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Enquête sur la population active, janvier 2021

Diffusion : 2021-02-05

À la suite de la semaine de référence de l'Enquête sur la population active (EPA) de décembre, à savoir la semaine allant du 6 au 12 décembre, un certain nombre de provinces ont élargi leurs mesures de santé publique en réponse à l'augmentation des cas de COVID-19. Les données de l'EPA de janvier rendent compte des répercussions de ces nouvelles restrictions et dressent un portrait des conditions du marché du travail pendant la semaine allant du 10 au 16 janvier.

En Ontario, les restrictions déjà en place dans de nombreuses régions du sud de l'Ontario — y compris la fermeture des commerces de détail non essentiels — ont été étendues au reste de la province le 26 décembre. Au Québec, les commerces de détail non essentiels ont fermé le 25 décembre et un couvre-feu a été instauré le 14 janvier, ce qui a eu une incidence supplémentaire sur les heures d'ouverture de certains établissements.

Au moment de la semaine de référence de janvier, les mesures de santé publique existantes étaient toujours en vigueur en Alberta et au Manitoba, y compris la fermeture des services de restauration sur place, des installations récréatives ainsi que des services de soins personnels, et les restrictions visant les commerces de détail.

Les restrictions ont été assouplies dans deux provinces entre les semaines de référence de décembre et de janvier. À l'Île-du-Prince-Édouard, les restrictions ayant entraîné la fermeture des services de restauration sur place et des installations récréatives et culturelles ont été levées le 18 décembre. À Halifax et dans la région avoisinante, en Nouvelle-Écosse, les restrictions liées aux services de restauration sur place ont été assouplies le 4 janvier.

Faits saillants

L'emploi atteint son plus bas niveau depuis août

L'emploi a reculé de 213 000 (-1,2 %) en janvier. La baisse a été entièrement enregistrée dans l'emploi à temps partiel et elle s'est concentrée dans les secteurs du commerce de détail du Québec et de l'Ontario.

La baisse de janvier a fait suite au recul de 53 000 (-0,3 %) enregistré en décembre et a ramené l'emploi à son plus bas niveau depuis août 2020.

Par rapport à février 2020, l'emploi a reculé de 858 000 en janvier et les absences liées à la COVID-19 ont augmenté de 529 000. Parmi les Canadiens qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, le nombre de personnes ayant travaillé à partir de leur domicile a augmenté de près de 700 000 pour atteindre 5,4 millions en janvier, ce qui a dépassé le sommet précédent de 5,1 millions enregistré en avril.

Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis août 2020

Le taux de chômage a progressé de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 9,4 %; il s'agit du taux le plus élevé depuis août 2020.

Le nombre de chômeurs de longue durée (les personnes qui cherchent du travail ou qui ont été mises à pied temporairement depuis 27 semaines ou plus) s'est maintenu à un niveau record (512 000).

Le taux d'activité — défini comme étant le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui est occupée ou au chômage — a diminué de 0,3 point de pourcentage en janvier pour s'établir à 64,7 %. Il s'agit du plus faible taux enregistré depuis août 2020.

En janvier, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a augmenté de 1,2 point de pourcentage pour atteindre 18,4 %.

Les baisses de l'emploi se concentrent fortement dans le centre du Canada

L'emploi a reculé de 213 000 (-1,2 %) en janvier. La baisse s'est fortement concentrée dans le centre du Canada, et les diminutions enregistrées en Ontario et au Québec se sont chiffrées à 251 000. L'emploi a aussi reculé à Terre-Neuve-et-Labrador.

L'emploi a augmenté en Alberta, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, et il est demeuré stable en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick.

L'emploi recule dans les secteurs touchés par les nouvelles mesures de santé publique

En janvier, l'emploi a reculé dans trois secteurs de services les plus touchés par les restrictions de santé publique nouvelles et existantes, à savoir les services d'hébergement et de restauration (-8,2 %), le commerce de détail (-7,4 %), et l'information, la culture et les loisirs (-2,4 %).

L'emploi dans la construction a progressé de 39 000 (+2,8 %) en janvier, surtout en raison des hausses enregistrées au Québec et en Alberta.

Après avoir peu varié pendant deux mois, le nombre de personnes travaillant dans les soins de santé et l'assistance sociale a augmenté (+19 000; +0,7 %), ce qui a permis à l'emploi dans le secteur de retrouver son niveau d'emploi d'avant la COVID-19.

La baisse de l'emploi chez les jeunes est principalement attribuable au recul de l'emploi enregistré chez les adolescents

Les baisses de l'emploi de janvier ont été plus de deux fois plus importantes chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (-74 000; -9,3 %) que chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans (-34 000; -2,2 %).

L'emploi a diminué de 107 000 (-0,9 %) chez les personnes âgées de 25 à 54 ans en janvier, et le recul enregistré chez les femmes du principal groupe d'âge actif (-73 000; -1,3 %) a été plus de deux fois plus important que celui observé chez les hommes du principal groupe d'âge actif (-33 500; -0,5 %).

Le taux d'emploi des parents du principal groupe d'âge actif ayant des enfants âgés de 17 ans et moins a reculé de 1,5 point de pourcentage en janvier pour s'établir à 81,8 %.

Plus des deux cinquièmes des Canadiens (43,3 %) qui étaient en emploi ou qui voulaient travailler étaient préoccupés par la possibilité de contracter la COVID-19 en milieu de travail.

L'emploi atteint son plus bas niveau depuis août

L'emploi a reculé de 213 000 (-1,2 %) en janvier. La baisse a été entièrement enregistrée dans l'emploi à temps partiel et elle s'est concentrée dans les secteurs du commerce de détail du Québec et de l'Ontario.

La baisse de janvier a fait suite au recul de 53 000 (-0,3 %) enregistré en décembre et a ramené l'emploi à son plus bas niveau depuis août 2020.

Le taux de chômage a progressé de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 9,4 %; il s'agit du taux le plus élevé depuis août.

En avril 2020, 5,5 millions de travailleurs canadiens avaient été touchés directement par l'arrêt initial généralisé de l'activité économique lié à la COVID-19, qui a entraîné une baisse de l'emploi de 3,0 millions et une hausse de 2,5 millions des absences du travail en raison de la COVID-19. En janvier, le chiffre correspondant de travailleurs touchés s'est établi à 1,4 million, et comprenait une baisse de l'emploi de 858 000 et une augmentation de 529 000 absences du travail en raison de la COVID-19.

