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Programme de la statistique du logement canadien, propriétés vendues en 2018

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Diffusion : 2021-10-07

L'article intitulé « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : la relation entre les prix des logements et les revenus », paru aujourd'hui, est le troisième et dernier d'une série de trois articles portant sur les ventes immobilières résidentielles publiée dans Statistiques sur le logement au Canada. Cette série fournit de nouveaux renseignements sur le marché immobilier en examinant les propriétés vendues du 1er janvier au 31 décembre 2018 en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique, ainsi que les caractéristiques de leurs acheteurs.

L'analyse fournit une nouvelle mesure pour évaluer l'abordabilité du logement au moment de l'achat, en complément des mesures existantes comme le rapport des frais de logement au revenu. En associant le prix de vente d'une propriété au revenu de son ou ses acheteurs, le ratio prix-revenu donne une indication de l'importance du fardeau qui pèse sur les acheteurs de biens immobiliers résidentiels. Le ratio prix-revenu peut être examiné au fil du temps, et les constatations serviront de point de comparaison pour quantifier les effets de la pandémie de COVID-19 sur l'abordabilité des logements.

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Comment le ratio prix-revenu est calculé
Comment le ratio prix-revenu est calculé

Parmi les régions examinées, Vancouver est la région métropolitaine de recensement la moins abordable

Le ratio médian prix-revenu des propriétés vendues en Colombie-Britannique en 2018 était plus de deux fois plus élevé que celui des propriétés vendues en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Cela signifie que les acheteurs de la Colombie-Britannique ont dû consacrer une plus grande part de leur revenu aux dépenses en matière de logement ou qu'ils ont eu besoin de plus de capital comparativement à ceux qui ont acheté des propriétés en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

Les ratios médians prix-revenu étaient plus élevés dans les régions métropolitaines de recensement (RMR) des trois provinces, ce qui indique que les propriétés situées au sein des RMR étaient moins abordables. En Colombie-Britannique, les propriétés vendues dans la RMR de Vancouver affichaient le ratio prix-revenu le plus élevé de la province (7,4). La RMR d'Abbotsford–Mission (5,9) présentait également un ratio prix-revenu plus élevé que la médiane provinciale (5,4).

En Nouvelle-Écosse, la RMR de Halifax présentait un ratio médian prix-revenu de 2,7, soit près du double de celui enregistré à l'extérieur de la RMR (1,5). De même, bien que les ratios prix-revenu étaient plus faibles au Nouveau-Brunswick, les ratios médians dans les RMR de Moncton (2,2) et de Saint John (2,0) étaient plus élevés que la médiane provinciale (1,8).

Graphique 1  Graphique 1: Le ratio prix-revenu en Colombie-Britannique est plus de deux fois plus élevé que celui de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick
Le ratio prix-revenu en Colombie-Britannique est plus de deux fois plus élevé que celui de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick

Les acheteurs qui gagnent le revenu le plus bas achètent les propriétés les plus dispendieuses par rapport à leur revenu, surtout à Vancouver

Les acheteurs du quintile de revenu inférieur ont acheté les propriétés présentant le ratio médian prix-revenu le plus élevé en 2018. Les quintiles de revenu permettent de diviser les acheteurs en cinq groupes égaux d'après leurs revenus, qui sont calculés indépendamment pour chaque province.

Il convient de noter que les acheteurs qui ont gagné le revenu le plus bas ont acheté des propriétés présentant un ratio plus de quatre fois plus élevé en Colombie-Britannique qu'en Nouvelle-Écosse et qu'au Nouveau-Brunswick.

Les acheteurs qui gagnaient le revenu le plus faible étaient plus âgés que les acheteurs des autres quintiles de revenu. Ce constat était le plus prononcé en Colombie-Britannique, où l'âge médian des acheteurs du quintile de revenu inférieur était de 50 ans, tandis que l'âge médian de ceux des troisième et quatrième quintiles était de 41 ans. De plus, les acheteurs du quintile de revenu inférieur étaient plus susceptibles d'être des acheteurs déjà propriétaires en Colombie-Britannique. Cela laisse penser que les acheteurs de ce quintile ont pu disposer de plus de temps pour accumuler de la richesse ou qu'ils pourraient avoir obtenu des gains en capital grâce à la vente d'une autre propriété.

Le ratio médian prix-revenu des propriétés achetées par les acheteurs du quintile de revenu inférieur était près de quatre fois plus élevé dans la RMR de Vancouver (28,6) qu'à Halifax (7,3) et plus de six fois plus élevé qu'à Moncton (4,4).

Graphique 2  Graphique 2: Les acheteurs qui gagnent le revenu le plus bas achètent les propriétés les plus dispendieuses par rapport à leur revenu
Les acheteurs qui gagnent le revenu le plus bas achètent les propriétés les plus dispendieuses par rapport à leur revenu

L'article paru aujourd'hui, intitulé « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : la relation entre les prix des logements et les revenus », explore l'abordabilité des logements de façon plus détaillée, et comprend une analyse du ratio prix-revenu selon le type de propriété pour les trois provinces et le statut d'immigration en Colombie-Britannique.

