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Enquête sur la population active, mai 2021

Diffusion : 2021-06-04

Les données de l'Enquête sur la population active (EPA) de mai rendent compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 9 au 15 mai.

À la suite de la semaine de référence d'avril, des restrictions de santé publique plus strictes sont demeurées en place ou ont été instaurées dans plusieurs provinces. En Ontario, le décret ordonnant de rester chez soi adopté le 8 avril est demeuré en vigueur et touchait de nombreux commerces non essentiels. L'apprentissage à distance, qui a commencé après la semaine de relâche du printemps tenue en avril, s'est aussi poursuivi dans toute la province.

Au début de mai, l'Alberta et le Manitoba ont instauré des mesures qui comprenaient la fermeture des établissements de services de soins personnels, des installations récréatives et des services de restauration sur place, ainsi que des limites de capacité pour les commerces de détail et une transition vers l'apprentissage à distance pour ces deux provinces ou une grande partie d'entre elles.

La Nouvelle-Écosse s'est confinée le 28 avril, ce qui a entraîné la fermeture de tous les commerces de détail non essentiels et le passage à l'apprentissage à distance pour toutes les écoles. Les restrictions frontalières de la province ont été resserrées le 10 mai.

En revanche, le Nouveau-Brunswick et le Québec ont assoupli les restrictions dans certaines régions à la fin d'avril et au début de mai.

Faits saillants

L'emploi recule pour un deuxième mois sous l'effet des restrictions de la troisième vague

L'emploi a diminué de 68 000 (-0,4 %) en mai. Presque toute la baisse de l'emploi est survenue dans le travail à temps partiel (-54 000; -1,6 %).

Le nombre de travailleurs autonomes était pratiquement inchangé en mai, mais il est demeuré 5,0 % (-144 000) en deçà de son niveau observé avant la pandémie.

Parmi les personnes ayant travaillé à temps partiel en mai, près du quart (22,7 %) voulaient un emploi à temps plein, en hausse par rapport à 18,5 % en février 2020 (données non désaisonnalisées).

Le nombre de Canadiens qui ont travaillé à domicile s'est maintenu à 5,1 millions.

Après avoir reculé en avril, le total des heures travaillées a peu varié en mai.

L'Ontario et la Nouvelle-Écosse ont été à l'origine de la majeure partie de la baisse totale de l'emploi enregistrée en mai.

L'emploi a augmenté en Saskatchewan, tandis qu'il a peu varié dans les autres provinces.

Le chômage varie peu

Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 8,2 % en mai, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi ou ayant été mises à pied temporairement s'étant maintenu.

Le taux de chômage des Canadiens âgés de 15 à 69 ans appartenant à une minorité visible a augmenté de 1,5 point de pourcentage pour atteindre 11,4 % en mai (données non désaisonnalisées).

Le chômage de longue durée — le nombre de personnes au chômage depuis 27 semaines ou plus — est demeuré relativement stable en mai, s'établissant à 478 000.

Les perspectives estivales des étudiants sont meilleures qu'en 2020, mais moins bonnes qu'en 2019 

En mai 2021, le taux de chômage des étudiants retournant aux études s'est établi à 23,1 %, comparativement à 40,0 % en mai 2020 et à 13,7 % en mai 2019.

En raison en partie des conditions du marché du travail auxquelles sont aux prises les étudiants, l'emploi total chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué de 27 000 (-1,2 %).

L'emploi est demeuré stable chez les femmes et les hommes âgés de 25 à 54 ans.

Le taux d'activité des femmes âgées de 25 à 54 ans a diminué pour un deuxième mois consécutif, en baisse de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 83,1 %.

Chez les personnes âgées de 55 ans et plus, l'emploi a peu varié pour les hommes, tandis qu'il a diminué de 18 000 (-1,0 %) pour les femmes.

Le secteur des biens est touché par des baisses de l'emploi

En mai, l'emploi total dans le secteur des biens a reculé pour la première fois depuis avril 2020.

Le nombre de personnes travaillant dans la fabrication a reculé de 36 000 (-2,0 %); il s'agit de la première baisse dans le secteur depuis avril 2020.

L'emploi a aussi diminué dans le commerce de détail (-29 000) ainsi que dans les « autres services » (-24 000), deux secteurs qui continuent d'être touchés par les restrictions de santé publique toujours en vigueur.

Des hausses de l'emploi ont été observées dans le transport et l'entreposage (+22 000) et dans les ressources naturelles (+8 600).

Le secteur des ressources naturelles est le secteur dont la reprise post-pandémie est la plus avancée, l'emploi ayant dépassé les niveaux de février 2020 de 29 000 (+9,3 %).

L'emploi recule pour un deuxième mois sous l'effet des restrictions de la troisième vague

L'emploi a diminué de 68 000 (-0,4 %) en mai, après avoir reculé de 207 000 en avril. Le taux de chômage a peu varié, s'établissant à 8,2 %.

En plus de la baisse de l'emploi, le nombre de personnes occupées qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles de travail a augmenté pour un deuxième mois consécutif, en hausse de 83 000 (+6,1 %). Le total des heures travaillées était pratiquement inchangé au cours du mois, mais il est demeuré en baisse de 3,8 % par rapport aux niveaux observés avant la pandémie.

L'emploi dans le secteur des biens a diminué pour la première fois depuis avril 2020, et des baisses ont été observées dans le secteur de la fabrication et dans celui de la construction. L'Ontario et la Nouvelle-Écosse sont les seules provinces à avoir enregistré une baisse de l'emploi total.

