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Enquête sur la population active, octobre 2021

Diffusion : 2021-11-05

Les données de l'Enquête sur la population active (EPA) d'octobre rendent compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 10 au 16 octobre.

Par rapport à la semaine de référence de septembre, un plus grand nombre d'exigences liées à la présentation d'une preuve de vaccination étaient en place dans diverses provinces et divers lieux de travail. En Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario, les limites de capacité ont été levées dans de nombreux secteurs d'activité où la présentation d'une preuve de vaccination est maintenant obligatoire.

Faits saillants

L'emploi est demeuré stable en octobre

Après être revenu à son niveau d'avant la pandémie en septembre, l'emploi est demeuré stable en octobre.

Les hausses observées dans un certain nombre de secteurs, y compris dans le commerce de détail (+72 000), ont été contrebalancées par les baisses survenues ailleurs, y compris dans les services d'hébergement et de restauration (-27 000).

L'emploi a augmenté en Ontario et au Nouveau-Brunswick, tandis qu'il a diminué au Manitoba et en Saskatchewan.

Les hausses observées parmi les employés du secteur privé (+70 000) ont été contrebalancées en partie par les baisses enregistrées dans le travail autonome (-38 000).

Le total des heures travaillées a augmenté de 1,0 % en octobre, et il était en baisse de 0,6 % par rapport à son niveau prépandémique.

Le nombre de personnes en emploi travaillant moins de la moitié de leurs heures habituelles a diminué de 9,7 % (-100 000) en octobre, mais il est demeuré en hausse de 14,5 % par rapport à février 2020.

Parmi les personnes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans), l'emploi a progressé de 53 000 (+0,4 %), et toute la hausse est survenue dans le travail à temps plein.

L'emploi à temps plein chez les hommes du principal groupe d'âge actif est revenu à son niveau d'avant la pandémie, tandis que l'emploi à temps plein chez les femmes du principal groupe d'âge actif était en hausse de 98 000 (+1,0 %) par rapport à février 2020.

Après avoir progressé de juin à septembre, l'emploi n'a pratiquement pas varié dans le secteur des services en octobre. Pour un quatrième mois consécutif, l'emploi a peu varié dans le secteur des biens.

Le taux de chômage diminue pour un cinquième mois consécutif

Le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 6,7 % en octobre, ce qui représente son plus bas niveau en 20 mois, et il s'est situé à 1,0 point de pourcentage du taux (5,7 %) enregistré en février 2020.

Le taux de chômage ajusté — qui comprend les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un — s'est établi à 8,7 %. Il s'agit du taux le plus faible depuis le début de la pandémie.

Le chômage de longue durée — le nombre de personnes ayant été continuellement au chômage depuis 27 semaines ou plus — a peu varié en octobre, s'établissant à 380 000.

L'emploi est demeuré stable en octobre

Après être revenu à son niveau d'avant la pandémie en septembre, l'emploi est demeuré stable (+31 000; +0,2 %) en octobre. Le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 6,7 %.

Les hausses d'emploi observées dans un certain nombre de secteurs, y compris dans le commerce de détail, ont été contrebalancées par les baisses survenues ailleurs, y compris dans les services d'hébergement et de restauration. L'emploi a augmenté en Ontario et au Nouveau-Brunswick, tandis qu'il a diminué au Manitoba et en Saskatchewan. Les hausses enregistrées chez les employés rémunérés ont été contrebalancées par les baisses observées dans le travail autonome.

Le nombre de personnes en emploi ayant travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a diminué de 9,7 % (-100 000) en octobre, et il est demeuré en hausse de 117 000 (+14,5 %) par rapport à février 2020. Le total des heures travaillées a augmenté de 1,0 % en octobre, et il était en baisse de 0,6 % par rapport à son niveau prépandémique.

Graphique 1  Graphique 1: L'emploi varie peu après être revenu à son niveau de février 2020 en septembre
L'emploi varie peu après être revenu à son niveau de février 2020 en septembre

L'emploi à temps plein augmente chez les hommes et les femmes du principal groupe d'âge actif

Chez les personnes du principal groupe d'âge actif (de 25 à 54 ans), l'emploi a progressé de 53 000 (+0,4 %) en octobre, et toute la hausse est survenue dans le travail à temps plein. L'emploi à temps plein a augmenté tant pour les hommes (+36 000; +0,6 %) que pour les femmes du principal groupe d'âge actif (+30 000; +0,6 %). Ces hausses ont porté l'emploi à temps plein chez les hommes du principal groupe d'âge actif à son niveau d'avant la pandémie pour la première fois, tandis que l'emploi à temps plein chez les femmes du principal groupe d'âge actif était en hausse de 98 000 (+1,0 %) par rapport à février 2020.

Le taux d'emploi — la part de la population qui est en emploi — des personnes du principal groupe d'âge actif a augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 83,3 % en octobre, et il était comparable à celui de février 2020 pour les hommes (86,6 %) et les femmes du principal groupe d'âge actif (80,0 %).

