ECPJ pour la première fois en 2021. L'élaboration et la collecte des données de cette enquête ont été financées par le ministère de la Justice du Canada et d'autres partenaires fédéraux dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à mesurer les progrès du Canada vers la réalisation de l'objectif de développement durable 16 des Nations Unies, soit assurer l'accès de tous à la justice.

En ce qui concerne la méthodologie de cette analyse, il convient de souligner deux points. D'une part, l'enquête n'a pas été menée dans les territoires du Canada. D'autre part, dans le cadre de cette enquête, deux questions ont été posées aux répondants pour déterminer s'ils avaient connu un problème. La première question visait à savoir s'ils avaient connu un ou plusieurs problèmes d'une série de problèmes possibles au cours des trois années ayant précédé l'enquête. Ceux qui avaient connu un problème devaient ensuite préciser s'ils considéraient que ces problèmes étaient graves ou difficiles à résoudre. L'analyse du présent article porte principalement sur les problèmes graves ou difficiles à résoudre.

La collecte des données de l'ECPJ s'est déroulée de février à août 2021. Pendant cette période, le virus de la COVID-19 s'est propagé à des vitesses différentes à l'échelle du pays; certaines provinces ont imposé des restrictions plus sévères que d'autres. Dans le cadre de l'enquête, on a posé aux répondants des questions précises sur l'incidence de la pandémie de COVID-19 sur leurs problèmes graves. Les résultats sont présentés dans l'article de Juristat.

Produits

L'article de Juristat intitulé « Expériences de conflits ou de problèmes graves dans les provinces canadiennes, 2021 » (Numéro au catalogue85-002-X) est maintenant accessible.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (infostats@statcan.gc.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias (statcan.mediahotline-ligneinfomedias.statcan@statcan.gc.ca).

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