Enquête sur l'innovation et les stratégies d'entreprise, 2019
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Diffusion : 2021-07-27
Léger déplacement des marchés locaux
En 2019, les entreprises au Canada ont légèrement délaissé les marchés locaux, c'est-à-dire la région géographique dans laquelle une entreprise exerce ses activités principales au Canada. Bien qu'une grande majorité des entreprises (77,6 %) considèrent encore les marchés locaux comme leur principale cible, cette proportion était en baisse par rapport à celle de 80,6 % enregistrée en 2017, tandis que 11,4 % d'entre elles ont indiqué que le « reste du Canada » constituait leur marché principal (8,2 % en 2017).
La dépendance à l'égard d'un marché local variait fortement selon la taille de l'entreprise. Environ 4 petites entreprises sur 5 comptaient sur le marché local comme marché principal, comparativement à un peu plus de la moitié des grandes entreprises. Pour les entreprises au Canada, on a également observé une légère réduction de la dépendance aux États-Unis (passant de 8,9 % en 2017 à 8,7 % en 2019) et à d'autres marchés internationaux (passant de 2,4 % en 2017 à 2,2 % en 2019, voir la note aux lecteurs).
Concurrence croissante avec les organisations multinationales
Le nombre de concurrents au sein d'un secteur est un obstacle possible à l'entrée des entreprises. Tandis que seul un petit nombre d'entreprises ont déclaré n'avoir aucun concurrent sur leur marché en 2019, la grande majorité d'entre elles ont indiqué des niveaux élevés de concurrence. En effet, près de 1 entreprise sur 3 a déclaré avoir plus de 10 concurrents dans son marché principal en 2019 (39,1 % en 2017).
Le secteur de la finance et des assurances (à l'exception des autorités monétaires) affichait le taux de concurrence le plus élevé, 56,6 % des entreprises de ce secteur ayant indiqué qu'elles étaient en concurrence avec plus de 10 autres entreprises sur le marché. Venaient ensuite le secteur des services administratifs, de soutien, de gestion des déchets et d'assainissement (40,6 %) et celui des services professionnels, scientifiques et techniques (35,2 %).
En 2019, 1 entreprise sur 2 au Canada a déclaré qu'elle était en concurrence sur son marché principal avec au moins une organisation multinationale, ce qui représente une proportion plus élevée que celle de 43,9 % déclarée en 2017. Les organisations ayant la capacité économique d'exercer leurs activités dans plus d'un pays sont probablement plus grandes et possèdent plus de ressources que les autres organisations qui ne sont pas des multinationales. Malgré leur nombre relativement faible, la présence d'organisations multinationales était un facteur concurrentiel pour 43,6 % des petites entreprises et 77,3 % des grandes entreprises.
Les secteurs faisant du commerce international affichent des taux d'innovation relativement plus élevés
Les secteurs ayant une proportion plus élevée d'entreprises faisant du commerce international, comme les secteurs de la fabrication, des services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que celui de l'industrie de l'information et de l'industrie culturelle, ont des taux d'innovation relativement plus élevés. Le commerce et l'innovation sont étroitement liés et mutuellement profitables. En exportant, les entreprises peuvent offrir des produits et services novateurs à de nouveaux clients. L'importation permet aux entreprises d'acquérir des ressources et des technologies plus abordables ou plus avancées que celles qui peuvent exister sur les marchés locaux.
En 2019, près de la moitié des entreprises canadiennes ont acheté des biens ou de services à l'étranger, comparativement à 38,5 % en 2017. Au total, 50,8 % de ces entreprises ont indiqué que les biens ou les services importés étaient utilisés uniquement pour la production d'autres biens ou services. De plus, 50,8 % des entreprises ont indiqué avoir effectué des achats pour soutenir leurs activités commerciales tout en facilitant les activités de base de l'entreprise au Canada, tandis que 45,6 % d'entre elles ont indiqué que les produits achetés allaient être revendus « tels quels » au Canada.
D'un point de vue sectoriel, le secteur du commerce de gros affichait la plus forte proportion d'entreprises qui ont versé des paiements à des fournisseurs à l'extérieur du Canada pour des biens ou des services (78,1 %). Parallèlement, plus des trois quarts des entreprises du secteur de la fabrication ont importé des biens ou des services, et la grande majorité, soit 9 sur 10, ont utilisé leurs achats pour produire d'autres biens ou services au Canada.
Sur le plan des exportations, 30,6 % des entreprises vendaient des biens et des services à l'extérieur du Canada en 2019, ce qui représentait une légère augmentation par rapport à la proportion de 25,0 % enregistrée en 2017. Le secteur de la fabrication affichait la plus forte proportion d'entreprises ayant mené des activités d'exportation, soit 65,2 %.
Les frais d'expédition et la difficulté à trouver des clients étrangers figurent parmi les principaux obstacles aux exportations
Les entreprises peuvent rencontrer des obstacles lorsqu'elles exportent ou tentent d'exporter leurs biens et services; ces obstacles peuvent comprendre des obstacles administratifs, des limites de ressources, des obstacles externes tels que la réglementation et les normes internationales ainsi que des obstacles liés au marché. D'autres facteurs peuvent comprendre des accords ou différends commerciaux et des facteurs géopolitiques externes.