L'emploi chez les jeunes hommes âgés de 20 à 24 ans varie peu en octobre

L'emploi chez les jeunes hommes âgés de 20 à 24 ans a peu varié en octobre, et il n'a pas encore entièrement récupéré les baisses enregistrées pendant la troisième vague de la pandémie en avril 2021. En octobre, l'emploi de ce groupe est demeuré en baisse de 21 000 (-2,4 %) par rapport au récent sommet atteint en mars 2021, et en baisse de 46 000 (-5,1 %) par rapport à son niveau prépandémique de février 2020. L'emploi chez les jeunes femmes de ce groupe d'âge a aussi peu varié en octobre et il est demeuré en baisse par rapport à son niveau d'avant la pandémie (-29 000; -3,4 %) malgré les hausses notables enregistrées en juin 2021 (+72 000; +10,0 %) et en septembre 2021 (+19 000; +2,5 %).

L'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans a aussi peu varié en octobre, mais il a dépassé de 6,1 % son niveau de février 2020 (+48 000).

L'emploi chez les femmes âgées de 55 ans et plus a diminué de 19 000 (-1,1 %) en octobre, et il est demeuré en baisse de 3,3 % (-61 000) par rapport au niveau de février 2020. L'emploi chez les hommes plus âgés a peu varié et il est demeuré comparable à son niveau prépandémique pour un quatrième mois consécutif.

Le taux d'emploi augmente chez les Canadiens d'origine latino-américaine et philippine

Le taux d'emploi a augmenté chez les Canadiens d'origine latino-américaine (+5,2 points de pourcentage pour atteindre 75,7 %) et philippine (+2,3 points de pourcentage pour atteindre 80,2 %) en octobre. En revanche, le taux d'emploi des Canadiens noirs a diminué de 3,0 points de pourcentage pour s'établir à 69,0 %. Chez les personnes n'appartenant pas à un groupe désigné comme minorité visible et ne s'identifiant pas comme Autochtones, le taux d'emploi (70,9 %) a peu varié pour un troisième mois consécutif en octobre (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

Le taux d'emploi des immigrants très récents demeure élevé

Après avoir diminué au début de la pandémie en raison des restrictions liées aux voyages internationaux, le nombre d'immigrants très récents au Canada a augmenté au cours des derniers mois. En octobre, le nombre total d'immigrants très récents (au Canada depuis cinq ans ou moins) âgés de 15 ans et plus était en hausse de 1,8 % (+19 000) par rapport à deux ans plus tôt. Le nombre d'immigrants très récents en emploi a augmenté de 11,0 % (+77 000) au cours de la même période de deux ans.

Le taux d'emploi des immigrants très récents (au Canada depuis cinq ans ou moins) a peu varié en octobre et il s'est établi à 71,0 %, en hausse de 5,9 points de pourcentage par rapport à octobre 2019 (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées). Chez les immigrants au Canada depuis plus de cinq ans, le taux d'emploi s'est établi à 59,6 % en octobre, en baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à octobre 2019. Chez les personnes nées au Canada, le taux d'emploi s'est établi à 61,0 %, en baisse de 2,0 points de pourcentage (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

Le taux d'emploi des Autochtones est inchangé par rapport à deux ans plus tôt

En octobre, les taux d'emploi des hommes (60,9 %) et des femmes (56,3 %) autochtones étaient essentiellement les mêmes que ceux observés en octobre 2019 (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

Parmi les non-Autochtones, le taux d'emploi en octobre est demeuré inférieur à celui enregistré deux ans plus tôt tant chez les hommes (65,5 %; -1,3 point de pourcentage) que chez les femmes (56,9 %; -1,3 point de pourcentage) (moyennes mobiles de trois mois, données non désaisonnalisées).

Les renseignements de l'EPA sur les Autochtones témoignent de l'expérience des personnes qui s'identifient comme des membres des Premières Nations, des Métis ou des Inuits et qui vivent hors réserve dans les provinces.

Le travail autonome continue de diminuer et s'établit à son niveau le plus bas depuis 2007

L'emploi global est demeuré stable en octobre (+31 000; +0,2 %), les hausses observées parmi les employés du secteur privé (+70 000; +0,6 %) ayant été contrebalancées en partie par les baisses enregistrées dans le travail autonome (-38 000; -1,4 %). Le nombre d'employés du secteur public était inchangé. À la suite des reculs d'octobre, le travail autonome s'est établi à son plus bas niveau depuis mars 2007, en baisse de 9,7 % par rapport à son niveau prépandémique de février 2020 (-279 000).

En octobre 2021, 13,6 % des travailleurs étaient des travailleurs autonomes, en baisse de 1,6 point de pourcentage par rapport au même mois en 2019 (données non désaisonnalisées). Dans certains secteurs, les reculs observés dans le travail autonome depuis octobre 2019 ont été contrebalancés par une augmentation du nombre d'employés rémunérés, tandis que dans d'autres secteurs, les deux types de catégories de travailleurs ont enregistré des baisses.

Depuis octobre 2019, le nombre de travailleurs autonomes dans les services professionnels, scientifiques et techniques a diminué (-52 000; -11,0 %), tandis que le nombre d'employés a augmenté (+191 000; +17,8 %), exclusivement chez les personnes ayant une entente concernant un emploi permanent. La part du travail autonome en proportion de l'emploi total a donc baissé de 5,6 points de pourcentage pour s'établir à un quart (25,1 %). Près du tiers (32,5 %) des professionnels en informatique de ce secteur étaient des travailleurs autonomes en octobre 2019. Toutefois, par suite d'une hausse de 86 000 du nombre d'employés au cours des deux années précédentes et du surplace du travail autonome, cette part a diminué pour s'établir à moins d'un quart (24,2 %) en octobre 2021. Une augmentation du nombre d'employés permanents dans les services professionnels, scientifiques et techniques pourrait donner à penser que la COVID-19 a entraîné une transition du travail à la pige ou de la consultation à des formes d'emploi plus typiques (données non désaisonnalisées).

