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Enquête sur la population active, juin 2021

Diffusion : 2021-07-09

Les données de l'Enquête sur la population active (EPA) de juin rendent compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 13 au 19 juin.

Comparativement à la semaine de référence du mois de mai, les restrictions de santé publique avaient été assouplies dans plusieurs secteurs de compétence à la fin de la semaine de référence du mois de juin. La plupart des salles à manger intérieures et extérieures, des activités récréatives et culturelles, des commerces de détail et des services de soins personnels avaient repris leurs activités ou les avaient poursuivies dans huit provinces, selon divers niveaux de restrictions concernant la capacité.

Le décret de l'Ontario ordonnant de rester chez soi a été levé le 2 juin, et la prise de repas en salles à manger extérieures et le magasinage en personne chez certains détaillants non essentiels ont pu recommencer le 11 juin. Toutefois, les salles à manger intérieures et les centres de conditionnement physique, de même que les services de soins personnels, sont demeurés fermés. L'apprentissage à distance s'est poursuivi dans toute la province.

Des restrictions rigoureuses de santé publique sont demeurées en vigueur au Manitoba, y compris la fermeture des restaurants et des bars, des services de soins personnels et des installations récréatives et culturelles. L'apprentissage à distance s'est poursuivi pour de vastes régions de la province.

Faits saillants

L'emploi se redresse en juin

L'emploi a augmenté de 231 000 (+1,2 %) en juin, après avoir enregistré une baisse cumulative de 275 000 au cours des deux mois précédents.

La croissance de l'emploi est entièrement survenue dans le travail à temps partiel et elle s'est concentrée chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Après avoir diminué de 143 000 au cours des deux mois précédents, le travail à temps plein a peu varié.

Le nombre de personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a diminué de 276 000 (-19,3 %).

Le nombre de travailleurs autonomes a reculé de 63 000 (-2,3 %), en baisse de 7,2 % par rapport à février 2020.

Au cours des trois mois ayant pris fin en juin, le taux d'emploi des Autochtones s'est établi à 55,8 %, ce qui est presque inchangé par rapport à février 2020 (56,2 %) (données non désaisonnalisées).

Le total des heures travaillées a peu varié et il était en baisse de 4,0 % par rapport à son niveau prépandémique.

Le nombre de Canadiens ayant travaillé à partir de leur domicile a diminué de près de 400 000 pour s'établir à 4,7 millions.

L'emploi a augmenté en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.

Le taux de chômage diminue et la population active augmente

Le taux de chômage s'est établi à 7,8 %, le nombre total de Canadiens au chômage ayant reculé de 61 000 (-3,7 %).

Le nombre de personnes actives — soit en emploi, soit ou au chômage — a augmenté de 170 000 (+0,8 %).

Le taux d'activité a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 65,2 %.

Le taux de chômage des Canadiens âgés de 15 à 69 ans appartenant à une minorité visible a diminué de 1,3 point de pourcentage pour s'établir à 10,1 % (données non désaisonnalisées).

L'emploi chez les jeunes progresse à mesure que les restrictions de santé publique sont assouplies

L'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 164 000 (+7,1 %); il s'agit de la plus forte croissance en un seul mois pour ce groupe d'âge depuis juillet 2020.

Le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 ans a diminué de 50 000, et des baisses ont été observées tant chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes.

En juin, le taux d'emploi des étudiants âgés de 20 à 24 ans retournant aux études s'est établi à 67,5 %, en hausse par rapport à 51,0 % en mai.

L'emploi augmente dans plusieurs secteurs fournissant des services en personne

Le nombre de personnes travaillant dans les services d'hébergement et de restauration a augmenté de 101 000 (+11,8 %).

Dans les services d'hébergement et de restauration, les travailleurs ont gagné en moyenne 17,35 $ l'heure; la moyenne pour l'ensemble des secteurs s'est établie à 29,70 $.

Par suite de l'assouplissement des restrictions visant les magasins non essentiels dans de nombreuses provinces, l'emploi dans le commerce de détail a augmenté de 75 000 (+3,4 %).

Le nombre de personnes travaillant dans le secteur des biens a diminué de 48 000; il s'agit d'une deuxième baisse mensuelle consécutive.

L'emploi dans la construction a diminué de 23 000 (-1,6 %) tandis qu'il a reculé de 9 800 (-2,9 %) dans les ressources naturelles.

L'emploi se redresse en juin par suite de la levée de certaines restrictions

L'emploi a augmenté de 231 000 (+1,2 %) en juin, après avoir enregistré une baisse cumulative de 275 000 au cours des deux mois précédents. Le taux de chômage a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 7,8 %.

La croissance de l'emploi observée en juin est entièrement survenue dans le travail à temps partiel et elle s'est concentrée chez les jeunes de 15 à 24 ans, principalement les jeunes femmes. Les augmentations les plus marquées ont été enregistrées dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans le commerce de détail à la suite de la levée ou l'assouplissement des restrictions de santé publique touchant ces secteurs à la fin de mai et au début de juin dans un grand nombre de secteurs de compétence.

Le nombre de personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a diminué de 276 000 (-19,3 %) en juin. Le total des heures travaillées a peu varié et il était en baisse de 4,0 % par rapport à son niveau prépandémique.