Graphique 1  Graphique 1: L'emploi recule pour un deuxième mois d'affilée
L'emploi recule pour un deuxième mois d'affilée

Le travail à temps partiel diminue

Presque toute la baisse de l'emploi observée en mai est survenue dans le travail à temps partiel, qui a reculé de 54 000 (-1,6 %) après avoir diminué de 78 000 (-2,3 %) en avril. Ces deux baisses mensuelles consécutives ont ramené l'emploi à temps partiel à 7,5 % (-268 000) en deçà des niveaux observés en février 2020 avant la pandémie. Le recul de l'emploi en mai a surtout été observé en Colombie-Britannique et en Ontario, où les restrictions de santé publique étaient toujours en vigueur. À l'échelle nationale, les baisses se sont concentrées chez les femmes âgées de 25 à 54 ans (-36 000; -3,7 %) et chez les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans (-20 000; -4,1 %).

Le travail à temps plein a peu varié en mai, après avoir diminué de 129 000 (-0,8 %) en avril. Avant le mois d'avril, le travail à temps plein avait affiché une tendance à la hausse constante à la suite du creux enregistré en avril 2020. En mai 2021, le nombre de travailleurs à temps plein était en baisse de 1,9 % (-303 000) par rapport à son niveau d'avant la pandémie.

Graphique 2  Graphique 2: L'emploi à temps partiel est le plus éloigné du niveau observé avant la pandémie
L'emploi à temps partiel est le plus éloigné du niveau observé avant la pandémie

Le taux de travail à temps partiel involontaire demeure élevé, particulièrement chez les hommes

La proportion de travailleurs à temps partiel qui préféreraient travailler à temps plein — appelée « taux de travail à temps partiel involontaire » — est un indicateur important de la situation générale du marché du travail. Pour les travailleurs, l'incapacité de trouver un travail à temps plein peut avoir un certain nombre de conséquences, y compris des pressions financières et des retards dans l'acquisition d'une expérience professionnelle.

Parmi les personnes ayant travaillé à temps partiel en mai, près du quart (22,7 %) voulaient un emploi à temps plein, en hausse par rapport à 18,5 % en février 2020 (données non désaisonnalisées). Le taux de travail à temps partiel involontaire était plus élevé — et il avait augmenté davantage depuis le début de la pandémie — chez les hommes (26,3 %; +6,2 points de pourcentage) que chez les femmes (20,5 %; +2,8 points de pourcentage).

Chez les hommes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans qui ont travaillé à temps partiel en mai, plus de 4 sur 10 (41,8 %) auraient préféré travailler à temps plein, en hausse par rapport au creux record de 36,8 % enregistré en 2019. Parmi les secteurs, le taux de travail à temps partiel involontaire le plus élevé chez les hommes du principal groupe d'âge actif en mai 2021 a été observé dans les services d'hébergement et de restauration (50,2 %), en hausse de 16,7 points de pourcentage par rapport à février 2020.

Les employés du secteur privé travaillant dans la vente et les services sont les plus touchés par les restrictions

Le nombre d'employés du secteur privé a diminué de 60 000 en mai (-0,5 %), et cette baisse s'est ajoutée au recul observé en avril (-204 000; -1,7 %). Cela a fait suite aux hausses de l'emploi totalisant 427 000 en février et en mars 2021 et démontre la mesure dans laquelle l'emploi dans ce groupe de travailleurs a été touché par l'assouplissement et le resserrement des mesures de santé publique instaurées pour contrôler la pandémie de COVID-19.

Par rapport à février 2020, le nombre d'employés du secteur privé a reculé de 564 000 (-4,6 %), et l'écart est principalement attribuable à la baisse du nombre de personnes travaillant dans les services d'hébergement et de restauration, en particulier dans la vente et les services (données non désaisonnalisées).

Le nombre de travailleurs autonomes était pratiquement inchangé en mai, mais il est demeuré 5,0 % (-144 000) en deçà de son niveau observé avant la pandémie. En dépit de la hausse observée en mars 2021, le travail autonome a enregistré relativement peu de croissance après avoir suivi une tendance à la baisse de février à août 2020.

Dans le secteur public, l'emploi a peu varié en mai. Par rapport à février 2020, le nombre d'employés dans le secteur public a augmenté de 137 000 (+3,5 %), et les hausses se sont réparties entre les administrations publiques, les soins de santé et l'assistance sociale et les services d'enseignement.

Le travail à domicile demeure une mesure d'adaptation importante pendant la troisième vague

Le nombre de Canadiens qui ont travaillé à domicile et qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles a peu varié en mai; il s'est établi à 5,1 millions, un niveau similaire à celui enregistré au printemps 2020. Après avoir diminué à la suite de la première vague de la COVID-19, le nombre de personnes travaillant à domicile a augmenté au cours des derniers mois, surtout en raison du resserrement des restrictions de santé publique tout au long de l'hiver et du printemps.

Le travail à domicile continue de varier d'un secteur à l'autre, et ces différences peuvent avoir une incidence plus marquée sur certains groupes de travailleurs que sur d'autres. Par exemple, les travailleurs canadiens d'origine philippine âgés de 15 à 69 ans étaient parmi les moins susceptibles (16,0 %) de travailler à domicile en mai, puisqu'un grand nombre d'entre eux travaillaient dans des secteurs, comme la fabrication et les soins de santé et l'assistance sociale, où il est moins possible de travailler à domicile. Par ailleurs, des proportions plus élevées de travailleurs canadiens d'origine chinoise (45,6 %) et d'origine sud-asiatique (36,1 %) ont travaillé à partir de leur domicile en mai, en partie en raison de leur plus forte représentation dans les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que dans la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail — deux secteurs où une proportion élevée de travailleurs ont été en mesure de travailler à domicile.