Dans les secteurs où le travail autonome est typiquement plus courant, comme dans l'agriculture, la construction et les « autres services », les baisses observées dans le travail autonome n'ont pas été accompagnées de hausses du nombre d'employés rémunérés. L'emploi global demeure donc en deçà de son niveau prépandémique dans ces secteurs. Dans la construction, presque toute la diminution de l'emploi survenue depuis octobre 2019 a été attribuable au travail autonome, étant donné que le nombre d'employés n'a pratiquement pas varié. Les baisses enregistrées dans le travail autonome ont été quatre fois plus importantes que les diminutions du nombre d'employés observées dans l'agriculture (-48 000 comparativement à -12 000), et près du double de celles survenues dans les « autres services », qui comprennent les services de soins personnels (-47 000 comparativement à -25 000) (données non désaisonnalisées).

Graphique 2  Graphique 2: Dans certains secteurs, les baisses du travail autonome ont été contrebalancées par les hausses enregistrées parmi les employés rémunérés
Dans certains secteurs, les baisses du travail autonome ont été contrebalancées par les hausses enregistrées parmi les employés rémunérés

Il est important de noter qu'un recul du travail autonome, tel que mesuré par l'Enquête sur la population active, ne correspond pas nécessairement à des baisses du nombre d'entreprises actives. Un peu plus de la moitié des travailleurs autonomes ne possèdent pas une entreprise constituée en société, et près des trois quarts de la baisse du travail autonome observée depuis octobre 2019 (-225 000; -10,9 %) ont été enregistrés parmi les travailleurs autonomes sans aide rémunérée (données non désaisonnalisées).

La proportion de Canadiens travaillant à partir de leur domicile a peu varié en octobre

Chez les travailleurs âgés de 15 à 69 ans qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, la proportion de personnes ayant travaillé à domicile a peu varié en octobre, s'établissant à 23,8 %.

En dépit de l'assouplissement de nombreuses restrictions de santé publique partout au pays pendant l'été, le nombre de Canadiens qui ont travaillé à domicile en octobre 2021 (4,2 millions) n'était que légèrement inférieur à celui enregistré en octobre 2020 (4,3 millions).

Les salaires sont en hausse de 5,1 % par rapport à deux ans plus tôt après la prise en compte de la composition de l'emploi

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les salaires moyens ont été fortement influencés par les changements sans précédent observés dans la composition de l'emploi. En particulier, le nombre de travailleurs exerçant des professions faiblement rémunérées et le nombre d'employés dont la durée d'emploi est plus courte, qui gagnent habituellement des salaires moyens plus faibles, ont varié par suite du resserrement et de l'assouplissement des mesures de santé publique liées à la COVID-19. Un salaire moyen à pondération fixe présente les tendances des salaires d'une façon qui est moins influencée par ces variations.

Au moyen de cette approche, qui maintient la composition de l'emploi selon la profession et la durée de l'emploi à la moyenne de 2019, les salaires horaires moyens en octobre 2021 étaient en hausse de 5,1 % (+1,43 $ pour atteindre 29,49 $) par rapport à deux ans plus tôt. Si l'on ne tient pas compte des variations de la composition de l'emploi, les salaires horaires moyens réels de tous les employés ont augmenté de 7,5 % (+2,12 $ pour atteindre 30,26 $) au cours de la même période de deux ans (données non désaisonnalisées).

La croissance des salaires moyens est souvent comparée avec les variations de l'Indice des prix à la consommation (IPC), qui quantifie la variation du prix d'un panier fixe de biens et de services de consommation. L'IPC de septembre a indiqué que les prix avaient augmenté de 4,9 % par rapport à deux ans plus tôt. À titre de comparaison, les salaires moyens à pondération fixe avaient augmenté de 4,6 % de septembre 2019 à septembre 2021, ou de 7,3 % lorsque l'on ne tient pas compte des variations de la composition de l'emploi (données non désaisonnalisées).

Au cours de l'été et au début de l'automne, par suite des niveaux élevés de postes vacants, particulièrement dans les secteurs où l'assouplissement des mesures de santé publique a permis la reprise de toutes les activités commerciales, l'attention s'est concentrée sur la question de savoir si les employeurs de certains secteurs pourraient augmenter les salaires pour surmonter les difficultés en matière de recrutement et de maintien en poste du personnel.

Dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, par exemple, le nombre de postes vacants a atteint 156 800 en août, comparativement à 76 600 au troisième trimestre de 2019. Pendant la semaine de référence de l'EPA d'octobre, ce niveau élevé de demande de main-d'œuvre non comblée n'avait pas entraîné des salaires moyens beaucoup plus élevés pour la plupart des professions du secteur. Les salaires horaires moyens du personnel des services des aliments et des boissons (17,28 $) et des directeurs/directrices de la restauration et des services d'hébergement (26,86 $) n'ont pratiquement pas varié au cours des trois mois ayant pris fin en octobre 2021, comparativement à la même période en 2019. L'augmentation du salaire moyen des chefs et cuisiniers/cuisinières (+7,2 %) a été semblable à la croissance moyenne des salaires des employés de tous les secteurs (+7,6 %) au cours des deux années précédentes (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

Il y a peu d'indications d'une hausse du roulement du marché du travail

Le taux de changement d'emploi — qui mesure la proportion de travailleurs qui demeurent en emploi d'un mois à l'autre, mais qui changent d'emploi entre les mois — s'est établi à 0,7 % en octobre, comparativement à 0,6 % en septembre. Avant la pandémie de COVID-19, le taux de changement d'emploi s'est établi, en moyenne, à 0,7 % au cours de la période allant de 2016 à 2019, et il a oscillé entre 0,6 % et 0,8 %.

Le taux de chômage diminue pour un cinquième mois consécutif

Le taux de chômage a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 6,7 % en octobre, ce qui représente son plus bas niveau en 20 mois, et il s'est situé à 1,0 point de pourcentage du taux (5,7 %) enregistré en février 2020. Le nombre total de chômeurs a diminué de 56 000 (-4,0 %) pour s'établir à 1 366 000 en octobre 2021.

Le taux de chômage ajusté — qui comprend les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un — s'est établi à 8,7 % en octobre. Il s'agit du taux le plus faible depuis le début de la pandémie, en baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à septembre.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage se situe à son plus bas niveau depuis le début de la pandémie
Le taux de chômage se situe à son plus bas niveau depuis le début de la pandémie

Le taux de chômage baisse chez les jeunes hommes et les personnes du principal groupe d'âge actif

Le taux de chômage a diminué dans trois groupes démographiques en octobre : chez les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans (-1,8 point de pourcentage pour s'établir à 11,9 %), chez les hommes du principal groupe d'âge actif (-0,3 point de pourcentage pour s'établir à 5,9 %), et chez les femmes du principal groupe d'âge actif (-0,3 point de pourcentage pour s'établir à 5,2 %). Le taux a augmenté chez les femmes âgées de 55 ans et plus (+0,7 point de pourcentage pour atteindre 7,8 %).

Le taux de chômage est demeuré élevé par rapport à février 2020 chez les hommes (+1,1 point de pourcentage pour atteindre 5,9 %) et les femmes (+0,5 point de pourcentage pour atteindre 5,2 %) du principal groupe d'âge actif et chez les personnes âgées de 55 ans et plus (+2,4 points de pourcentage pour atteindre 7,6 %). Le taux de chômage des jeunes hommes (11,9 %) et des jeunes femmes (8,5 %) a peu varié par rapport à son niveau prépandémique.

Le taux de chômage global des Canadiens appartenant à une minorité visible varie peu

Le taux de chômage de l'ensemble des personnes appartenant à des groupes de population désignés comme minorités visibles s'est établi à 8,1 % en octobre, ce qui est pratiquement inchangé par rapport à septembre et en baisse par rapport au plus récent sommet de 11,4 % atteint dans le contexte des mesures de confinement de la troisième vague en mai 2021 (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

De septembre à octobre, les hausses des taux de chômage des Canadiens arabes (+4,4 points de pourcentage) et chinois (+2,1 points de pourcentage) ont été contrebalancées par les baisses des taux de chômage des Canadiens asiatiques du Sud-Est (-3,7 points de pourcentage), latino-américains (-2,5 points de pourcentage) et philippins (-2,0 points de pourcentage) (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

Le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 5,0 % chez les personnes ne s'identifiant pas comme autochtones et n'appartenant pas à un groupe désigné comme minorité visible (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).

Le chômage de longue durée varie peu

Le chômage de longue durée — le nombre de personnes ayant été continuellement au chômage depuis 27 semaines ou plus — a peu varié en octobre, s'établissant à 380 000, mais il était en baisse par rapport à son plus récent sommet de 486 000 enregistré en avril 2021. Les chômeurs de longue durée ont représenté 27,8 % de tous les chômeurs en octobre, une proportion qui a peu varié au cours des quatre derniers mois et qui était en hausse par rapport à celle de 15,6 % observée avant la pandémie. Conformément aux tendances à plus long terme, plus de la moitié (54,5 %) des chômeurs de longue durée en octobre étaient des hommes (29,9 %; 114 000) et des femmes (24,5 %; 93 000) du principal groupe d'âge actif.

Parmi les personnes qui étaient au chômage de longue durée en septembre, 15,2 % avaient trouvé un emploi en octobre, en légère hausse par rapport à la moyenne de 11,6 % observée de 2017 à 2019. Près des trois quarts (71,8 %) étaient demeurés au chômage et 13,0 % avaient quitté le marché du travail. En revanche, 25,1 % des personnes qui avaient été au chômage pendant moins de 27 semaines avaient trouvé un emploi en octobre, ce qui est semblable à la moyenne (23,0 %) observée de 2017 à 2019.