Graphique 1  Graphique 1: L'emploi tombe à son plus bas niveau depuis août 2020
L'emploi tombe à son plus bas niveau depuis août 2020

La baisse de l'emploi est entièrement attribuable au travail à temps partiel

Les baisses de l'emploi observées en janvier se sont concentrées dans le travail à temps partiel (-225 000; -6,7 %), particulièrement en Ontario (-153 000; -12,0 %) et au Québec (-93 000; -12,3 %), où d'importantes nouvelles mesures de santé publique ont été instaurées à la fin de décembre. À l'échelle nationale, l'emploi à temps partiel a diminué de 435 000 (-12,2 %) par rapport à février 2020, tandis que l'emploi à temps plein a reculé de 423 000 (-2,7 %).

Les baisses de l'emploi à temps partiel enregistrées en janvier ont touché principalement les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-114 000; -10,2 %) et les femmes du principal groupe d'âge actif des 25 à 54 ans (-103 000; -10,4 %). Ces groupes avaient également enregistré de fortes baisses de l'emploi à temps partiel pendant l'arrêt initial de l'activité économique en mars et en avril 2020, ce qui rend compte du fait qu'ils sont plus susceptibles de travailler à temps partiel dans des secteurs directement touchés par les mesures de santé publique liées à la COVID-19, y compris le commerce de détail et les services d'hébergement et de restauration.

Un certain nombre de secteurs comptant une proportion élevée de travailleurs à temps plein, y compris les services professionnels, scientifiques et techniques ainsi que la finance, les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail, ont retrouvé leurs niveaux d'emploi d'avant la COVID-19 au cours des derniers mois et n'ont pas connu de variation en janvier.

Graphique 2  Graphique 2: L'emploi à temps plein demeure stable tandis que l'emploi à temps partiel diminue
L'emploi à temps plein demeure stable tandis que l'emploi à temps partiel diminue

Le nombre de Canadiens travaillant à partir de leur domicile augmente de près de 700 000 en janvier

Parmi les Canadiens qui ont travaillé au moins la moitié de leurs heures habituelles, le nombre de personnes ayant travaillé à partir de leur domicile a augmenté de près de 700 000 pour atteindre 5,4 millions en janvier, ce qui a dépassé le sommet précédent de 5,1 millions enregistré en avril pendant la première vague de la pandémie de COVID-19.

Le nombre de Canadiens travaillant à domicile peut être influencé par un certain nombre de facteurs, comme les changements dans le lieu de travail des emplois existants, le lieu de travail des nouveaux travailleurs et la mesure dans laquelle les employeurs sont en mesure d'adapter leurs activités pour rendre le travail à partir du domicile plus pratique. L'augmentation de janvier du nombre de personnes travaillant à domicile est en partie attribuable à une hausse dans le secteur des services d'enseignement, car la semaine de référence a eu lieu au cours d'une période où certaines écoles étaient temporairement repassées à l'apprentissage à distance. De plus, les mesures de santé publique instaurées en Ontario et au Québec en décembre comprenaient des exigences de travailler à partir du domicile, dans la mesure du possible.

Le travail autonome demeure stable après avoir reculé en décembre

La totalité de la baisse de l'emploi observée en janvier est survenue chez les employés du secteur privé (-211 000; -1,8 %). Après avoir diminué en décembre, le nombre de travailleurs autonomes était inchangé au cours du mois. De même, le nombre d'employés du secteur public est demeuré stable en janvier.

Par rapport à février 2020, le travail autonome a reculé de 7,0 % (-200 000) en janvier, tandis que le nombre d'employés du secteur privé a diminué de 5,9 % (-727 000). En revanche, le nombre d'employés du secteur public a progressé de 1,8 % (+69 000).

Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis août 2020

Le taux de chômage a progressé de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 9,4 % en janvier. Cette deuxième hausse mensuelle consécutive a porté le taux de chômage à son plus haut niveau depuis août 2020.

Le nombre de Canadiens au chômage a augmenté de 125 000 (+7,1 %) en janvier, ce qui comprend une hausse de 62 000 (+20,6 %) du nombre de personnes mises à pied temporairement. Le nombre de chômeurs de longue durée (les personnes qui cherchent du travail ou qui ont été mises à pied temporairement depuis 27 semaines ou plus) s'est maintenu à un niveau record (512 000), un rappel qu'étant donné que le chômage a augmenté au cours des derniers mois, bon nombre des personnes touchées par l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 ne sont pas encore retournées à l'emploi.

Le nombre de personnes qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché activement un emploi, et qui par conséquent ne correspondaient pas à la définition de « chômeurs », a augmenté de 74 000 (+14,3 %) en janvier. Si les personnes de ce groupe avaient été comptées parmi les chômeurs, le taux de chômage ajusté se serait établi à 12,0 % en janvier.

Graphique 3  Graphique 3: Le taux de chômage augmente pour le deuxième mois d'affilée
Le taux de chômage augmente pour le deuxième mois d'affilée

Le taux de chômage des Canadiens asiatiques du Sud-Est et des Canadiens noirs enregistre une hausse marquée

Le taux de chômage des Canadiens asiatiques du Sud-Est âgés de 15 à 69 ans a augmenté de 7,6 points de pourcentage pour atteindre 20,1 % en janvier (données non désaisonnalisées). La hausse est principalement attribuable à l'Ontario, où un peu plus de la moitié (50,7 %) des Canadiens asiatiques du Sud-Est habitent.

Le taux de chômage a aussi augmenté de façon notable chez les Canadiens noirs (+5,5 points de pourcentage pour atteindre 16,4 %) et chez les Canadiens d'origine latino-américaine (+4,5 points de pourcentage pour atteindre à 16,6 %) en janvier (données non désaisonnalisées). Le nombre de Canadiens noirs au chômage a augmenté de 42 000, et le Québec et l'Ontario ont été à l'origine de plus des trois quarts de la hausse.

