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Statistiques de l'énergie, décembre 2020

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Diffusion : 2021-03-09

Le mois de décembre a été marqué par des hausses dans la production d'énergie et les prix de l'énergie. La production provenant des sables bitumineux et la production à partir de sources d'énergie renouvelable (dont l'hydroélectricité, l'énergie éolienne et l'énergie solaire) ont augmenté, tandis que celle de gaz naturel, d'électricité et de charbon a diminué.

La demande de produits énergétiques au Canada a subi les répercussions des nouvelles mesures de confinement et des restrictions imposées aux déplacements pour lutter contre la recrudescence de la pandémie de COVID-19. En particulier, les gouvernements du Québec et de l'Ontario ont continué d'appliquer des mesures strictes pour freiner les mouvements de résidents en décembre. Par contre, la demande croissante de produits énergétiques en provenance des États-Unis a entraîné une hausse des exportations de pétrole brut, de gaz naturel et d'électricité.

Pour obtenir plus de renseignements sur l'énergie au Canada, comme la production, la consommation, le commerce international et bien plus encore, veuillez consulter le site Web Centre canadien d'information sur l'énergie et suivre #infoénergie dans les médias sociaux.

La production de pétrole brut dépasse les niveaux observés avant la pandémie

La production de pétrole brut et de produits équivalents a affiché une légère baisse de 0,2 % pour s'établir à 24,4 millions de mètres cubes (153,4 millions de barils) en décembre. Après huit reculs mensuels consécutifs de la production d'une année à l'autre, la variation d'une année à l'autre affichée en décembre est la plus faible depuis mars, ce qui indique une atténuation possible des effets de la pandémie de COVID-19 sur l'industrie canadienne de l'extraction de pétrole.

Cette légère baisse globale est attribuable principalement à une diminution de 11,5 % de l'extraction de pétrole brut lourd, léger et moyen. La production de ces types de pétrole brut a été plus lente à se rétablir par rapport à l'extraction des sables bitumineux. En effet, une neuvième baisse mensuelle consécutive d'une année à l'autre a été enregistrée en décembre.

Par contre, au mois de décembre, la production provenant des sables bitumineux a montré des signes d'une reprise complète, affichant une hausse de 5,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 16,3 millions de mètres cubes, au niveau le plus élevé jamais enregistré. La production de pétrole brut synthétique s'est accrue de 15,3 % pour s'établir à 6,7 millions de mètres cubes, tandis que celle de bitume brut a affiché une baisse de 1,0 % par rapport à décembre 2019.

La production quotidienne de pétrole brut (sauf les produits équivalents) a augmenté de 4,0 % par rapport à novembre pour atteindre 716,9 milliers de mètres cubes en décembre. Cette augmentation est directement attribuable à la demande croissante de pétrole brut des États-Unis, combinée à la fin des limites de production imposées par le gouvernement de l'Alberta en janvier 2019.

Graphique 1  Graphique 1: Production quotidienne moyenne de pétrole brut
Production quotidienne moyenne de pétrole brut

La reprise continue de la demande de pétrole, combinée aux efforts déployés par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole pour limiter la production de pétrole, a contribué à l'augmentation des prix du pétrole brut et des produits énergétiques en décembre. L'indice des prix du pétrole brut et du bitume a progressé de 11,8 % de novembre à décembre, affichant sa plus forte augmentation depuis juin 2020.

La consommation mondiale de pétrole brut a continué d'augmenter lentement, en hausse de 0,2 % de novembre à décembre, et était supérieure de près d'un cinquième (+19,2 %) au creux observé en avril. Néanmoins, la consommation mondiale est demeurée inférieure de 5,9 % aux niveaux enregistrés en décembre 2019, selon l'Energy Information Administration des États-Unis.

Après avoir augmenté de 2,6 % en novembre, les exportations de pétrole brut et de produits équivalents ont diminué de 6,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 18,5 millions de mètres cubes en décembre. Il s'agit du plus haut niveau d'exportation depuis mars 2020, en raison surtout de la demande accrue de pétrole brut canadien provenant des raffineries américaines. Dans l'ensemble, les exportations de pétrole brut ont été le principal facteur de l'augmentation de la balance du commerce international de marchandises du Canada en décembre.

Les importations de pétrole brut se sont accrues de 5,1 % d'une année à l'autre pour atteindre 3,7 millions de mètres cubes en décembre. Il s'agit de la première augmentation d'une année à l'autre depuis janvier 2020, ce qui s'explique principalement par la demande plus forte de produits équivalents (diluants) dans l'Ouest canadien. Les importations de pétrole brut par les raffineries ont diminué en décembre.