Les deux tiers des chômeurs qui retournent au travail dans les 12 mois suivants retournent au secteur de leur dernier emploi

Afin de dresser un portrait plus complet des chômeurs et de leur retour à l'emploi, l'Enquête sur la population active recueille des renseignements détaillés sur les personnes qui sont sans emploi depuis 12 mois ou moins, y compris le secteur de leur dernier emploi. Ces renseignements supplémentaires de l'EPA peuvent servir, par exemple, à déterminer la mesure dans laquelle les travailleurs retournent au même secteur après une période de chômage.

Le « taux de réemploi du secteur » (la proportion de personnes qui ont trouvé du travail dans le même secteur que leur dernier emploi au cours des 12 mois suivants) s'est établi à 68,8 % en octobre. Ce taux est semblable aux niveaux observés au cours de la même période de 2015 à 2019, lorsque le « taux de réemploi du secteur » a varié de 66,1 % à 67,9 %. Étant donné que l'EPA ne recueille pas d'information sur le dernier emploi des personnes qui ont été sans emploi pendant plus de 12 mois, le « taux de réemploi du secteur » exclut les personnes qui sont sans emploi depuis plus d'un an (moyenne mobile de trois mois; données non désaisonnalisées).

Comme c'est généralement le cas, le « taux de réemploi du secteur » a varié considérablement d'un secteur à l'autre en octobre. Dans le secteur des services d'enseignement, le taux était de plus de 90 %, tandis que dans le secteur des services d'hébergement et de restauration, la moitié (50,6 %) des chômeurs ayant un lien récent au secteur et ayant commencé à travailler d'août à octobre sont retournés à ce secteur. L'autre moitié (49,4 %) a changé de secteur. De 2015 à 2019, le « taux de réemploi du secteur » des services d'hébergement et de restauration a oscillé entre 47,7 % et 58,9 %, ce qui indique que les anciens travailleurs de ce secteur ne passent pas à d'autres secteurs à un rythme plus élevé que d'habitude (moyennes mobiles de trois mois; données non désaisonnalisées).

Graphique 4  Graphique 4: Parmi les chômeurs qui sont retournés au travail au cours des 12 mois suivants, environ les deux tiers ont trouvé du travail dans le même secteur
Parmi les chômeurs qui sont retournés au travail au cours des 12 mois suivants, environ les deux tiers ont trouvé du travail dans le même secteur

La sous-utilisation de la main-d'œuvre diminue en raison de la baisse du nombre de personnes travaillant moins de la moitié de leurs heures habituelles

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a diminué pour s'établir à 13,1 % en octobre, en baisse de 0,7 point de pourcentage comparativement à septembre. Par rapport au taux de chômage, ce taux reflète la proportion de personnes au sein de la population active potentielle qui sont au chômage, ou qui veulent un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un, ou qui sont en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles.

La baisse de la sous-utilisation de la main-d'œuvre observée en octobre a été principalement attribuable à la diminution du nombre de personnes travaillant moins de la moitié de leurs heures habituelles (-100 000; -9,7 %), ainsi qu'au recul du chômage, ce qui comprend une baisse du nombre de personnes à la recherche de travail (-31 000; -2,5 %), de même qu'à la diminution du nombre de personnes mises à pied temporairement (-25 000; -16,7 %).

Malgré ces baisses, la plupart des composantes du taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre sont demeurées plus élevées en octobre qu'en février 2020, y compris les personnes à la recherche d'un emploi (+199 000; +19,2 %), les personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+117 000; +14,5 %), et les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un (+53 000; +13,2 %). En revanche, le nombre de personnes qui avaient été mises à pied temporairement était pratiquement le même qu'avant la pandémie en février 2020.

La participation au marché du travail atteint ou dépasse le niveau d'avant la pandémie dans la plupart des groupes d'âge

Le taux d'activité — la proportion de la population en emploi ou à la recherche de travail — a diminué de 0,2 point de pourcentage pour s'établir à 65,3 % en octobre, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans à la recherche de travail ayant diminué. L'ampleur de la baisse d'octobre concorde avec les variations mensuelles typiques observées avant la pandémie de COVID-19. Le taux global d'activité en octobre était pratiquement le même que celui observé avant la pandémie en février 2020 (65,5 %).

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: La participation au marché du travail atteint ou dépasse le niveau d'avant la pandémie dans la plupart des groupes d'âge
La participation au marché du travail atteint ou dépasse le niveau d'avant la pandémie dans la plupart des groupes d'âge

Après avoir diminué de façon marquée au début de la pandémie de COVID-19, le taux d'activité au Canada est revenu à son niveau d'avant la pandémie, et il a atteint des niveaux inégalés ou presque inégalés pour la plupart des groupes d'âge en octobre.

Malgré cette reprise, le vieillissement de la population continue d'avoir des effets sur le taux global d'activité. En particulier, le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus — dont le taux d'activité (14,0 %) est considérablement plus faible que celui des groupes d'âge plus jeunes — a augmenté de 477 000 (+7,5 %) au cours des deux années depuis octobre 2019, la cohorte du baby-boom ayant continué sa transition vers ce groupe d'âge. Parallèlement, le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué (-42 000; -0,9 %) et la croissance a été faible chez les personnes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans (+139 000; +0,9 %). Depuis le début des années 2000, cette transition continue de la population vers les groupes d'âge plus âgés a exercé une pression à la baisse sur le taux global d'activité au Canada; celui-ci a diminué par rapport au sommet de 67,6 % atteint en 2003 et il s'est établi à 65,3 % en octobre 2021.