Le taux de chômage a augmenté à un rythme plus lent chez les Canadiens d'origine chinoise (+2,0 points de pourcentage pour atteindre 10,8 %) et chez les Canadiens non autochtones qui n'appartenaient pas à un groupe désigné comme minorité visible (+1,7 point de pourcentage pour atteindre 8,9 %, données non désaisonnalisées).

La croissance du total des heures travaillées reprend

Tout comme l'emploi, le total des heures travaillées dans l'ensemble des secteurs est un indicateur de base de l'état du marché du travail. Un certain nombre de facteurs peuvent influer sur le total des heures travaillées, comme la croissance de l'emploi, les variations de la composition de l'emploi par secteur et par profession, ainsi que les changements observés dans les absences du travail.

En janvier, le total des heures travaillées a augmenté de 0,9 %, les baisses enregistrées dans les « autres services » ainsi que dans le commerce de gros et de détail ayant été plus que contrebalancées par les hausses observées dans la construction, dans la finance, les assurances, les services immobiliers, et les services de location et de location à bail ainsi que dans les administrations publiques.

Après avoir atteint un creux en avril, le total des heures travaillées a augmenté de manière constante avant de se stabiliser en décembre. Malgré la reprise de la croissance enregistrée en janvier, le total des heures travaillées a fléchi de 4,5 % par rapport au niveau observé en février avant la COVID-19, et plus de la moitié (-54,3 %) de la baisse est survenue chez les travailleurs autonomes.

La population active diminue pour un deuxième mois consécutif

Le taux d'activité — défini comme étant le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui est occupée ou au chômage — a diminué de 0,3 point de pourcentage en janvier pour s'établir à 64,7 %. Il s'agit du plus faible taux enregistré depuis août 2020. En raison de la baisse de l'activité sur le marché du travail, la population active a diminué de 88 000 (-0,4 %) en janvier, après avoir régressé de 21 000 (-0,1 %) en décembre.

Aux prises avec des conditions changeantes sur le marché du travail, différents groupes de travailleurs doivent choisir entre rester sur le marché du travail ou sortir de celui-ci jusqu'à ce que la situation s'améliore. Les baisses observées dans la population active en janvier comprenaient une diminution de 46 000 (-3,3 %) du nombre de jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans qui étaient en emploi ou au chômage. Bien que les femmes du principal groupe d'âge actif aient enregistré les baisses de l'emploi les plus prononcées au cours du mois, ces diminutions ont entraîné une augmentation du chômage pour ce groupe plutôt que des sorties à grande échelle de la population active.

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre continue d'augmenter

Depuis mars 2020, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a été utilisé comme indicateur global des répercussions de la COVID-19 sur les conditions du marché du travail. Par rapport au taux de chômage, ce taux reflète la proportion de personnes au sein de la population active potentielle qui sont au chômage, ou qui veulent un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un, ou qui sont en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19.

Après avoir enregistré une hausse marquée de février (11,4 %) à avril (36,2 %) au plus fort de la crise économique liée à la COVID-19, le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre a suivi une tendance à la baisse pour s'établir à 17,0 % en novembre. En janvier, le taux a augmenté de 1,2 point de pourcentage pour atteindre 18,4 %. Chacune des composantes de la sous-utilisation de la main-d'œuvre a progressé au cours du mois, y compris les personnes qui voulaient un emploi, mais qui n'en ont pas cherché un (+74 000; +14,3 %), les personnes à la recherche d'un emploi (+64 000; +4,3 %), les personnes qui avaient été mises à pied temporairement ou qui avaient une entente confirmant le début d'un nouvel emploi dans un avenir rapproché (+62 000; +20,6 %), et les personnes qui étaient en emploi, mais qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles (+44 000; +3,4 %).

Infographie 1  Vignette de l'infographie 1: Composantes de la sous-utilisation de la main-d'œuvre
Composantes de la sous-utilisation de la main-d'œuvre

Les baisses de l'emploi se concentrent fortement dans le centre du Canada

L'emploi a reculé de 213 000 (-1,2 %) en janvier. La baisse s'est fortement concentrée dans le centre du Canada, et les diminutions enregistrées en Ontario et au Québec se sont chiffrées à 251 000. L'emploi a aussi reculé à Terre-Neuve-et-Labrador.

L'emploi a augmenté en Alberta, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard, et il est demeuré stable en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les indicateurs clés du marché du travail à l'échelle des provinces et des secteurs, veuillez consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive ».

En Ontario, l'emploi a diminué de 154 000 (-2,1 %) en janvier, ce qui représente la première baisse notable depuis mai 2020. Le taux de chômage a progressé de 0,6 point de pourcentage pour atteindre 10,2 %, en partie en raison de la hausse du nombre de personnes mises à pied temporairement (+38 000; +28,9 %).

L'Ontario était en confinement avant la semaine allant du 10 au 16 janvier et un décret ordonnant de rester chez soi a été adopté pendant la semaine de référence de l'EPA. Ces restrictions se reflètent dans la composition des baisses de l'emploi observées dans la province, qui sont toutes survenues dans l'emploi à temps partiel (-153 000; -12,0 %) et en grande partie dans les secteurs du commerce de détail et des services d'hébergement et de restauration.

Au Québec, l'emploi a reculé de 98 000 (-2,3 %) en janvier, et il s'agit de la première baisse notable depuis avril 2020. En raison du plus grand nombre de personnes à la recherche de travail, le taux de chômage a augmenté de deux points de pourcentage pour atteindre 8,8 %, ce qui représente le plus haut niveau depuis août. Les baisses de l'emploi se sont concentrées dans le travail à temps partiel (-93 000; -12,3 %) et elles sont survenues en grande partie dans le commerce de détail. En revanche, le nombre de personnes en emploi dans la construction a augmenté.

Pour la première fois depuis avril 2020, l'emploi à Terre-Neuve-et-Labrador a reculé en janvier (- 2 700; -1,2 %), et toute la baisse est survenue dans l'emploi à temps plein. Le taux de chômage, qui s'est établi à 12,8 %, est demeuré le plus élevé parmi les provinces.

Graphique 4  Graphique 4: Les pertes d'emploi observées en janvier se sont concentrées au Québec et en Ontario
Les pertes d'emploi observées en janvier se sont concentrées au Québec et en Ontario

L'emploi augmente dans quatre provinces

En Alberta, l'emploi a progressé pour la première fois depuis octobre (+21 000; +1,0 %), et toute la hausse a été enregistrée dans l'emploi à temps partiel. Le nombre de travailleurs a augmenté dans la construction, tandis que l'emploi est resté stable dans les ressources naturelles et qu'il a diminué dans les services d'hébergement et de restauration.