La recrudescence de la COVID-19 a une incidence sur les activités de raffinage

Les mesures imposées pour contrer la recrudescence de la COVID-19 ont eu des répercussions sur les activités des raffineries canadiennes en décembre.

L'utilisation de pétrole brut par les raffineries a diminué de 9,4 % d'une année à l'autre pour s'établir à 7,7 millions de mètres cubes, son plus faible niveau en trois mois. La production nette de produits pétroliers finis a diminué de 10,3 % d'une année à l'autre pour se fixer à 9,2 millions de mètres cubes, en raison principalement de l'essence à moteur finie (-18,1 %), du carburant distillé, y compris le carburant diesel et le mazout léger (-2,2 %), et du carburéacteur de type kérosène (-38,5 %). Après trois hausses mensuelles consécutives, l'utilisation de la capacité dans l'industrie des produits du pétrole et du charbon, qui comprend les raffineries, a diminué de 2,4 % de novembre à décembre.

La demande de produits pétroliers a aussi connu une baisse en décembre, par suite des mesures de confinement mis en place dans certaines provinces. Les produits de raffinerie fournis aux consommateurs canadiens ont diminué de 16,8 % d'une année à l'autre pour s'établir à 7,4 millions de mètres cubes, soit le niveau le plus bas depuis mai. Ce sont l'essence à moteur finie (-15,3 %) et le carburant distillé (-6,8 %) qui ont contribué le plus au recul global.

Après avoir diminué de 57,7 % en novembre, l'approvisionnement des consommateurs canadiens en carburéacteur de type kérosène a diminué de 60,9 % en décembre par rapport à l'année précédente, du fait du maintien des restrictions relatives au transport aérien. Selon les statistiques relatives aux mouvements d'aéronefs, le nombre total de mouvements d'aéronefs aux principaux aéroports du Canada a diminué de 31,1 % par rapport à décembre 2019.

Graphique 2  Graphique 2: Produits pétroliers finis fournis aux consommateurs canadiens
Produits pétroliers finis fournis aux consommateurs canadiens

Malgré le recul des volumes fournis, les ventes de produits du pétrole et du charbon en dollars (y compris l'activité des raffineries) ont augmenté de 4,7 % de novembre à décembre, en raison principalement de la vigueur des prix. L'indice des prix des produits pétroliers raffinés pour combustibles a connu une hausse de 10,9 % en décembre; il s'agit de l'augmentation mensuelle la plus marquée depuis juin. Néanmoins, les ventes en décembre ont continué d'être inférieures de près du tiers (-32,0 %) à celles enregistrées en décembre 2019.

La production de gaz naturel continue de diminuer, mais les livraisons au secteur industriel et les exportations augmentent

La production de gaz naturel marchand a diminué de 4,0 % d'une année à l'autre pour s'établir à 587,7 millions de gigajoules en décembre. Il s'agit de la baisse la plus marquée d'une année à l'autre depuis septembre 2019, qui est attribuable aux niveaux plus faibles de production en Alberta (-4,3 %) et en Colombie-Britannique (-2,3 %).

Après avoir affiché une baisse de 5,7 % en novembre, les livraisons de gaz naturel aux consommateurs canadiens ont enregistré un léger recul de 0,4 % d'une année à l'autre pour s'établir à 464,4 millions de gigajoules en décembre. Cette baisse est principalement attribuable à la diminution de la demande des clients résidentiels (-6,0 %) et commerciaux et institutionnels (-9,5 %). En décembre, les températures ont été plus douces en moyenne qu'en décembre 2019, selon les données sur les degrés-jour de chauffage.

Les livraisons au secteur industriel ont augmenté de 4,5 % pour atteindre 291,6 millions de gigajoules en décembre. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis janvier 2019, ce qui est principalement attribuable à la demande accrue des consommateurs industriels en Alberta, en Ontario et au Québec.

Graphique 3  Graphique 3: Production marchande, livraisons aux consommateurs canadiens industriels et exportations de gaz naturel mensuelles, variation d'une année à l'autre
Production marchande, livraisons aux consommateurs canadiens industriels et exportations de gaz naturel mensuelles, variation d'une année à l'autre

Après avoir enregistré neuf mois de baisses, les exportations de gaz naturel par pipeline vers les États-Unis ont augmenté de 5,8 % pour atteindre 285,6 millions de gigajoules en décembre. Il s'agit du niveau d'exportation mensuel le plus élevé depuis janvier 2019. Les importations de gaz naturel ont diminué de 20,6 % pour s'établir à 112,2 millions de gigajoules. Elles suivent une tendance à la baisse d'une année à l'autre depuis février, qui est principalement attribuable à la diminution de la demande de l'Ontario.