Le total des heures travaillées demeure stable

Après avoir reculé en avril, le total des heures travaillées a peu varié en mai. Les baisses observées dans les secteurs touchés par les mesures de santé publique ont été contrebalancées par les hausses du nombre d'heures travaillées dans d'autres secteurs, y compris dans les services d'enseignement ainsi que dans les soins de santé et l'assistance sociale. Les heures travaillées ont suivi une tendance à la hausse au cours des trois premiers mois de 2021; toutefois, à la suite de la diminution observée en avril et de la faible variation enregistrée en mai, les heures travaillées étaient en baisse de 3,8 % par rapport aux niveaux observés en février 2020 avant la pandémie.

Les heures travaillées parmi les travailleurs autonomes ont peu varié en mai et elles étaient en baisse de 13,2 % par rapport à février 2020. Après être revenues aux niveaux d'avant la pandémie en mars, les heures travaillées par les employés ont fléchi de nouveau en avril et elles ont peu varié en mai, se situant 2,1 % en deçà des niveaux de février 2020.

Le chômage varie peu et un moins grand nombre de personnes sont actives sur le marché du travail

Le taux de chômage a peu varié en mai et il s'est établi à 8,2 %, le nombre de personnes à la recherche d'un emploi ou ayant été mises à pied temporairement s'étant maintenu. Le taux de chômage est demeuré inférieur au récent sommet de 9,4 % enregistré en janvier 2021, et il était considérablement inférieur au record de 13,7 % atteint en mai 2020.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage demeure stable
Le taux de chômage demeure stable

Le taux de chômage des Canadiens âgés de 15 à 69 ans appartenant à des groupes de population désignés comme minorités visibles a augmenté de 1,5 point de pourcentage pour atteindre 11,4 % en mai (données non désaisonnalisées). Des hausses ont été observées chez les Canadiens d'origine philippine (+3,7 points de pourcentage pour atteindre 10,0 %), chez les Canadiens d'origine chinoise (+2,9 points de pourcentage pour atteindre 12,3 %) et chez les Canadiens d'origine sud-asiatique (+1,6 point de pourcentage pour atteindre 10,8 %). Parallèlement, le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 7,0 % chez les Canadiens du même groupe d'âge n'appartenant pas à une minorité visible et ne s'identifiant pas comme Autochtones (données non désaisonnalisées).

L'activité sur le marché du travail diminue, principalement en raison des jeunes et des femmes du principal groupe d'âge actif

Le nombre de personnes actives sur le marché du travail, c'est-à-dire qui étaient soit en emploi, soit au chômage, a reculé de 56 000 (-0,3 %) en mai. Le taux d'activité global a diminué de 0,3 point de pourcentage en mai pour s'établir à 64,6 %.

Le nombre de jeunes âgés de 15 à 24 ans actifs sur le marché du travail a diminué de 38 000 (-1,3 %) en mai, en raison en partie de la baisse du nombre d'étudiants sur le marché de l'emploi d'été par rapport à un mois de mai typique.

Parmi les femmes du principal groupe d'âge actif âgées de 25 à 54 ans, l'activité a diminué de 39 000 (-0,6 %). La majeure partie de la baisse a été attribuable au moins grand nombre de femmes du principal groupe d'âge actif à la recherche d'un emploi ou mises à pied temporairement (-26 000; -6,1 %). Le nombre de femmes âgées de 25 à 54 ans qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un a enregistré une hausse de 28 000 (+17,3 %), ce qui indique que certaines femmes pourraient avoir cessé de chercher du travail en raison de la conjoncture économique défavorable, étant donné que la troisième vague de confinements s'est poursuivie en Ontario et que les restrictions ont été resserrées dans plusieurs autres régions.

Le nombre de chercheurs d'emploi découragés demeure élevé

Si les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un avaient été comptées parmi les chômeurs, le taux de chômage ajusté se serait établi à 10,7 % en mai, ce qui est presque inchangé par rapport à avril.

Diverses raisons peuvent expliquer pourquoi des personnes qui veulent un emploi n'en cherchent pas un au cours d'un mois donné, notamment une maladie ou d'autres circonstances personnelles. Certaines personnes — appelées « chercheurs découragés » — veulent un emploi, mais n'en cherchent pas un en raison de la conjoncture économique ou parce qu'elles croient qu'il n'y a pas de travail disponible. Le nombre de chercheurs découragés augmente généralement pendant les ralentissements économiques, puis il diminue lorsque les chercheurs d'emploi reprennent confiance dans le marché du travail.

En mai, on comptait 49 700 chercheurs découragés, lesquels représentaient 9,3 % des personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un (données non désaisonnalisées). Il s'agit d'une baisse par rapport au sommet de 146 000 atteint en avril 2020, mais d'un nombre plus de deux fois supérieur à la moyenne de 22 000 observée en 2019.

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre augmente surtout en raison des heures perdues

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre — qui complète le taux de chômage en saisissant un éventail plus large de personnes qui voulaient travailler et qui étaient disponibles pour travailler — a augmenté de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 17,6 % en mai. La hausse est principalement attribuable à l'augmentation du nombre de personnes en emploi qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+83 000; +6,1 %).