Graphique 1  Graphique 1: L'emploi progresse par suite de l'assouplissement des restrictions de santé publique
L'emploi progresse par suite de l'assouplissement des restrictions de santé publique

La hausse de l'emploi se concentre dans le travail à temps partiel

La totalité de la hausse de l'emploi observée en juin est survenue dans le travail à temps partiel, qui a augmenté de 264 000 (+8,0 %) après avoir diminué de 132 000 au cours des deux mois précédents. Le niveau global de l'emploi à temps partiel était essentiellement le même qu'en février 2020 avant la pandémie de COVID-19. Les augmentations observées au cours du mois ont été principalement attribuables aux services d'hébergement et de restauration ainsi qu'au commerce de détail — deux secteurs où les travailleurs à temps partiel représentent une proportion supérieure à la moyenne de l'emploi —, et elles se sont concentrées chez les jeunes.

Après avoir diminué de 143 000 au cours des deux mois précédents, le travail à temps plein a peu varié en juin et il était en baisse de 336 000 (-2,2 %) par rapport à son niveau prépandémique.

La croissance est principalement attribuable aux employés du secteur privé tandis que le travail autonome recule

Le nombre d'employés du secteur privé a augmenté de 251 000 (+2,1 %) en juin, après avoir diminué pendant deux mois. En juin, le nombre d'employés du secteur privé était inférieur de 2,5 % (-313 000) au nombre enregistré en février 2020.

Dans le secteur public, l'emploi a progressé de 43 000 (+1,1 %) en juin, ce qui l'a porté à 180 000 (+4,6 %) au-dessus de son niveau prépandémique. L'emploi dans ce secteur suit une tendance à la hausse depuis la première vague de la pandémie, et la croissance est particulièrement attribuable aux augmentations enregistrées dans les soins de santé et l'assistance sociale, dans les administrations publiques et dans les services d'enseignement.

Le nombre de travailleurs autonomes a reculé de 63 000 (-2,3 %) en juin et il était en baisse de 7,2 % (-207 000) par rapport à février 2020. Le travail autonome est une grande catégorie qui comprend des travailleurs dans une variété de situations, y compris les propriétaires actifs d'entreprises constituées ou non en société et les entrepreneurs indépendants. Par rapport à juin 2019, les baisses du nombre de travailleurs autonomes se sont réparties dans de multiples secteurs et se sont concentrées parmi les travailleurs autonomes avec aide rémunérée.

Le taux d'emploi demeure inférieur au niveau observé avant la pandémie

Pour bien comprendre les tendances actuelles et émergentes sur le marché du travail, il est essentiel d'examiner la variation de l'emploi dans le contexte de la variation de la population, qui a totalisé 1,1 % (+334 000) de février 2020 à juin 2021. Pour suivre le rythme de la croissance de la population et maintenir la stabilité du taux d'emploi — c'est-à-dire, l'emploi en proportion de la population âgée de 15 ans et plus —, il aurait fallu que l'emploi augmente de 203 000. L'emploi total était plutôt en baisse de 340 000 en juin par rapport à février 2020, et le taux d'emploi était inférieur de 1,7 point de pourcentage au niveau prépandémique (60,1 % par rapport à 61,8 %).

La hausse observée dans les professions de la vente et des services contribue à la croissance de l'emploi chez les Canadiens d'origine chinoise et les Canadiens d'origine philippine

L'emploi a augmenté de 41 000 chez les Canadiens d'origine chinoise et de 31 000 chez les Canadiens d'origine philippine en juin, en raison en partie de la hausse de l'emploi dans les professions de la vente et des services (données non désaisonnalisées). Cette catégorie professionnelle, qui a été à l'origine de la majeure partie de la hausse globale de l'emploi en juin, représente une proportion plus importante de l'emploi parmi les Canadiens d'origine chinoise et les Canadiens d'origine philippine que parmi la moyenne nationale.

Chez les Canadiens noirs, l'emploi a augmenté de 53 000 en juin, en raison surtout des hausses enregistrées dans les professions des métiers, du transport, de la machinerie et des domaines apparentés (+37 000) et dans les professions de la vente et des services (+24 000) (données non désaisonnalisées).

Le nombre de Canadiens qui travaillent à domicile recule de près de 400 000 

Parmi les Canadiens qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles en juin, le nombre de personnes ayant travaillé à partir de leur domicile a diminué de près de 400 000 pour s'établir à 4,7 millions. Pour 2,6 millions de ces personnes, le travail à domicile était une mesure d'adaptation en réponse à la pandémie de COVID-19, puisqu'il ne s'agissait pas de leur lieu habituel de travail. Parallèlement, le nombre de personnes travaillant à un endroit autre que leur domicile a augmenté d'environ 700 000 pour atteindre 12,3 millions.

Près du tiers (31,4 %) des travailleurs âgés de 25 à 54 ans et plus du quart (27,2 %) de ceux âgés de 55 ans et plus ont travaillé à partir de leur domicile en juin. En raison en partie de leur concentration dans les secteurs où il est moins possible de travailler à domicile, comme dans les services d'hébergement et de restauration, une proportion beaucoup plus faible de jeunes âgés de 15 à 24 ans (12,9 %) a travaillé à partir de son domicile.

Le taux de chômage diminue et la population active augmente

Le taux de chômage a diminué de 0,4 point de pourcentage pour s'établir à 7,8 % en juin, le nombre total de Canadiens au chômage ayant reculé de 61 000 (-3,7 %). Le taux de chômage est demeuré au-dessus du creux post-pandémique de 7,5 % observé en mars 2021, mais il était considérablement plus bas que le récent sommet de 9,4 % atteint en janvier 2021 et que le record sans précédent de 13,7 % enregistré en mai 2020.