Après avoir diminué pendant deux mois consécutifs, l'emploi au Manitoba a augmenté de 5 500 (+0,9 %) en janvier, surtout en raison des hausses observées dans le travail à temps plein. Le taux de chômage a peu varié et il s'est établi à 8,0 %.

En Nouvelle-Écosse, l'emploi a progressé de 7 800 (+1,7 %) en janvier, ce qui a contrebalancé la baisse observée le mois précédent. Le taux de chômage s'est établi à 8,3 %, ce qui était presque inchangé par rapport à décembre, car un plus grand nombre de personnes ont été actives sur le marché du travail.

À l'Île-du-Prince-Édouard, un plus grand nombre de personnes ont travaillé en janvier (+900; +1,2 %) et le taux de chômage a reculé de 2,0 points de pourcentage pour s'établir à 7,9 %.

L'emploi recule dans les secteurs directement touchés par les nouvelles mesures de santé publique

En janvier, l'emploi a reculé dans trois secteurs de services les plus touchés par les restrictions de santé publique nouvelles et existantes, à savoir les services d'hébergement et de restauration (-8,2 %), le commerce de détail (-7,4 %), et l'information, la culture et les loisirs (-2,4 %). En revanche, l'emploi a augmenté de façon notable dans les soins de santé et l'assistance sociale (+0,7 %).

L'emploi dans la construction a progressé de 39 000 (+2,8 %) en janvier, surtout en raison des hausses enregistrées au Québec et en Alberta. L'augmentation de janvier a porté l'emploi dans le secteur de la construction à 3,9 % de son niveau observé en février avant la pandémie. À l'exception de la baisse observée dans le secteur de l'agriculture (-2,3 %), aucune variation de l'emploi n'a été observée dans le secteur des biens au cours du mois.

Dans l'ensemble, l'emploi est demeuré inférieur aux niveaux observés avant la pandémie, tant dans le secteur des services (-5,1 %) que dans le secteur des biens (-2,0 %).

Graphique 5  Graphique 5: Des baisses d'emploi notables sont enregistrées dans le commerce de détail, dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans l'information, la culture et les loisirs
Des baisses d'emploi notables sont enregistrées dans le commerce de détail, dans les services d'hébergement et de restauration ainsi que dans l'information, la culture et les loisirs

L'emploi dans le commerce de détail recule par suite des nouvelles restrictions en matière de santé publique

Le nombre de Canadiens en emploi dans le commerce de détail a diminué de 160 000 (-7,4 %) en janvier, et presque toute la baisse est survenue en Ontario et au Québec, où de nouvelles restrictions visant les commerces non essentiels ont été instaurées à la fin de décembre. Parmi les employés, les baisses de l'emploi ont été plus prononcées dans les petits établissements (moins de 20 employés) et dans les établissements comptant de 20 à 99 employés (données non désaisonnalisées).

Après avoir diminué de près du quart (-522 000; -23,1 %) de février à avril, l'emploi dans le commerce de détail a augmenté tout au long du printemps et de l'été, puis il a poursuivi sa croissance à un rythme plus lent à l'automne. De même, les ventes au détail ont progressé pendant sept mois consécutifs de mai à novembre. En décembre, l'emploi dans le commerce de détail se situait 3,7 % en deçà de son niveau observé avant la COVID-19. Toutefois, à la suite de la baisse enregistrée en janvier, le secteur a fléchi de nouveau pour se situer 10,8 % en deçà de son niveau observé en février. Par rapport à un an plus tôt, le nombre d'employés dans le commerce de détail a diminué de 19,1 % dans les petits établissements et de 12,1 % dans les établissements comptant de 20 à 99 employés. En revanche, le nombre d'employés dans les grands établissements (100 employés ou plus) a peu varié de janvier 2020 à janvier 2021.

En janvier, l'emploi à temps partiel dans le commerce de détail a reculé de 13,7 % par rapport à un an plus tôt, tandis que l'emploi à temps plein dans le secteur a diminué de 8,3 %. Tant pendant l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 qu'en janvier 2021, les baisses de l'emploi découlant des restrictions de santé publique visant les commerces de détail ont compris des diminutions prononcées de l'emploi à temps partiel. Cela s'explique en partie par l'importance du travail à temps partiel dans le secteur. Avant la pandémie de COVID-19, plus du tiers (34,3 %) de l'emploi dans le commerce de détail en 2019 était à temps partiel, comparativement à une moyenne de 19,0 % pour l'emploi total. L'emploi à temps partiel dans le commerce de détail a représenté une part plus importante de l'emploi total en 2019 parmi les jeunes (17,1 %) que parmi l'ensemble des travailleurs (4,0 %).

Graphique 6  Graphique 6: Le retour aux niveaux d'emploi observés avant la COVID-19 varie d'un secteur à l'autre
Le retour aux niveaux d'emploi observés avant la COVID-19 varie d'un secteur à l'autre

L'emploi recule pour un quatrième mois consécutif dans les services d'hébergement et de restauration

L'emploi dans le secteur des services d'hébergement et de restauration a diminué pour un quatrième mois consécutif, en baisse de 75 000 (-8,2 %) en janvier 2021. L'emploi dans ce secteur en janvier était près d'un tiers (-31,4 %; -384 000) inférieur au niveau observé en février 2020. Après avoir diminué de la moitié (-49,8 %; -609 000) de février à avril 2020, l'emploi dans les services d'hébergement et de restauration a augmenté pendant l'été et a atteint un sommet en septembre, lorsque l'emploi s'est situé 14,9 % en deçà de son niveau observé avant la pandémie. Depuis, les difficultés auxquelles est confronté le secteur ont été mises en évidence par la baisse constante de l'emploi et le recul des ventes des services de restauration et des débits de boissons, qui ont diminué de 8,9 % en octobre et de 3,7 % en novembre.