Toutes les composantes du taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre demeurent plus élevées qu'en février 2020, y compris les personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+617 000; +76,0 %), les personnes à la recherche d'un emploi (+382 000; +36,7 %), les personnes qui avaient été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché (+125 000; +118,5 %), et les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un (+178 000; +44,8 %).

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre augmente légèrement en mai
Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre augmente légèrement en mai

Le chômage de longue durée se maintient près des niveaux record

Le chômage de longue durée — le nombre de personnes au chômage depuis 27 semaines ou plus — est demeuré relativement stable en mai, s'établissant à 478 000. Il s'agit d'une hausse de 299 000 (+166,8 %) par rapport au niveau prépandémique de février 2020.

Le chômage de longue durée se maintient près des niveaux record depuis l'automne 2020, ce qui rend compte de l'entrée continue dans cette catégorie de personnes qui ont perdu leur emploi au printemps, à l'été ou à l'automne 2020 et qui sont demeurées au chômage depuis.

Les perspectives estivales des étudiants sont meilleures qu'en 2020, mais moins bonnes qu'en 2019 

Afin de mieux comprendre la situation des jeunes à la recherche d'un emploi d'été, de mai à août, de l'information sur la population active (données non désaisonnalisées) est accessible concernant les « étudiants retournant aux études », ou les jeunes de 15 à 24 ans qui fréquentaient l'école à temps plein en mars et qui ont l'intention de retourner aux études en septembre.

En mai 2020, lorsque de nombreux groupes, y compris les étudiants, ont été confrontés à des défis sans précédent découlant des premiers mois de la crise économique liée à la COVID-19, le taux de chômage des étudiants retournant aux études s'est établi à 40,0 %, comparativement à 13,7 % en mai 2019. En mai 2021, le taux équivalent était de 23,1 %, ce qui rend compte des défis continus auxquels sont confrontés les jeunes sur le marché du travail.

L'emploi chez les étudiants retournant aux études était en baisse de 15,6 % (-177 000) en mai 2021 par rapport à mai 2019. En plus des diminutions observées dans trois secteurs dans lesquels l'emploi étudiant se concentre et qui sont parmi les plus durement touchés par les restrictions de santé publique — le commerce de détail, les services d'hébergement et de restauration ainsi que l'information, la culture et les loisirs —, l'emploi a reculé par rapport à mai 2019 dans le secteur des services aux entreprises, des services relatifs aux bâtiments et des autres services de soutien (-16 000; -42,1 %), qui comprend des activités saisonnières comme l'aménagement paysager. En revanche, le nombre d'étudiants retournant aux études travaillant dans les soins de santé et l'assistance sociale était en hausse de 34 000 (+64,3 %) par rapport à deux ans plus tôt.

Le nombre d'étudiants retournant aux études qui étaient actifs sur le marché du travail en mai — c'est-à-dire qui occupaient un emploi ou qui étaient au chômage — était en hausse de 114 000 (+10,0 %) par rapport à mai 2020, lorsque le marché du travail se remettait encore des répercussions de l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19. Néanmoins, l'activité des étudiants a été inférieure de 69 000 (-5,2 %) à celle de mai 2019.

Graphique 4  Graphique 4: L'emploi d'été chez les étudiants augmente dans les soins de santé et l'assistance sociale
L'emploi d'été chez les étudiants augmente dans les soins de santé et l'assistance sociale

Le taux d'emploi des étudiants est plus faible chez les femmes et les groupes de population désignés comme minorités visibles

Le taux d'emploi des étudiants retournant aux études s'est établi à 39,5 % en mai, en baisse de 7,5 points de pourcentage par rapport à deux ans plus tôt, et les étudiantes étaient deux fois plus éloignées des niveaux de mai 2019 (en baisse de 10,6 points de pourcentage pour s'établir à 41,2 %) que leurs homologues masculins (en baisse de 4,2 points de pourcentage pour s'établir à 37,6 %). À titre de comparaison, le taux d'emploi des jeunes non étudiants s'est établi à 74,6 %, en baisse de 4,5 points de pourcentage par rapport à mai 2019.

En mai, le taux d'emploi des étudiants retournant aux études qui appartenaient à un groupe de population désigné comme minorités visibles (31,8 %, données non désaisonnalisées) était inférieur de 13,0 points de pourcentage au taux de ceux qui n'appartenaient pas à une minorité visible (44,8 %).

Le chômage augmente chez les jeunes appartenant à une minorité visible

En raison en partie des conditions du marché du travail auxquelles sont aux prises les étudiants qui retourneront aux études, l'emploi total chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué de 27 000 (-1,2 %) sur une base désaisonnalisée, ce qui comprend une baisse de 33 000 (-4,3 %) chez les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans. L'emploi dans l'ensemble des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans est demeuré plus éloigné des niveaux observés en février 2020 (-187 000; -14,5 %) que celui des jeunes hommes (-103 000; -7,8 %).

Le taux de chômage a peu varié en mai tant pour les jeunes hommes (16,1 %) que pour les jeunes femmes (15,8 %). Pour les groupes de population désignés comme minorités visibles, le taux de chômage des jeunes a progressé de 5,4 points de pourcentage pour atteindre 24,8 %, et le nombre de chômeurs a augmenté de 71 000 (+50,3 %) (données non désaisonnalisées). À titre de comparaison, le taux de chômage chez les jeunes Canadiens n'appartenant pas à une minorité visible était pratiquement inchangé, s'établissant à 14,9 % (données non désaisonnalisées).