Graphique 2  Graphique 2: Le taux de chômage diminue
Le taux de chômage diminue

Le chômage de longue durée — le nombre de personnes au chômage depuis 27 semaines ou plus — a peu varié en juin et il était en hausse de 298 000 (+166,0 %) par rapport à février 2020.

La taille totale de la population active — le nombre total de personnes qui sont soit en emploi, soit chômeurs — a augmenté de 170 000 (+0,8 %) en juin. Après avoir baissé au cours des deux mois précédents, le taux d'activité (la population active en proportion de la population âgée de 15 ans et plus) a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 65,2 %.

Le taux de chômage recule parmi un grand nombre de groupes de population désignés comme minorités visibles

Chez les Canadiens âgés de 15 à 69 ans qui appartiennent à des groupes de population désignés comme minorités visibles, le taux de chômage a diminué de 1,3 point de pourcentage pour s'établir à 10,1 % en juin (données non désaisonnalisées). À titre de comparaison, parmi les Canadiens qui n'appartiennent pas à un groupe de population désigné comme minorité visible et qui ne s'identifient pas comme Autochtones, le taux de chômage a diminué de 0,9 point de pourcentage pour s'établir à 6,1 %.

Des baisses ont été enregistrées chez les Canadiens asiatiques du Sud-Est (-3,9 points de pourcentage pour s'établir à 8,3 %), chez les Canadiens d'origine philippine (-3,0 points de pourcentage pour s'établir à 7,0 %), chez les Canadiens noirs (-2,6 points de pourcentage pour s'établir à 9,4 %), et chez les Canadiens d'origine chinoise (-2,1 points de pourcentage pour s'établir à 10,2 %) (données non désaisonnalisées). En revanche, le taux de chômage a augmenté de 1,4 point de pourcentage pour atteindre 12,2 % chez les Canadiens d'origine sud-asiatique en juin (données non désaisonnalisées).

Tous les indicateurs de la sous-utilisation de la main-d'œuvre diminuent

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre — qui complète le taux de chômage en saisissant un éventail plus large de personnes qui veulent travailler et qui sont disponibles pour travailler — a reculé de 2,0 points de pourcentage pour s'établir à 15,6 % en juin. Toutes les composantes du taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre ont diminué, en raison surtout d'une baisse de 276 000 (-19,3 %) du nombre de personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles. Par rapport au mois précédent, le nombre de personnes inactives qui voulaient travailler a diminué de 58 000 (-10,1 %) en juin.

En dépit de ces baisses, toutes les composantes du taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre sont demeurées plus élevées qu'en février 2020, y compris les personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+341 000; +42,0 %), les personnes à la recherche d'un emploi (+347 000; +33,3 %), les personnes qui avaient été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché (+99 000; +94,3 %), et les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un (+120 000; +30,2 %).

Graphique 3  Graphique 3: Tous les indicateurs de la sous-utilisation de la main-d'œuvre sont en hausse par rapport à février 2020
Tous les indicateurs de la sous-utilisation de la main-d'œuvre sont en hausse par rapport à février 2020

L'emploi chez les jeunes progresse à mesure que les restrictions de santé publique sont assouplies

L'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a augmenté de 164 000 (+7,1 %) en juin. Il s'agit de la plus forte croissance en un seul mois pour ce groupe d'âge depuis juillet 2020. Les hausses se sont réparties entre les adolescents âgés de 15 à 19 ans (+89 000; +11,4 %) et les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans (+72 000; +10,1 %), et peu de variation a été observée chez les jeunes hommes âgés de 20 à 24 ans.

Par rapport à février 2020, l'emploi a affiché une baisse d'une proportion similaire chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans (-72 000; -5,6 %) et chez les jeunes hommes du même âge (-54 000; -4,1 %). De novembre 2020 à mai 2021, l'emploi a été plus éloigné des niveaux observés avant la COVID-19 chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes.

Le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 ans a diminué de 50 000 en juin, et les baisses ont été observées tant chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes. Le taux de chômage des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans a reculé de 3,1 points de pourcentage pour s'établir à 12,7 %, ce qui représente le taux le plus faible depuis le début de la pandémie, mais un taux supérieur de 3,7 points de pourcentage à celui de février 2020. Chez les jeunes hommes, le taux de chômage a reculé de 1,7 point de pourcentage pour s'établir à 14,4 %, ce qui est similaire au taux enregistré en mars 2021 et supérieur de 2,6 points de pourcentage à celui de février 2020.

La baisse du taux de chômage en juin a été plus de deux fois plus importante chez les jeunes appartenant à des groupes de population désignés comme minorités visibles (-7,0 points de pourcentage, données non désaisonnalisées) que chez les autres jeunes (-2,7 points de pourcentage). Malgré la baisse plus prononcée, le taux de chômage des jeunes appartenant à une minorité visible (17,8 %) est demeuré plus élevé en juin que celui des jeunes n'appartenant pas à une minorité visible (12,2 %) (données non désaisonnalisées).

L'activité sur le marché du travail des jeunes a augmenté de 114 000 (+4,1 %) en juin, et les taux d'activité des jeunes femmes (64,6 %) et des jeunes hommes (64,1 %) étaient comparables à ceux observés en février 2020 avant la pandémie.