En 2019, 2,8 % des entreprises ont tenté d'exporter des biens ou des services, mais ont échoué. Parmi celles ayant réussi à exporter leurs biens ou services, 15,7 % ont tenté d'élargir leurs marchés internationaux, mais sans succès. De plus, 15,2 % des entreprises exportatrices ont tenté d'élargir la gamme de biens ou de services vendus à l'extérieur du Canada, mais elles n'y sont pas parvenues.
En 2019, 18,7 % des entreprises ont indiqué que les frais d'expédition constituaient un obstacle lié au marché « difficile » ou « très difficile » à surmonter. Dans une proportion semblable, des entreprises ont indiqué qu'un obstacle externe important était de trouver des clients étrangers. Ces deux mêmes obstacles étaient mentionnés tout aussi fréquemment en 2017.
Du point de vue sectoriel, environ 1 entreprise du secteur de la fabrication sur 5 ayant exporté ou tenté d'exporter des biens et des services a classé les obstacles tarifaires (22,7 %) et commerciaux (18,3 %) étrangers comme étant « difficiles » ou « très difficiles ». Parallèlement, dans le secteur du commerce de gros, 3 entreprises sur 10 ont indiqué que les frais d'expédition (29,0 %) et les tarifs étrangers (28,9 %) étaient des obstacles « difficiles » ou « très difficiles ».
Ventes intérieures de biens ou de services
Parmi les entreprises qui ont vendu des biens ou des services à d'autres entreprises exerçant leurs activités au Canada, 8,4 % (9,5 % en 2017) ont déclaré que les biens ou services ont été ensuite exportés « tels quels ». De même, 8,5 % (8,0 % en 2017) des entreprises ont déclaré que leurs biens ont été utilisés par d'autres entreprises canadiennes comme intrant intermédiaire dans la production d'un produit fini à vendre à des clients à l'extérieur du Canada.
Note aux lecteurs
L'Enquête sur l'innovation et les stratégies d'entreprise (EISE) de 2019 est une initiative conjointe de Statistique Canada, d'Innovation, Sciences et Développement économique Canada, de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique, de l'Institut de la statistique du Québec et du ministère du Développement économique, de la Création d'emplois et du Commerce de l'Ontario.
Un tableau de concordance qui permettra de faire le lien entre les tableaux publiés et les questions de l'EISE de 2019 sera diffusé le 30 juillet 2021.
En raison des modifications apportées à la terminologie et au contenu entre les cycles précédents de l'EISE et celui de 2019, il convient de faire preuve de prudence au moment d'établir des comparaisons à des niveaux d'agrégation détaillés.
La proportion des entreprises au Canada ayant désigné les marchés internationaux comme leur marché principal a été dérivée en combinant les proportions d'entreprises ayant sélectionné « Mexique » et « reste du monde » dans le tableau 33-10-0303-01. Cela a été effectué à des fins de comparaison avec l'EISE de 2017.
Les utilisateurs doivent tenir compte que les données sur les importations (biens et services) et les exportations (biens et services) dans le cadre de l'EISE sont limitées aux entreprises des industries sélectionnées selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN 2017, version 2) qui comptent au moins 20 employés et ont un seuil de revenu minimal de 250 000 $. Des renseignements détaillés sur l'ensemble du secteur des entreprises (tous les secteurs, toutes les tailles d'effectif) sont disponibles dans d'autres programmes de Statistique Canada.
Dans le cadre de l'EISE de 2019, le libellé de questions a été modifié en ce qui concerne le terme « importé », qui a été remplacé par « versé des paiements à des fournisseurs à l'extérieur du Canada pour l'achat de biens ou de services », et le terme « exporté », qui a été remplacé par « reçu des revenus de clients à l'extérieur du Canada pour la vente des biens ou des services ».
Les données pour les périodes de référence allant de 2015 à 2017 et de 2017 à 2019 sont accessibles par secteur (selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord), par taille d'entreprise et par région économique (selon la Classification géographique type).
Les données de l'EISE de 2009 et de 2012 peuvent être consultées dans des tableaux archivés (12-604-X).
Définitions
Petite entreprise : entreprise ayant un effectif de 20 à 99 employés.
Moyenne entreprise : entreprises ayant un effectif de 100 à 249 employés.
Grande entreprise : entreprises ayant un effectif de 250 employés ou plus.
Région de l'Atlantique : Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick.
Reste du Canada : Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie-Britannique, Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut.
Marché principal : région géographique dans laquelle une entreprise tire la plus grande partie de ses recettes totales provenant de la vente.
Activités commerciales de soutien : activités auxiliaires (de soutien) menées par l'entreprise afin de permettre ou de faciliter les activités de base d'une entreprise, c'est-à-dire son activité de production. Les produits de ces activités ne sont pas destinés directement à la mise en marché ou à de tierces parties.
Produits
Aujourd'hui, Statistique Canada lance un nouveau tableau de bord interactif pour l'Enquête sur l'innovation et les stratégies d'entreprise (EISE). À l'aide de cet outil, les utilisateurs de données peuvent explorer les principaux résultats publiés sur cette enquête pour les périodes de référence allant de 2015 à 2017 (EISE 2017) et de 2017 à 2019 (EISE 2019).
En 2021, les données de l'EISE 2019 ont été diffusées principalement en trois vagues : celles du 26 avril (innovation), du 9 juin (structure et stratégies d'entreprise) et du 27 juillet (chaîne de valeur mondiale).
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