Comme c'était le cas avant la pandémie, l'offre future de travailleurs, et la possibilité de pénuries empêchant la croissance économique et l'innovation, est l'un des enjeux les plus importants auxquels est confronté le marché du travail canadien.

La reprise du taux d'activité au Canada contraste avec la « Grande Démission » observée aux États-Unis

Cette reprise du taux d'activité au Canada contraste avec les tendances observées aux États-Unis, où la participation au marché du travail s'est redressée moins rapidement. Lorsque les données canadiennes sont ajustées selon les concepts américains, le taux d'activité au Canada s'est établi à 65,1 % en septembre 2021, en baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à son niveau de février 2020. Aux États-Unis, le taux d'activité de septembre était en baisse de 1,7 point de pourcentage par rapport à son niveau prépandémique.

Le taux d'activité des personnes du principal groupe d'âge actif atteint un niveau record et il varie peu chez les Canadiens plus âgés

Le taux d'activité des personnes du principal groupe d'âge actif s'est établi à 88,2 % en octobre. Il s'agit d'un niveau record depuis 1976, année où des données comparables ont commencé à être publiées. Chez les hommes du principal groupe d'âge actif, le taux d'activité s'est établi à 92,0 %, ce qui représente le taux le plus élevé depuis 1991. Chez les femmes du principal groupe d'âge actif, le taux s'est maintenu à des niveaux records au cours des derniers mois, et il s'est établi à 84,4 % en octobre.

Le taux d'activité record des personnes du principal groupe d'âge actif concorde avec d'autres indicateurs qui montrent que les travailleurs de ce groupe d'âge ne quittent pas leur emploi en plus grand nombre qu'avant la pandémie. Le nombre de personnes du principal groupe d'âge actif qui avaient quitté volontairement leur emploi au cours des 12 mois précédents et qui étaient toujours sans emploi en octobre s'est établi à 297 000, en baisse de 24,6 % (-97 000) par rapport à deux ans plus tôt (données non désaisonnalisées).

Le taux d'activité des personnes âgées de 55 ans et plus s'est établi à 37,2 % en octobre, ce qui était presque inchangé par rapport à septembre et tout juste en deçà du taux de 38,0 % enregistré avant la pandémie en février 2020, en raison de la baisse observée chez les personnes de 65 ans et plus. Chez les personnes de 55 à 64 ans, le taux d'activité a augmenté de 1,1 point de pourcentage par rapport à octobre 2019 pour atteindre 68,2 % en octobre 2021, tandis que chez les aînés âgés de 65 ans et plus, le taux a diminué de 1,0 point de pourcentage au cours de la même période pour s'établir à 14,0 % (données non désaisonnalisées).

L'emploi varie peu dans l'ensemble dans les secteurs de services et dans les secteurs de biens

Après avoir progressé de juin à septembre, l'emploi n'a pratiquement pas varié dans le secteur des services en octobre. Les hausses observées dans le commerce de détail (+72 000), dans les « autres services » (+21 000), et dans l'information, la culture et les loisirs (+15 000) ont été contrebalancées par les baisses enregistrées dans les services d'hébergement et de restauration (-27 000), dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (-23 000) et dans les services professionnels, scientifiques et techniques (-22 000).

Pour un quatrième mois consécutif, l'emploi a peu varié dans le secteur des biens en octobre. Le nombre de personnes travaillant dans les ressources naturelles a diminué de 7 800, ce qui a entièrement contrebalancé la hausse enregistrée dans le secteur en septembre.

Par rapport à février 2020, l'emploi global demeure plus élevé dans le secteur des services (+166 000; +1,1 %), et plus faible dans le secteur des biens (-134 000; -3,4 %).

Le commerce de détail enregistre une première hausse de l'emploi depuis juin

Le nombre de personnes travaillant dans le commerce de détail a augmenté de 72 000 (+3,3 %) en octobre, ce qui a porté l'emploi dans le secteur à son niveau observé avant la COVID-19 pour la première fois depuis mars 2021. La majeure partie de la hausse s'est concentrée dans le travail à temps plein en Ontario et en Colombie-Britannique (données non désaisonnalisées).

Contrairement aux restaurants et aux débits de boissons où des limites de capacité ou des exigences liées à la présentation d'une preuve de vaccination étaient en place dans toutes les provinces sauf Terre-Neuve-et-Labrador en octobre, les commerces de détail de la plupart des provinces ont été autorisés à exercer leurs activités sans limites de capacité spécifiques depuis l'été.

La croissance se poursuit dans l'information, la culture et les loisirs

L'emploi dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs a progressé pour un troisième mois consécutif en octobre, en hausse de 15 000 (+2,0 %). Les augmentations survenues dans le secteur depuis juillet totalisent maintenant 72 000. La tendance à la hausse observée dans l'information, la culture et les loisirs coïncide avec l'assouplissement des limites de capacité imposées aux installations récréatives ainsi qu'aux événements sportifs et culturels pendant l'été.

En Ontario, où l'emploi dans le secteur a augmenté de 10 000, toutes les limites de capacité imposées aux cinémas et aux zones de spectateurs dans les installations sportives et récréatives ont été levées avant la semaine de référence de l'EPA.