Les conditions du marché du travail s'améliorent pour les étudiants

Pendant les mois d'été, l'Enquête sur la population active recueille des renseignements sur le marché du travail concernant les jeunes qui fréquentaient l'école à temps plein en mars et qui ont l'intention de retourner aux études en septembre. Ces renseignements aident à faire la lumière sur les expériences des étudiants qui souhaitent acquérir une expérience de travail et financer leurs études.

En mai 2021, les étudiants de 20 à 24 ans qui retourneront aux études ont dû composer avec des conditions difficiles sur le marché du travail, et leur taux d'emploi (51,0 %) était inférieur de près de 10 points de pourcentage à la moyenne observée pour le mois de mai de 2014 à 2019 (60,8 %). Au cours de la semaine de référence de l'EPA de juin, le taux d'emploi pour ce groupe avait augmenté pour atteindre 67,5 %, ce qui correspond à peu près à la moyenne historique observée en juin (68,0 %). Les hausses observées chez les étudiantes de ce groupe d'âge étaient plus élevées (+18,9 points de pourcentage pour atteindre 69,2 %) que celles enregistrées chez leurs homologues de sexe masculin (+13,4 points de pourcentage pour atteindre 65,4 %). Chez les deux sexes, la majeure partie de l'amélioration du taux d'emploi a été attribuable aux hausses de l'emploi dans les secteurs qui sont habituellement à l'origine d'une part importante de l'emploi des étudiants — le commerce de détail, les services d'hébergement et de restauration ainsi que l'information, la culture et les loisirs — et dans lesquels les restrictions de santé publique ont récemment été levées ou assouplies.

Le taux de chômage chez les étudiants de 20 à 24 ans qui retourneront aux études s'est établi à 11,5 % en juin, en hausse de 1,7 point de pourcentage par rapport à la moyenne observée en juin de 2014 à 2019 (9,8 %). À titre de comparaison, en mai, le taux de chômage enregistré pour ce groupe (24,1 %) était supérieur de 11,1 points de pourcentage à la moyenne observée en mai avant la pandémie (13,0 %).

Parmi la population du principal groupe d'âge actif, les hausses de l'emploi à temps partiel sont partiellement contrebalancées par les baisses de l'emploi à temps plein

L'emploi global des personnes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans a augmenté de 45 000 (+0,4 %) en juin. L'emploi dans ce groupe était en baisse de 162 000 (-1,3 %) par rapport aux niveaux observés avant la COVID-19, et les déficits étaient similaires pour les hommes (-80 000; -1,2 %) et pour les femmes (-82 000; -1,4 %).

En juin, l'emploi global chez les femmes du principal groupe d'âge actif a augmenté de 48 000 (+0,8 %), les hausses observées dans le travail à temps partiel (+89 000; +9,4 %) ayant dépassé les baisses enregistrées dans le travail à temps plein (-41 000; -0,8 %).

L'emploi chez les hommes du principal groupe d'âge actif est demeuré stable en juin; le travail à temps plein a diminué (-27 000; -0,4 %), tandis que le travail à temps partiel a augmenté (+24 000; +5,9 %). L'emploi à temps partiel chez les hommes du principal groupe d'âge actif, qui s'est constamment situé au-dessus des niveaux observés avant la pandémie depuis juillet 2020, était en hausse de 77 000 (+21,7 %) en juin par rapport à février 2020. Bien que l'emploi à temps partiel ait continué d'être à l'origine d'une proportion relativement faible (6,8 %) de l'emploi total pour les hommes du principal groupe d'âge actif en juin, presque toute la hausse enregistrée dans l'emploi à temps partiel depuis juin 2019 est survenue parmi ceux qui voulaient trouver un emploi à temps plein (30 heures ou plus par semaine), mais étaient incapables d'en trouver un (données non désaisonnalisées). La majeure partie de la hausse de l'emploi à temps partiel observée chez les hommes du principal groupe d'âge actif depuis juin 2019 est survenue dans les secteurs de la construction, de la fabrication et du transport et de l'entreposage (données non désaisonnalisées).

Graphique 4  Graphique 4: L'emploi à temps partiel chez les hommes du principal groupe d'âge actif demeure au-dessus du niveau prépandémique
L'emploi à temps partiel chez les hommes du principal groupe d'âge actif demeure au-dessus du niveau prépandémique

Le taux d'activité a peu varié en juin chez les hommes (91,5 %) et les femmes (83,2 %) du principal groupe d'âge actif. Le taux observé chez les hommes était supérieur de 0,5 point de pourcentage à celui de février 2020, tandis que chez les femmes de ce groupe d'âge, il était en baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport à son niveau observé avant la pandémie.

L'emploi augmente chez les femmes âgées de 55 ans et plus

L'emploi chez les femmes âgées de 55 ans et plus a augmenté de 26 000 (+1,4 %) en juin, et la majeure partie de l'augmentation est survenue en Ontario. Le taux de chômage pour ce groupe s'est établi à 8,5 %, ce qui est pratiquement inchangé par rapport à mai, mais qui représente une hausse de 3,5 points de pourcentage par rapport à février 2020. L'emploi chez les femmes âgées de 55 ans et plus, qui a atteint son niveau prépandémique en mars avant de diminuer en avril et en mai, était en baisse de 35 000 (-1,9 %) en juin par rapport à février 2020.