Dans l'ensemble, le nombre de jeunes actifs sur le marché du travail a diminué de 38 000 (-1,3 %) en mai, et des baisses ont été observées chez les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans (-34 000; -4,0 %) et chez les jeunes hommes de 15 à 19 ans (-22 000; -4,2 %). Par rapport au niveau de février 2020, le taux d'activité était en baisse de 4,7 points de pourcentage (pour s'établir à 60,6 %) chez les jeunes femmes et de 1,6 point de pourcentage (pour s'établir à 62,7 %) chez les jeunes hommes.

L'activité sur le marché du travail diminue chez les femmes du principal groupe d'âge actif

L'emploi est demeuré stable chez les femmes et les hommes âgés de 25 à 54 ans en mai. Le nombre de personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a augmenté de 44 000 (+12,7 %) chez les hommes du principal groupe d'âge actif, et il a peu varié chez les femmes du même groupe d'âge.

Le nombre de femmes du principal groupe d'âge actif qui étaient actives sur le marché du travail a reculé de 39 000 (-0,6 %) en mai, et le taux d'activité de ce groupe a diminué pour un deuxième mois consécutif, en baisse de 0,5 point de pourcentage pour s'établir à 83,1 %. L'activité des femmes du principal groupe d'âge actif sur le marché du travail s'est redressée à l'automne de 2020 pour revenir aux niveaux prépandémiques, et elle est demeurée stable jusqu'en avril 2021.

Le taux d'activité des hommes du principal groupe d'âge actif était pratiquement inchangé en mai, s'établissant à 91,4 %, et il demeure relativement stable depuis qu'il est revenu à des niveaux d'avant la pandémie à l'automne de 2020.

L'écart à long terme dans le taux d'emploi persiste parmi les travailleurs du principal groupe d'âge actif des groupes de population désignés comme minorités visibles

En mai, le taux d'emploi des travailleurs du principal groupe d'âge actif des groupes de population désignés comme minorités visibles (78,2 %, données non désaisonnalisées) était plus faible que le taux de leurs homologues qui n'appartenaient pas à une minorité visible (84,6 %). Cette différence dans le niveau d'emploi existait avant la COVID-19, et concorde avec les résultats du Recensement de la population de 2016. En mai 2021, l'écart du taux d'emploi entre les Canadiens qui sont membres d'une minorité visible et les Canadiens qui n'appartiennent pas à une minorité visible a continué d'être plus grand chez les femmes (72,5 % par rapport à 81,6 %) que chez les hommes (84,6 % par rapport à 87,5 %).

Le chômage augmente parmi les Canadiens plus âgés, en particulier pour les femmes

Chez les personnes âgées de 55 ans et plus, l'emploi en mai a peu varié pour les hommes, tandis qu'il a diminué de 18 000 (-1,0 %) pour les femmes. Par rapport à février 2020, le nombre d'hommes plus âgés qui occupaient un emploi a peu varié, mais chez les femmes plus âgées, l'emploi a diminué de 61 000 (-3,3 %) en raison des baisses enregistrées en avril et en mai 2021.

La proportion de femmes plus âgées dans la population active, c'est-à-dire celles qui étaient en emploi ou au chômage, était inchangée en mai pour un troisième mois consécutif; elle est demeurée 0,5 point de pourcentage en deçà des niveaux observés avant la pandémie et s'est établie à 32,0 %. Chez les hommes plus âgés, le taux d'activité est essentiellement revenu au niveau observé en février 2020 et s'est établi à 43,6 %.

Le taux de chômage des femmes âgées de 55 ans et plus a augmenté de 1,0 point de pourcentage pour atteindre 8,9 % en mai, et la majeure partie de la hausse du chômage a été attribuable aux mises à pied temporaires. Le taux des hommes du même groupe d'âge a augmenté légèrement de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 7,4 %, à la suite d'une hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi. Par rapport à février 2020, le taux de chômage des femmes plus âgées a augmenté près de deux fois plus (en hausse de 3,9 points de pourcentage) que le taux des hommes plus âgés (en hausse de 2,1 points de pourcentage).

Le taux d'emploi des immigrants très récents poursuit sa tendance à la hausse

L'emploi chez les immigrants qui se sont établis au Canada au cours des cinq dernières années a diminué de 11,2 % en mai par rapport au niveau prépandémique de février 2020 (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées). Au cours de la même période, la population d'immigrants très récents a diminué de 15,0 % en raison des restrictions liées à la COVID-19, ce qui a ramené le nombre de nouveaux arrivants au Canada à un creux sans précédent. Étant donné que leur population diminue plus rapidement que leur emploi, le taux d'emploi des immigrants très récents a poursuivi sa tendance à la hausse et a atteint 66,8 % en mai, en hausse de 2,8 points de pourcentage par rapport à février 2020.

À titre de comparaison, le taux d'emploi en mai des immigrants établis au Canada depuis plus de cinq ans (57,6 %) a diminué de 2,1 points de pourcentage par rapport à février 2020, tandis que le taux des personnes nées au Canada (59,4 %) a reculé de 2,0 points de pourcentage au cours de la même période (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

Le taux d'emploi des femmes autochtones demeure le plus éloigné du niveau observé avant la pandémie

Les renseignements de l'EPA sur les Autochtones témoignent de l'expérience des personnes qui s'identifient comme des membres des Premières Nations, des Métis ou des Inuits et qui vivent hors réserve dans les provinces.