Baisse de la production et de la consommation d'électricité d'une année à l'autre en raison de la demande plus faible

Après avoir diminué de 5,1 % en novembre, la production d'électricité a affiché une baisse de 1,3 % d'une année à l'autre pour s'établir à 61,2 millions de mégawattheures (MWh) en décembre. Ce recul est principalement attribuable à la production d'électricité à partir d'énergie nucléaire, qui a diminué de 14,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 7,3 millions de MWh. La production d'électricité à partir de combustibles fossiles (en baisse de 4,8 % pour s'établir à 11,3 millions de MWh) a également fléchi, en raison principalement d'une diminution des volumes produits en Alberta.

La baisse globale de la production d'électricité a été contrebalancée en partie par la production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable (y compris l'hydroélectricité, l'énergie éolienne, l'énergie solaire et d'autres sources), qui a augmenté de 4,4 % pour atteindre 43,5 millions de MWh. Cela a représenté 71,0 % des sources d'électricité au Canada en décembre.

Parmi tous les types de production, c'est l'hydroélectricité qui a le plus contribué à la production d'électricité au Canada, ayant servi à générer 38,5 millions de MWh, en hausse de 1,4 % par rapport à l'année précédente. La production d'électricité à partir d'énergie éolienne (+11,6 %) et d'énergie solaire (+5,4 %) a également augmenté.

Graphique 4  Graphique 4: Production d'électricité
Production d'électricité

La consommation d'électricité a diminué pour un sixième mois consécutif, en baisse de 2,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 56,0 millions de MWh en décembre. Le recul est principalement attribuable à la demande plus faible au Québec (-3,6 %), en Alberta (-1,7 %) et en Ontario (-0,2 %), en raison de la baisse de la demande saisonnière de chauffage et de la réduction de l'activité économique.

Les exportations d'électricité vers les États-Unis ont augmenté de 8,7 % d'une année à l'autre en décembre pour s'établir à 5,9 millions de MWh. Les importations d'électricité en provenance des États-Unis ont enregistré une hausse de 8,6 % pour atteindre 0,7 million de MWh. Il s'agit de la deuxième augmentation mensuelle consécutive d'une année à l'autre, qui est principalement attribuable à la demande accrue d'électricité importée en Alberta, en Ontario et au Manitoba.

La production de charbon continue de diminuer d'une année à l'autre

La production de charbon a reculé de 14,1 % d'une année à l'autre pour s'établir à 3,8 millions de tonnes en décembre, tandis que la production de coke a diminué de 4,5 % pour se fixer à 184,9 milliers de tonnes.

Énergie : bilan de l'année 2020

La pandémie de COVID-19 a eu de graves répercussions sur le secteur canadien de l'énergie en 2020, la production et la consommation de produits énergétiques ayant considérablement diminué. À partir de mars 2020, les mesures de confinement appliquées par le gouvernement et l'industrie et les décrets ordonnant de rester à domicile en vue de prévenir la propagation du coronavirus ont directement contribué à une baisse marquée de la demande, à une réduction de l'activité économique et à une volatilité importante des prix de l'énergie.

Après une décennie de croissance, la production canadienne de pétrole brut et de produits équivalents a diminué de 4,5 % en 2020 pour s'établir à 260,0 millions de mètres cubes, soit la plus forte baisse annuelle observée depuis 1999.

Le bitume brut (-6,3 %) a été le principal facteur à l'origine de la baisse globale de la production de pétrole brut en 2020. La faible demande et les retards dans les travaux d'entretien à certaines installations de sables bitumineux dans le nord de l'Alberta ont contribué à des reculs considérables aux deuxième et troisième trimestres. Une augmentation graduelle de la demande et des prix au quatrième trimestre a partiellement contrebalancé la baisse globale observée dans l'année.

L'extraction de pétrole brut lourd (-9,8 %) et de pétrole brut léger et moyen (-7,0 %) a également exercé une pression à la baisse sur la production globale. En revanche, la production de pétrole brut synthétique a augmenté de 0,7 %, principalement en raison des volumes plus élevés produits au quatrième trimestre. En 2020, la production de pétrole brut (à l'exclusion des produits équivalents) a reculé dans toutes les provinces productrices, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador.