Chez les hommes de 55 ans et plus, l'emploi est demeuré stable pour un troisième mois consécutif après avoir atteint son niveau prépandémique en mars. Le chômage a augmenté de 17 000 (+9,4 %) en juin, et une grande partie de la hausse a été attribuable aux mises à pied temporaires. Le taux de chômage des hommes âgés de 55 ans et plus a progressé de 0,7 point de pourcentage pour atteindre 8,1 %, ce qui représente le taux le plus élevé depuis janvier 2021 et une hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport au taux de février 2020.

Le taux d'emploi des immigrants très récents augmente tandis que leur population continue de diminuer

Le nombre de nouveaux arrivants au Canada continue de baisser pour s'établir à des creux sans précédent en raison des restrictions de voyage découlant de la pandémie. Au cours des trois mois ayant pris fin en juin 2021, la population d'immigrants s'étant établis au pays au cours des cinq années précédentes a diminué de 11,7 % par rapport à celle observée en février 2020 avant la pandémie (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées). Au cours de la même période, l'emploi pour ce groupe a reculé de 6,5 %. Étant donné que leur population diminue plus rapidement que leur emploi, le taux d'emploi des immigrants très récents a poursuivi sa tendance à la hausse et a atteint 67,7 % en juin, en hausse de 3,7 points de pourcentage par rapport à février 2020.

Par ailleurs, le taux d'emploi en juin des immigrants établis au Canada depuis plus de cinq ans (57,8 %) a reculé de 1,9 point de pourcentage par rapport à février 2020, tandis que le taux d'emploi des personnes nées au Canada (60,3 %) a diminué de 1,1 point de pourcentage au cours de la même période (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

Le taux d'emploi des Autochtones se rapproche de son niveau prépandémique

Les renseignements de l'EPA sur les Autochtones témoignent de l'expérience des personnes qui s'identifient comme des membres des Premières Nations, des Métis ou des Inuits et qui vivent hors réserve dans les provinces.

Au cours des trois mois ayant pris fin en juin, le taux d'emploi des Autochtones s'est établi à 55,8 %, ce qui est presque inchangé par rapport au taux prépandémique de 56,2 % observé en février 2020. Parallèlement, le taux d'emploi des non-Autochtones s'est établi à 60,1 % en juin, en baisse de 1,1 point de pourcentage par rapport à février 2020 (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

L'emploi augmente dans plusieurs secteurs fournissant des services en personne

En juin, l'emploi a augmenté de façon marquée dans plusieurs secteurs de services où une proportion élevée d'emplois nécessite des interactions en personne avec le public, y compris les services d'hébergement et de restauration (+101 000), le commerce de détail (+75 000), et les « autres services » (+24 000).

L'emploi a aussi progressé dans les services d'enseignement (+26 000), dans les soins de santé et l'assistance sociale (+21 000), dans les services professionnels, scientifiques et techniques (+18 000), ainsi que dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien (+18 000).

Dans l'ensemble, le nombre de personnes travaillant dans le secteur des services a augmenté de 279 000, ce qui représente la plus forte hausse depuis mars 2021.

En revanche, le nombre de personnes travaillant dans le secteur des biens a diminué de 48 000 en juin. Il s'agit d'une deuxième baisse mensuelle consécutive.

Graphique 5  Graphique 5: L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration demeure le plus éloigné des niveaux observés avant la pandémie malgré la hausse notable enregistrée en juin
L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration demeure le plus éloigné des niveaux observés avant la pandémie malgré la hausse notable enregistrée en juin

Les services d'hébergement et de restauration enregistrent la plus forte augmentation de l'emploi depuis juillet 2020

Le nombre de personnes travaillant dans les services d'hébergement et de restauration a augmenté de 101 000 (+11,8 %) en juin, et le Québec, l'Alberta et la Colombie-Britannique ont été à l'origine de la majeure partie de la hausse. L'emploi dans le secteur a progressé plus lentement en Ontario (+16 000; +4,7 %), où les restrictions visant les salles à manger intérieures sont demeurées en vigueur pendant la semaine de référence de l'EPA de juin.

La hausse de l'emploi de juin a porté le secteur des services d'hébergement et de restauration à 21,6 % (-263 000) de son niveau d'emploi observé avant la COVID-19, ce qui représente l'écart le plus faible depuis novembre 2020. Néanmoins, le secteur continue d'être à l'origine de la majorité (77,4 %) de la différence globale entre l'emploi actuel et celui de février 2020.

Dans l'ensemble des secteurs, le salaire moyen s'est établi à 29,70 $ l'heure en juin, en hausse de 7,1 % par rapport à juin 2019. À mesure que les restrictions de santé publique seront assouplies et levées au cours des prochains mois et que les employeurs des secteurs les plus durement touchés par la pandémie de COVID-19 chercheront à redevenir pleinement opérationnels, les variations des niveaux salariaux au sein des secteurs seront un important indicateur de l'équilibre à court terme entre l'offre et la demande de main-d'œuvre.

Dans les services d'hébergement et de restauration, les travailleurs ont gagné en moyenne 17,35 $ l'heure en juin, en hausse de 6,2 % par rapport à deux ans plus tôt. La majeure partie de cette augmentation a été attribuable aux professions de la gestion ainsi qu'à celles des affaires, de la finance et de l'administration. Pour la majorité des employés du secteur appartenant à la grande catégorie professionnelle de la vente et des services, le salaire moyen a augmenté de 2,8 % (+0,44 $ pour atteindre 16,07 $) en juin 2021 par rapport à juin 2019. Les hausses salariales ont été plus importantes dans certaines professions, y compris chez les cuisiniers ou cuisinières, dont le salaire moyen a augmenté de 6,2 % (+0,94 $ pour atteindre 16,06 $), ainsi que chez les serveurs ou serveuses au comptoir et les aides de cuisine, dont le salaire moyen a progressé de 6,0 % (+0,85 $ pour atteindre 14,95 $). Chez les serveurs ou serveuses d'aliments et de boissons, le salaire horaire moyen s'est établi à 17,18 $ l'heure, ce qui est presque inchangé par rapport à deux ans plus tôt.