Bien que les hommes et les femmes autochtones aient été touchés tout aussi durement par les répercussions initiales de la pandémie sur le marché du travail, le taux d'emploi des hommes autochtones a fortement rebondi pendant l'été 2020, puis de nouveau de mars à mai 2021. En mai, il a peu varié par rapport à février 2020, s'établissant à 58,4 % (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées). Malgré cette reprise, il est demeuré inférieur au taux observé chez les hommes non autochtones, conformément aux tendances historiques.

Par ailleurs, le taux d'emploi des femmes autochtones (51,6 %) ne s'est pas redressé en 2020 et il est demeuré 3,3 points de pourcentage en deçà de son niveau observé avant la pandémie en mai 2021, même s'il suit une tendance à la hausse depuis janvier 2021. Le secteur des soins de santé et de l'assistance sociale a été à l'origine de la plus grande part de l'augmentation de l'emploi chez les femmes autochtones depuis janvier 2021 (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

Parmi la population non autochtone, le taux d'emploi des hommes (63,4 %) était en baisse de 1,2 point de pourcentage en mai par rapport à février 2020; chez les femmes, le taux (55,5 %) était en baisse de 2,3 points de pourcentage par rapport à février 2020 (moyenne mobile de trois mois, données non désaisonnalisées).

Graphique 5  Graphique 5: Le taux d'emploi des femmes autochtones demeure le plus éloigné du niveau observé avant la pandémie
Le taux d'emploi des femmes autochtones demeure le plus éloigné du niveau observé avant la pandémie

Le secteur des biens est touché par des baisses de l'emploi

En mai, l'emploi total dans le secteur des biens a reculé pour la première fois depuis avril 2020, et des baisses notables ont été enregistrées dans la fabrication (-36 000) et dans la construction (-16 000).

L'emploi a aussi diminué dans le commerce de détail (-29 000) ainsi que dans les « autres services » (-24 000), deux secteurs qui continuent d'être touchés par les restrictions de santé publique toujours en vigueur. Bien que l'emploi ait peu varié dans les services d'hébergement et de restauration en mai, le secteur a continué d'être à l'origine de près des deux tiers de l'écart total de l'emploi observé par rapport aux niveaux prépandémiques.

Ces baisses mensuelles ont été contrebalancées en partie par les hausses observées dans le transport et l'entreposage (+22 000) et dans les ressources naturelles (+8 600).

Graphique 6  Graphique 6: Les secteurs fournissant des services en personne continuent d'être à l'origine de la majeure partie de l'écart de l'emploi par rapport au niveau prépandémique
Les secteurs fournissant des services en personne continuent d'être à l'origine de la majeure partie de l'écart de l'emploi par rapport au niveau prépandémique

L'emploi dans la fabrication recule pour la première fois depuis avril 2020

Le nombre de personnes travaillant dans la fabrication a diminué de 36 000 (-2,0 %) en mai. Il s'agit de la première baisse dans le secteur depuis avril 2020. L'Ontario et le Québec ont été à l'origine de la majeure partie de la diminution globale, qui a surtout touché les hommes (données non désaisonnalisées). Le secteur de la fabrication continue d'être assujetti à un certain nombre d'exigences en matière de santé publique, comme la distanciation physique et les pratiques de nettoyage accrues.

Les estimations éclair de l'Enquête mensuelle sur les industries manufacturières indiquent que les ventes du secteur de la fabrication ont reculé de 1,1 % en avril 2021.

Bien que l'emploi dans le secteur soit revenu aux niveaux observés avant la COVID-19 en septembre 2020, il y a eu peu de croissance depuis et l'emploi continue de se situer autour des niveaux de février 2020.

L'emploi dans la construction baisse en raison du resserrement des restrictions de santé publique en Ontario

L'emploi dans la construction a diminué de 16 000 (-1,1 %) en mai, surtout en raison des baisses survenues en Ontario, où des restrictions de santé publique touchant les activités de construction non essentielles ont été imposées le 17 avril. La baisse a ramené le nombre de travailleurs dans la construction à un niveau inférieur de 3,7 % (-55 000) à celui observé avant la COVID-19.

L'emploi continue de diminuer dans le commerce de détail

L'emploi dans le commerce de détail a reculé de 29 000 (-1,4 %) en mai, après avoir diminué de 84 000 en avril. Cela a ramené le nombre de travailleurs dans le commerce de détail à 6,2 % (-140 000) au-dessous des niveaux prépandémiques, ce qui représente le niveau le plus faible depuis février 2021. Le resserrement des restrictions de santé publique dans un grand nombre de secteurs de compétence a eu des répercussions sur les activités des commerces vendant des biens non essentiels.

Comparativement à un an avant la pandémie en mai 2019, environ la moitié de la différence du niveau d'emploi (52,5 %, données non désaisonnalisées) dans le commerce de détail a été attribuable aux professions qui requièrent habituellement au moins un diplôme d'études secondaires. Toutefois, les gestionnaires — des professions qui exigent habituellement des niveaux plus élevés d'expérience, de connaissances ou de scolarité — ont aussi été touchés, et les baisses ont représenté près du tiers de l'écart de l'emploi (29,0 %, données non désaisonnalisées) par rapport à mai 2019.

L'emploi dans les services d'hébergement et de restauration demeure inférieur de près du tiers aux niveaux observés avant la COVID-19

Le nombre de personnes travaillant dans les services d'hébergement et de restauration a peu varié en mai, les restrictions imposées aux services de restauration sur place étant demeurées en vigueur partout au pays. L'emploi dans le secteur était en baisse de 29,8 % (-364 000) par rapport à son niveau observé avant la COVID-19, et il a été à l'origine de près des deux tiers (63,8 %) de la baisse totale de l'emploi (-571 000) depuis février 2020.