Graphique 5  Graphique 5: Production annuelle de pétrole brut et de produits équivalents
Production annuelle de pétrole brut et de produits équivalents

Les prix du pétrole brut se sont établis à un creux historique en 2020, en raison d'une combinaison de problèmes géopolitiques et de l'effondrement de la demande pendant la pandémie. L'indice des prix du pétrole brut et du bitume brut mensuel moyen a diminué du tiers (-33,7 %) en 2020 par rapport à 2019.

Après une augmentation de 3,5 % en 2019, les exportations canadiennes de pétrole brut et de produits équivalents ont diminué de 3,6 % en 2020 pour s'établir à 211,4 millions de mètres cubes, en raison de la réduction de la demande causée par la pandémie. Les exportations par pipeline vers les États-Unis ont diminué de 1,8 % pour atteindre 184,3 millions de mètres cubes. Les pipelines ont été le principal mode de transport, ayant servi à acheminer 87,2 % des exportations totales en 2020, en hausse par rapport à la proportion de 85,5 % enregistrée en 2019. Les exportations vers les États-Unis par d'autres modes de transport (ferroviaire, routier et maritime) ont diminué de 24,4 % comparativement à l'année précédente, la demande de capacité de transport supplémentaire pour compléter la capacité des pipelines étant demeurée faible.

Malgré une reprise graduelle des activités de raffinage au deuxième semestre de 2020, la production nette de produits pétroliers finis a diminué de 11,5 % en 2020 par rapport à 2019. Les mesures de confinement et les restrictions de voyage imposées au cours de l'année ont eu des répercussions importantes sur la demande de carburants de transport. L'essence à moteur finie fournis aux consommateurs canadiens a diminué de 14,0 % par rapport à l'année précédente, tandis que le carburant distillé (carburant diesel et mazout léger) a reculé de 6,0 %. De plus, la mise en œuvre de mesures visant à contenir la pandémie de COVID-19 a touché l'industrie du transport aérien au Canada plus durement que les perturbations antérieures, comme les événements du 11 septembre 2001, l'épidémie de SRAS de 2003 et la crise financière mondiale de 2008 et de 2009, selon les statistiques mensuelles de l'aviation civile. La production de carburéacteur de type kérosène fourni aux consommateurs canadiens a diminué de plus de la moitié (-57,1 %) de 2019 à 2020.

Graphique 6  Graphique 6: Production annuelle nette de produits pétroliers finis
Production annuelle nette de produits pétroliers finis

Dans l'ensemble, les ventes dans l'industrie des produits du pétrole et du charbon (y compris les raffineries) ont diminué de plus du tiers (-37,4 %) en raison de la faible demande pendant la pandémie. Cette baisse est principalement attribuable à la baisse de la production des raffineries et des prix des produits pétroliers. L'indice des prix des produits pétroliers raffinés pour combustibles mensuel moyen a diminué de près d'un tiers (-29,0 %) en 2020.

Après s'être repliée de 3,6 % en 2019, la production de gaz naturel marchand a affiché un autre recul de 2,2 % d'une année à l'autre en 2020 pour s'établir à 6,8 milliards de gigajoules. Les livraisons totales aux consommateurs ont diminué de 3,5 % pour se fixer à 4,4 milliards de gigajoules, en raison de la baisse de la demande dans les secteurs commercial et institutionnel (-6,8 %) résidentiel (-5,7 %), et industriel (-2,3 %).

Graphique 7  Graphique 7: Livraisons annuelles de gaz naturel
Livraisons annuelles de gaz naturel

La faiblesse de la demande des consommateurs américains a entraîné un recul des exportations de gaz naturel vers les États-Unis, celles-ci ayant diminué de 7,9 % pour s'établir à 2,7 milliards de gigajoules en 2020. Il s'agit de leur troisième baisse annuelle consécutive. Cela a représenté 40,3 % de la production canadienne totale, comparativement au sommet de 47,6 % atteint en 2017. Les importations de gaz naturel ont diminué de 10,3 % pour s'établir à 1,0 milliard de gigajoules, soit leur plus bas niveau observé depuis 2016.

La production d'électricité au Canada a affiché un recul de 0,8 % en 2020 pour s'établir à 635,6 millions de MWh, soit le plus bas niveau depuis 2015. La baisse globale est attribuable à la production à partir de combustibles fossiles (-8,0 %) et à la production à partir d'énergie nucléaire (-3,0 %). Au cours de la même période, la production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable a augmenté de 4,3 % pour atteindre 430,8 millions de MWh, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis le début de cette série en 2008. En 2020, la production d'électricité a diminué dans huit provinces et a augmenté au Manitoba, en Colombie-Britannique et au Yukon.