Un plus grand nombre de personnes travaillent dans le commerce de détail

Par suite de l'assouplissement des restrictions visant les magasins non essentiels dans de nombreuses provinces, l'emploi dans le commerce de détail a augmenté de 75 000 (+3,4 %) en juin. La hausse a effacé la majeure partie des baisses enregistrées en avril et en mai, mais le nombre de personnes travaillant dans le secteur est demeuré inférieur de 2,9 % (-65 000) aux niveaux observés avant la COVID-19.

Malgré les pertes d'emplois survenues en avril et en mai, le nombre de postes vacants dans le secteur du commerce de détail est demeuré relativement élevé. Selon les données mensuelles de l'Enquête sur les postes vacants et les salaires, seul le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (96 000) comptait un nombre total de postes vacants supérieur à celui du commerce de détail (80 000) en avril (données non désaisonnalisées). Parallèlement, le secteur du commerce de détail a été à l'origine d'une part plus grande (15,5 %) des chômeurs récents que tout autre secteur (données non désaisonnalisées). Parmi les personnes au chômage qui avaient travaillé pour la dernière fois au cours des 12 mois précédents, 105 000 avaient travaillé auparavant dans le commerce de détail (données non désaisonnalisées) en juin. Ce bassin de personnes possédant de l'expérience dans le commerce de détail pourrait aider les entreprises à trouver des employés qualifiés à mesure que l'économie poursuivra sa relance au cours des mois à venir.

Le salaire moyen des travailleurs de la vente et des services du commerce de détail a augmenté de 5,1 % en juin par rapport à deux ans plus tôt (+0,84 $ pour atteindre 17,40 $), ce qui comprend des hausses de 5,4 % pour les vendeurs ou vendeuses (+0,89 $ pour atteindre 17,26 $) et de 4,7 % pour les caissiers ou caissières (+0,66 $ pour atteindre 14,70 $).

L'emploi augmente dans les « autres services »

L'emploi a progressé de 24 000 (+3,3 %) dans les « autres services », un secteur qui comprend des sous-secteurs, comme les services personnels et les services de blanchissage, qui ont été touchés par la mise en place de restrictions de santé publique, ou leur resserrement, en avril et en mai.

À la suite de cette hausse, le nombre de personnes travaillant dans le secteur est revenu à son niveau d'avril 2021, mais il est demeuré inférieur de 7,5 % (-61 000) à son niveau de février 2020.

Des hausses moins marquées sont observées dans plusieurs secteurs de services

En juin, l'emploi a aussi augmenté dans les services d'enseignement (+26 000; +1,8 %), dans les soins de santé et l'assistance sociale (+21 000; +0,8 %), et dans les services professionnels, scientifiques et techniques (+18 000; +1,1 %). La hausse dans les soins de santé et l'assistance sociale a porté l'emploi dans le secteur au-dessus de son niveau observé avant la COVID-19 pour la première fois (+42 000; +1,7 %).

Le nombre de personnes travaillant dans les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien a augmenté pour la première fois depuis août 2020 (+18 000; +2,6 %), et l'emploi est revenu à 5,5 % (-42 000) du niveau observé en février 2020 avant la pandémie.

En revanche, le nombre de personnes travaillant dans le transport et l'entreposage a diminué de 17 000 (-1,8 %), surtout en raison des reculs enregistrés en Ontario et en Alberta. La baisse a largement contrebalancé la hausse de mai, et l'emploi a reculé pour se situer 5,7 % (-59 000) en deçà de son niveau observé avant la COVID-19.

L'emploi recule pour un deuxième mois d'affilée dans le secteur des biens

L'emploi total dans les secteurs de biens a reculé de 48 000 (-1,2 %) en juin, ce qui a porté les pertes trimestrielles à 106 000.

L'emploi dans la construction a diminué de 23 000 (-1,6 %) en juin, et les baisses se sont concentrées en Alberta et en Colombie-Britannique. À l'échelle nationale, la majeure partie de la baisse a été attribuable au recul du nombre de travailleurs autonomes dans le secteur. Le nombre global de personnes travaillant dans la construction a diminué pour s'établir à son plus bas niveau depuis janvier 2021 et il s'est situé 78 000 en deçà des niveaux observés avant la COVID-19.

L'emploi a aussi reculé dans les ressources naturelles (-9 800; -2,9 %) en juin, et le Québec et la Colombie-Britannique ont été à l'origine de la majeure partie de la baisse. Malgré ce recul, l'emploi dans le secteur est demeuré au-dessus des niveaux observés avant la COVID-19 (+19 000; +6,2 %).

L'emploi progresse dans quatre provinces

En juin, l'emploi a augmenté dans les trois plus grandes provinces du pays — l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique — de même qu'en Nouvelle-Écosse. En revanche, l'emploi a reculé en Saskatchewan, au Manitoba et à l'Île-du-Prince-Édouard. L'emploi a peu varié au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta.