Les difficultés persistent dans l'information, la culture et les loisirs

Le nombre de Canadiens travaillant dans le secteur de l'information, de la culture et des loisirs a diminué de 17 000 (-2,4 %) en janvier. L'emploi dans ce secteur a suivi une tendance semblable à celle des services d'hébergement et de restauration : des baisses marquées ont été enregistrées en mars et en avril, suivies d'une reprise partielle pendant l'été et d'une baisse constante à l'automne. En janvier, l'emploi dans le secteur, qui a été durement touché par les limites relatives aux rassemblements publics, était 14,7 % inférieur à celui observé en février 2020.

L'emploi est en hausse dans les soins de santé et l'assistance sociale

Après avoir peu varié pendant deux mois, le nombre de personnes travaillant dans les soins de santé et l'assistance sociale a augmenté en janvier (+19 000; +0,7 %), ce qui a permis à l'emploi dans le secteur de retrouver son niveau d'avant la COVID-19. Presque toute la hausse de janvier est survenue en Ontario.

Le secteur des soins de santé est unique par son importance dans la réponse continue à la COVID-19 et par les risques et les défis auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur. Par exemple, selon une récente publication de Statistique Canada (La santé mentale chez les travailleurs de la santé au Canada pendant la pandémie de COVID-19), 7 travailleurs de la santé sur 10 ont déclaré une aggravation de leur santé mentale pendant la pandémie. Les données de l'EPA montrent que ce secteur est une source d'emplois particulièrement importante pour les Canadiens noirs. Par exemple, près du tiers (31,7 %) des femmes noires ayant travaillé au cours des trois mois ayant pris fin en janvier était en emploi dans les soins de santé et l'assistance sociale (données non désaisonnalisées). Parmi les femmes noires travaillant dans ce secteur, plus du tiers (36,3 %) occupait un emploi dans la catégorie professionnelle relativement peu rémunérée des aides-infirmiers ou des préposés aux bénéficiaires.

Les données récentes sur les postes vacants jettent une lumière nouvelle sur les tendances futures de l'emploi dans le secteur. En novembre 2020, les soins de santé et l'assistance sociale ont affiché un taux de postes vacants plus élevé que tous les autres secteurs et ils ont été à l'origine de plus du cinquième (112 700) de tous les postes vacants (données non désaisonnalisées). Bien qu'un nombre élevé de postes vacants puisse indiquer une croissance de l'emploi, il peut également indiquer un déséquilibre entre l'offre et la demande de main-d'œuvre.

Les perturbations de l'immigration provoquées par les restrictions de voyage liées à la COVID-19 pourraient expliquer en partie le niveau élevé de postes vacants dans les soins de santé, puisque les immigrants jouent un rôle particulièrement important dans ce secteur. Par exemple, en janvier, 41,3 % des aides-infirmiers et des préposés aux bénéficiaires et 42,8 % des médecins spécialistes étaient des immigrants (moyennes de trois mois; données non désaisonnalisées).

La baisse de l'emploi chez les jeunes est principalement attribuable au recul enregistré chez les adolescents

L'emploi chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans a diminué de 108 000 (-4,6 %) en janvier pour s'établir à son plus bas niveau depuis août 2020. L'emploi chez les jeunes femmes a reculé de 69 000 (-6,1 %) et était le plus éloigné (-17,4 %) des niveaux observés en février 2020 avant la COVID-19 par rapport à tous les autres principaux groupes démographiques. L'emploi chez les jeunes hommes a diminué de 39 000 (-3,3 %) et était 11,6 % inférieur à ce qu'il était en février 2020.

Chez les jeunes hommes, les diminutions observées dans l'emploi à temps partiel en janvier (-72 000; -14,8 %) ont été contrebalancées en partie par les hausses enregistrées dans l'emploi à temps plein (+33 000; +4,7 %). Par contre, chez les jeunes femmes, l'emploi a reculé tant dans le travail à temps plein (-27 000; -5,3 %) que dans le travail à temps partiel (-41 000; -6,6 %). Chez les jeunes hommes et les jeunes femmes, les baisses enregistrées en janvier dans l'emploi à temps partiel se sont fortement concentrées dans le commerce de détail (données non désaisonnalisées).

Les baisses de l'emploi de janvier ont été plus de deux fois plus importantes chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (-74 000; -9,3 %) que chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans (-34 000; -2,2 %). Par rapport à février 2020, l'emploi enregistré en janvier était plus éloigné des niveaux observés avant la pandémie chez les adolescents que chez les jeunes au début de la vingtaine, ce qui représente un renversement des tendances récentes.

Graphique 7  Graphique 7: Les baisses d'emploi observées en janvier touchent davantage les plus jeunes
Les baisses d'emploi observées en janvier touchent davantage les plus jeunes

Le taux de chômage des jeunes a progressé de 1,9 point de pourcentage en janvier pour atteindre 19,7 %, ce qui représente le taux le plus élevé depuis août. La hausse du taux de chômage est principalement attribuable à une augmentation du nombre de jeunes femmes mises à pied temporairement. Le taux de chômage a augmenté beaucoup plus rapidement chez les adolescents (+2,5 points de pourcentage pour atteindre 24,0 %) que chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans (+1,7 point de pourcentage pour atteindre 17,5 %). Le taux d'activité des jeunes a diminué de 1,4 point de pourcentage pour s'établir à 62,0 % en janvier, entièrement en raison de la baisse du nombre d'adolescents au sein de la population active (-3,1 points de pourcentage pour s'établir à 46,0 %).

Au sein du principal groupe d'âge actif, les baisses de l'emploi en janvier sont plus prononcées chez les femmes que chez les hommes

L'emploi a diminué de 107 000 (-0,9 %) chez les personnes âgées de 25 à 54 ans en janvier. Comme en mars et en avril 2020, lorsque l'arrêt initial de l'activité économique lié à la COVID-19 avait entraîné de plus fortes baisses de l'emploi chez les femmes que chez les hommes, le recul de l'emploi enregistré en janvier a été plus de deux fois plus important chez les femmes du principal groupe d'âge actif (-73 000; -1,3 %) que chez les hommes du même groupe d'âge (-33 500; -0,5 %). Les baisses de l'emploi enregistrées chez les femmes du principal groupe d'âge actif comprenaient une diminution de 103 000 (-10,4 %) dans l'emploi à temps partiel. À la suite des baisses enregistrées au cours du mois, l'emploi des femmes du principal groupe d'âge actif était 3,2 % inférieur à son niveau observé en février 2020 avant la COVID-19, tandis que l'emploi des hommes du principal groupe d'âge actif était 2,7 % inférieur à son niveau d'avant la COVID-19.