Dans ce secteur, les baisses de l'emploi observées depuis mai 2019 (un an avant la pandémie) ont touché de façon disproportionnée les employés rémunérés par rapport aux travailleurs autonomes. Bien que des baisses de l'emploi aient été initialement enregistrées parmi les travailleurs autonomes — un groupe qui comprend les propriétaires de restaurants et d'hôtels —, l'emploi a retrouvé un niveau semblable à celui observé en mai 2019 (données non désaisonnalisées). À titre de comparaison, le nombre d'employés rémunérés dans le secteur était en baisse de près du tiers (-30,6 %) par rapport à mai 2019.

Un moins grand nombre de personnes travaillent dans les « autres services »

Le nombre de personnes travaillant dans les « autres services », un secteur qui comprend les services de soins personnels, comme les salons de coiffure pour hommes et les salons de beauté ainsi que les organismes religieux et les organisations civiques, a diminué de 24 000 (-3,2 %) en mai. La reprise stagne dans ce secteur depuis septembre 2020, au moment où l'emploi s'est situé à 3,2 % de son niveau d'avant la COVID-19. Par suite du recul survenu en mai, l'emploi était en baisse de 10,5 % (-85 000) par rapport à son niveau de février 2020.

Le transport et l'entreposage enregistre sa première hausse de l'emploi depuis décembre

L'emploi a augmenté de 22 000 (+2,3 %) dans le transport et l'entreposage, et la majeure partie de la croissance a été attribuable à l'Ontario et à la Saskatchewan. À l'échelle nationale, une augmentation notable a été observée dans le sous-secteur du transport par camion. Il s'agit de la première hausse mensuelle dans le transport et l'entreposage depuis décembre 2020, et elle a porté le nombre de personnes travaillant dans le secteur à 4,0 % de son niveau observé avant la pandémie.

Bien que les hommes représentent environ les trois quarts des travailleurs dans le transport et l'entreposage, la différence dans le niveau d'emploi par rapport à mai 2019 était plus importante chez les femmes (-12,0 %) que chez les hommes (-4,0 %) en mai (données non désaisonnalisées). Avant la pandémie, la proportion de travailleurs dans ce secteur qui occupaient un emploi dans le sous-secteur durement touché du transport aérien était plus élevée chez les femmes (13,2 %) que chez les hommes (6,9 %).

L'emploi dans les ressources naturelles dépasse son niveau observé avant la COVID-1

En mai, l'emploi dans les ressources naturelles a progressé de 8 600, presque entièrement en raison des hausses observées en Alberta. Après avoir enregistré des augmentations pendant la majeure partie de l'automne et de l'hiver, les prix du pétrole à l'échelle mondiale sont demeurés près des niveaux observés avant la pandémie au cours des derniers mois.

Le secteur des ressources naturelles est le secteur dont la reprise post-pandémie est la plus avancée, l'emploi ayant dépassé les niveaux de février 2020 de 29 000 (+9,3 %). Les hausses récentes ont également effacé la majeure partie des pertes associées à la tendance à la baisse à long terme observée de mars 2019 à février 2020.

Un moins grand nombre de personnes travaillent en Ontario et en Nouvelle-Écosse

Les mesures de santé publique strictes et le décret ordonnant de rester chez soi sont demeurés en vigueur en Ontario durant la semaine de référence de l'EPA, et la Nouvelle-Écosse a entamé un confinement à la fin d'avril. Ensemble, ces deux provinces ont été à l'origine de la majeure partie de la baisse totale de l'emploi enregistrée en mai. L'emploi a augmenté en Saskatchewan, tandis qu'il a peu varié dans les autres provinces.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

Après avoir enregistré une baisse prononcée en avril (-153 000; -2,1 %), l'emploi en Ontario a légèrement reculé (-32 000; -0,4 %) en mai, les restrictions de santé publique étant demeurées en vigueur. Les diminutions les plus marquées sont survenues dans le commerce de détail ainsi que dans l'information, la culture et les loisirs, tandis qu'un plus grand nombre de personnes ont travaillé dans certains secteurs de services (y compris les services d'hébergement et de restauration). Des baisses ont aussi été observées dans la fabrication et dans la construction. Le taux d'emploi en Ontario s'est établi à 58,3 % en mai, en baisse de 3,3 points de pourcentage par rapport à février 2020, et à égalité avec la Nouvelle-Écosse comme provinces affichant l'écart le plus important. Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point de pourcentage en mai pour atteindre 9,3 %. L'emploi a peu varié dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Toronto, où un confinement demeurait en vigueur.

En Ontario, parmi les étudiants de 15 à 24 ans qui retourneront aux études, le taux d'emploi en mai 2021 (35,4 %) était en baisse de 10,0 points de pourcentage par rapport à deux ans plus tôt. Le taux de chômage de ce groupe s'est établi à 27,8 %, en hausse par rapport au taux de 15,0 % observé en mai 2019, mais en baisse par rapport au taux de 41,7 % enregistré en mai 2020 (données non désaisonnalisées).

En Nouvelle-Écosse, par suite du confinement imposé à l'échelle de la province à la fin d'avril, l'emploi a reculé de 22 000 (-4,8 %) en mai. Il s'agit du plus fort recul depuis le début de la pandémie. Les baisses enregistrées en mai ont touché la plupart des principaux groupes démographiques et sont survenues tant dans le travail à temps plein que dans le travail à temps partiel. Les diminutions de l'emploi sont survenues principalement dans le commerce de détail, dans les services d'enseignement et dans les services d'hébergement et de restauration. Le taux de chômage a augmenté de 1,7 point de pourcentage pour atteindre 9,8 %. Le taux d'emploi de la Nouvelle-Écosse s'est établi à 54,2 % en mai, en baisse de 3,3 points de pourcentage par rapport à février 2020; il s'agit d'un taux qui correspond avec l'écart du taux d'emploi de l'Ontario.