Les récentes hausses observées dans l'information, la culture et les loisirs sont survenues dans le contexte du nombre élevé de postes vacants enregistré dans le secteur des arts, de la culture et des loisirs.

Graphique 5  Graphique 5: L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration tire de l'arrière par rapport aux autres secteurs de services
L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration tire de l'arrière par rapport aux autres secteurs de services

Les services professionnels, scientifiques et techniques affichent une première baisse depuis mai 2020

Depuis la fin de la première vague de la pandémie en juin 2020, le nombre de personnes travaillant dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques a suivi une tendance à la hausse de longue durée, et l'emploi a dépassé son niveau observé en février 2020 avant la COVID-19 de 183 000 en septembre 2021.

En octobre, le nombre de personnes travaillant dans le secteur a diminué de 22 000 (-1,3 %). Il s'agit de la première baisse depuis mai 2020, et elle a été presque entièrement attribuable aux diminutions observées en Colombie-Britannique et en Ontario.

Les services d'hébergement et de restauration enregistrent une deuxième baisse mensuelle consécutive

Après avoir augmenté tout au long de l'été, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a diminué pour un deuxième mois consécutif en octobre (-27 000; -2,6 %). Le nombre de personnes travaillant dans le secteur était semblable au niveau observé 12 mois plus tôt, mais il est demeuré en baisse de 17,0 % (-207 000) par rapport à son niveau d'avant la pandémie.

La baisse d'octobre a été en grande partie attribuable au Québec, à l'Alberta et à la Colombie-Britannique. En Alberta, de nouvelles restrictions de santé publique ont été adoptées à la fin de septembre, selon lesquelles les restaurants pouvaient mettre en place des exigences liées à la présentation d'une preuve de vaccination ou d'un résultat négatif à un test de dépistage, ou ils pouvaient cesser d'offrir des repas en salle à manger et respecter les autres restrictions de capacité.

Le secteur des biens continue d'afficher peu de croissance de l'emploi

Pour un quatrième mois consécutif, l'emploi a peu varié dans le secteur des biens dans son ensemble en octobre. L'emploi dans le secteur n'a pas encore récupéré les baisses enregistrées en mai et en juin 2021.

Le nombre de personnes travaillant dans les ressources naturelles a diminué de 7 800 (-2,4 %) en octobre, en grande partie en raison des baisses survenues en Alberta, en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. L'emploi dans le secteur était pratiquement inchangé par rapport à janvier 2021, même si l'on s'attendait à ce que les dépenses en immobilisations non résidentielles et réparations se redressent partiellement dans l'extraction minière, l'exploitation en carrière, et l'extraction de pétrole et de gaz en 2021. L'emploi dans le secteur des ressources naturelles dans son ensemble demeure supérieur à son niveau de février 2020, mais en baisse de près de 30 000 par rapport au sommet prépandémique atteint en février 2019.

Le secteur de la construction n'a connu pratiquement aucune croissance en octobre pour un deuxième mois consécutif, et l'emploi est demeuré en baisse de 43 000 par rapport au récent sommet atteint en mars 2021. La période récente de faible croissance de l'emploi enregistrée dans le secteur coïncide avec la baisse de l'investissement en construction de bâtiments survenue de mai à août.

L'emploi augmente en Ontario et au Nouveau-Brunswick

L'emploi a augmenté en Ontario et au Nouveau-Brunswick en octobre, tandis qu'il a diminué en Saskatchewan et au Manitoba. Les autres provinces ont enregistré peu de variation.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

L'emploi en Ontario a augmenté pour un cinquième mois consécutif (+37 000; +0,5 %) en octobre, ce qui a porté la hausse totale depuis mai 2021 à 353 000 (+4,9 %). L'emploi a progressé dans un certain nombre de secteurs de services, et plus particulièrement dans le commerce de détail. Le taux de chômage a diminué pour un cinquième mois consécutif (-0,3 point de pourcentage pour s'établir à 7,0 %).

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Toronto, la croissance de l'emploi a fait une pause après avoir augmenté de 251 000 (+7,7 %) de mai à septembre. Le taux de chômage (9,2 %) de la RMR de Windsor a continué d'être le plus élevé de toutes les RMR, puisque la faiblesse de la croissance sur 12 mois de l'emploi dans la fabrication s'est poursuivie dans le contexte de la pénurie persistante de puces à semi-conducteurs requises dans la fabrication de véhicules automobiles.

Graphique 6  Graphique 6: Windsor est en tête de liste des 10 régions métropolitaines de recensement affichant les taux de chômage les plus élevés
Windsor est en tête de liste des 10 régions métropolitaines de recensement affichant les taux de chômage les plus élevés

L'emploi au Nouveau-Brunswick a augmenté de 3 000 (+0,8 %) en octobre, ce qui représente une deuxième hausse mensuelle consécutive. Les hausses ont été enregistrées dans le travail à temps plein et principalement chez les hommes âgés de 25 à 54 ans. Le taux de chômage s'est établi à 9,1 %; il s'agit du quatrième mois consécutif où le taux enregistre peu ou pas de variation.

Après avoir augmenté pendant deux mois consécutifs, l'emploi en Saskatchewan a diminué de 6 500 (-1,1 %) en octobre. Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 6,2 %, en raison d'une baisse du nombre de personnes actives sur le marché du travail.