Le taux de chômage des femmes du principal groupe d'âge actif a progressé de 1,1 point de pourcentage en janvier pour atteindre 7,8 %, le nombre de chômeuses ayant augmenté de 68 000 (+16,4 %). Cette hausse a été répartie également entre les femmes à la recherche d'un emploi et les femmes qui avaient été mises à pied temporairement. Le taux de chômage des hommes a peu varié par rapport à décembre et il s'est établi à 7,5 %.

Le taux d'activité des adultes du principal groupe d'âge actif a légèrement diminué par rapport à décembre, mais il est demeuré semblable aux niveaux observés avant la pandémie pour les hommes (90,9 %) et pour les femmes (83,6 %).

L'emploi des parents est touché par les confinements de janvier et par la transition vers l'apprentissage à distance

Le taux d'emploi des parents du principal groupe d'âge actif ayant des enfants âgés de 17 ans et moins a reculé de 1,5 point de pourcentage en janvier pour s'établir à 81,8 % (données non désaisonnalisées). La baisse a été plus prononcée chez les mères dont l'enfant le plus jeune était âgé de 6 à 12 ans; leur taux d'emploi a diminué de 2,9 points de pourcentage pour s'établir à 77,4 % (données non désaisonnalisées). Il s'agit de la plus forte baisse mensuelle enregistrée par les parents depuis avril; leur taux d'emploi s'était rapproché des niveaux observés avant la COVID-19 en septembre et il avait été relativement stable pendant l'automne. En plus des baisses de l'emploi qui ont touché les parents en janvier, les écoles dans certaines régions du pays ont fait la transition vers l'apprentissage à distance pour tout le mois de janvier ou une partie de celui-ci, ce qui pourrait avoir eu une incidence sur la capacité de certains parents de travailler à temps plein ou même de travailler.

La proportion de parents en emploi qui ont indiqué avoir perdu plus de la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 a progressé de 0,9 point de pourcentage pour atteindre 7,1 % en janvier, et une hausse notable a été observée chez les mères dont l'enfant le plus jeune était âgé de 6 à 12 ans (+1,7 point de pourcentage pour atteindre 8,7 %; données non désaisonnalisées). Cette proportion a diminué par rapport au sommet de 20,5 % atteint en avril 2020, mais elle demeure supérieure à la moyenne de 4,3 % enregistrée en 2019.

La situation sur le marché du travail varie peu pour les travailleurs plus âgés

Tous les principaux indicateurs de la situation sur le marché du travail pour les Canadiens âgés de 55 ans et plus étaient essentiellement inchangés en janvier. L'emploi s'est maintenu en deçà des niveaux observés en février avant la pandémie pour les hommes plus âgés (-2,2 %) et les femmes plus âgées (-3,9 %). De même, le taux de chômage des travailleurs plus âgés (8,2 %) et leur taux d'activité (43,3 % pour les hommes plus âgés et 31,8 % pour les femmes plus âgées) ont peu varié par rapport à décembre.

Le taux d'emploi demeure stable chez les immigrants très récents

Chez les immigrants qui ont été reçus au Canada il y a cinq ans ou moins, le taux d'emploi au cours des trois mois ayant pris fin en janvier (65,5 %) a peu varié par rapport à un an plus tôt (données non désaisonnalisées). La stabilité du taux d'emploi de ce groupe continue d'être principalement attribuable à la baisse de la population qui découle des répercussions des restrictions de voyage provoquées par la COVID-19 sur l'immigration.

En revanche, le taux d'emploi au cours des trois mois ayant pris fin en janvier est demeuré plus faible qu'un an plus tôt parmi les immigrants qui ont été reçus au Canada il y a plus de cinq ans (-2,5 points de pourcentage pour s'établir à 57,5 %) et parmi les personnes nées au Canada (-3,0 points de pourcentage pour s'établir à 58,7 %).

Le taux d'emploi continue de tirer de l'arrière chez les Canadiens autochtones

Le taux d'emploi des Canadiens autochtones au cours des trois mois ayant pris fin en janvier s'est établi à 51,0 %, en baisse de 5,4 points de pourcentage par rapport à un an plus tôt. Au cours de la même période, le taux d'emploi au cours des trois mois ayant pris fin en janvier chez les non-Autochtones a reculé de 2,6 points de pourcentage pour s'établir à 58,8 %.

Regard vers l'avenir : Concilier l'activité économique et la santé publique

Les données récentes sur le marché du travail illustrent le défi permanent que pose l'atteinte du juste équilibre entre l'activité économique et le besoin de protéger la santé publique. Les reculs de l'emploi de janvier — qui se sont fortement concentrés dans les secteurs du commerce de détail de l'Ontario et du Québec — font ressortir la vulnérabilité constante de certains secteurs et groupes de travailleurs aux baisses de l'emploi qui découlent directement des restrictions liées à la COVID-19.

Les données de l'EPA sur les préoccupations des Canadiens relatives à la COVID-19 permettent de faire la lumière sur la façon dont les travailleurs perçoivent les possibilités et les risques actuels liés au marché du travail. En janvier 2021, plus des deux cinquièmes des Canadiens (43,3 %) qui étaient en emploi ou qui voulaient travailler étaient préoccupés par le risque de contracter la COVID-19 en milieu de travail. Cette proportion a légèrement diminué (-1,8 %) par rapport à novembre, lorsque la question a été posée pour la première fois à l'échantillon complet de l'EPA. Les préoccupations demeurent les plus élevées parmi les personnes pour qui les possibilités de travailler à domicile sont limitées, y compris les travailleurs actuels et récents dans les soins de santé et l'assistance sociale (57,8 %), dans les services d'enseignement (54,8 %), dans le commerce de détail (49,9 %), dans le transport et l'entreposage (47,0 %), ainsi que dans les services d'hébergement et de restauration (46,5 %) (données non désaisonnalisées).