Par rapport aux niveaux observés en février 2020 avant la pandémie, l'écart de l'emploi a été le plus important à l'Île-du-Prince-Édouard (-4,9 %), suivie de la Saskatchewan (-2,8 %), du Manitoba (-2,5 %) et de l'Ontario (-2,5 %). En revanche, la Colombie-Britannique a été la seule province où l'emploi a dépassé son niveau prépandémique.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

Après avoir diminué pendant deux mois, l'emploi en Ontario a augmenté de 117 000 (+1,6 %) en juin, les mesures de santé publique strictes ayant commencé à être assouplies. Les hausses de l'emploi ont surtout été observées chez les jeunes et les travailleurs à temps partiel. La plus forte augmentation est survenue dans le commerce de détail, tandis que des hausses ont aussi été enregistrées dans les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans les services d'hébergement et de restauration. Le taux de chômage a reculé de 0,9 point de pourcentage pour s'établir à 8,4 %. Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Toronto, l'emploi a progressé de 90 000 (+2,8 %), en hausse pour la première fois depuis mars 2021.

Soutenu par l'assouplissement des mesures de santé publique et la levée des couvre-feux, l'emploi au Québec a augmenté de 72 000 (+1,7 %) en juin, en hausse pour la première fois depuis mars 2021. L'emploi a progressé surtout chez les jeunes, et la plus forte augmentation est survenue dans les services d'hébergement et de restauration. Le taux de chômage pour la province a peu varié, s'établissant à 6,3 %. Dans la RMR de Montréal, où les mesures de santé publique plus strictes ont été assouplies plus graduellement, l'emploi a progressé de 55 000 (+2,5 %), en hausse pour la première fois depuis février 2021.

En Colombie-Britannique, l'emploi a augmenté de 42 000 (+1,6 %), en hausse pour la première fois depuis mars 2021. L'emploi a progressé dans le travail à temps partiel, surtout chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. La croissance a été principalement attribuable aux services d'hébergement et de restauration, suivis des soins de santé et de l'assistance sociale. Le taux de chômage s'est établi à 6,6 % en juin, ce qui le classe au deuxième rang des taux les plus faibles enregistrés au pays, après celui du Québec. Dans la RMR de Vancouver, l'emploi a augmenté de 22 000 (+1,5 %).

Après avoir diminué de 22 000 en mai, l'emploi en Nouvelle-Écosse s'est redressé et a augmenté de 14 000 (+3,1 %) en juin. Les hausses ont touché la plupart des principaux groupes démographiques et sont toutes survenues dans le travail à temps partiel. Les augmentations de l'emploi ont été généralisées dans l'ensemble des secteurs, et les plus marquées ont été enregistrées dans le commerce de détail. Le taux de chômage en Nouvelle-Écosse, qui est sortie d'un confinement imposé à l'échelle de la province le 2 juin, a reculé de 0,8 point de pourcentage pour s'établir à 9,0 %.

En juin, le nombre de Manitobains en emploi a diminué de 6 400 (-1,0 %) et le taux de chômage dans la province a augmenté pour atteindre 7,6 % (+0,4 point de pourcentage). Le Manitoba se situe au niveau critique (rouge) du système de réponse à la pandémie depuis sept mois.

Le nombre de personnes en emploi en juin a également diminué en Saskatchewan (-6 500; -1,2 %), tandis que le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 6,7 %. À l'Île-du-Prince-Édouard, l'emploi a reculé (-1 400; -1,8 %), et le taux de chômage a augmenté de 2,9 points de pourcentage pour atteindre 12,5 %.

Un moins grand nombre de personnes sont en emploi au Yukon

L'Enquête sur la population active permet de publier des données sur le marché du travail dans les territoires sous forme de moyennes mobiles de trois mois.

Après avoir augmenté au quatrième trimestre de 2020 et avoir peu varié au premier trimestre de 2021, l'emploi au Yukon a reculé de 500 au cours des trois mois ayant pris fin en juin. Le taux d'emploi a reculé de 1,9 point de pourcentage pour se fixer à 66,9 %. Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 6,8 %.

Dans les Territoires du Nord-Ouest, l'emploi a augmenté légèrement de 400, en hausse pour un troisième trimestre consécutif. Le taux de chômage a diminué de 2,0 points de pourcentage pour s'établir à 4,4 %, tandis que le taux d'emploi a augmenté de 1,4 point de pourcentage pour atteindre 69,9 %.

L'emploi au Nunavut est demeuré stable pour un troisième trimestre consécutif. Comme il y avait un moins grand nombre de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage a diminué pour passer de 7,5 % au premier trimestre à 3,5 % au deuxième trimestre. Le taux d'activité a reculé de 2,9 points de pourcentage pour s'établir à 50,1 % au cours des trois mois ayant pris fin en juin.

Le taux d'emploi demeure plus élevé au Canada qu'aux États-Unis

Bien que les comparaisons internationales des effets de la pandémie soient difficiles à effectuer en raison des différences relatives aux concepts, à la conception des enquêtes et aux périodes de référence, il est possible de comparer les situations sur le marché du travail au Canada et aux États-Unis en ajustant les données canadiennes en fonction des concepts américains. Pour en savoir plus, voir l'article « Mesure de l'emploi et du chômage au Canada et aux États-Unis – une comparaison ».