Pour un deuxième mois consécutif, la Saskatchewan est la seule province qui a enregistré une croissance de l'emploi en mai, le nombre de personnes travaillant dans la province ayant augmenté de 4 100 (+0,7 %). Les hausses se sont réparties dans l'ensemble des secteurs, y compris dans le commerce de détail, dans le transport et l'entreposage ainsi que dans l'information, la culture et les loisirs, tandis qu'un moins grand nombre de personnes ont travaillé dans la construction. Le taux de chômage a peu varié par rapport à avril, s'établissant à 6,3 %.

L'emploi est demeuré stable pour un deuxième mois consécutif au Québec, les restrictions ayant été assouplies dans certaines régions de la province. Les baisses observées dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans la fabrication ont contrebalancé les hausses observées dans un certain nombre d'autres secteurs. Le taux d'emploi s'est établi à 59,5 % en mai, en baisse de 2,4 points de pourcentage par rapport à février 2020. Le taux de chômage dans la province s'est maintenu à 6,6 % en mai. Dans la RMR de Montréal, l'emploi a peu varié.

Au Québec, parmi les étudiants de 15 à 24 ans qui retourneront aux études, 47,3 % travaillaient en mai, en baisse de 5,8 points de pourcentage par rapport à mai 2019, mais en hausse par rapport à 35,6 % en mai 2020. Le taux de chômage chez les jeunes étudiants qui retourneront aux études s'est établi à 14,8 % en mai, comparativement à 36,4 % en mai 2020 et à 11,0 % en mai 2019 (données non désaisonnalisées).

Graphique 7  Graphique 7: Les baisses d'emploi observées en mai se concentrent en Ontario et en Nouvelle-Écosse
Les baisses d'emploi observées en mai se concentrent en Ontario et en Nouvelle-Écosse

Regard vers l'avenir

Au cours de l'été 2020, au moment où le Canada est sorti des premières séries de restrictions de santé publique, l'emploi s'est redressé à un rythme record. Après avoir enregistré une première baisse de près de 3 millions en mars et en avril, le nombre de personnes en emploi a augmenté de 1,2 million au cours des mois de mai et de juin, puis il a progressé de nouveau de 1,0 million jusqu'en septembre. L'emploi a fait du surplace tout au long de l'automne, sous l'effet des mesures de santé publique mises en place pour lutter contre la deuxième vague d'infections. Au fur et à mesure que ces restrictions ont commencé à être assouplies, les hausses de l'emploi observées en février et en mars 2021 ont également été parmi les plus importantes jamais enregistrées.

Depuis la semaine de référence de mai, les restrictions de santé publique ont été assouplies dans plusieurs secteurs de compétence. En Colombie-Britannique, de nombreuses activités intérieures et extérieures ont repris le 25 mai. Le Québec a mis fin à son couvre-feu et a rouvert les salles à manger extérieures le 28 mai, tandis que le décret de l'Ontario ordonnant de rester chez soi a été levé le 2 juin. Les taux de vaccination ont aussi continué d'augmenter partout au pays. Parallèlement, les mesures visant à contrôler les récentes recrudescences des infections demeurent en place dans certaines régions, comme en Nouvelle-Écosse et au Manitoba.

Au cours des prochains mois, à mesure que le Canada continuera de sortir de la troisième vague de la pandémie, les données de l'EPA aideront à faire la lumière sur la capacité du marché du travail à pleinement intégrer les sources de main-d'œuvre sous-utilisées et à favoriser une croissance de l'emploi inclusive.















Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès concernant les objectifs mondiaux liés au développement durable. Ce communiqué servira à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de mai sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 9 au 15 mai.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. Environ 41 500 interviews ont été réalisées en mai.

La répartition des interviews de l'EPA de mai 2021 comparativement à avril 2021 s'est faite comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

  • Avril 2021 : 65,2 %
  • Mai 2021 : 64,9 %

Interviews en ligne

  • Avril 2021 : 34,8 %
  • Mai 2021 : 35,1 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de mai 2021

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet 2020, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le ou les groupes de population auxquels ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2021, comprennent :

  • Blanc
  • Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)
  • Chinois
  • Noir
  • Philippin
  • Arabe
  • Latino-Américain
  • Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)
  • Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)
  • Coréen
  • Japonais
  • Autre

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les personnes qui déclarent appartenir à un groupe de population (minorité visible) sont analysées séparément.

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 9 juillet 2021. Les données de juin rendront compte des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 13 au 19 juin.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques.

Il est également possible de consulter le produit « Enquête sur la population active : fichier de microdonnées à grande diffusion » (Numéro au catalogue71M0001X). Ce fichier de microdonnées à grande diffusion renferme des données non agrégées associées à un grand nombre de variables recueillies dans le cadre de l'Enquête sur la population active. Les données ont été modifiées pour veiller à ce qu'aucune personne ou entreprise ne puisse être identifiée directement ou indirectement. Ce produit s'adresse aux utilisateurs qui préfèrent effectuer leurs propres analyses en ciblant des sous-groupes particuliers de la population ou en recoupant des variables ne faisant pas partie de nos produits catalogués.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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