La première partie de la série, « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : caractéristiques des propriétés vendues », donne un aperçu des propriétés vendues, et fournit de nouveaux renseignements sur la répartition géographique des ventes, le type de propriété, le prix de vente et la superficie habitable.

La deuxième partie de la série, « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : qui sont les acheteurs du marché immobilier? », fournit un profil des acheteurs de propriétés résidentielles, en mettant l'accent sur leurs revenus, y compris les différences selon le sexe, le nombre d'acheteurs dans le cadre d'une vente, le type de famille, les acheteurs d'une première propriété et le statut d'immigration.

Produits

Le plus récent numéro de Statistiques sur le logement au Canada (Numéro au catalogue46280001) est maintenant disponible. Ce numéro comprend les articles « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : caractéristiques des propriétés vendues », « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : qui sont les acheteurs du marché immobilier? » et « Ventes immobilières résidentielles en 2018 : la relation entre les prix des logements et les revenus ».

  Note aux lecteurs

Les données utilisées dans la présente étude sont compilées à partir du Programme de la statistique du logement canadien (PSLC). Elles tiennent compte des propriétés vendues du 1er janvier au 31 décembre 2018, qui sont couplées aux données du PSLC pour l'année de référence 2019. Les données sont intégrées à la Base de données longitudinales sur l'immigration et au Fichier des familles T1 pour l'année d'imposition 2018.

L'analyse présentée dans cet article porte sur les propriétés vendues sur le marché, qui concernent des parties non apparentées et sans lien de dépendance. Les ventes de propriétés hors marché, comme les ventes à des parties apparentées, les ventes d'intérêt spécial, les ventes d'une partie d'intérêt, les confiscations et les saisies, ne sont pas prises en compte dans l'analyse. Les données sont limitées aux acheteurs qui sont des particuliers et qui ont produit une déclaration de revenus T1 en 2018. Les acheteurs qui ne sont pas des particuliers (comme les entreprises et les administrations publiques) et les acheteurs non résidents ne sont pas pris en compte dans l'analyse. Il peut y avoir plus d'un acheteur par propriété.

Plusieurs propriétés peuvent être incluses dans la même vente, lorsqu'un prix a été payé pour plusieurs propriétés. Un ajustement de prix est appliqué à ces propriétés pour estimer le prix payé pour chaque propriété individuelle.

Les propriétés achetées par des acheteurs déjà propriétaires sont désignées comme des propriétés pour lesquelles aucun des acheteurs n'a demandé le montant pour l'achat d'une habitation (MAH). Les propriétaires réclamant le MAH sont les particuliers ayant demandé ce montant (5 000 $) dans leur déclaration de revenus fédérale pour l'année d'imposition au cours de laquelle l'habitation a été acquise. Selon les règles de l'Agence du revenu du Canada, le demandeur et son conjoint ou sa conjointe ne doivent pas avoir habité dans une autre habitation dont ils étaient propriétaires au cours des quatre années précédentes et doivent avoir l'intention de vivre dans cette nouvelle habitation dans l'année suivant l'achat.

Limites géographiques

Dans le cadre du PSLC, on diffuse des données fondées sur les limites géographiques de la classification géographique type de 2016.

Définitions

Le ratio prix-revenu désigne le rapport entre le prix de vente de la propriété et le revenu des acheteurs, déclaré au niveau de la propriété. Autrement dit, le revenu des acheteurs est mesuré comme la somme du revenu individuel de tous les acheteurs sur le titre de la propriété achetée.

La vente d'une propriété désigne un transfert de propriété entre deux parties par l'entremise d'une entente contractuelle. Une propriété est considérée comme vendue à la date à laquelle elle est transférée, inscrite, enregistrée ou autrement portée au nom de la partie qui l'a achetée.

La vente sur le marché désigne une transaction sans lien de dépendance où toutes les parties agissent de façon indépendante sans s'influencer mutuellement.

La vente hors marché désigne une transaction avec lien de dépendance, ce qui comprend les liquidations imposées, les saisies, les échanges et les confiscations, les rachats, les ventes d'une partie d'intérêt et les ventes d'intérêt spécial.

Le terme propriété désigne les terrains ayant des limites légalement définies et dont le droit d'utiliser ou d'aliéner peut être attribué aux constructions, aux travaux et aux améliorations de nature permanente ayant lieu sur ou sous sa surface, ou encore au-dessus de celle-ci.

Le prix de vente d'une propriété désigne le montant en dollars déterminé lors la vente de la propriété conformément à l'entente contractuelle.

Le revenu total désigne le revenu déclaré par les déclarants provenant de l'une des sources suivantes : revenu d'emploi; dividendes et intérêts; transferts gouvernementaux (y compris le revenu non imposable); régimes de pension privés; régimes enregistrés d'épargne-retraite et autres revenus, comme le revenu net d'une société en commandite, le revenu net de location, les pensions alimentaires, les régimes enregistrés d'épargne-invalidité et d'autres revenus (ligne 130 du formulaire T1). Il exclut les prestations d'invalidité pour anciens combattants et les pensions à leurs personnes à charge, les allocations aux anciens combattants, les gains de loterie et les gains en capitaux.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca).

Pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec Jean-Philippe Deschamps-Laporte (343-998-7200; jean-philippe.deschamps-laporte@canada.ca).

Date de modification :