Au cours des mois à venir, à mesure que la lutte contre la COVID-19 se poursuivra, que de nouvelles restrictions ciblées pourraient être imposées et que certains secteurs pourraient relancer leurs activités plus pleinement, l'Enquête sur la population active continuera de fournir aux Canadiens des renseignements sur la situation sur le marché du travail dans divers secteurs, dans diverses régions et pour divers groupes de travailleurs.













Objectifs liés au développement durable

Le 1er janvier 2016, des pays du monde entier ont officiellement commencé à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, le plan d'action des Nations Unies axé sur la transformation qui vise à relever des défis mondiaux urgents au cours des 15 prochaines années. Ce plan repose sur 17 objectifs précis liés au développement durable.

L'Enquête sur la population active est un exemple de la manière dont Statistique Canada appuie le suivi des progrès relatifs aux objectifs mondiaux liés au développement durable. Le présent communiqué contribuera à mesurer les objectifs suivants :

  Note aux lecteurs

Les estimations de l'Enquête sur la population active (EPA) du mois de janvier sont établies à partir des données recueillies durant la semaine allant du 10 au 16 janvier.

Les estimations de l'EPA sont fondées sur un échantillon et sont donc sujettes à la variabilité d'échantillonnage. Par conséquent, les estimations mensuelles se caractériseront par une plus grande variabilité que les tendances observées sur de plus longues périodes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter l'article « Interprétation des variations mensuelles de l'emploi provenant de l'Enquête sur la population active ».

La présente analyse porte sur les différences entre les estimations qui sont statistiquement significatives à un niveau de confiance de 68 %.

Les territoires ne sont pas inclus dans les estimations de l'EPA à l'échelle du Canada.

Les estimations de l'EPA sont les premières d'une série d'indicateurs du marché du travail publiés par Statistique Canada, qui comprennent les indicateurs provenant de programmes tels que l'Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH), les Statistiques de l'assurance-emploi ainsi que l'Enquête sur les postes vacants et les salaires. Pour en savoir davantage sur les différences conceptuelles entre les estimations de l'emploi provenant de l'EPA et celles provenant de l'EERH, veuillez consulter la section 8 du Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Depuis mars 2020, toutes les interviews sur place ont été remplacées par des interviews téléphoniques pour protéger la santé des intervieweurs et des répondants. De plus, toutes les interviews téléphoniques ont été réalisées par des intervieweurs qui travaillaient à partir de leur domicile et aucune interview téléphonique n'a été menée à partir d'un centre d'appels de Statistique Canada. Comme pour tous les mois depuis juin, environ 40 000 interviews ont été réalisées en janvier.

La répartition des interviews de l'EPA de janvier 2021 comparativement à décembre 2020 se présente comme suit :

Interviews téléphoniques menées à partir du domicile des intervieweurs

• Décembre 2020 : 67,6 %

• Janvier 2021 : 67,6 %

Interviews en ligne

• Décembre 2020 : 32,4 %

• Janvier 2021 : 32,4 %

Le taux d'emploi représente le nombre de personnes occupées exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus. Le taux d'emploi d'un groupe particulier (par exemple les jeunes âgés de 15 à 24 ans) correspond au nombre de personnes occupées dans ce groupe exprimé en pourcentage de la population dans ce même groupe.

Le taux de chômage représente le nombre de chômeurs exprimé en pourcentage de la population active (personnes occupées et chômeurs).

Le taux d'activité est le nombre de personnes occupées et de chômeurs exprimé en pourcentage de la population de 15 ans et plus.

L'emploi à temps plein comprend les personnes qui travaillent habituellement 30 heures ou plus par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

L'emploi à temps partiel comprend les personnes qui travaillent habituellement moins de 30 heures par semaine à leur emploi principal ou à leur emploi unique.

Le total des heures travaillées désigne le nombre d'heures effectivement travaillées par le répondant à son emploi principal au cours de la semaine de référence, y compris les heures rémunérées et non rémunérées. Ces heures rendent compte des diminutions ou des augmentations temporaires des heures de travail (par exemple les heures perdues pour cause de maladie, de vacances, de jours fériés ou de conditions météorologiques, ou encore le plus grand nombre d'heures travaillées en raison des heures supplémentaires).

En général, la variation d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre du nombre de personnes en emploi au sein d'un groupe d'âge est le résultat net de deux facteurs : (1) le nombre de personnes ayant changé de situation d'emploi entre les périodes de référence, et (2) le nombre de personnes en emploi ayant joint ou quitté le groupe d'âge (y compris par vieillissement, par décès ou par migration) entre les périodes de référence.

Indicateurs supplémentaires utilisés dans l'analyse de janvier 2021

Pour continuer à rendre compte des effets de la COVID-19 sur le marché du travail, les indicateurs supplémentaires utilisés en mars et en avril ont été légèrement adaptés. Par conséquent, les indicateurs supplémentaires utilisés de mai 2020 à janvier 2021 ne sont pas directement comparables aux indicateurs supplémentaires publiés pour les mois de mars et d'avril 2020.

En emploi, n'a travaillé aucune heure — inclut les employés et les travailleurs autonomes qui ont été absents pendant toute la semaine; exclut les absences en raison de vacances, d'un congé de maternité, des activités saisonnières de l'entreprise ou d'un conflit de travail.

En emploi, a travaillé moins de la moitié de ses heures habituelles — inclut les employés et les travailleurs autonomes, mais la raison des absences est demandée uniquement aux employés; exclut les absences en raison de vacances, d'un conflit de travail, d'un congé de maternité, d'un jour férié ou de mauvais temps; exclut également les personnes qui étaient absentes toute la semaine.

Inactif, mais voulait travailler — inclut les personnes qui n'étaient ni occupées, ni au chômage durant la période de référence et qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Au chômage, à la recherche d'un emploi — inclut les personnes qui n'avaient pas d'emploi, mais avaient cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines se terminant avec la période de référence et étaient disponibles pour travailler.

Au chômage, mis à pied temporairement ou emploi devant commencer à une date ultérieure — inclut les personnes qui ont été mises à pied temporairement à cause de la conjoncture économique, mais qui s'attendaient à être rappelées au travail et étaient disponibles pour travailler; inclut également les personnes qui étaient sans emploi, mais qui avaient un emploi devant commencer dans les quatre semaines à compter de la période de référence et étaient disponibles pour travailler (ces personnes n'ont pas à avoir cherché un emploi au cours des quatre semaines se terminant par la semaine de référence).