En octobre, le nombre de Manitobains en emploi a diminué de 3 100 (-0,5 %), après avoir augmenté au cours du mois précédent. Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 5,3 %, mais il est demeuré le plus faible parmi les provinces.

En Colombie-Britannique, une hausse de l'emploi à temps plein a contrebalancé une baisse dans le travail à temps partiel, de sorte que, globalement, l'emploi a peu varié pour un quatrième mois consécutif. Le taux de chômage s'est établi à 5,6 % en octobre.

Après avoir progressé en septembre, l'emploi au Québec n'a pratiquement pas varié en octobre et le taux de chômage s'est établi à 5,6 %. La RMR de Québec a continué d'afficher le taux de chômage le plus faible (3,8 %) de toutes les RMR, et la croissance de l'emploi sur 12 mois s'est poursuivie dans les services professionnels, scientifiques et techniques et, plus récemment, dans les autres secteurs de services.

Regard vers l'avenir

Depuis la semaine de référence d'octobre, les conditions du marché du travail ont continué d'évoluer partout au Canada. Des exigences supplémentaires liées à la présentation d'une preuve de vaccination ont été mises en place dans de nombreux secteurs de compétence et l'assouplissement des restrictions de santé publique restantes s'est poursuivi dans certaines provinces, comme la levée des limites de capacité concernant les salles à manger intérieures en Ontario à compter du 25 octobre.

Les mesures de soutien fédérales pour les employeurs et les particuliers, comme la Subvention salariale d'urgence du Canada, la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer, la Prestation canadienne de la relance économique et d'autres programmes, ont pris fin le 23 octobre, et de nouveaux programmes plus ciblés ont été annoncés.

De plus, les États-Unis ont annoncé que les passages frontaliers (par voie terrestre et par traversier) rouvriront aux visiteurs entièrement vaccinés pour des voyages non essentiels le 8 novembre.

Les résultats de l'EPA pour la semaine allant du 7 au 13 novembre seront diffusés le 3 décembre 2021.













Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès concernant les objectifs mondiaux liés au développement durable. Ce communiqué servira à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois d'octobre sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 10 au 16 octobre.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place de l'EPA ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. Bien que cela ait entraîné une baisse du taux de réponse de l'EPA, environ 40 200 interviews ont été réalisées en octobre et les évaluations approfondies de la qualité des données réalisées chaque mois confirment que l'EPA continue de dresser un portrait actuel du marché du travail canadien.

La suspension des interviews sur place a eu une plus grande incidence sur les taux de réponse au Nunavut que dans les autres secteurs de compétence. En raison de la baisse plus prononcée des taux de réponse du Nunavut, et des changements qui en découlent dans la composition de l'échantillon de répondants, les données pour le Nunavut (tableau 14-10-0292-01) doivent être utilisées avec prudence. Pour réduire les risques associés à la baisse de la qualité des données pour le Nunavut, les utilisateurs sont priés d'utiliser les moyennes sur 12 mois (offertes sur demande) plutôt que les moyennes sur 3 mois, lorsque cela est possible. Statistique Canada continuera de surveiller la qualité des données de l'EPA pour le Nunavut chaque mois et de fournir aux utilisateurs des lignes directrices à jour, au besoin.

De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada.

La répartition des interviews de l'EPA d'octobre 2021 comparativement à septembre 2021 s'est faite comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

• Septembre 2021 : 62,9 %

• Octobre 2021 : 62,4 %

Interviews en ligne

• Septembre 2021 : 37,1 %

• Octobre 2021 : 37,6 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Le taux de réemploi du secteur désigne la proportion de personnes réembauchées dans le même secteur que celui de leur dernier emploi, parmi les personnes qui sont passées d'une situation de chômage à une situation d'emploi. Seules les personnes ayant un lien récent à un secteur sont incluses dans le calcul. Une personne est considérée comme ayant un lien récent à un secteur si elle y a travaillé au cours des 12 derniers mois.

Le taux est présenté comme une moyenne mobile de trois mois (données non désaisonnalisées). Aux fins du calcul, la pondération du mois précédent du répondant (pendant la période de chômage) est utilisée.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse d'octobre 2021

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet 2020, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le ou les groupes de population auxquels ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2021, comprennent :

• Blanc

• Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)

• Chinois

• Noir

• Philippin

• Arabe

• Latino-Américain

• Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)

• Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)

• Coréen

• Japonais

• Autre

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les personnes qui déclarent appartenir à un groupe de population (minorité visible) sont analysées séparément.

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 3 décembre 2021. Les données de novembre rendront compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 7 au 13 novembre 2021.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques.

Il est également possible de consulter le produit Enquête sur la population active : fichier de microdonnées à grande diffusion (Numéro au catalogue71M0001X). Ce fichier de microdonnées à grande diffusion renferme des données non agrégées associées à un grand nombre de variables recueillies dans le cadre de l'Enquête sur la population active. Les données ont été modifiées pour veiller à ce qu'aucune personne ou entreprise ne puisse être identifiée directement ou indirectement. Ce produit s'adresse aux utilisateurs qui préfèrent effectuer leurs propres analyses en ciblant des sous-groupes particuliers de la population ou en recoupant des variables ne faisant pas partie de nos produits catalogués.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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