Graphique 8  Graphique 8: Production et consommation annuelles d'électricité, variation d'une année à l'autre
Production et consommation annuelles d'électricité, variation d'une année à l'autre

Les mesures liées à la pandémie ont eu une incidence sur la consommation d'électricité (-2,5 %) en 2020, qui a diminué pour la première fois depuis 2015. La baisse de la demande des consommateurs industriels et commerciaux a été la principale cause du recul global de la consommation d'électricité.

Après trois baisses annuelles, les exportations d'électricité vers les États-Unis ont augmenté de 11,2 % pour atteindre 67,1 millions de MWh. Bien que le Québec demeure la principale province exportatrice, l'augmentation des volumes en provenance de la Colombie-Britannique et du Manitoba a été le principal facteur à l'origine de la hausse en 2020. En revanche, les importations d'électricité en provenance des États-Unis ont diminué de plus du quart (-26,5 %), affichant leur première baisse annuelle depuis 2015.

La production annuelle totale de charbon a diminué de plus d'un cinquième (-21,8 %) pour s'établir à 40,5 millions de tonnes en 2020. Il s'agit de la plus forte diminution annuelle depuis le début de cette série en 2008, qui est principalement attribuable à la réduction de la demande et aux fermetures de mines pendant la pandémie. Parallèlement, la production de coke a diminué de 10,9 % en 2020, enregistrant une deuxième baisse annuelle consécutive.

  Note aux lecteurs

Nouveau à partir de mars 2021 dans la diffusion mensuelle des Statistiques de l'énergie : certaines estimations de l'offre et de l'utilisation de pétrole et d'autres liquides à l'échelle provinciale. Ces données sont maintenant publiées dans un nouveau tableau (25-10-0081-01), qui comprend à la fois les estimations de l'offre et de l'utilisation au Canada et aux provinces. L'ancien tableau, 25-10-0076-01 (Approvisionnement et utilisation des produits pétroliers) a été supprimé depuis le mois de référence de décembre 2020.

Le tableau consolidé de statistiques de l'énergie (25-10-0079-01) présente des données mensuelles sur les sources primaires et secondaires d'énergie selon le type de carburant en térajoules (pétrole brut, gaz naturel, électricité, charbon, etc.) et les caractéristiques de l'offre et de la demande (production, exportations, importations, etc.) pour le Canada. Des données d'une gamme variée d'enquêtes et de sources administratives figurent dans le tableau. Les estimations sont accessibles à partir du mois de référence de janvier 2020.

Les programmes d'enquête qui appuient le communiqué « Statistiques de l'énergie » sont les suivants :

  • Pétrole brut et gaz naturel (numéro d'enquête 2198, tableaux 25-10-0036-01, 25-10-0055-01 et 25-10-0063-01). Les données de novembre 2020 ont été révisées.
  • Transport et entreposage d'énergie (numéro d'enquête 5300, tableaux 25-10-0075-01 et 25-10-0077-01).
  • Transport, entreposage et distribution de gaz naturel (numéros d'enquête 2149, 5210 et 5215, tableaux 25-10-0057-01, 25-10-0058-01 et 25-10-0059-01). Certaines données de janvier 2016 à novembre 2020 ont été révisées.
  • Produits pétroliers raffinés (numéro d'enquête 2150, tableau 25-10-0081-01). Les estimations nationales et provinciales de l'approvisionnement en carburants renouvelables, y compris l'éthanol et le biodiesel, sont maintenant accessibles dans le tableau 25-10-0081-01 à partir du mois de référence janvier 2020. Des données plus détaillées sur les carburants renouvelables sont accessibles sur demande. Les données de janvier 2019 à novembre 2020 ont été révisées.
  • Statistiques de l'énergie électrique (numéro d'enquête 2151, tableaux 25-10-0015-01 et 25-10-0016-01). Les données d'octobre à novembre 2020 ont été révisées.
  • Statistiques du charbon et du coke (numéros d'enquête 2147 et 2003, tableaux 25-10-0045-01 et 25-10-0046-01). Les données de novembre 2020 ont été révisées.

Les données peuvent faire l'objet de révisions. Les données sur l'énergie sont révisées de façon continue pour chaque mois de l'année en cours, afin de rendre compte des nouveaux renseignements fournis par les répondants et des mises à jour des données administratives. Des révisions historiques sont également effectuées périodiquement.

Les définitions, les sources de données et les méthodes relatives à chaque programme d'enquête sont accessibles au moyen du numéro respectif de chaque enquête.

Le programme de la statistique de l'énergie repose sur des données provenant des répondants ainsi que des données administratives.

Les données figurant dans le présent communiqué ne sont pas désaisonnalisées.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca), ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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