Le taux de sous-utilisation de la main-d'œuvre (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) combine les chômeurs avec les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, et les personnes qui sont demeurées en emploi, mais qui ont perdu l'ensemble ou la majorité de leurs heures de travail habituelles pour des raisons probablement liées à la COVID-19 en proportion de la population active potentielle.

La population active potentielle (définition spéciale pour mesurer les répercussions de la COVID-19) comprend les personnes actives (les personnes en emploi et les chômeurs) et les personnes inactives qui voulaient travailler, mais qui n'ont pas cherché d'emploi, car elles attendaient d'être rappelées à leur ancien emploi, attendaient que des employeurs leur répondent, croyaient qu'il n'y avait pas de travail (dans la région ou correspondant à leurs compétences), avaient un emploi à long terme qui devait commencer à une date ultérieure, ou autre.

Renseignements sur les groupes de population

Depuis juillet 2020, l'EPA comprend une question qui demande aux répondants d'indiquer le groupe de population auquel ils appartiennent. Les réponses possibles, qui sont les mêmes que celles du Recensement de 2016, comprennent :

• Blanc

• Sud-Asiatique (p. ex. Indien de l'Inde, Pakistanais, Sri-Lankais)

• Chinois

• Noir

• Philippin

• Arabe

• Latino-Américain

• Asiatique du Sud-Est (p. ex. Vietnamien, Cambodgien, Laotien, Thaïlandais)

• Asiatique occidental (p. ex. Iranien, Afghan)

• Coréen

• Japonais

• Autre

Pour les enregistrements de l'EPA d'avant juillet, les caractéristiques des groupes de population ont été attribuées au moyen d'une méthode expérimentale d'intégration des données basée sur l'appariement d'échantillons, qui comporte l'EPA et le Recensement de la population. Ces données historiques complètent les données occasionnelles sur les groupes de population recueillies directement dans le cadre de l'EPA en comparant les variations d'une année à l'autre du taux de chômage.

Selon la Loi sur l'équité en matière d'emploi, on entend par minorités visibles « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche ». Dans le texte, les données des personnes qui s'identifient comme Autochtones sont analysées séparément. La catégorie restante est décrite comme les « personnes qui ne sont pas désignées comme des minorités visibles » ou les « personnes n'appartenant pas à une minorité visible ».

Désaisonnalisation

À moins d'indication contraire, les estimations du présent communiqué sont désaisonnalisées, ce qui facilite la comparaison, car les effets des variations saisonnières sont supprimés. Pour obtenir plus de renseignements sur la désaisonnalisation, veuillez consulter le document Données désaisonnalisées – Foire aux questions.

Les données désaisonnalisées pour les secteurs du commerce de détail et du commerce de gros présentées ici ne sont pas publiées dans les autres tableaux publics de l'EPA. Une série désaisonnalisée est publiée pour la classification combinée des secteurs (commerce de gros et commerce de détail).

Révisions de l'Enquête sur la population active

Pour faire en sorte que l'Enquête sur la population active rende compte le plus exactement possible des conditions actuelles du marché du travail, les données sont révisées après chaque recensement pour refléter les estimations de population, les limites géographiques et les classifications des industries et des professions les plus récentes. Ce processus de révision standard donne lieu à des changements mineurs dans les données récentes et historiques de l'EPA et a peu d'incidence sur les tendances des indicateurs clés du marché du travail, comme les taux d'emploi, de chômage et d'activité.

Les modifications apportées aux tableaux de données de l'EPA sur le site Web de Statistique Canada et aux produits d'information à la suite de cette révision historique ont été annoncées dans Le Quotidien le 25 janvier 2021.

De plus amples détails sur ces révisions sont disponibles dans l'article « Révisions apportées à l'Enquête sur la population active (EPA) en 2021 », de la série Améliorations apportées à l'Enquête sur la population active (EPA) (Numéro au catalogue71F0031X).

Prochaine diffusion

Le prochain communiqué de l'EPA paraîtra le 12 mars 2021.

Produits

Il est possible d'obtenir de plus amples renseignements en ligne sur les concepts et l'utilisation de l'Enquête sur la population active dans le Guide de l'Enquête sur la population active (Numéro au catalogue71-543-G).

Il est également possible de consulter le produit « L'Enquête sur la population active en bref : appli interactive » (Numéro au catalogue14200001). Cette application de visualisation interactive fournit des estimations désaisonnalisées selon la province, le sexe, le groupe d'âge et le secteur. Des données historiques remontant à cinq ans sont également comprises pour les variations mensuelles de l'emploi et du taux de chômage. L'application interactive permet aux utilisateurs de parcourir et de personnaliser rapidement et facilement l'information présentée. Ils peuvent même combiner plusieurs provinces, sexes et groupes d'âge pour créer leurs propres domaines d'intérêt relatifs au marché du travail.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province et la région métropolitaine de recensement, données désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Ce tableau de bord interactif propose un accès facile et personnalisable aux indicateurs clés du marché du travail. Les utilisateurs peuvent maintenant créer une carte et un graphique interactifs qui leur permettront de visualiser les caractéristiques de la population active à l'échelle nationale ou provinciale, ou selon la région métropolitaine de recensement.

Il est également possible de consulter le produit « Indicateurs du marché du travail, selon la province, le territoire et la région économique, données non désaisonnalisées » (Numéro au catalogue71-607-X). Cette application Web dynamique donne accès aux indicateurs du marché du travail de Statistique Canada pour le Canada, les provinces, les territoires et les régions économiques, et permet aux utilisateurs d'obtenir un aperçu des indicateurs clés du marché du travail, de consulter le classement géographique pour chaque indicateur en utilisant une carte et un tableau interactifs ainsi que d'insérer facilement des données dans d'autres programmes.

Coordonnées des personnes-ressources

Pour obtenir plus de renseignements ou pour en savoir davantage sur les concepts, les méthodes et la qualité des données, communiquez avec nous au 514-283-8300 ou composez sans frais le 1-800-263-1136 (STATCAN.infostats-infostats.STATCAN@canada.ca) ou communiquez avec les Relations avec les médias au 613-951-4636 (STATCAN.mediahotline-ligneinfomedias.STATCAN@canada.ca).

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