Un point de comparaison fréquent entre le Canada et les États-Unis est le taux d'emploi — défini comme étant le nombre de personnes en emploi exprimé en pourcentage de la population en âge de travailler —, qui est généralement plus élevé au Canada. Ajusté selon les concepts américains, et pour la population âgée de 16 ans et plus, le taux d'emploi en juin s'est établi à 60,6 % au Canada et à 58,0 % aux États-Unis. Le taux était en baisse de 1,8 point de pourcentage par rapport à février 2020 au Canada, comparativement à une diminution de 3,1 points de pourcentage aux États-Unis.

Le taux de chômage, ajusté selon les concepts américains, s'est établi à 6,3 % au Canada en juin, ce qui représente un taux supérieur de 0,4 point de pourcentage à celui des États-Unis (5,9 %). Le taux était supérieur de 1,7 point de pourcentage au taux de février 2020 au Canada, tandis qu'aux États-Unis, il était supérieur de 2,4 points de pourcentage au taux de février 2020.

Le taux d'activité, aussi ajusté selon les concepts américains, s'est établi à 64,7 % au Canada en juin, en baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport à février 2020. Aux États-Unis, le taux d'activité s'est établi à 61,6 %, en baisse de 1,7 point de pourcentage par rapport à février 2020.

Graphique 6  Graphique 6: Le ratio de l'emploi à la population est historiquement plus élevé au Canada qu'aux États-Unis
Le ratio de l'emploi à la population est historiquement plus élevé au Canada qu'aux États-Unis

Regard vers l'avenir

Bien que le nombre de travailleurs du principal groupe d'âge actif ayant perdu un emploi ait atteint des sommets sans précédent pendant la pandémie de COVID-19, le nombre de personnes qui ont choisi de quitter volontairement un emploi a suivi une tendance légèrement à la baisse. Il n'est pas surprenant que l'incertitude sur le marché du travail — comme celle qui a prévalu au cours des 15 derniers mois — réduise le nombre de personnes disposées à prendre les risques associés à un changement d'emploi ou à carrément quitter un emploi. De plus, certains Canadiens pourraient avoir retardé de grands changements dans leur vie, comme un déménagement ou une retraite, en raison des restrictions liées aux voyages et à d'autres activités.

Graphique 7  Graphique 7: Le nombre de travailleurs du principal groupe d'âge actif ayant quitté ou perdu leur emploi contribue au roulement sur le marché du travail attribuable à la pandémie
Le nombre de travailleurs du principal groupe d'âge actif ayant quitté ou perdu leur emploi contribue au roulement sur le marché du travail attribuable à la pandémie

Au cours des prochains mois, les nouveaux assouplissements des restrictions de santé publique entraîneront probablement une relance continue de l'économie et une reprise des activités commerciales. En créant de nouvelles possibilités pour les travailleurs et les employeurs, ces changements pourraient vraisemblablement entraîner une augmentation du niveau de roulement sur le marché du travail, ou du nombre de travailleurs qui trouvent un emploi, qui changent d'emploi ou qui sortent de la population active pour poursuivre d'autres intérêts.

En juin, les mesures clés du roulement sur le marché du travail indiquent que l'effet de ces possibilités accrues n'a pas encore été ressenti. Par exemple, le nombre de personnes âgées de 25 à 54 ans qui avaient volontairement quitté un emploi au cours des 12 mois précédents — et qui sont demeurées au chômage ou inactives — était inférieur de 128 000 (-34,9 %) au nombre enregistré deux ans plus tôt. De plus, parmi les personnes âgées de 55 ans et plus qui avaient volontairement quitté un emploi au cours des 12 derniers mois et qui étaient demeurées sans emploi, 2,1 % avaient indiqué la retraite comme principale raison, un pourcentage essentiellement inchangé par rapport à juin 2019 (2,4 %).

L'Enquête sur la population active continuera d'utiliser un vaste éventail d'indicateurs normalisés et supplémentaires des conditions du marché du travail pour informer les Canadiens des transformations économiques et sociales constantes découlant de la pandémie de COVID-19.















Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès concernant les objectifs mondiaux liés au développement durable. Ce communiqué servira à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de juin sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 13 au 19 juin.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. Près de 41 000 interviews ont été réalisées en juin.

La répartition des interviews de l'EPA de juin 2021 comparativement à mai 2021 s'est faite comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

• Mai 2021 : 64,9 %

• Juin 2021 : 64,2 %

Interviews en ligne

• Mai 2021 : 35,1 %

• Juin 2021 : 35,8 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de juin 2021

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet 2020, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le ou les groupes de population auxquels ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2021, comprennent :

• Blanc

• Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)

• Chinois

• Noir

• Philippin

• Arabe

• Latino-Américain

• Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)

• Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)

• Coréen

• Japonais

• Autre

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les personnes qui déclarent appartenir à un groupe de population (minorité visible) sont analysées séparément.

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 6 août 2021. Les données de juillet rendront compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 11 au 17 juillet.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées» (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées» (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques.

Il est également possible de consulter le produit Enquête sur la population active : fichier de microdonnées à grande diffusion (Numéro au catalogue71M0001X). Ce fichier de microdonnées à grande diffusion renferme des données non agrégées associées à un grand nombre de variables recueillies dans le cadre de l'Enquête sur la population active. Les données ont été modifiées pour veiller à ce qu'aucune personne ou entreprise ne puisse être identifiée directement ou indirectement. Ce produit s'adresse aux utilisateurs qui préfèrent effectuer leurs propres analyses en ciblant des sous-groupes particuliers de la population ou en recoupant des variables ne faisant pas partie de nos produits catalogués.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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